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Les possédés célèbres

Selon l’Église, les demandes d’exorcisme seraient en hausse partout en France, mais aussi en Europe et aux États-Unis au point qu’elle ne peut y répondre. Des prêtres-exorcismes sont nommés, mais sont encore peu nombreux pour répondre à toutes les demandes. La possession démoniaque, bien que rare, est une réalité, de même que la vexation, l’obsession ou l’infestation diabolique. Voici quelques cas célèbres de possession diabolique.




De nombreux cas réels de possession diabolique ont inspiré les cinéastes, d’autres cas ont été médiatisés, d’autres cas encore ont été étudiés par la justice. Malgré tout, les phénomènes de possessions démoniaques restent impressionnants et surtout inexpliqués. Dans ce blogue, beaucoup d’articles traitent de la possession démoniaque. Dans cet article, je résume quelques-uns des cas les plus troublants, inexpliqués et surtout des plus connus du grand public déjà traités dans ce blogue. 

Vous retrouverez ces cas plus en détail sur ce blogue en cliquant sur les liens.

 

 

 

Le cas Roland Doe ou Robbie Mannheim

 

Jaquette DVD du film

Commençons fort par ce cas qui a inspiré l’écrivain William Blatty pour son roman « L’Exorciste » qui a été adapté au cinéma par William Fredkin. Ce film, sorti en 1973 aux États-Unis et en 1974 en France, a suscité l’effroi général et reste l’un des films d’horreur culte.

Il faut savoir que derrière l’histoire de l’enfant démoniaque, la petite Regan, possédée par le démon Pazuzu dans le film, se cache une histoire vraie, celle de Robbie Mannheim, surnommé Roland Doe pour protéger l’identité et la vie du possédé.

Tout commence par un fait divers publié dans le Washington Post dans l’édition du 20 août 1949 relatant un cas d’exorcisme sur la personne de Robbie Mannheim, un jeune garçon de 14 ans. William Blatty s’inspire de ce fait divers et écrit le livre « L’Exorciste » qui se vendra à plus de 13 millions d’exemplaires rien qu’aux États-Unis.

L’histoire de Robbie Mannheim fait froid dans le dos. Nous sommes dans les années 40, dans le Maryland. La tante de Robbie a l’habitude de faire des séances spiritisme. Robbie a assisté à quelques-unes de ces séances. À la mort de sa tante, avec qui il est très proche, il décide de faire une séance de spiritisme afin d’entrer en contact avec elle. Et Robbie entre effectivement en contact avec une entité. La goutte se met à bouger seule et le jeune garçon converse pendant plusieurs heures avec cette entité.

Après cet évènement, Robbie change radicalement de comportement. Il se renferme sur lui-même, devient nerveux et surtout, entend des bruits dans la maison. Puis, les robinets s’ouvrent seuls, il entend des bruits de grattements dans les murs, des objets se mettent à se déplacer seuls, surtout son lit qui se déplace avec lui dessus…

Ces manifestations sont très violentes, surtout dans la chambre de Robbie, et empêchent le jeune garçon, terrifié, de dormir. Robbie se met à faire des cauchemars et se réveille avec des marques sur le corps. Plusieurs fois, sous les yeux de ses parents, il est éjecté de sa chaise par une force invisible alors qu’il est en train de manger.

Les parents de Robbie, affolés, font appel à l’Église qui constate les faits. Les prêtres envoyés sur place sont unanimes : Robbie est possédé par une force démoniaque.

Un premier exorcisme est réalisé, sans résultats. Au contraire, le phénomène s’amplifie. Robbie devient violent, injurieux et crie qu’on veut le tuer. Ses parents, persuadés d’avoir lu sur la poitrine du garçon en pleine crise « Saint-Louis », déménagent dans cette ville. Ils sont convaincus que les phénomènes cesseront une fois arrivés à Saint-Louis, d’autant plus que c’est la ville des grands-parents. Mais, cela ne changera rien. Au contraire, l’état de Robbie empire de jour en jour.

La famille fait alors appel au père Bowdern, qui tente un deuxième exorcisme sur l’enfant. Robbie se montre agressif, insulte le prêtre, lui crache au visage, veut le mordre… L’exorcisme est compliqué tant l’enfant fait preuve d’une force surhumaine. Le prêtre décide de l’interner dans un monastère psychiatrique. Là, il tente encore et encore de l’exorciser. Il réalise un exorcisme par jour, sans noter d’amélioration sur Robbie qui devient de plus en plus violent, cassant même le nez d’un des prêtres qui assistait aux exorcismes et brisant les liens qui servaient à le maintenir sur son lit.

Mais les exorcismes ne semblent n’avoir aucun pouvoir sur Robbie. L’adolescent n’a presque plus aucun moment de lucidité. Les prêtres décident alors de le baptiser. Et ce sacrement déclenche une telle rage chez Robbie que pas moins de dix prêtres furent nécessaires pour le tenir et que la moitié furent blessés.

Contre toute attente, quelques jours après ce baptême, Robbie fut délivré, comme cela spontanément, en criant le nom de l’archange Saint-Michel. Il se réveillera plus tard sans aucun souvenir de ces derniers mois.

Les prêtres, interrogés par des journalistes, affirmèrent que la possession démoniaque du jeune garçon était réelle. Les médecins, qui avaient examiné l’enfant, ne trouvèrent aucune explication médicale expliquant les souffrances et les crises de Robbie.

On peut comprendre, chers lecteurs, que lorsque William Peter Blatty a lu cet article dans le Washington Post, il fut aussitôt inspiré. Le cas de Robbie est troublant et surtout largement documenté. Et contre toute attente, Robbie était vraiment possédé. Du moins, c’est la seule explication plausible. Bref tous ceux qui l’ont examiné ont été incapables de fournir une autre explication.

 

 

 

Anneliese Michel

Encore un cas troublant, largement médiatisé, qui a donné lieu à un procès et qui a inspiré le film « L’Exorcisme d’Émilie Rose » de Scott Derrickson.

Le film s’inspire d’une histoire « vraie », celle d’Anneliese Michel. Les scénaristes se sont inspirés du livre du Dr Felicitas Goodman intitulé « La vérité sur l’exorcisme d’Anneliese Michel ». Scott Derrickson et Paul Harris Boardman ont découvert l’histoire de cette jeune Allemande grâce à un officier de la ville de New York. Celui-ci leur a fait écouter une cassette audio où l’on entendait la jeune fille, en plein exorcisme, crier et vociférer. Ils ont alors décidé de faire d’autres recherches et sont tombés sur le livre du Dr Felicitas Goodman. Juste une petite précision : on trouve sur la toile, des extraits de ces exorcismes pratiqués sur Anneliese. Pour les avoir entendus, c’est vraiment à glacer le sang. Âme sensible s’abstenir.

Anneliese Michel est née le 21 septembre 1952 à Leiblfing (Bavière) au sein d’une famille catholique très pratiquante. Anneliese est une jeune fille très pieuse. Cette jeune bavaroise a tout pour vivre heureuse. Elle est entourée de ses parents et de ses trois sœurs, Gertrud, Roswitha et Barbara. L’éducation se veut rigoureuse et pieuse, car pour les parents, le respect des valeurs est très important.

C’est en 1958 que les problèmes commencent. Anneliese a alors 16 ans. Un jour, elle se met à trembler violemment et ne contrôle plus son corps. Puis, elle est régulièrement prise de convulsions. Durant ces crises, elle perd sa voix et n’arrive plus à appeler ses parents pour l’aider. On fait venir le médecin de famille qui la fait interner en hôpital psychiatrique. Les médecins diagnostiquent une épilepsie et une dépression sévère. Elle fait un séjour de plus d’un an en hôpital psychiatrique, sans que les crises cessent. On la bourre de médicaments, mais Anneliese continuent à hurler, à vociférer des insanités, à convulser, à faire des génuflexions. Elle ne se nourrit plus et a du mal à boire. Elle voit des visages démoniaques, qu’elle appelle Fratzen, en train de grimacer lorsqu’elle fait ses prières quotidiennes. Elle entend des voix. Elle en parle avec les médecins qui ne savent plus comment l’aider.

Les crises d’Anneliese sont très violentes au point qu’en 1975, l’archevêché de Würzburg autorise un exorcisme. Deux prêtres sont alors envoyés sur place, le père Alt et le père Renz qui vont pratiquer un à deux exorcismes par semaine sur Anneliese. Parfois, la jeune femme se mettait dans un étal tel de colère qu’il fallait trois hommes pour la maîtriser et pour l’empêcher qu’elle se blesse.

Je passe certains détails, car sur ce blogue, à l’article parlant du film « L’Exorcisme d’Émilie Rose », cette histoire est relatée avec plus de précisions.

Donc, au bout de nombreux exorcismes, Anneliese décède lors d’une séance d’exorcisme et les deux prêtres, ainsi que les parents sont traduits en justice pour négligence ayant entraîné la mort. Ce procès débute en 1978 et les enregistrements audio faits par les exorcistes lors des séances sont présentés à la cour. Ils sont troublants, surréalistes et surtout, inexplicables. En effet, on y entend plusieurs voix inhumaines se disputer le corps de la petite Anneliese.

Contre toute attente et pour éviter des dérives, les prêtres ainsi que les parents d’Anneliese sont condamnés à six mois de prison avec sursis.

 

 

 

Defeo Junior

Voilà encore une histoire largement médiatisée qui a inspiré la saga « Amityville »

Nous sommes le 13 novembre 1974 dans la ville d’Amityville aux États-Unis lorsque Ronald Defoe Junior, âgé de 23 ans au moment des faits, s’empare d’une carabine et tue, un part un, les membres de sa famille, tous pendant leur sommeil, sans que personne ne se réveille.

Au total, il fera six victimes. Lorsque la police arrive sur les lieux du drame, c’est un véritable cauchemar, une boucherie. Toutes les victimes sont retrouvées dans leurs lits respectifs avec une ou deux balles dans le corps.

Ronald Defeo Junior est arrêté. Il ne niera pas avoir tué sa famille, mais dira qu’il a été forcé de le faire, qu’un démon l’a forcé à exécuter tous les membres de sa famille.

Ronald Defeo Junior sera condamné à la prison à perpétuité et est encore aujourd’hui en prison. Et encore aujourd’hui, il se dit qu’il avait été possédé par le diable.

Le plus étrange dans toute cette histoire macabre, c’est que personne n’a jamais pu fournir une explication au fait que ni les parents de Junior, ni ses deux sœurs ou ses deux frères ne se soient réveillés au bruit des coups de feu.

 

 

 

Maurice Thiérault

Photographie tirée de la vidéo de l’exorcisme

Voici une histoire vraie terrifiante, celle d’un cas de possession démoniaque sur la personne Maurice Thériault, cas qui a été largement documenté et filmé. Cette histoire fait partie des dossiers Warren, les célèbres enquêteurs du paranormal. Ici Lorraine et Edward vont être confrontés à l’un des cas de possession les plus terrifiants de leur carrière. D’ailleurs, une vidéo faite lors d’un exorcisme pratiqué sur Maurice Thiérault est en ligne sur YouTube. Là encore, âme sensible s’abstenir.

Maurice Thiérault était un homme vivant dans le Maine aux États-Unis, un homme plutôt tranquille, mais qui sera, tout au long de sa vie, victime de crises plus ou moins violentes, crises qui feront fuir sa femme et ses enfants.

Maurice Thiérault trouvera un semblant de paix grâce à Ed et Lorraine Warren et surtout grâce à plusieurs exorcismes. Mais, il ne connaîtra jamais la délivrance, puisqu’il finira par se donner la mort.

 

 

 

Arne Cheyenne Johnson

L’affaire Arne Cheyenne Johnson est encore une histoire tirée des dossiers Warren, une histoire de possession diabolique qui se termine par un procès connu sous le nom du procès du Démon. Cette affaire est le premier cas connu aux États-Unis dans laquelle la défense a plaidé la possession démoniaque pour innocenter Arne Cheyenne Johnson d’un meurtre macabre commis sur Alan Bono.

Arne Cheyenne Johnson était un garçon très calme, très gentil et surtout non violent. Jusqu’à ce qu’un jour, il défie les démons qui avaient pris possession du corps de son beau-frère, délivrant ainsi son beau-frère, mais signant le début des malheurs pour lui.

Lors d’une crise terrible, Arne Cheyenne Johnson assassine de plusieurs coups de couteau l’employeur de sa fiancée, Alan Bono. Il sera reconnu coupable et condamné pour homicide involontaire aggravé et restera cinq ans en prison malgré les preuves apportées par les Warren pour le disculper. Il est difficile, pour un esprit rationnel, de croire ce qu’il ne voit pas.

 

 

 

La possession de Nicole Aubry

 

Nicole Aubry est une jeune fille qui a vécu à Vervins au XVIe siècle. Son histoire fit grand bruit à cette époque au point d’intéresser le roi Charles IX. Cette pauvre femme a été victime d’une terrible possession démoniaque qui a failli mal tourner. Nicole Aubry est la fameuse possédée de Laon, histoire qui a été racontée en 1566 par Boulvèse, un professeur d’Hébreu au collège de Montaigu. 

Nicole Aubry est une jeune femme née à Vervins, fille d’un boucher et mariée à tailleur. Une fille qui vivait une existence normale pour l’époque. Je rappelle que nous sommes dans les années 1560.

Nicole Aubry est une jeune femme pieuse et sans histoire. Pourtant, elle va être la victime de terribles démons qui vont prendre possession de son corps.

Nicole Aubry va être la victime d’un démon et pas de n’importe lequel puisqu’elle sera possédée par Belzébuth et Compagnie. Autant vous dire que cela va être violent.

La jeune femme est confiée à Pierre Delamotte, un religieux jacobin et un grand exorciste. Ce dernier arrive à extorquer son nom au démon. Il s’agit de Belzébuth, l’un des 7 Princes des Enfers, le fondateur de l’Ordre de la Mouche, le premier en crime et en pouvoir après Satan. Il fut ordonné des prières, des jeûnes et des macérations pour sauver l’âme de la possédée. Un moine se fouetta même publiquement pour obtenir l’expulsion du démon. Bien sûr, cela ne fonctionna pas et Nicole Aubry était toujours possédée. Elle vociférait, se contorsionnait, parlait une langue inconnue, avait une force incroyable…

Dans un énième exorcisme, on fit communier la possédée, ce qui la rendit calme. Alors, un prêtre qui assistait à la cérémonie crut à la délivrance de la jeune femme. Or, c’était tout le contraire. Belzébuth était toujours dans le corps de la victime et fut même renforcé par 29 autres démons. Nicole perdit l’usage de ses jambes. Elle souffrait le martyre.

La jeune femme fut enfermée à Notre-Dame-de-Liesse où d’autres exorcismes éprouvants furent menés. 27 démons furent délogés de son corps. Mais, Belzébuth y restait toujours et réclamait un exorcisme avec l’évêque de Laon, Messire Jean Debourg.

L’évêque de Laon vint à Vervins exorciser la pauvre femme pendant trois mois consécutifs, sans repos, mais en vain. Ces exorcismes furent très éprouvants et pas moins de 10 hommes étaient nécessaires à chaque séance pour maintenir Nicole Aubry en proie à des crises violentes. Certains exorcismes étaient même pratiqués devant une foule entière de gens.

Durant ces séances, outre sa force extraordinaire, les personnes témoin des exorcismes purent noter que la possédée parlait plusieurs langues et avait un don de médiumnité.

Devant son impuissance à déloger les démons encore dans le corps de Nicole Aubry, l’évêque de Laon décida de faire venir la jeune fille à Laon pour l’exorciser dans la cathédrale.

Lorsqu’elle arriva à Laon, Nicole Aubry était épuisée et mourante. On l’attacha solidement au centre de la cathédrale. Là, l’évêque l’exorcisa, devant plus de 10 000 spectateurs qui furent témoins de scènes étranges et dépassant tout entendement.

Nicole Aubry avait dans son corps toute une légion de démons qui se débattaient avec force et qui s’amusaient des gens venus contempler cette scène macabre.

Interpellés, le Parlement de Paris et l’Université de Paris envoyèrent des commissaires à Laon pour vérifier ce qu’il s’y passait. Au même moment, le nonce du pape arriva à Laon ce qui fit que rendre encore plus en colère les démons qui devinrent plus insolents que jamais et qui se mirent à insulter les exorcistes et l’évêque.

À force de persévérance et de prières, les prêtres, le nonce du pape et l’évêque réussirent à chasser les démons du corps de la pauvre femme. Ils délivrèrent Nicole Aubry de 29 démons, dont Belzébuth, Baltazo, Astaroth.

Après cette délivrance, Nicole Aubry était presque morte. L’évêque récita une prière sur sa tête et elle recouvra la santé.

Nous disposons, de ces exorcismes, de nombreux témoignages attestant de la véracité des faits et nous ne pouvons nier qu’il s’est passé quelque chose d’inexplicable.

 

 

 

Le Fils de Sam

L’histoire de David Berkowitz, tueur en série surnommé le Fils de Sam, est plutôt curieuse et soulève pas mal d’interrogations. David Berkowitz dit entendre des démons lui ordonner de tuer, dit les voir, dit les sentir. Possession démoniaque ? Folie meurtrière ? Le mystère reste entier.

David Berkowitz, alias le Fils de Sam, n’a rien d’un tueur. Il travaille au centre de tri de la Poste de New York, a été entouré d’amour étant jeune, est décrit comme quelqu’un de jovial et effacé. Et pourtant, le 12 juin 1978, il sera condamné à 365 années de prison ferme pour 6 meurtres et sera incarcéré à la prison d’Attica.

Que lui est-il arrivé ? Pourquoi David Berkowitz s’est-il transformé en tueur ? Le meurtrier dira entendre des voix de démons le pousser à commettre ses crimes. Une théorie qui ne peut être retenue par la cour et pourtant…

Ce cas nous montre que la possession démoniaque peut revêtir différentes figures. Ici, David Berkowitz, lorsqu’il entre en crise, entend le démon lui ordonnant de tuer. Il prend alors son arme et tire au hasard. Puis, il reprend ses esprits. J’ajoute que David Berkowitz était un sataniste et qu’il pratiquait l’occultisme.

 

 

 

Clara Germana Cele

L’histoire se déroule en 1906, Clara Germana Cele, était une étudiante chrétienne à la Mission St Michael à Natal en Afrique du Sud. À l’âge de 16 ans, Clara dit avoir fait un pacte avec le diable. Quelques jours après avoir fait ce pacte, Clara a commencé à avoir des pulsions étranges, elle était repoussée par les objets religieux et pouvait parler différentes langues qu’elle n’avait jamais apprises. Elle dit même être devenue clairvoyante.

Les sœurs de la Mission St Michael racontent avoir vu et entendu Clara arracher les barreaux de son lit et faire des cris d’animaux horribles. Plus d’une centaine de personnes témoignent avoir vu Clara léviter. Deux prêtres ont donc effectué un rituel d’exorcisme. Rituel autour duquel Clara a essayé à de nombreuses reprises d’attaquer les prêtres, elle a même tenté d’étrangler un prêtre avec son étole. L’exorcisme a duré deux jours et Clara a enfin pu être libérée des démons qui la possédaient.

 

 

Je pourrai multiplier ces exemples à l’infini tant ces histoires de tueurs en série possédés ou d’exorcismes sont nombreuses. Notons simplement que tous ces cas restent, encore aujourd’hui, inexpliqués. Ce qui m’amène à penser que la science ne peut tout expliquer. On peut parler de délires schizophréniques, de psychopathes, mais comment expliquer les lévitations, les déplacements d’objets, le fait de parler une langue inconnue ? C’est inexplicable, sauf si l’on considère qu’il existe une force démoniaque qui n’est pas seulement la représentation symbolique du mal, mais bien réelle, physique et que cette force est à l’œuvre tous les jours et qu’elle revêt d’innombrables formes pour mieux nous berner et nous entraîner dans la désolation.

 

 

Marie d’Ange

Pour aller plus loin




 

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Clara Germana Cele, un cas de possession après un pacte

Le cas Clara Germana Cele est un cas avéré et documenté d’une terrifiante possession démoniaque relaté dans les écrits du père Erasmus Hörner dans son manuscrit rédigé en 1932 « Faits Positifs d’événements Mystérieux, la Possession Démoniaque », et qui a été témoigné par de nombreuses personnes. Voici la terrible histoire de Clara Germana Cela, une jeune femme possédée après avoir réalisé un pacte avec Satan.




Les débuts

 

Nous sommes en 1906. Clara Germana Cele est une jeune fille de 16 ans orpheline qui vit dans un petit village d’Afrique du Sud situé à 80 kilomètres de Durban. Baptisée catholique, elle fréquente l’école d’Umzinto dirigée par les sœurs de la mission Saint-Michel depuis l’âge de 4 ans. Les religieuses qui s’occupent d’elle la décrivent comme une enfant normale, gaie et enjouée.

En 1905, la jeune orpheline fait sa première communion. La cérémonie se déroule sans encombre. Mais, l’année suivante, la vie de Clara Germana Cele bascule.

Tout d’abord, le père Erasmus Hörner, qui la confesse et la connaît bien, la trouve morose, triste et parfois même agressive. La jeune fille ne s’est jamais comportée de cette manière. Bientôt, elle devient frivole, s’éloigne des sacrements et ne veut plus aller à l’église.

 

Un pacte diabolique

 

Le 5 juillet de l’année 1906, Clara Germana Cele vient trouver le père Erasmus et lui fait une bien étrange confession. Elle lui avoue s’être vouée au service de Satan et avoir fait un pacte par écrit. Dans sa main, elle tient un morceau de papier qu’elle présente au prêtre. C’est le pacte fait avec le démon. La jeune fille a signé ce document avec son sang.

Sur le coup, le père Erasmus ne la croit pas. Il pense que la jeune fille a besoin d’attirer l’attention sur elle. Mais, il va vite se rendre compte qu’il s’est trompé, car les premiers signes évidents d’une possession démoniaques ne vont pas tarder à se manifester.

En effet, très vite, Clara Germana Cele fait des crises violentes au cours desquelles elle se met à crier et à vociférer. Elle hurle avoir fait une confession, être perdue, devoir se pendre, car Satan l’appelle.

Son comportement change du tout au tout. La jeune fille docile, souriante, gaie devient renfermée en proie à des crises terribles.

En août 1906, alors qu’elle assiste à une messe, elle se montre particulièrement belliqueuse, refusant de s’agenouiller et incitant les autres adolescents à refuser la confession.

Le 20 août 1906, les sœurs de la mission Saint-Michel la surprennent en grande conversation avec un être invisible. Clara pleure et implore une entité que les sœurs ne peuvent voir. Voici ce que la jeune fille dit : « Tu m’as trompée ! Tu m’avais promis de beaux jours, et maintenant tu es cruel pour moi. »

Eh oui, le Diable lui avait promis la gloire, mais lui offre le désespoir et la souffrance.

Soudain, Clara Germana s’aperçoit qu’elle n’est pas seule et a un bref moment de lucidité. Elle se tourne vers les sœurs qui la regardent et fixe l’une d’elles en disant : « Ma sœur, s’il vous plaît, appelez le père Erasmus. Je dois me confesser et tout lui dire. Mais vite, très vite ou Satan va me tuer. Il me tient en son pouvoir ! Plus rien de béni n’est avec moi. J’ai jeté toutes les médailles que vous m’aviez données. »

Puis elle se remet à crier : « Tu m’as trahi ! Tu m’avais promis la gloire et maintenant tu me tortures ! »

Clara Germana s’agite tellement, que les sœurs décident de la mettre au lit. La jeune fille fait une terrible crise où elle déchire ses vêtements, elle grince des dents et hurle ou aboie comme un chien. Le prêtre est appelé d’urgence.

Lorsqu’il arrive, il est terrifié. Il est impossible de maîtriser la jeune fille qui ressemble à une bête. Le père Erasmus lui demande de s’identifier. L’être qui a pris possession du corps de Clara crie être Satan. Il ajoute même : « Notre roi est Lucifer. Son pouvoir est grand ; il a à son service d’innombrables sujets. Nous avons été précipités du Ciel en Enfer, bien que nos péchés n’eussent pas été aussi énormes que ceux d’un grand nombre d’hommes. »

Le prêtre demande si l’enfer existe et l’entité répond : « Certainement ! Son feu n’émet aucune clarté et ne ressemble en aucune manière à votre feu. Malgré l’obscurité, nous nous voyons l’un l’autre. Le Christ nous a vaincus en mourant sur la Croix, mais à présent beaucoup d’Esprits errent à travers le monde pour séduire les hommes. Le Christ reviendra une seconde fois, lors du jugement dernier. Alors nous serons jugés sous les regards de tout le monde. Nous croyons en Dieu, mais nous le haïssons. »

Vous pouvez remarquer, chers lecteurs, que ce démon est particulièrement loquace. Ce qui n’est pas dans l’habitude d’un démon. La plupart du temps, ils ne parlent guère ou très peu.

Alors, les sœurs aspergent le corps de Clara Germana Cele d’eau bénite, ce qui la fait sortir de sa transe.

 

Une possession démoniaque avérée

 

L’état de Clara se détériore rapidement. Les manifestations du démon sont de plus en plus fréquentes et les attaques que la jeune fille subit la laissent dans un grand état d’épuisement. Clara Germana Cele se meurt à petit feu.

Dans un compte-rendu, une religieuse rapporte que Clara agresse souvent ses camarades, qu’elle se met dans des états de rage folle, qu’elle devient incontrôlable et dangereuse dès qu’elle se trouve en présence d’un quelconque signe religieux. Et que même si l’on dissimule une croix ou de l’eau bénite dans une pièce, Clara le sent et cela la met en colère. Là, elle s’anime d’une force soudaine et féroce et les sœurs sont obligés de l’asperger d’eau bénite pour la calmer et de la sangler sur son lit pour la maîtriser.

Les cris que pousse Clara sont d’une telle bestialité qu’ils terrifient tous ceux qui l’entendent. Voici un témoignage d’une sœur sur ce sujet :

« Aucun animal n’a jamais produit de tels sons. Ni les lions de l’est de l’Afrique ni les taureaux furieux. À certains moments, ils sonnaient comme un véritable troupeau de bêtes sauvages qu’aurait orchestré Satan après avoir formé un cœur infernal ».

Certains jours, il arrive que le démon se manifeste aux religieuses et aux autres jeunes filles qui habitent à la mission Saint-Michel, à la fenêtre, en plein jour ou en pleine nuit, se montrant avec de terrifiantes figures d’animaux aux yeux jaunes.

Un jour, alors que Clara Germana Cele est allongée sur une natte et se repose après une violente crise, elle se met à brûler en se tordant de douleur. Et en effet, des flammes sont tout autour d’elle. Et malgré tous les efforts des sœurs, le feu ne veut pas s’éteindre. Seule l’eau bénite en arrivera à bout.  

De nombreux témoins ont vu Clara Germana Cele léviter, chose qu’elle fait de manière régulière, d’après les dires des sœurs et du prêtre. Souvent, elle est soulevée à un mètre du sol, parfois plus, verticalement ou horizontalement, et son corps flotte au-dessus de son lit. Le corps de la jeune fille est alors rigide, de même ses vêtements dont les plis ne retombent pas comme ils auraient dû.

Si l’on asperge le corps de Clara d’eau bénite, alors elle retombe et ses vêtements reprennent leurs plis habituels.

Clara a lévité, comme je l’ai dit plus haut, devant de nombreux témoins, dont certains étaient étrangers à la mission.

Un jour, à l’église, Clara s’est mise à flotter au-dessus de sa chaise. Certains ont essayé de la ramener à sa place en la tirant par les pieds, sans y parvenir.

Dans son livre, le père Erasmus décrit comment Clara Germana se transforme parfois en une créature ressemblant à un serpent. Son cou s’allonge, son corps enfle, notamment au niveau de la poitrine, et alors elle se met à ramper à terre. Elle devient aussi souple que du caoutchouc.

Sous cette forme reptilienne, elle a même mordu au bras une sœur qui tentait de la maîtriser. La blessure a mis plusieurs mois à guérir.

Clara Germana Cele peut aussi parler et comprendre plusieurs langues étrangères, comme le français, l’allemand, le polonais, alors qu’elle ne les a jamais entendues. Elle fait aussi preuve d’un don de clairvoyance en révélant des secrets intimes en se moquant des personnes qui viennent la voir alors qu’elle ne les connaît pas. Elle a pu décrire, dans les moindres détails, le voyage d’un prêtre d’Afrique du Sud à Rome, avec les adresses et les étapes tout au long du chemin. De même, elle a confondu un homme qui s’est moqué d’elle en révélant des secrets scandaleux le concernant et en donnant des noms précis, des dates et des lieux.

Pour le père Erasmus, il n’y a plus de doute possible. Clara Germana Cele est possédée et il faut réaliser un exorcisme pour la délivrer. Il envoie sa demande à l’Église.

 

L’exorcisme de Clara Germana Cele

 

Le 10 septembre 1906, l’Église autorise le père Erasmus et le père Mansuet, directeur de la mission, à effectuer un exorcisme sur Clara Germana Cele.

Le rituel débute le 11 septembre 1906, à l’aube dans la chapelle de la mission, en présence de nombreux témoins.

Au début de la séance, la jeune fille attrape la Bible des mains du père Mansueti et se frappe avec, puis saisit son étole et tente de l’étouffer.

Ce jour-là, l’exorcisme se termine tard dans la nuit, sans que le démon soit chassé du corps de la pauvre orpheline. Et donc, il reprend le lendemain matin.

Pour cette deuxième séance, un dialogue surréaliste s’instaure entre le père Erasmus et le démon, dialogue que je vous partage.

« Pourquoi as-tu été chassé du ciel, demanda le père Erasmus.

— Parce que Dieu nous a révélé son Fils et nous a commandé de l’adorer ; mais nous avons refusé parce qu’il avait adopté une nature inférieure à la nôtre. »

Mais en ce deuxième jour de rituel, le démon semble vaincu et révèle devoir retourner en enfer. Il déclare ensuite qu’il va signaler son départ par une lévitation. Ce qui se fait aussitôt, en présence de 170 personnes qui se trouvent dans la chapelle de la mission à ce moment-là.

Et le démon quitte le corps de Clara Germana Cele après deux longues journées de combat. Et tous les membres de la communauté, choqués par ce qu’ils ont vu, ont prié pendant de longues heures.

 

Le dénouement

 

Après cet exorcisme, Clara Germana Cele redevient la jeune fille qu’elle était avant le pacte : souriante, gaie, gentille.

Mais, en janvier 1907, et alors que le père Erasmus est absent, Clara fait une rechute. Elle repactise avec Satan et ses crises recommencent. Au mois d’avril 1907, un nouvel exorcisme de deux jours est réalisé et la jeune fille est à nouveau libérée de ses démons. Une odeur nauséabonde signala le départ du démon.

 

Depuis, Clara Germana Cele ne passa plus aucun pacte avec le Diable et ne montra plus aucun signe d’une possession démoniaque. La jeune femme mourut de la tuberculose le 14 mars 1913, en paix avec elle-même et avec Dieu.

Marie d’Ange

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Dossier Warren : le loup-garou de Londres

Voici encore une histoire tirée des dossiers Warren, les célèbres chasseurs de démons américains des années 60/70. L’histoire étrange racontée dans ce billet se passe à Londres. Un homme va être confronté à un phénomène plutôt troublant, une possession par l’âme d’un loup. Encore aujourd’hui, on n’a pas d’explications à ce phénomène.




Les débuts

Bill Ramsey n’est encore qu’un enfant de 9 ans, lorsqu’il va faire sa première crise. Nous sommes en 1952, à Londres. Bill Ramsey rentre du cinéma quand soudain, il ressent une sensation étrange, un grand froid qui l’enveloppe de la tête au pied, alors que nous sommes en été. Son sweat est gelé. Son corps se met à trembler, sans qu’il puisse le contrôler. Bill Ramsey a l’impression d’être transporté dans une autre dimension. Et puis, il y a cette odeur qui l’envahit, une odeur de pourriture.

Bill continue d’avancer dans la ruelle. Des images de loup lui traversent l’esprit. Il entend sa mère l’appeler. Et là, il prend peur. La voix de sa mère l’agace. Il ressent de la haine, une haine violente contre elle. Il veut se précipiter sur elle, mais il se prend les pieds dans la clôture et s’étale de tout son long.

Il se relève. Au même moment, une rage démentielle s’empare de lui. Il se met à grogner comme une bête assoiffée de sang. Il arrache la clôture, la déterre, comme si elle n’est rien. Trois hommes n’auraient pas suffi à la faire bouger, mais lui, il y arrive.

Ses parents sont témoins de toute la scène. Ils sortent dans le jardin et voient Bill, leur petit Bill de 9 ans, tenir toujours la clôture dans ses mains, et la balancer au-dessus de sa tête comme un vulgaire drapeau. Ils lui crient de lâcher la clôture. Ce que fait le gamin.

Puis, brusquement, il se jette à terre et commence à déchirer le grillage avec ses dents et ses mains. Son père tente de l’en empêcher, mais il n’y arrive pas, tant Bill fait montre d’une force incroyable. Sa mère pleure. Bill est en train de se lacérer le visage, mais il ne semble pas s’en apercevoir.

Tout à coup, l’enfant reprend ses esprits. Il relâche la clôture, se tourne vers ses parents, qui sont enfin soulagés. Mais, pas pour longtemps. Bill Ramsey se met à grogner. Ses lèvres se retroussent comme un chien enragé. Ses mains et ses lèvres sont rouges de sang.

Terrifiés, les parents courent se réfugier dans la maison. Avant de s’y engouffrer, le père se retourne. Ce qu’il voit restera à jamais gravé dans sa mémoire : son fils ne ressemble plus à un petit garçon, mais à un loup.

Au bout d’un certain temps, Bill semble reprendre ses esprits. Il sent le froid le quitter. Il appelle ses parents. Il est conscient que quelque chose de terrible vient de se passer. Ses parents ouvrent la porte de la maison. Effectivement, Bill a repris ses esprits.

Voici la première crise de Bill Ramsey, crise qui sera suivie d’autres, encore plus terribles. Cet incident restera un secret de famille et jamais les parents de Bill n’y feront allusion. D’ailleurs, dans son enfance, le garçon ne fera plus de crise. Il faudra attendre l’âge adulte pour que l’horreur réapparaisse.

 

Bill Ramsey est un adulte

 

Bill Ramsey

 

Nous sommes en 1981. Bill a 38 ans. Il habite à Southend-on-Sea, une petite station balnéaire de l’Essex. Il est marié à Nina et père de trois enfants. Il travaille comme charpentier. Il coule une existence paisible. La crise qu’il avait faite en étant enfant n’est qu’un lointain souvenir.

Un jour, à la fin d’une semaine de travail harassante, Bill somnole à l’arrière d’un van conduit par un coéquipier, lorsqu’il ressent à nouveau un grand froid l’envahir. Il se met à grogner et attaque l’un de ses collègues. Il lui mord la jambe. Tout se passe extrêmement vite. Bill reprend ses esprits.

Ses collègues lui expliquent ce qu’il vient de se passer. Ils lui disent qu’il s’est transformé en une espèce de chien sauvage. Tous ont mis cette crise sur le coup de la fatigue. Bill n’a aucun souvenir de son attaque, mais les traces de morsure sur la jambe de son collègue témoignent de sa violence.

Erreur ! Grave erreur ! Car cette crise marquera le début d’une descente aux enfers sans fin.

 

L’affaire prend de l’ampleur

Caricature de Bill Ramsey dans les journaux.

 

Pendant 2 ans, Bill n’est victime d’aucune crise.

Le lundi 5 décembre 1983, Bill Ramsey rentre chez lui en voiture. Soudain, une violente douleur lui traverse la poitrine. Croyant à une crise cardiaque, il prend la direction du Southend hospital.

À son arrivée, il est couvert de sueur, la douleur est intenable, elle court de la poitrine jusqu’à son bras droit. Bill tente désespérément de ramper jusqu’à la porte des urgences.

Au moment où il atteint l’entrée des urgences, un froid glacial l’envahit. Au même moment, deux infirmières se précipitent vers lui pour l’aider. Pendant qu’une l’aide à se relever, l’autre va chercher une civière. Elles l’installent sur un brancard et le poussent jusqu’à une salle de soin.

Soudain, Bill sent une rage aveugle au fond de lui. Et là, il est victime d’une autre crise, très violente. Il se met à grogner, ses mains se recourbent pour ressembler à des griffes, ses lèvres se retroussent. Ses grognements sont tellement forts qu’ils résonnent dans toute la salle d’examen.

Les infirmières s’éloignent de lui. Bill se jette sur l’une d’elles qui l’évite de justesse. Elle le repousse et Bill s’écroule sur le brancard. Il pousse alors un cri terrifiant, bestial. Très vite, il se redresse et attrape le bras d’une infirmière. Il la mord violemment. L’autre infirmière, ne sachant que faire, le gifle, espérant ainsi lui faire lâcher prise.

Mais, Bill ne desserre pas les mâchoires. Alors, l’infirmière part chercher de l’aide.

Il faudra deux internes et un policier pour maîtriser Bill qui n’arrête pas de grogner la bave aux lèvres. Bill Ramsey sera sanglé sur une civière. Un médecin lui injecte de la Thorazine, ce qui le calmera.

Bill se réveille dans l’ambulance qui le conduit à l’hôpital psychiatrique. Il n’a que de vagues souvenirs de sa crise et en se voyant sanglé, pense qu’il a tué quelqu’un. Il en est tout mortifié et se dit que le mieux est encore de l’enfermer à vie.

Mais, étant donné qu’il n’a fait que blesser une personne et que les psychiatres n’expliquent pas cette crise, Bill sera relâché quelques jours après.

Mais, il se sent honteux et devient très vite la risée du voisinage. Bill, exaspéré et effrayé par ce qu’il vient de se passer, veut savoir pourquoi il fait ces crises et se met à analyser sa nourriture. Il parcourt même des livres de médecine, essayant de trouver une solution à son problème. En vain, car la vérité est ailleurs.

 

Le loup-garou de Londres est incontrôlable

Le 22 juillet 1987, dans une crise féroce, Bill Ramsey a failli tuer un policier qui tentait de le maîtriser. Bill ne se souvient de pas grand-chose, sauf qu’il avait un peu trop bu, qu’il faisait chaud et qu’il était passé devant une prostituée. À la vue de cette « dame de joie », il se souvient avoir voulu l’arrêter et l’amener au poste de police, pour faire son devoir de citoyen.

Mais au lieu de cela, une rage folle s’est emparée de lui. Il s’est précipité sur la jeune, l’a enfermée dans son van et l’a effectivement conduite au poste de police. Puis, Bill ne se souvient plus de rien.

Les policiers, eux, se souviennent très bien de l’histoire. Ils se souviennent avoir vu une femme entrer au poste, terrifiée, criant qu’il y avait un homme dehors qui grognait comme un loup. Ils sont allés interroger Bill qui s’est mis à grogner et à vouloir les mordre. Durant cette crise, il s’est attaqué au Sergent Terry Fisher, un solide gaillard de 1m80. Il l’a fait voler dans les airs.

Il a fallu six agents pour maîtriser Bill et le jeter dans une cellule.

Dans sa cellule, Bill n’a pas cessé de grogner comme un animal. Il réussit, même, à passer sa tête et un bras à travers une petite lucarne, cela dans le but d’attraper quelqu’un à l’extérieur. Il est fou de rage. Sa main a l’aspect d’une griffe. Et dès que quelqu’un s’approche, Bill bondit sur lui et tente de le mordre.

Les policiers sont désemparés et décident d’appeler les pompiers pour sortir Bill de la lucarne, le seul moyen étant de scier le métal autour afin de dégager sa tête coincée dans la petite ouverture. Sauf que là, rien ne va se passer comme prévu.

Les policiers, qui feront le rapport plus part, décriront Bill comme une bête ressemblant à un loup, grognant. Pour eux, Bill n’a plus rien d’humain. Ses mains ressemblent à des griffes.

Les pompiers arrivent à l’endormir pour le sortir de là et le conduisent dans un hôpital psychiatrique où les médecins, après une série de tests, sont désemparés : Bill ne présente aucun symptôme d’une maladie mentale, d’une névrose ou d’une psychose. Ils en concluent que Bill avait été victime d’un délire provoqué par l’alcool.

La vie de Bill Ramsey devient un enfer. Souvent, il est victime de crise, où il se met à quatre pattes, grogne, ses mains se transforment en griffes, tentent de mordre… bref, il est totalement incontrôlable. Les gens disent qu’il ressemble à un loup-garou.

 

Ed et Lorraine Warren enquêtent sur l’affaire

Coupures de journaux relatant l’affaire.

 

L’affaire fait grand bruit à Londres, au point qu’aux États-Unis, dans le Connecticut, Ed et Lorraine Warren en entendent parler. Lorraine a de suite un mauvais pressentiment en voyant une photo de Bill dans les journaux. Lorraine comprend que Bill a besoin d’aide.

Les Warren sont habitués à enquêter sur des phénomènes paranormaux, mais jamais ils n’ont fait d’enquête sur les loups-garous. C’est pourquoi ils décident de se rendre à Londres afin d’y rencontrer Bill.

Sur place, ils commencent leur enquête en interrogeant les témoins, les policiers… tous ceux qui ont vu le « loup-garou » à l’œuvre. Ils rencontrent Peter Hamilton qui connaît bien Bill Ramsey et son problème. Ce dernier leur raconte l’incident de son enfance.

Ed Warren en conclut que Bill Ramsey est possédé par l’esprit d’un loup. Il explique qu’un loup-garou n’est pas un individu qui se voit soudain pousser des poils sur tout le corps, mais quelqu’un possédé par l’esprit d’un loup. Donc, tout est surnaturel, comme les mains qui se transforment en griffes, son front qui s’allonge…

Pour les Warren, Bill Ramsey a besoin d’un exorcisme afin de chasser l’esprit qui est en lui. Mais, Bill est sceptique et ne veut pas entendre parler d’exorcisme. Il traite le couple d’excentrique. Mais, Ed insiste et Bill finit par l’écouter. Ed lui propose de payer son voyage jusque dans le Connecticut afin d’y rencontrer Monseigneur Richard McKenna qui se chargera du rituel.

Bill accepte. Toujours sceptique, il se dit que cette histoire aura au moins l’avantage de le faire voyager. Il prend donc l’avion, en compagnie de sa femme. Il a peur d’être victime d’une nouvelle crise, mais tout le vol se déroule sans encombre et il atterrit aux États-Unis.

C’est lorsque le couple rejoint son hôtel que Bill est victime d’une nouvelle crise, terrifiante, violente, mais heureusement très brève. Lors de cette crise, il s’en prend à sa femme et a failli la tuer. Il se dit qu’il faut vraiment que cela cesse, avant qu’il ne commette un jour l’irréparable.

Le 28 juillet 1989, Bill Ramsey subit son premier exorcisme, dans une église, exorcisme orchestré par Monseigneur McKenna, aidé par les Warren, Nina, John Zaffis (un autre enquêteur du paranormal) et six policiers équipés de pistolets paralysants. Ce jour-là, John Cleve, journaliste et photographe au The People, est aussi présent.

Lorsqu’il pénètre dans l’église, Bill Ramsey se sent agité. Il s’assoit dans un fauteuil, en face de l’autel. Monseigneur McKenna s’approche de lui et récite quelques mots en latin. Bill se transforme en une bête, un loup. Mc Kenna prend son étole et la met autour du cou du possédé. Bill ressent comme un coup violent, une massue qui s’abat sur lui. Puis, il entre dans une crise terrible et ne souvient pas de la suite des évènements.

Ce sera Lorraine Warren qui racontera la suite de l’histoire. Elle dira que les muscles du bas du cou de Bill se sont soudain élargis, que ses oreilles se sont mises à pointer vers le haut et que Bill s’est mis à hurler. Ses mains sont devenues des griffes.

Monseigneur McKenna lui saisit la tête et ordonne au démon de partir, de quitter le corps de Bill. Puis, il fait un signe de croix sur le front et la poitrine de Bill qui se met à trembler sur sa chaise. Ses lèvres se retroussent, ses dents s’avancent et il tente de mordre le prêtre, sans jamais y parvenir, comme si une barrière invisible s’était érigée entre les deux hommes.

Deux policiers sortent leurs armes afin de maîtriser Bill Ramsey, mais l’évêque leur demande de rester à leur place. Il sort, alors, un crucifix, qu’il pose sur le front du possédé qui devient fou furieux. Il veut sauter sur le prêtre, qui se réfugie derrière l’autel. Bill s’avance vers lui à quatre pattes, en grognant. L’évêque brandit sa croix et récite des prières en latin. Puis, il s’adresse au démon et lui demande d’où il vient, qui il est. Il lui demande de quitter le corps de Bill.

Soudain, Bill se sent prit d’une grande faiblesse, il recule et se rassoit. Son corps glacé commence à se réchauffer et il n’a plus envie de sauter sur le prêtre. McKenna continue de réciter des prières en latin tout en s’approchant de lui. 

Bill Ramsey sent que le démon quitte son corps, il sent qu’il est repoussé par les paroles de l’évêque. Il perd conscience. Quand il revient à lui, il a le sentiment d’être enfin en paix.

L’exorcisme a donc fonctionné et plus jamais, Bill Ramsey n’a connu de nouvelles crises.

En 1991, Ed et Lorraine Warren publient son histoire dans un livre « True Story of DemicPossession » aux éditions WerewWerewolf.

 

Bien que cette histoire a fait grand bruit dans les journaux, bien qu’elle soit spectaculaire, elle n’est pas très connue par le grand public. On retiendra de tout cela, que d’après les célèbres enquêteurs du paranormal, Ed et Lorraine Warren, les loups-garous existent, mais pas tels que nous les concevons. En fait, il s’agit d’une possession démoniaque. Rien à voir, donc, avec le film « Le loup-garou de Londres » sorti en 1981 et réalisé par John Landis.

Marie d’Ange

 

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Dossier Warren : Arne Cheyenne Johnson

L’affaire Arne Cheyenne Johnson est encore une histoire tirée des dossiers Warren, une histoire de possession démoniaque qui se termine par un procès connu sous le nom du « Procès du Démon ». Cette affaire est le premier cas connu aux États-Unis dans lequel la défense a plaidé la possession démoniaque pour innocenter Arne Cheyenne Johnson d’un meurtre macabre commis sur Alan Bono. Voici la terrible histoire du « Procès du Démon ».




Quelques explications

Arne Cheyenne Johnson n’a que 19 ans lorsqu’il poignarde à plusieurs reprises Alan Bono, âgé de 40 ans, le patron de sa fiancée Debbie Glatzel. Pourquoi a-t-il commis un tel acte ?

Arne Cheyenne Johnson est décrit comme un garçon sympathique, gentil et travailleur. Rien en lui ne pouvait laisser présager des tendances meurtrières. Et pourtant…

Son histoire et son procès ont été largement médiatisés, surtout à cause de la présence d’Ed et Lorraine Warren. Ce fait divers a donné lieu à un film, plutôt à un téléfilm intitulé « The Case Demon Assassiner » et diffusé par NBC. Ce n’est pas la première fois qu’un film est tiré des affaires qu’ont traitées les Warren. On se souvient, notamment, de Conjuring ou d’Amityville.

D’après les Warren, Arne Johnson aurait commis ce meurtre alors qu’il était possédé par un démon. Cette thèse n’a pas été retenue par le tribunal et Arne sera condamné de 10 à 20 ans de prison pour homicide involontaire au premier degré le 24 novembre 1981 par la Cour Supérieur du Connecticut à Danbury. Il sera relâché pour bonne conduite 5 ans après.

À la fin du procès, il restera une interrogation : Arne Jonson était-il possédé au moment des faits ? Il semble que Lorraine Warren en soit totalement convaincue. Pour se faire une idée, découvrons l’histoire d’Arne Cheyenne Johnson et de la famille Glatzel, impliquée aussi dans le débat de la possession démoniaque.

 

Les débuts

Nous sommes en 1980, dans la ville de Brookfield dans le Connecticut. Arne Cheyenne Johnson est fiancé à Debbie Glatzel. Le jeune couple habite chez les Glatzel en attendant de trouver un logement.

À l’automne, le couple trouve une petite maison, très jolie, près de Brookfield, sur la route d’Hawleysville. La maison possède un petit puits à l’arrière. Ce détail prendra toute son importance dans la suite de l’histoire.

Le 3 juillet 1980, Arne et Debbie décident de nettoyer la maison avant d’y emménager. Pour les aider dans cette pénible besogne, ils font appel aux trois frères de Debbie, âgés de 11 à 14 ans. David, âgé de 11 ans, ressent une présence dans la maison.

Alors que tout le monde se met au travail, les jeunes frères découvrent dans l’une des chambres de la maison un matelas à eau ayant appartenu aux anciens locataires. Ils commencent à s’amuser avec leur trouvaille. David, lui, reste en retrait. Le matelas le met mal à l’aise. Soudain, il est poussé en arrière par un vieil homme fantomatique, sorti des murs, vêtu d’un jean et d’une chemise à carreaux. David s’effondre sur le matelas. Il entend l’homme lui dire de se méfier avant de disparaître.

David est terrifié. Il sort en trombe de la maison en hurlant de peur. Debbie, le voyant prendre ses jambes à son cou, croit que son petit frère, lassé de briquer la vieille maison remplie de toiles d’araignée, a trouvé une excuse pour s’esquiver.

À la nuit tombée, Debbie, Arne et les frères de Debbie retournent chez eux, chez les Glatzel où Judy, la mère et Carl le père les attendent pour le souper. Carl est mécanicien et Judy femme au foyer. Elle élève ses quatre enfants, trois garçons, dont David et sa fille Debbie, l’aînée.

Pendant le repas, David raconte ce qu’il avait vu dans la chambre au matelas à eau et comment l’homme à la chemise à carreaux l’a poussé. Personne ne veut le croire.

Dans la nuit, David fait un cauchemar et se réveille en pleurs. Plus tard, il expliquera avoir vu une bête noire terrifiante qui voulait lui faire du mal.

Les jours suivants, David est à nouveau visité par l’homme à la chemise à carreaux. Il raconte cette mésaventure à sa famille, expliquant que cet homme lui est réapparu sous un visage différent, comme brûlé, des yeux noirs, des dents acérées, des oreilles pointues et des pieds de cerf. Judy en a la chair de poule. Pour elle, son fils ne ment pas et a réellement vu cette bête horrible. Elle le croit.

À partir de là, les choses s’intensifient. Des bruits suspects sont entendus dans toute la maison. David commence à se tordre de douleur sur son lit, hurlant qu’il se fait frapper par la bête. Il voit des créatures immondes qui essayent de le tuer. Il entre dans des transes où il vocifère des obscénités, crie. Sur son corps, on peut voir des traces d’ecchymoses, de blessures. Sa mère est témoin d’une scène horrible : elle voit son fils tiré par des mains invisibles qui veulent l’étrangler. Une fois, David parle même en latin avec une voix grave comme sortie d’outre-tombe.

David souffre beaucoup. Il dit voir des démons autour de lui. Il dit que les démons veulent prendre son âme. Il dit que les démons le frappent constamment. Des marques de coups sont visibles partout sur son corps d’enfant.

Judy est terrorisée. Elle ne sait pas quoi faire pour aider son fils. La situation est invivable pour les Gretzel, qui dorment la journée et veillent la nuit pour surveiller David. Le petit est devenu incontrôlable. Il crache, mord, frappe et attaque même ses parents avec un couteau. Il faut agir vite avant qu’un drame ne se produise.

Judy décide d’aller voir le prêtre de sa paroisse, chose qui ne plut pas à Carl Gratziel, le patriarche de la famille et à Carl Junior, l’aîné des garçons. Carl et Carl Jr ne croient pas aux histoires de fantômes et aux entités maléfiques. Carl Jr devient même agressif et se moque du reste de sa famille. Il pense que son petit frère a besoin d’un médecin et non d’un exorciste.

Malgré cela, Judy part trouver un prêtre de l’église de Saint-Joseph, qui vient à la maison et la bénit. Cela n’a aucun effet sur David, qui continue à faire des crises de plus en plus violentes. Le prêtre dit à Judy qu’il y a bien une présence maléfique dans le corps du jeune garçon, mais qu’il ne peut pas tenter un exorcisme, car David, qui n’est pas en bonne santé, ne le supporterait pas. Sur les conseils du prêtre, Judy demande l’aide aux Warren. Elle avait entendu parler des Warren et avait même assisté à l’une de leurs conférences. Elle se rend à Monroe, dans le Connecticut, où le couple résidait à l’époque des faits.

Les Warren acceptent de l’aider. Ils se rendent chez les Glatzel accompagnés du docteur Anthony Giangrasso. À leur arrivée, Carl Glatzel ne veut pas les faire entrer. Mais Judy s’interpose. Lorsque Lorraine Warren voit le petit David, elle aperçoit une forme brumeuse à côté de lui, une entité maléfique qui semble s’approprier le corps du jeune garçon. L’enfant lui raconte tout ce qu’il se passe, tout ce qu’il endure, comment il est continuellement frappé par une force invisible, comment on tente de l’étouffer en l’étranglant… Il montre les marques de coups qui défigurent son corps. Debbie, Judy et Arne confirment les dires du garçon.

Pour les Warren, il n’y a plus l’ombre d’un doute : David est possédé et le démon est puissant.

L’état de David empire encore. À présent, il grogne, crie et récite des passages de la Bible en latin.

Ed et Lorraine Warren, durant leur enquête, ont été témoins de nombreuses manifestations surnaturelles. Ils ont vu des objets léviter seuls, le rocking-chair se balancer seul… Surtout, ils ont vu David faire preuve d’une grande force, ils l’ont entendu parler une langue étrangère et David a montré des dons de précognition. Le démon aurait même appelé le frère de David pour lui dire de se méfier de lui et a attrapé Debbie, qui un soir dans son lit, a senti une main l’agripper et la serrer très fort. Debbie a aussi vu la créature maléfique.

Trois exorcismes mineurs sont pratiqués sur David. Pour le premier exorcisme, quatre prêtres sont présents. De ces exorcismes, il existe des enregistrements audio. Lorsque les prêtres demandent au démon de se nommer, David récite alors une liste de quarante-trois noms de démons. Quarante-trois démons ont pris possession de son corps. En même temps, le jeune garçon se met à léviter et parle d’un assassinat à coups de couteau. Lors de ce premier exorcisme, David cesse brusquement de respirer pendant un long moment. Les prêtres croient qu’il est mort et arrêtent le rituel pour le réanimer.

Lorraine, pendant ces séances d’exorcisme, ressent que quelque chose d’atroce va arriver. Elle prévient la police de Brookfield et veut que l’on fasse un vrai rituel d’exorcisme. Mais, Nicolas Grieco, le directeur des communications du diocèse de Bridgeport, refuse pour le motif que la famille n’a pas consulté un psychiatre pour évaluer l’état de santé mentale du jeune garçon. En réalité, Judy avait emmené son fils chez un psychiatre. Ce dernier lui avait fait payer la consultation 75 dollars et lui avait dit que pour la prochaine séance, il fallait que toute la famille soit présente. La famille Glatzel n’a pas les moyens de payer une prochaine consultation et Judy a décidé d’en arrêter là avec la médecine.

 

Arne Cheyenne Johnson

Arne Cheyenne Johnson assiste à toutes les séances d’exorcisme. Il est témoin de la souffrance de David. À plusieurs reprises, il ordonne aux démons de le prendre lui et de laisser David tranquille. Il se met, même, à les insulter et à les provoquer. Ed et Lorraine Warren le préviennent que cette attitude est très dangereuse, qu’il ne faut jamais se moquer ou défier un démon. Mais, Arne ne veut rien entendre. Il ne supporte pas de voir son petit beau-frère souffrir, il ne supporte pas de voir sa fiancée souffrir de cette situation.

Arne Cheyenne Johnson est un garçon très sensible, un amoureux de la vie, un homme qui travaille dur sans jamais se plaindre. Voir ceux qu’il aime souffrir le met hors de lui. Mais, il n’aurait jamais dû provoquer les démons…

En effet, quelques jours après avoir provoqué les démons, Arne, alors qu’il se trouve à bord de sa voiture, est attaqué par un démon. Sa voiture devient subitement incontrôlable et va s’écraser contre un arbre. Arne voit le visage du démon. Il veut sortir de la voiture, mais les portes refusent de s’ouvrir. Heureusement, il sort de cet accident indemne. Ce qui n’est pas le cas de la voiture.

Plus tard, voulant en avoir le cœur net et ne sachant trop pourquoi, il ressent une irrésistible envie de se rendre à la maison près de la route d’Hawleysville, la maison qu’il devait louer avec Debbie, mais qu’en fin de compte il ne prend pas. Sur place, il se rend au puits situé derrière la maison et voit une bête immonde en sortir qui le regarde droit dans les yeux. Arne dira plus tard que c’est à cet instant que le démon l’a réellement possédé.

Quant à David, ses crises cessent à ce même moment et le garçon est jugé normal par le médecin de famille.

Debbie et Arne quittent la maison familiale des Glatzel. Debbie trouve un emploi comme toiletteuse pour chien dans la boutique d’Alan Bono au Brookfield Pet Motel. Alan Bono met à la disposition du couple un petit appartement situé à côté du Brookfield Pet Motel. Le couple y emménage rapidement.

À partir de là, Arne commence à changer de caractère. Il devient nerveux, irascible, voire violent. Pourtant, c’était quelqu’un de calme, qui n’avait jamais eu de problèmes avec la justice. Il chantait dans la chorale de l’église, faisait des petits boulots pour gagner sa vie, avait même remporté le prix du meilleur livreur de journaux. Il avait utilisé l’argent de ce prix pour acheter une voiture à Debbie, afin qu’elle ne se rende plus à son travail à pied.

Mais, depuis quelque temps, il entre souvent dans des sortes de transes qui le transforment en un monstre. Tout comme David, il se contorsionne de douleurs, crie, vocifère, bave, grogne. Tout comme David, il dit voir une bête. Debbie ne sait pas quoi faire et a de plus en plus peur de son fiancé.  

 

Le meurtre d’Alan Bono

Le 16 février 1981, Debbie est au travail. Elle est accompagnée de Wanda (15 ans) et Janice (13 ans), les sœurs d’Arne, ainsi que Mary (9 ans), leur cousine. Tout ce petit monde est venu voir comment Debbie travaille et s’occupe des chiens.

Alan Bono, le gérant de l’affaire, vient à son tour au chenil. Alan Bono était un bon vivant, qui aimait parler de lui. Il s’attarde au chenil et fait la conversation aux filles en leur racontant toutes ses aventures de jeunesse. Les filles sont captivées. Plus tard, il les invite à déjeuner au petit centre commercial de la ville. Alan Bono boit beaucoup de vin pendant le repas. Arne, qui rejoint Debbie pour le déjeuner, boit aussi un peu de vin. Alan Bono avait l’habitude de boire beaucoup.

Le repas terminé, toute la troupe rentre au chenil. L’après-midi se déroule sans accrocs. Arne répare le poste de radio d’Alan Bono qui est ravi et le prouve en montant le son. La musique devient assourdissante, assommante. Arne se sent fatigué nerveusement.

Le soir venu, Debbie envoie les filles chercher des pizzas. À leur retour, Alan Bono propose de les manger dans son appartement, qui se trouve au-dessus du chenil. Là, il allume la télévision et pousse le son à fond. Enivré, il se met à frapper la paume de sa main avec son poing, faisant encore plus de bruit, encore et encore.

Debbie sent que quelque chose de terrible va arriver. Elle veut rentrer, mais Alan Bono refuse de les laisser partir. Il attrape la petite Mary. Arne lui demande de lâcher la petite fille. Allan refuse. Alors, Arne Cheyenne Johnson en état de transe, grognant comme une bête, se jette sur lui et lui assène plusieurs coups de couteau. De là, toujours en grognant et en hurlant, il court en direction des bois. Il sera retrouvé à 3 km de la scène du crime, complètement hébété et sera incarcéré au centre correctionnel de Bridgeport et libéré sous caution pour 125 000 dollars.

Quant à Alan Bono, il est transporté à l’hôpital et décédera quelques heures plus tard des suites de ses blessures. L’arme du crime, le couteau d’Arne, a été retrouvée à côté d’Alan Bono.  

 

Le procès du démon

Le lendemain du meurtre, Lorraine Warren appelle la police de Brookfield pour leur expliquer qu’Arne Johnson est possédé par un démon et qu’il n’est pas responsable de ce crime atroce. Aussitôt, les médias s’emparent de cette histoire. Les Warren donnent une conférence de presse et promettent d’écrire un livre sur cette histoire pour expliquer tous les détails.

Arne Johnson fait appel à Martin Minnella, avocat, pour le défendre. Ce dernier devient subitement très connu. Il assigne les quatre prêtres qui avaient pratiqué les exorcismes sur David en justice et plaide la possession démoniaque pour sauver son client de la prison.

Le procès débute le 28 octobre 1981 devant la Cour Supérieur du Connecticut à Danbury. Le juge en place est Robert Callahan. Ce dernier rejette la thèse de la possession démoniaque et refuse de croire qu’Arne Johnson était sous l’influence d’un démon au moment du meurtre d’Alan Bono. Pour lui, il n’est pas question de mettre en place une telle défense, une défense aussi anti-scientifique. Alors, Martin Minnella fait valoir la légitime défense.

Le jury délibère pendant 15 heures sur trois jours. Enfin, le verdict tombe. Arne Johnson est reconnu coupable et est condamné pour homicide involontaire au premier degré à une peine de prison allant de 10 à 15 ans, le 24 novembre 1981. Arne Johnson fait 5 ans de prison et est libéré pour bonne conduite. À sa sortie, il épouse Debbie, qui l’avait attendu, et ne sera plus jamais ennuyé par un démon.

 

Après le procès

En 1983, cette affaire inspire un téléfilm qui est diffusé sur MBC. Ce téléfilm, « The demon Murder Case » ou « Le procès du démon » en français fait grand bruit et est suivit d’un livre écrit par Gérald Brittle avec la collaboration de Lorraine Warren, intitulé « The Devil in Connecticut ». D’après Lorraine Warren, tous les bénéfices du livre ont été partagés avec la famille Glatzel.

Ce livre est réédité en 2006. Carl Glatzel Jr et David Glatzel ont poursuivi l’auteur et l’éditeur pour violation de la vie privée et diffamation. Carl déclare que l’histoire de possession dont a été victime son petit frère David n’était qu’un énorme canular inventé par Ed et Lorraine Warren pour faire sortir Arne de prison. Il affirme que les célèbres démonologues avaient exploité sa famille afin de se faire connaître.

Carl Glatzel Jr a d’ailleurs lui-même écrit un livre intitulé « Alone Through The Valley », dans lequel il raconte sa version des évènements, version qui est bien différente de celle des Warren.

Quant à Lorraine Warren, elle se défendit en disant que son travail auprès de la famille Glatzel n’était que pure vérité et que plusieurs vidéos et enregistrements audio faits au moment des exorcismes sur David peuvent le prouver.

Quant à Arne Cheyenne Johnson et sa femme Debbie, ils ont toujours affirmé que toute l’histoire de possession diabolique était réelle et que Carl Jr a porté plainte simplement pour se faire de l’argent.

Dans cette affaire, plusieurs points restent flous, dont un qui me semble important : comment cela se fait-il qu’Arne, après le meurtre d’Allan Bono, ne soit plus possédé ? Serait-ce la prison qui a fuir le démon ? Je respecte le travail des Warren, mais je trouve que beaucoup d’histoire où ils sont impliqués restent vagues et inachevées. Mais le paranormal n’est-il pas vague et incompréhensible ? Véritable possession démoniaque ou folie meurtrière ? Je pense que l’on n’aura jamais la réponse, comme pour l’histoire d’Amityville. Par contre, je reste persuadée que les démons peuvent contrôler certains de nos actes. Découvrez d’autres affaires des Warren dans le livre « Les meilleurs dossiers Warren ».

Marie d’Ange

 

Pour aller plus loin


 




 

 

 

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La possession de Nicole Aubry

Nicole Aubry est une jeune fille qui a vécu à Vervins au XVIe siècle. Son histoire fit grand bruit au point d’intéresser le roi Charles IX. Cette pauvre femme a été victime d’une terrible possession démoniaque qui a failli mal tourner. Nicole Aubry est la fameuse possédée de Laon, histoire qui a été racontée en 1566 par Boulvèse, un professeur d’hébreu au collège de Montaigu. Voici l’histoire de Nicole Aubry.




 

Qui est Nicole Aubry

Nicole Aubry est une jeune femme née à Vervins, fille d’un boucher et mariée à tailleur. Elle vivait une existence normale pour l’époque. Je rappelle que nous sommes dans les années 1560.

Nicole Aubry est une jeune femme pieuse et sans histoire. Pourtant, elle va être la victime de terribles démons qui vont prendre possession de son corps.

Les démons, pour terroriser et assouvir les humains, usent de mille stratagèmes. Certains arrachent les ongles des pieds de leurs victimes pendant leur sommeil, les griffent. Certains prennent possession de leurs corps, les faisant ramper sur le ventre. Certains parlent par la bouche de leurs victimes et s’expriment en langue inconnue. Certaines victimes vomissent des aiguilles, de cheveux… Certaines victimes entendent des voix démoniaques ordonnant de tuer ou de se mutiler. D’autre encore s’isolent, sont victimes de malchance ou sombrent dans la dépression. Bref, la possession démoniaque peut revêtir plusieurs visages.

Nicole Aubry va être la victime d’un démon et pas de n’importe lequel puisqu’elle sera possédée par Belzébuth et Compagnie. Autant vous dire que cela va être violent.

 

 

Les débuts

 

Tout commence lorsque Nicole Aubry a 16 ans, alors qu’elle se recueille sur la tombe de son papa, décédé trop tôt et mort sans être confessé (ce qui est un crime pour l’Église à cette époque). Tous ceux qui n’étaient pas confessés avant de mourir allaient directement en enfer.

Ce jour-là, la jeune femme voit le spectre de son père sortir de la tombe. Ce dernier lui demande, plutôt lui commande, de faire dire des messes pour son âme bloquée au purgatoire. Nicole Aubry prend peur, mais obéit à l’ordre du spectre. Elle va voir Claude Lautrichet, le curé du village, et lui demande de dire des messes pour le repos de l’âme de son père.  

Malgré cela, l’esprit de son père vient la voir tous les jours. La jeune femme tombe alors malade de frayeur. Puis, le spectre de son père lui avoue qu’il est un démon et l’enlève devant plusieurs témoins. Il la torture. Plusieurs témoins voient Nicole Aubry crier de douleur et pensent que la jeune femme est maléficiée et possédée.

La famille confie Nicole Aubry, mourante, au prêtre du village, Claude Lautrichet et au maître d’école, Guillaume Lourdet. Les deux hommes vont conjurer l’esprit qui habite le corps de Nicole Aubry, sans résultats. La jeune femme est toujours possédée par une entité démoniaque puissante qui se joue de tous.

 

 

Les exorcismes de Nicole Aubry

 

La jeune femme est confiée à Pierre Delamotte, un religieux jacobin et un grand exorciste. Ce dernier arrive à extorquer au démon qui habite le corps de Nicole Aubry son nom. Il s’agit de Belzébuth, l’un des 7 Princes des Enfers, le fondateur de l’Ordre de la Mouche, le premier en crime et en pouvoir après Satan. Il fut ordonné des prières, des jeûnes et des macérations pour sauver l’âme de la possédée. Un moine se fouetta même publiquement pour obtenir l’expulsion du démon. Bien sûr, cela ne fonctionna pas et Nicole Aubry était toujours possédée. Elle vociférait, se contorsionnait, parlait une langue inconnue, avait une force incroyable…

Dans un énième exorcisme, on fit communier la possédée, ce qui la rendit calme. Alors, un prêtre qui assistait à la cérémonie crut à la délivrance de la jeune femme. Or, c’était tout le contraire. Belzébuth était toujours dans le corps de la victime et fut même renforcé par 29 autres démons. Les membres de Nicole se paralysèrent. La pauvre femme restait figée dans une posture improbable et ne pouvait mouvoir ni les bras ni les jambes. Elle souffrait le martyre.

La jeune femme fut enfermée à Notre-Dame-de-Liesse où d’autres exorcismes éprouvants furent menés. Vingt-sept démons furent délogés de son corps. Mais, Belzébuth y restait toujours et réclamait un exorcisme avec l’évêque de Laon, Messire Jean Debourg.

L’évêque de Laon vint à Vervins exorciser la pauvre femme pendant trois mois consécutifs, sans repos, mais en vain. Ces exorcismes furent très éprouvants et pas moins de dix hommes furent nécessaires à chaque séance pour maintenir Nicole Aubry en proie à des crises violentes. Certains exorcismes étaient même pratiqués devant une foule entière de gens.

Durant ces séances, outre sa force extraordinaire, les personnes témoin des exorcismes purent noter que la possédée parlait plusieurs langues et avait un don de médiumnité.

Devant son impuissance à déloger les démons du corps de Nicole Aubry, l’évêque de Laon décida de faire venir la jeune fille à Laon pour l’exorciser dans la cathédrale.

 

 

La seconde partie des exorcismes

 

Lorsqu’elle arriva à Laon, Nicole Aubry était épuisée et mourante. On l’attacha solidement au centre de la cathédrale. Là, l’évêque l’exorcisa, devant plus de 10 000 spectateurs qui furent témoins de scènes étranges et dépassant tout entendement.

Nicole Aubry avait dans son corps toute une légion de démons qui se débattaient avec force et qui s’amusaient des gens venus contempler cette scène macabre.

Interpellés, le Parlement de Paris et l’Université de Paris envoyèrent des commissaires à Laon pour vérifier ce qu’il s’y passait. Au même moment, le nonce du pape arriva à Laon ce qui provoqua la colère des démons qui devinrent plus insolents que jamais et qui se mirent à insulter les exorcistes et l’évêque.

À force de persévérance et de prières, les prêtres, le nonce du pape et l’évêque réussirent à chasser les démons du corps de la pauvre femme. Ils délivrèrent Nicole Aubry de vingt-neuf démons, dont Belzébuth, Baltazo, Astaroth.

Après cette délivrance, Nicole Aubry était presque morte. L’évêque récita une prière sur sa tête et elle recouvra la santé.

Le roi Charles IX, qui se trouvait à Laon en août 1566, se fit rendre compte du miracle et ordonna à Nicole Aubry de venir lui parler. La jeune femme se rendit devant le roi et la reine Catherine de Médicis et le roi lui donna dix écus d’or.

 

 

En 1566, cette affaire fit grand bruit dans toute la France. Les exorcismes pratiqués sur la pauvre Nicole Aubry se passèrent devant de nombreux témoins. Son histoire fut même publiée par la Sorbonne en français, en latin, en espagnol, en italien et en allemand. Les phénomènes étranges dont fut victime la jeune femme ne peuvent s’expliquer par la science et la médecine. Cette affaire reste l’un des cas de possession démoniaque les plus terribles et les plus documentés de France. Que l’on y croie ou pas, certains phénomènes restent au-delà de toute compréhension.

 

 

Marie d’Ange

Pour en savoir plus

 




 

 

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Ceux qui entendent des voix démoniaques

Les faits divers regorgent d’histoire d’hommes ayant commis un meurtre (parfois même plusieurs ou une fusillade) sous l’emprise de voix démoniaques. Ces affaires ont donné lieu à des procès où l’aliénation mentale a été clamée par la défense. Mais s’agit-il vraiment d’aliénation mentale ? De schizophrénie ? Ou de véritable possession démoniaque. Faisons un tour d’horizon de quelques affaires qui ont marqué l’actualité.

 




L’affaire d’Amityville

Cette affaire a été l’une des plus médiatisées aux États-Unis. La maison de la rue d’Océan Avenue dans la petite d’Amityville est devenue « la maison du Diable », après le sextuple meurtre qui s’y est produit.

Souvenons-nous : nous sommes dans les années 60. La famille Defeo achète et emménage dans une splendide demeure d’Ocean Avenue à Amityville, un quartier très huppé de la ville. Il s’agit d’un couple paisible et leurs six enfants. À première vue, rien d’anormal. Le couple et les six enfants vivent une existence paisible avant que n’arrive l’impensable.

Le 13 novembre 1974, Ronald Jr Defeo, l’aîné de la famille, âgé de 23 ans, prend le fusil de chasse de son père et assassine tous les membres de sa famille, un par un, chacun dans leur lit respectif. Une histoire qui fait froid dans le dos, d’autant plus que personne ne s’est réveillé après la première détonation ni les suivantes d’ailleurs. Les cadavres ont été retrouvés tous dans leur lit, personne n’a tenté de fuir, personne n’a entendu les bruits des coups de feu.

Ronald Jr se rendra à la police. Il dira avoir commis ces meurtres sous l’influence d’une voix démoniaque qui l’a poussé à le faire. Lors du procès, il criera son innocence, plaidera la possession démoniaque, mais sera condamné à la prison à vie, où il réside encore aujourd’hui.

Durant l’enquête, personne n’a pu expliquer comment ce jeune homme a pu tuer par balles sa famille sans que personne se réveille. Encore aujourd’hui, cette question reste posée. De cette histoire, on tirera plusieurs films, et la maison d’Amityville restera dans les annales de la criminologie comme la maison la plus hantée des États-Unis.

Alors, possession démoniaque ou folie meurtrière ? La question reste posée et ne sera jamais élucidée.

Pour en savoir plus sur cette histoire, je vous invite à lire l’article concernant la famille Defeo.

 

Le fils de Sam

Encore une histoire étrange et qui fait froid dans le dos.

Le fils de Sam est en réalité le surnom médiatique de David Berkowitz. Cet homme, au premier abord, n’a rien d’un tueur. C’est quelqu’un qui vit une existence normale. Pourtant, il sera accusé d’avoir tué au moins sept personnes et d’en avoir blessé au moins autant.

L’histoire se passe dans les années 70, à New York. David Berkowitz, un jour, sans que l’on sache pourquoi, se met à tirer au hasard, dans les rues. Cela durera plusieurs mois avant qu’il ne soit arrêté par la police. L’affaire de ce tireur fou a fait trembler tous les New Yorkais. C’est la panique à bord. Les médias s’emparent de l’affaire et un vent de terreur règne sur la ville. Les enquêteurs sont sur le qui-vive. Qui est ce tireur fou, ce meurtrier, qui envoie des lettres aux journalistes et qui se fait appeler le Fils de Sam ? Il sera finalement arrêté quelques années après la première fusillade.   

Lors de son procès, ultra-médiatisé, David Berkowitz dira entendre une voix démoniaque lui ordonnant de tuer. Bien sûr, il ne sera pas acquitté et purge sa peine dans une prison des États-Unis, où il s’est repenti et tourné vers la religion.

Là encore, on ne sait pas ce qui l’a poussé à l’acte. D’après le tueur, c’est un démon. D’après les psychiatres, il s’agit d’une aliénation mentale. Encore une fois, le mystère reste entier. Une histoire sur fond de secte satanique qui a fait couler beaucoup d’encre.

Pour lire l’histoire du Fils de Sam, cliquez ici.

 

Arne Cheyenne Johnson

L’affaire d’Arne Cheyenne Johnson est une affaire tirée des dossiers Warren, les célèbres enquêteurs du paranormal. Il s’agit d’un cas de possession démoniaque qui se termine par un procès connu sous le nom du « procès du Démon », encore une fois très largement médiatisé.

Arne Cheyenne Johnson n’a que 19 ans, lorsqu’il assassine froidement Allan Bono, son propriétaire, par arme blanche. Qu’est-ce qui l’a poussé à commettre un tel acte ?

D’après les Warren, qui ont enquêté sur l’affaire, Arne Cheyenne Johnson était possédé au moment des faits. Pour lire son histoire, cliquez ici.

Ce qui n’enlève en rien au macabre de la situation. Lors du procès, les Warren tenteront de plaider la possession démoniaque. Cette thèse ne sera pas retenue par le tribunal. Pourtant, avant le meurtre, Arne Johnson était un garçon calme, gentil, travailleur, qui avait le cœur sur la main. Il est impensable qu’un homme qui n’a jamais eu de pulsion meurtrière puisse commettre un meurtre de sang-froid, non prémédité.

Arne Cheyenne Johnson criera son innocence et le fait qu’il était possédé au moment des faits. Il le criera encore en prison où il subira plusieurs attaques démoniaques. Mais, personne ne le croira.

Possession démoniaque ? Aliénation mentale ? Folie meurtrière ? Encore aujourd’hui, le mystère reste entier.

 

Le procès de l’horreur à Nancy

L’horreur ne sévit pas qu’aux États-Unis, mais aussi près de chez nous. Et j’en veux pour preuve cette étrange et macabre affaire.

Nous sommes en France, dans la commune de Tucquegnieux (Meurthe-et-Moselle). Le 4 juin 2011, un père de famille massacre son épouse et son bébé de 15 mois et viole sa fille de 6 ans. Le tout guidé par une voix démoniaque.

L’homme a été appréhendé par les forces de l’ordre. Son procès, le procès de l’horreur, s’est ouvert en mars 2015. L’affaire est délicate. Pourquoi cet homme a-t-il poignardé à plusieurs reprises sa femme et son bébé et a violé sa fille et sa femme ensanglantée, avant d’avaler des cachets pour se donner la mort, le tout dans la même soirée ? C’est abominable, atroce. Le père de famille crie qu’il a été poussé par une voix démoniaque à commettre de tels actes horribles.

Folie meurtrière ? Délire schizophrénique ? Possession démoniaque ?

Le mystère reste entier.

Ces quatre affaires ne sont qu’un échantillon des histoires macabres que l’on peut trouver dans les faits divers. Affaire inexpliquée, non élucidée. Le doute demeure toujours. Tous ces personnages, ces meurtriers disent avoir été poussés par des voix démoniaques pour commettre leurs actes abjects. On peut parler de folie, mais on ne peut écarter la thèse d’une possession démoniaque.

Dans le livre « Les 7 + 1 Péchés Infernaux », je montre comment un quidam banal peut se transformer en un meurtrier sanguinaire, sombrer dans la folie, à cause d’une possession démoniaque. Les huit nouvelles de ce livre décrivent des personnes ayant des vies normales, mais qui tout à coup basculent dans la folie extrême. Ces histoires, bien qu’imaginaires, ressemblent beaucoup à celles que l’on trouve dans les faits divers.

Marie d’Ange

Pour aller plus loin





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Le Fils de Sam, le tueur qui entendait des voix démoniaques




L’histoire de David Berkowitz, tueur en série surnommé le Fils de Sam, est plutôt curieuse et soulève pas mal d’interrogations. David Berkowitz dit entendre des démons lui ordonner de tuer, dit les voir, dit les sentir. Possession démoniaque ? Folie meurtrière ? Le mystère reste entier. Voici l’histoire du Fils de Sam, l’une des histoires les plus médiatisées des États-Unis.

 

David Richard Berkowitz

 

David Berkowitz est né le 1er juin 1953 à New York d’une relation adultère. David sera abandonné et adopté par Nathan et Pearl Berkowitz, des quincailliers juifs à la vie tranquille. Ses parents adoptifs le remplissent d’amour, c’est même un enfant un peu gâté. Comment expliquer que quelques années plus tard, David deviendra un tueur en série qui sèmera la panique dans les rues de New York ?

L’histoire de David Berkowitz me fait penser aux personnages des « 7 +1 Péchés Infernaux », livre écrit par votre serviteur.

Dans les « 7 +1 Péchés Infernaux », huit personnages d’apparence normale, ayant une famille, ayant un travail, se transforment en véritables meurtriers sanguinaires. Pourquoi ? Parce qu’ils entendent la voix d’un démon qui les pousse à agir ainsi. C’est une forme de possession démoniaque. Et les faits divers regorgent d’histoire comme celles-ci. Un exemple criant est l’affaire du Fils de Sam.

David Berkowitz, alias le Fils de Sam, n’a rien d’un tueur. Il travaille au centre de tri de la Poste de New York, a été entouré d’amour étant jeune, est décrit comme quelqu’un de jovial et effacé. Et pourtant, le 12 juin 1978, il sera condamné à 365 années de prison ferme pour 6 meurtres et sera incarcéré à la prison d’Attica.

Que lui est-il arrivé ? Pourquoi David Berkowitz s’est-il transformé en tueur ? Le meurtrier dira entendre des voix de démons le pousser à commettre ses crimes. Une théorie qui ne peut être retenue par le Tribunal et pourtant…

 

Les meurtres

  • Le 29 juillet 1976 : Dans le quartier du North Bronx, David Berkovitz tue par balle Donna Lauria (18 ans) et blesse Jody Valente (19 ans). C’est le début des meurtres et le début de l’enquête qui durera plus d’un an. Jody Valente décrira son agresseur comme un homme blanc âgé d’une trentaine d’années aux cheveux bruns bouclés. Les voisins avaient remarqué une voiture jaune garée à proximité de celle de Donna Lauria. Les soupçons de la police se portent sur un règlement de compte entre mafieux.
  • Trois mois après le premier meurtre, dans le quartier de Queens, un tireur fou tire sur la voiture de Rosemary keenan (18 ans). Le passager, Carl Denaro (21 ans) reçoit une balle à l’arrière du crâne. Carl Denaro, grièvement blessé, sera transporté à l’hôpital et s’en sortira avec une plaque en métal à l’arrière de son crâne. Les policiers ne font pas le rapprochement entre les deux affaires, car les lieux sont très éloignés l’un de l’autre.
  • 27 novembre 1976 : toujours dans le Queens, David Berkovitz tire sur deux jeunes femmes, Joanne Lomino et Donna DeMasi. Les deux filles ont été grièvement blessées, mais ont pu témoigner. Elles ont vu un homme marcher de l’autre côté de la rue et se précipiter vers elles. Toutes les deux ont d’abord pensé que l’homme allait leur demander un renseignement. Et c’est d’ailleurs ce qu’il a fait. Au milieu de la discussion, il sort une arme de sa ceinture et tire sur les deux femmes, comme un fou. Il ne fera que les blesser. Les deux femmes décriront leur agresseur comme un homme blanc aux longs cheveux blonds.
  • Le 29 janvier 1977 : John Diel (30 ans) et Christine Fiel (26 ans) sortent tranquillement du cinéma. Ils viennent de voir Rocky. Ils vont dîner à la Wine Gallery sur Austin Street pour fêter leurs fiançailles. Ils sont heureux. Puis, un peu après minuit, ils rejoignent leur voiture pour rentrer chez eux. À peine installés dans leur carrosse, la vitre du côté passager vole en éclats, explosée par l’impact d’une balle. Christine Fiel est touchée à la tête et décédera quelques heures plus tard. Sur la scène de crime, des balles de calibre .44 sont découvertes. Elles proviennent d’un revolver Bulldog, la même arme que les quatre affaires précédemment citées. Le lien est donc établi. Ce qui cloche, c’est que les témoins ne décrivent jamais le même homme.
  • 8 mars 1977 : Virginia Voskerichian (19 ans) est abattue à bout portant, à Forest Hill, à 19 h 30, alors qu’elle rentre chez elle. Un témoin dira avoir vu un homme mesurant environ 1 mètre 70, jeune, environ 18 ans, portant un passe-montagne. Encore une fois, les descriptions du tueur ne concordent pas.
  • Le 16 avril 1977 : Dans le Bronx, près du lieu où fut découverte la première victime, Valentina Suriani (18 ans) et Alexandre Esau (21 ans) se font gaiement des câlins à bord d’une Mercury Montego. Valentina est même assise sur les genoux de son petit ami. Excellente soirée en perspective ! Mais leur douce étreinte s’arrêtera net, stoppée par des balles. Les deux premiers projectiles viennent directement se loger dans le crâne de la jeune fille, les deux suivants touchent le haut de la tête d’Alexandre qui mourra deux heures plus tard. Un policier, chargé de l’enquête, découvrira une enveloppe blanche adressée au Capitaine Joe Borelli, au milieu de la rue, à quelques pas de la scène du crime.
  • 25 juin 1977 : dans le Bronx, Judy Placido (17 ans), une amie de Valentina Suriani, et Salvatore Lupo discutent tranquillement, lorsque le jeune homme reçoit une balle poignet, balle qui continue sa course et va se loger dans le cou de Judy. La balle suivante manque sa cible, et la troisième balle vient perforer l’épaule de Judy. Les deux jeunes gens s’en sortent miraculeusement.
  • 28 juillet 1977, presque un an après le premier meurtre, Bobby Violante et Stacy Moskowitz se retrouvent dans un endroit tranquille pour se bécoter à souhait. Bobby gare sa voiture en dessous d’un réverbère du Shore Parkway (parc surnommé l’allée des amoureux). Avant eux, Tommy Zaino et Debbie Crescendo avaient occupé la même place, mais l’avaient jugée trop éclairée. Robby propose alors à sa belle de faire une petite promenade dans le parc. Près des w.c. publics, ils remarquent un homme en jeans à l’allure hippie. De retour à la voiture, ils s’enlacent et s’embrassent à pleine bouche. Ce magnifique baiser est interrompu par une explosion tonitruante. Bobby reçoit deux balles en pleine face, ce qui lui fait éclater les tympans et le rend aveugle. Stacy est grièvement blessée et meurt 38 heures plus tard.

  

L’enquête

Les policiers pataugent, aucune piste valable n’est retenue, aucune preuve tangible n’est retrouvée. Un détachement spécial pour cette affaire est créé le 19 avril 1977 par John Keenan. Mais la police est submergée par les témoignages et reçoit plus de 250 appels par jour, qu’il faut trier. Alors, l’enquête n’avance pas.

Ce n’est qu’avec le double meurtre du 16 avril 1977 et la découverte de la lettre laissée par le tueur, que l’enquête prend une autre tournure. Il ne peut plus y avoir de doute : le tueur est un psychopathe disant obéir à son père Sam, qu’il considère comme un vampire buveur de sang. Le tueur dit prendre plaisir à tuer des gens, en particulier des femmes à la longue chevelure. Malheureusement, aucune empreinte n’a pu être exploitée sur l’enveloppe.

Voici la fin de la lettre. 

          « JE DIS AU REVOIR ET BONNE NUIT.

            POLICE : QUE CES MOTS VOUS HANTENT :

            JE REVIENDRAI !

            JE REVIENDRAI !

            CECI EST A INTERPRETER COMME — BANG – BANG — BANG

            BANG — BANG —UGH !!

            BIEN A VOUS DANS LE MEURTRE

  1. MONSTRE. »

 

Pure folie meurtrière ? Délire d’un psychopathe ? Maladie mentale ? Possession démoniaque ? Le mystère reste entier. Les spécialistes qui ont planché sur cette lettre remarquent une chose étrange : le criminel orthographie le mot women (femmes) comme le mot demon (démon).

Pour le bon déroulement de l’enquête, cette lettre est tenue secrète. Ce n’est qu’après plusieurs semaines, que le journaliste Jimmy Breslin la publiera dans le Daily News.  

 

Les lettres au journaliste

 

Le 1er juin 1977, c’est au tour de Jimmy Breslin, notre journaliste au Daily News de New York, de recevoir une lettre du Fils de Sam. Cette lettre fait froid dans le dos. Au lieu de la publier telle quelle, le journaliste va la publier petit à petit, sur plusieurs jours, afin d’augmenter les tirages de son journal. Bientôt, une autre lettre arrive au journal, qui sera aussi publiée par à coup.

C’est cet immense battage médiatique qui rendra célèbre David Bertovitz, alias le Fils de Sam. Les lettres comportent de nombreux passages étranges, des noms bizarres, une référence aux 22 disciples de l’enfer, un Duc de la Mort, ou un personnage de John Wheaties, décrit comme un violeur et un étouffeur de fillettes. Le tueur dit être le fils de Sam (d’où son surnom) et dit être poussé par Satan à commettre les crimes. Rien ni personne ne peut l’arrêter, sauf la mort. Il dit voir et entendre des démons.

Ces lettres seront très peu exploitées par la police, car ce qui est écrit est incompréhensible. Le tueur parle en énigmes.

Ce n’est qu’à partir du dernier meurtre, que l’enquête se met à avancer. En effet, Tommy Zaino, qui se tenait près de la scène de crime, a tout vu. Il donne un signalement précis du tueur, le décrivant comme un homme blanc, avec une perruque blonde. Sauf que le doute persiste toujours, car les témoignages ne concordent pas avec cette description du personnage. Un coup brun frisé, un coup blond, un coup grand, un coup jeune, un coup grand, un coup petit… Y aurait-il plusieurs tueurs ?

D’autant plus, que plusieurs témoins, lors du dernier crime, remarquent une Volkswagen jaune garée à l’entrée du parc.

Quelques jours après cette sordide histoire, Cacilia Davis se présente à la police. C’est un témoin très important, qui va permettre l’arrestation du Fils de Sam. En effet, la nuit où Stacy Moskowiz a été tuée, Cacilia David discutait dehors avec un ami. Elle a vu la voiture jaune, elle a vu un agent de police lui mettre une contravention pour mauvais stationnement et c’est en recherchant cette contravention que les enquêteurs remontent la piste de David Berkowitz. Après quelques vérifications, ce dernier est arrêté le 6 août 1977, à bord de sa voiture. Très vite, David Berkowitz passe aux aveux et sera condamné à 665 années de prison ferme.

En prison, comme pour se racheter, David Berkowitz est pris d’une véritable passion pour l’épistolaire. Il écrit même des lettres à ses fans leur racontant les mémoires d’un tueur et rejoint l’Église quelques années plus tard.

Mais l’histoire ne s’arrête pas. Ça serait trop simple. L’histoire cache une réalité bien plus sordide.

 

Une enquête rouverte

John Hockenberry considère que l’enquête policière a été bâclée et que trop de questions restent en suspens. Il fera sa propre enquête et rouvre le dossier en 1996. Il découvre que toute l’affaire repose sur une théorie du complot. En voici l’explication :

Des anomalies flagrantes sont découvertes. Tout d’abord, les témoins ne décrivent pas le même personnage, ce qui peut signifier qu’il y a plusieurs tueurs. De plus, lorsqu’on fouille le passé de David Berkowitz, on s’aperçoit qu’il avait été le voisin d’un certain Sam Carr, qu’il idolâtre. D’où son surnom de Fils de Sam. Sam Carr avait deux fils, John et Michael, qui haïssaient leur père. John Carr était surnommé « Wheaties, violeur et étouffeur de fillettes », le même nom qui a été retrouvé sur une des lettres de David. Et pour couronner le tout, John avait des cheveux longs et blonds. Il pourrait être un des tueurs.

À l’époque où David résidait à Walden (une banlieue de New York), 85 bergers allemands et dobermans furent retrouvés morts écorchés vifs. Coïncidence ? Le journal ne croit pas en cette thèse. David n’aime pas les chiens, il dit même que Satan prend possession d’eux pour lui parler. Dans ce même quartier, John Hockenberry découvre une secte d’adorateurs de Satan qui organise des cérémonies sanglantes.

Peu de temps après l’arrestation de David, John Carr est retrouvé mort, une balle dans la tête, avec le nombre 666 inscrit sur sa main avec du sang. Suicide ou vengeance ?

Le journaliste découvre, en fouillant dans l’ancien quartier du tueur en série, que David avait été enrôlé par Michael Carr dans une secte pratiquant l’occultisme. Peu de temps après cette découverte, Michael se tua au volant de sa voiture. Coïncidence ou meurtre perpétré pour l’empêcher de parler ?

Encore aujourd’hui le mystère reste entier.

 

Les lettres de David Berkovitz à la presse

 

David Berkowitz, en prison, a rejoint les évangélistes

 

Avant de finir, j’aimerais simplement ajouter que David Berkovitz a toujours dit avoir entendu des voix lui demander de tuer. Ces voix venaient le plus souvent de chiens, et notamment du chien de Sam Carr, qu’il tua par la suite.

Voici quelques-unes de ces citations macabres :

  • « Je n’aurai jamais cru être capable de tuer. Je n’y croyais pas. J’ai juste tiré, comme ça, dans la voiture, dans le pare-brise. Je n’ai même pas su si elle était touchée », David Berkowitz, au sujet du meurtre de Donna Lauria.
  • « Je le sens de plus en plus… Les filles disent que je suis moche, ce sont elles qui m’ennuient le plus », David Berkowitz, dans une lettre à son père un mois avant le premier meurtre.
  • « Salut depuis les caniveaux de New York, remplis d’excréments de chiens, de vomissures, de vin éventé, d’urine et de sang » David Berkowitz, dans sa lettre à la presse.
  • « Sam est assoiffé. Il ne me laissera pas m’arrêter de tuer tant qu’il n’aura pas eu son content de sang », David Berkowitz, dans sa lettre à la presse.
  • « À ce moment-là (le tueur parle de l’agression de C. Freund et J. Diel), je pense que ça ne me faisait plus grand-chose, parce que je m’étais convaincu que c’était bon de le faire… et que le public voulait que je le fasse. »
  • « Oui, les démons sont réels. Je les ai vus, j’ai senti leur présence, et je les ai entendus » David Berkowitz dans son journal tenu en prison.
  • « Salut ! Je suis Mr Williams et je vis dans ce trou. J’ai plusieurs enfants et je suis en train d’en faire des tueurs. Attendez qu’ils grandissent. Mes voisins, je n’ai aucun respect pour eux, je les traite comme de la merde. Sincèrement » Inscription trouvée sur les murs de l’appartement de David Berkowitz.
  • « Je ne suis jamais heureux. Je suis plutôt triste. Très souvent, je pleure quand je suis seul dans ma cellule. Je suis très nerveux. Je n’arrive jamais à me détendre. Je vais faire une dépression nerveuse. Au secours je suis possédé ! Je dors mal. J’ai envie de hurler. Il faut me tuer. Des démons me tourmentent. Je n’y arriverai pas. »  Inscriptions trouvées sur les murs de sa cellule.
  • « Les démons me protégeaient. Je n’avais rien à craindre de la police » David Berkowitz, après son arrestation. 

 

Dans ses écrits, le tueur nous montre qu’il est aux prises avec des démons, il appelle à l’aide, il veut qu’on l’exorcise. Cela rejoint les huit histoires des « 7 +1 Péchés Infernaux » (disponible sur Amazon) où huit personnages d’apparence normale deviennent des tueurs sanguinaires parce qu’ils entendent des voix.

Alors, possession démoniaque ou folie meurtrière ? On ne saura jamais la vérité. Les uns diront que le Fils de Sam est un psychopathe schizophrène, les autres diront que c’est un possédé qu’il faut aider.

Ce fait divers a inspiré le film de Spike Lee, « Summer of Sam », comme quoi le macabre fait vendre. En parlant de macabre, David Berkovitz a gagné beaucoup d’argent en racontant son histoire, tellement qu’il est à l’origine d’une loi appelée « Son of Sam laws » qui veut que tous les profits générés par les criminels en commercialisant leurs infractions soient reversés à un fonds d’aide aux victimes.

Un an après sa condamnation et après avoir subi une tentative de meurtre, David Berlowitz donna une conférence de presse de la prison d’Attica où il était enfermé. Il nia toutes ses déclarations sur Sam Carr, ainsi que sur sa possession démoniaque. Il dit que ses actes n’étaient que de la rancœur envers les femmes. En 1987, il rejoint l’Église évangélique chrétienne. Aujourd’hui, il s’est repenti et se tourne vers Dieu. On l’appelle le Fils de l’Espérance, celui qui a réussi à vaincre le Mal. Curieux non ? D’un côté il nie avoir entendu des démons, de l’autre il rejoint les évangélistes…

L’immeuble où il habitait est devenu un lieu de pèlerinage pour curieux en mal de sensations fortes. Les visiteurs ont dérobé des fragments de moquette, des poignées de porte, ont gratté la peinture des murs… afin de rapporter un petit souvenir à la maison. Ceux qui ont fait cela sont aussi fous que le tueur ! Jamais cet appartement ne fut reloué.

Marie d’Ange

Pour aller plus loin

 




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La possession démoniaque de Latoya Ammons




Voici une bien étrange histoire qui frappe les membres de la famille Ammons. Phénomènes de hantise, possession démoniaque, enquêtes policières, enquêtes psychiatriques… Toute l’histoire de cette famille est résumée dans un journal de plus de 800 pages regroupant des témoignages de médecins, de psychiatres, d’infirmières, de policiers, d’employés du ministère de l’Enfance, de prêtres, de la famille proche ainsi que des photos et des enregistrements audio. C’est l’affaire d’un cas de possession démoniaque multiple la plus médiatisée de tous les temps qu’a connu l’Amérique depuis l’affaire d’Amityville. Une affaire qui fait froid dans le dos et dont on pourrait en tirer un film.

 

Tout commence en novembre 2011

La maison de la rue Carolina

Latoya Ammons (32 ans), ses trois enfants (7, 9 et 12 ans) ainsi que la grand-mère, Rosa Campell, emménagent dans une nouvelle maison située sur la rue Carolina dans la petite ville de Gary dans l’Indiana. La maison est une location, le propriétaire est un certain Charles Reed. La rue est plutôt tranquille avec ses nombreuses maisons cosy d’un étage. Tout semble parfait, sauf que des évènements plutôt surprenants n’allaient pas tarder à se manifester.

Au mois de décembre, soit un mois après leur installation, de grosses mouches noires apparaissent dans la véranda et Rosa a beau les chasser et les tuer, elles reviennent toujours. Cet évènement est d’autant plus surprenant que nous sommes en plein hiver.

Tous les soirs, après minuit, Latoya et Rosa entendent régulièrement des bruits de pas dans la cave, comme si quelqu’un grimpe les escaliers qui mènent à la cuisine, puis ouvre la porte de la cuisine pour y entrer. Ce phénomène se répète toutes les nuits, sans qu’aucune des deux femmes puisse expliquer ce phénomène.

Une nuit, à 3 heures du matin, Rosa est réveillée brusquement et remarque une silhouette sombre qui traverse le salon. Intriguée, la grand-mère se lève et veut en avoir le cœur net. Mais le sombre visiteur disparaît dès qu’elle allume les lumières. Le lendemain matin, de larges empreintes humides sont dessinées sur le parquet en bois du salon.  Croyant qu’il s’agit d’un squatteur prenant possession des lieux la nuit, Latoya décide de verrouiller la porte donnant à la cave.

 

Les choses empirent

A gauche, photographie de l’escalier de la cave, à droite, Latoya Ammons

Quelque temps après cet évènement, tous les appareils électriques de la maison se mettent à dysfonctionner. La télévision s’éteint seule, le téléphone est coupé ou grésille, le thermostat s’affole, les phares de la voiture, qui est dans le garage, s’allument et s’éteignent seuls…

Mais ce qui intrigue le plus les deux femmes, c’est le comportement des enfants et surtout le comportement des deux garçons. En effet, ces derniers deviennent violents et sont de plus en plus souvent malades. Tout comme Latoya Ammons qui doit garder le lit pendant plusieurs jours. Seule Rosa, la grand-mère, semble être épargnée par la maladie. La jeune femme pense que la maison est hantée, mais ne s’en inquiète pas et n’a pas réellement peur. Elle va bientôt changer d’avis.

En effet, le 10 mars 2012, alors que la famille Ammons est en deuil et veille le mort en compagnie de parents et d’amis, un étrange évènement va se produire. Il est deux heures du matin, lorsque l’un des amis remarque une chose étrange et prévient immédiatement Latoya : la petite fille de 12 ans est assise sur son lit immobile et semble fixer quelque chose d’invisible. L’ami l’appelle, mais l’enfant ne réagit pas. Lorsque Latoya arrive, elle est en train d’éructer. Puis l’enfant se met à pleurer et dit que quelque chose l’étrangle. Affolée, Latoya Ammons emmène sa fille dans une autre chambre où se trouvent ses cousins. Mais à peine la pose-t-elle sur le lit, qu’elle se met à léviter au-dessus de son lit. Au même moment, Latoya sent une force invisible la propulser à terre. La petite fille ne gardera aucun souvenir de cette histoire. Elle dira simplement que quelque chose l’avait empêchée de parler et de bouger.

Ce même week-end, le plus jeune des garçons, celui de 7 ans, se fait éjecter violemment de la salle de bains par une force invisible. Il appelle sa grand-mère qui, lorsqu’elle arrive, voit le ventre de l’enfant se tordre dans tous les sens, faire des mouvements étranges, comme si quelque chose tire dessus. Brusquement, l’enfant se soulève du sol, vole un instant dans les airs avant d’être projeté violemment contre le réfrigérateur de la salle à manger.

Après ces deux incidents, les amis et les parents de la famille Ammons ne voudront plus jamais revenir dans cette maison qu’ils qualifient de hantée. Certains font remarquer à Latoya que les enfants ont changé ses derniers temps, qu’ils sont devenus violents et qu’ils fredonnent sans cesse des chants démoniaques.

Après cette veillée funèbre, certains invités se plaignent d’avoir ressenti une présence autour d’eux, d’attaques par une entité démoniaque et que ces attaques ont duré plusieurs semaines, avant de disparaître.

 

Latoya fait appel à un médium

Latoya et Rosa se confiant à des journalistes

Ne sachant plus quoi faire devant l’ampleur du phénomène, Latoya décide d’appeler un médium qui vit à New York et lui explique toute la situation. Le voyant en conclut que la maison est infestée de démons et lui conseille de fuir. Latoya est terrorisée. Mais où aller ?

De son côté, Rosa prévient Ruth, sa mère, une femme très croyante et lui raconte toute l’histoire. Pendant leur conversation téléphonique, la ligne grésille tellement que les deux femmes ont bien du mal à s’entendre. Finalement, Ruth décide de se rendre sur place. Lorsqu’elle arrive à la maison, elle visite toutes les pièces, une après l’autre et se rend à la cave. C’est là qu’elle perçoit une étrange activité et ressent une présence maléfique. Elle en conclut que Latoya est possédée par un démon et que ce démon attaque les autres à travers elle. La vieille femme se sent tellement oppressée par l’atmosphère de la maison, qu’elle doit la quitter rapidement. Elle conseille à sa fille et à sa petite-fille de placer un hôtel dans la cave et de tracer des croix sur les fenêtres et les portes avec de l’huile.

Latoya Ammons suit donc les conseils de sa grand-mère et dépose une petite table au milieu de la cave sur laquelle elle dépose une nappe blanche, une bougie et des statuettes de la Vierge Marie, de Joseph et de Jésus-Christ. Elle ouvre sa Bible au Psaume 91 et dépose le livre ouvert à côté des statuettes. Puis, elle brûle de la sauge et du soufre dans toute la maison et finit ce rituel en traçant une grande croix avec la fumée. Son filleul, qui l’accompagne pendant qu’elle fait brûler le soufre et la sauge, lit le Psaume 91 à haute voix. Voilà ce que dit ce Psaume : « Tu n’auras à craindre ni les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole pendant le jour, ni la peste qui marche dans les ténèbres, ni la contagion qui ravage en plein midi. »

Mais ce rituel ne fonctionne pas et semble, même, avoir mis en colère le démon. En effet, des bruits de pas se font toujours entendre dans la cave, mais sont suivis par des martèlements violents au niveau de la porte. Les portes de la maison s’ouvrent et se referment seules, des objets se déplacent seuls et des silhouettes menaçantes apparaissent dans les chambres.

Il arrive, même, que les membres de la famille Ammons soient attaqués par une force invisible, qui les étouffe, les étrangle ou les frappe. Parfois, cette force arrive à prendre possession de leur corps. Latoya se souvient que quand elle était victime de ce genre d’attaque, elle se sentait faible, engourdie et qu’elle se mettait à trembler sans pouvoir se contrôler. Lorsque la force s’en prend aux enfants, leurs yeux deviennent soudain exorbités, leurs bouches se tordent en un rictus affreux et leurs voix deviennent inhumaines, gutturales. Les crises sont terribles, les enfants se tordent de douleur, crient, se tapent la tête contre les murs, donnent des coups de pied, puis s’endorment paisiblement, sans se souvenir de rien. L’entité qui s’amuse avec eux a la capacité de sauter d’une personne à l’autre en quelques secondes et peut même les affecter hors de la maison.

En plus de ces forces démoniaques, Latoya sent la présence de plusieurs fantômes. Son plus jeune fils s’assoit souvent dans un placard et discute avec un garçon de son âge, que personne ne voit ni n’entend sauf lui.

Plus le temps passe, plus le démon semble gagner en puissance et ses attaques se font de plus en plus violentes. Un soir, alors que Latoya, Rosa et les enfants se trouvent au salon, une bouteille de désodorisant se met à léviter et se dirige vers la chambre de Latoya où elle explose dans un vacarme assourdissant. Paniquée et terrorisée, Latoya ouvre fébrilement la porte de sa chambre et voit une créature sombre sortir de son armoire. La jeune femme n’ose plus bouger. C’est sa mère qui la tire de la chambre avant que la créature lui saute dessus.

Ne voulant plus rester dans cette maison, Latoya et Rosa décident de fuir. Ils prennent quelques vêtements et vont se réfugier à l’hôtel. Latoya est désespérée. Elle ne veut plus envoyer les enfants à l’école, de peur qu’ils fassent une nouvelle crise. De plus, comme ils sont continuellement harcelés pendant la nuit, aucun ne dort.

 

Latoya demande de l’aide

L’histoire fait la Une des journaux télévisés

On est le 19 avril 2012. Latoya, à bout de forces, se décide à consulter son médecin généraliste, le docteur Goeffrey Onyeukwu. Dans son cabinet, un des fils de Latoya, celui âgé de 9 ans, se met à parler d’une voix grave, d’une voix démoniaque et traite le médecin de tous les noms d’oiseaux. Pendant ce temps, le plus jeune des fils est soulevé par une force invisible, se met à léviter et est brusquement projeté contre le mur avant de s’évanouir en même temps que son frère. Tout cela se passe devant le médecin et des infirmières qui sont tous terrorisés. Ils décident d’appeler le 911, le numéro d’urgence aux États-Unis. En attendant les secours, Latoya berce son fils le plus jeune dans ses bras, pendant que la grand-mère berce le second. Rien ne semble les faire revenir à eux.

Quelques minutes plus tard, plusieurs agents de police et ambulanciers arrivent au cabinet du médecin généraliste. Les enfants sont transportés à l’hôpital de Gary où ils se réveilleront plus tard. L’aîné se semble n’avoir gardé aucun souvenir de ce qui s’est passé, contrairement au plus jeune des enfants, qui se réveille agité et se débat violemment contre les infirmières. La police décide d’ouvrir une enquête. En allant visiter la maison de la rue Caroline, les agents ne trouvent rien de particulier, mis à part une bible ouverte et l’hôtel encore dressé dans la cave. Aucune trace de drogue, pas d’alcool.

Le DCS d’Indiana (l’équivalent de la DASS en France), alerté par les urgences de l’hôpital, demande une enquête sur Latoya Ammons pour maltraitance et négligence sur enfants. L’intervenant de cet organisme, qui arrive sur place, suspecte la jeune femme d’avoir perdu la raison et demande une expertise psychiatrique. Pour lui, c’est elle qui encourage les enfants à avoir un tel comportement néfaste.

C’est la psychologue Valérie Washington, qui sera chargée de cette expertise. Après avoir examiné tous les membres de la famille, elle écrira un premier rapport où elle donne son avis : aucun des membres de la famille ne présente de troubles psychiatriques ou psychologiques. De même, un psychiatre de l’hôpital établira exactement le même rapport quelques semaines plus tard.

Un jour, alors que la psychologue discute avec Latoya dans un bureau de l’hôpital, le plus jeune des enfants se met à grogner, à montrer les dents vers son frère, puis lui saute dessus et l’étrangle. Plusieurs adultes interviennent et tentent de lui faire lâcher prise. L’enfant développe une telle force physique que quatre adultes seront nécessaires pour lui faire lâcher son frère. La psychologue dira que les yeux de l’enfant semblaient lui sortir de la tête, que sa voix était étrangement rauque, qu’il ressemblait à un animal enragé.

Dans la même journée, après avoir calmé le petit garçon, la psychologue, accompagnée de Willie Lee Walker, une infirmière, amène les deux garçons dans une salle d’examen pour les interroger. Rosa reçoit l’autorisation d’assister à cette évaluation psychologique. Alors que les enfants paraissent calmes, soudain, le plus jeune regarde son frère et se met à grogner. D’une voix gutturale il lui dit : « Il est temps de mourir. Je vais te tuer. » Au même moment, le plus grand se met à donner des coups de tête dans l’estomac de sa grand-mère, qui lui attrape les mains et se met à prier. Alors, le jeune garçon de 9 ans fait un sourire bizarre, regarde sa grand-mère et se met à marcher en arrière sur le mur vers le plafond, avant de sauter par-dessus sa grand-mère et d’atterrir à ses pieds. La psychologue et l’infirmière sont terrorisées. Jamais elle n’avait vu un tel comportement auparavant. Personne, aucun être humain, ne peut glisser sur un mur, ni marcher au plafond la tête en bas ! C’est impossible !

Affolées, les deux employées sortent de la pièce et appellent à l’aide. Elles tombent sur le docteur Richarson, psychiatre, qui les écoute et qui ne peut pas croire ce qu’il entend. Il examine l’enfant, qui ne se souvient absolument de rien.  

Cette nuit, Rosa et les deux aînés passent la nuit chez un parent, tandis que Latoya et le plus jeune de ses fils restent à l’hôpital. Malgré tout ce que le personnel soignant, les médecins, les psychologues avaient vu, le DCS demande une mesure d’urgence et prend en charge les enfants. Les enfants sont enlevés à leur mère et placés dans des centres éducatifs. Latoya Ammons est ravagée par la douleur.   

 

L’enquête

On pense que la maison est hantée

 

Anéantie par la décision du DCS, Latoya Ammons décide de se battre pour récupérer ses enfants. Elle contacte le père Maginot et lui raconte son histoire. Le 22 avril 2012, touché par la détresse de sa paroissienne, le père Maginot visite la maison de la rue Carolina. Pendant plus de deux heures, Latoya explique au prêtre tout ce qu’il s’est passé dans cette maison lorsque soudain, la lumière de la salle de bains se met à vaciller. Intrigué, le prêtre se lève plusieurs fois pour vérifier, mais dès qu’il approche de la salle de bains, la lumière redevient normale. Au bout de la 4e fois de ce manège, alors que le prêtre se rend à la salle de bains, la lumière continue de vaciller. Alors, il appose un crucifix sur l’ampoule et tout s’arrête.

La discussion reprend, quand soudain, ce sont les cordons des stores vénitiens des fenêtres de la cuisine qui se mettent à bouger seuls. Pourtant, il n’y a pas de courant d’air. Le prêtre décide de visiter le reste de la maison. Dans la chambre de Latoya, il trouve d’étranges tâches d’eau. Soudain, il aperçoit des traces de pas qui traversent la salle à manger et qui font le tour de la chaise où est assise Latoya. Ces empreintes sont humides et semblent se matérialiser comme par magie.

Après ces évènements, le père Maginot conclut à un cas de possession démoniaque, et qu’il faut agir vite avant qu’un malheur n’arrive. Le prêtre est persuadé que Latoya est possédée par un démon et que c’est à travers elle que l’entité se manifeste. Avant de partir, il bénit la maison et conseille aux deux femmes de la quitter. Heureusement, Rosa a trouvé une autre location à Indianapolis et comptait déjà rendre cette maison.

Après un entretien de plus de quatre heures, le père Maginot pense que la famille est tourmentée par plusieurs démons. Même si les pires des manifestations semblent accabler les enfants, il reste persuadé que c’est Latoya Ammons qui est possédée par le démon, car lorsqu’il avait posé son crucifix sur elle, la jeune femme avait eu de singulières réactions.

Une semaine plus tard, un enquêteur du DCS convie Latoya et Rosa et ordonne une visite de la maison de la rue Carolina. C’est Valérie Washington qui est chargée de se rendre sur place. Le jour dit, elle arrive en compagnie de deux officiers de la police, l’un de la ville de Gary répondant au nom de Charles Austin et capitaine de la police de la ville de Gary et l’autre de celle d’Hammond.

Charles Austin est persuadé que toute l’histoire n’est qu’un énorme canular, monté de toute pièce par les deux femmes pour se faire de l’argent. Mais, plus il s’approche de la maison, plus sa radio grésille pour enfin s’arrêter lorsqu’il se gare devant la maison. Soudain, la radio se met à grésiller encore une fois et le policier entend distinctement la phrase : « Partez d’ici tout de suite ! » avant de rendre l’âme.

Plantée devant la maison, Latoya refuse d’y entrer. Ce sera Rosa qui se chargera de la visite. Le groupe la suit à l’intérieur. Charles Austin veut filmer les pièces de la maison, mais sa caméra n’a plus de batterie, alors qu’il l’avait chargée juste avant de venir. Alors, il prend son téléphone portable, un iPhone et photographie les lieux. Sauf que son iPhone, aussi, montre quelques signes de faiblesse.

Pendant la visite, le policier enregistre la conversation sur son iPhone, mais lorsqu’il veut la réécouter chez lui, des grésillements se font entendre et il perçoit distinctement la voix d’un homme qui lui dit bonjour. Et les photographies montrent de bien étranges choses : celle prise de l’escalier menant au sous-sol montre clairement une silhouette avec un visage. En élargissant la photo, une autre silhouette se fait voir au fond de la cave. Sur les fenêtres du salon, photographiées de l’extérieur, on voit clairement une silhouette blanche.

Le soir même, lorsque l’officier rentre chez lui, son garage refuse de s’ouvrir et le siège conducteur de sa voiture personnelle, une Infiniti de 2005, se met à se déplacer seul. C’est comme si l’entité présente dans la maison l’avait suivi jusque chez lui. Plus tard, les photos prises dans la maison s’effacent inexplicablement et plus jamais son iPhone ne fonctionnera correctement. Charles Austin commence à croire que la maison est hantée.

Quelques semaines plus tard, l’enquête des policiers va révéler une bien étrange affaire. Il apparaît que cette maison avait été construite en 1926 sur la demande d’un jeune couple qui y resta jusqu’à leurs morts. Après le décès de ce couple, la maison fut vendue à un homme, qui la loua. Plusieurs locataires se succédèrent. Après avoir épluché tous les faits divers de 1926 à maintenant, les policiers découvrent que, dans les années 30, le fils du couple qui avait construit la maison se pendit aux cordons du rideau du salon, alors qu’il s’amusait à se balancer. L’enfant avait 7 ans au moment de sa mort. Cette histoire ébranla le couple. Le père se mit à boire et à faire la tournée des bars, tandis que la mère se tourna vers l’occulte et tenta d’entrer en contact avec son fils dans l’au-delà. Cette histoire pourrait expliquer certaines choses.

Le 10 mai 2012, Latoya, Rosa, Austin, le père Maginot, Samantha Llic (une employée de la DCS) et deux autres officiers de police retournent dans la maison de la rue Carolina. Un agent fait le tour des lieux avec un chien et descend à la cave. Il découvre un liquide visqueux qui s’était condensé sous l’escalier. Madame Llic en effleure avec son petit doigt. On fouille sous l’escalier à la recherche d’un éventuel cadavre, mais on ne trouve rien.

Le prêtre bénit les lieux et répand du sel dans la cave et sur l’escalier. Pendant ce temps, au rez-de-chaussée, madame Llic sent son petit doigt s’engourdir. Elle le regarde et voit qu’il devient tout blanc. Puis, elle se sent oppressée et doit quitter la maison, bientôt rejointe par Latoya qui est victime d’un violent mal de tête.

Les enquêteurs, toujours dans la maison, découvrent la même substance sur les stores vénitiens de la chambre de Latoya et plus ils nettoient cette substance, plus elle réapparaît. Entre temps, Latoya et Rosa avaient déménagé et n’habitaient plus cette maison maudite.

 

Les exorcismes

Le père Maginot

Après cette visite, le père Maginot décide de contacter Monseigneur Melczeck, évêque du diocèse de Gary, afin de lui demander la permission d’effectuer un exorcisme. Mais l’évêque, en 21 ans de carrière, n’avait jamais approuvé d’exorcisme, aussi, il ne donna pas son accord.

Alors, le père Maginot décide d’effectuer des prières de libération, prières qui ne demandent pas l’accord de ses supérieurs, sur Latoya Ammons. Au mois de juin 2012, il bénit toute la maison de la rue Carolina et convoque la jeune femme dans son église, ainsi que madame Llic et deux officiers pour l’assister.

Au cours de la cérémonie, madame Llic dira avoir ressenti comme une présence dans l’église, une présence néfaste. Il faut dire que, depuis sa dernière visite à la maison de la rue Carolina, la pauvre employée n’avait pas été épargnée. Elle avait été brûlée au 3e degré par une moto, s’était cassé trois côtes lors d’un accident de Jet Ski, s’était cassé la main en heurtant une table et s’était cassé la cheville en marchant en tong. Ses amis l’évitaient et la traitaient de « chat noir ».

La séance de prières se passe relativement bien. Pour la clôturer, le prêtre donne un crucifix et un chapelet de médailles de Bénédictins à Latoya Ammons. Mais dès qu’elle sort de l’église, le chapelet explose et se brise en mille morceaux, signe que le démon est toujours présent. Une fois à la maison, c’est le crucifix qui se brise.

Le prêtre se met à chercher le nom des démons qui pourraient tourmenter la jeune femme. Il trouve Belzébuth, ce qui colle avec l’histoire des mouches sur la véranda en plein hiver, ainsi que d’autres démons puissants. Il refait une demande d’exorcisme auprès de son diocèse, qui accepte.

Au cours de l’exorcisme, Latoya Ammons s’efforce de prier avec le prêtre, mais cela est trop douloureux pour elle. Elle ressent une profonde douleur à l’intérieur d’elle, comme si quelqu’un lui arrache les entrailles à chaque parole du prêtre. Un 3e exorcisme est organisé vers la fin du mois de juin 2012, où Latoya convulse avant de s’endormir. Ce 3e exorcisme libère la jeune femme, qui se sent aussitôt revivre. Plus jamais, elle ne sera tourmentée par les démons.

En novembre 2012, Latoya Ammons retrouve la garde de ses enfants et décide de témoigner de ce qu’elle avait vécu, afin d’aider d’autres familles comme elle. Pour Latoya, témoigner c’est révéler au monde entier que le Mal Absolu existe et qu’il peut frapper n’importe où à n’importe quel moment. C’est durant l’année 2014, que Latoya révèle toute l’histoire au grand jour. Elle fut traitée de folle, d’hystérique… mais quelques personnes la crurent. D’autant plus, que les témoignages des policiers, des agents de la DCS, des médecins, des infirmières… étaient là pour appuyer la véracité des faits.

 

Aujourd’hui, la famille Ammons coule des jours heureux à Indianapolis. La maison de la rue Carolina est devenue un objet de curiosité au grand désarroi de son propriétaire. Charles Austin reste persuadé que dans la cave de cette maison, se cache un portail, un portail qui nous mène droit vers l’enfer.

 

Marie D’Ange

Pour aller plus loin





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Les possédées d’Aix-en-Provence

L’affaire des possédées d’Aix-en-Provence est la première affaire d’hystérie collective et de possession en masse en France. Cette histoire se passe au début du 17e siècle et les acteurs principaux de cette sombre affaire sont le père Louis Gaufridi moine bénédictin et curé des Accoules (vieux quartier de Marseille), accusé de sorcellerie et brûlé vif et les sœurs Madeleine de Demandolx de la Palud et Louise Capeau, déclarées possédées par les démons.

 

Un peu d’histoire

Nous sommes au début 1600, époque où l’on croyait beaucoup au diable et où l’on faisait la chasse aux sorcières. Au 17e siècle, de nombreux sorciers et sorcières furent brûlés sur un bûcher accusés d’avoir pactisé avec le diable.

À cette époque qualifiée de moderne avec la naissance de la science moderne grâce à Galilée, la religion catholique gouvernait encore la France et la peur du diable était tenace. En effet, il suffisait qu’une personne ait une crise d’épilepsie pour être considérée comme possédée. Les exorcismes pratiqués sur de pauvres gens souffrant de névrose ou de psychose étaient nombreux. Une femme un peu trop frivole était forcément une sorcière donc condamnée à mort sur le bûcher. Un homme ayant fait fortune trop rapidement avait forcément pactisé avec le diable. C’était l’époque où des messes sataniques étaient données lors du sabbat. Une époque obscure où tout était ramené au diable et où la superstition était omniprésente.

C’est dans ce contexte un peu trouble que le père Louis Gaufridi, prêtre à Aix-en-Provence, fut accusé de sorcellerie et d’avoir causé la possession des religieuses Ursulines d’Aix. Il fut brûlé vif le 30 avril 1611 par des Prêcheurs d’Aix-en-Provence et les sœurs subirent de nombreux exorcismes. La principale victime du père Gaufridi était Madeleine de Demandolx de la Palud, une jeune religieuse de 17 ans. Voici leur histoire.

 

Les débuts

Louis-Jean-Baptiste Gaufridi était le fils d’un berger, né en 1571 à Beauvezer, une commune française des Alpes-de-Haute-Provence. Son oncle, Cristol Gaufridi, alors curé de Pourrières (commune française située dans le département du Var), le fit entrer dans les ordres où il apprit à lire, à écrire, le latin, les rituels religieux… À 18 ans, il partit à Arles pour poursuivre ses études.

En 1595, il se fixa à Marseille où il devint curé du quartier des Accoules. Il était un prêtre qui aimait la bonne chère, les plaisirs de la vie, et surtout, il était apprécié de la population. Les Demandolx de la Palud, une famille bourgeoise originaire de Beauvezer, en avaient fait leur ami. Et c’est ainsi qu’il devint le directeur spirituel de la madame Demandolx de la Palud et de ses trois filles. Il était chargé de faire leur éducation religieuse.

Il s’enticha de la plus jeune des filles, Madeleine, qu’il avait vue naître, à qui il avait fait la première communion… Il la fit placer chez les sœurs Ursulines et la suivit tout au long de son apprentissage. Elle rejoignait le père Gaufridi dans son appartement quasiment tous les soirs sous prétexte de discuter sur Dieu et la croyance. Mais en réalité, ils discutaient de choses érotiques. Madeleine, âgée de 17 ans, était devenue maîtresse de son directeur spirituel.

Au cours de l’année 1609, Madeleine de Damandolx de la Palud, très jeune, très émotive et surtout très instable fit une dépression et fut renvoyée chez elle. C’est pendant cette période que les premiers signes d’une possession démoniaque apparurent. Le père Gaufridi continua à voir la jeune fille chez elle et à en croire l’histoire, à coucher avec elle.

 

Un mal qui se propage

La mère supérieure des Ursulines de Marseille, Catherine de Gaumer, commença à avoir des soupçons concernant le curé d’Accoules. Elle prévint la mère de Madeleine qui ordonna au prêtre de ne plus approcher la jeune fille. Madeleine fut enfermée au couvent sous la surveillance de la mère supérieure. C’est à ce moment que la pauvre jeune fille révéla la vérité sur ses relations avec le père Louis Gaufridi, ses attouchements et les actes sexuels qu’elle avait subis. Elle fut envoyée au couvent d’Aix-en-Provence pour la protéger.

Mais, à Aix, le mal de Madeleine s’aggrava et se propagea aux autres sœurs. La jeune fille avait des visions, faisait des crises de catatonie et se contorsionnait douloureusement lors des offices. Pour l’aider, les religieuses voulurent en savoir les causes. La jeune femme avoua que le père Gaufridi lui avait pris sa virginité et l’avait donnée au diable. Madeleine, après un accès de rage d’une rare violence où elle détruisit un crucifix, fut reconnue possédée. C’est le père Bormillon, supérieur des prêtres de la Doctrine Chrétienne qui l’exorcisa, sans réussir à chasser les démons. Durant les exorcismes, Madeleine avoua que c’était un prêtre, adorateur du diable, qui avait copulé avec elle, qui lui avait donné les démons.

Au couvent, huit autres religieuses furent déclarées possédées par le diable, dont Louise Capeau. Ses crises de possession furent plus terribles et violentes que celles de Madeleine. Lors des crises, son corps se tordait dans tous les sens et plusieurs voix bestiales sortaient de sa bouche.

Devant de tels faits, Madeleine et Louise furent conduites à Sainte-Baume à la grotte de Marie-Madeleine sans résultats. Sébastien Michaélis, grand inquisiteur de Saint-Maximin, prit l’affaire en main. Il fut aidé par Domptius, inquisiteur et exorciste flamand ainsi que par Billet. Ils découvrirent que les deux jeunes filles étaient victimes d’une possession multiple : Belzébuth, Léviathan, Baal, Asmodée, Astaroth et plus de 600 autres démons étaient dans le corps de la pauvre Madeleine. Autant dire que cela était énorme, trop pour être vrai même. En tout, les prêtres comptèrent 666 démons. Louise, quant à elle, n’était possédée que par trois démons mineurs du nom de Verrine, Sonneillon et Grésille. Les efforts des trois prêtres ont été vains pour exorciser les sœurs.  

 

Des aveux macabres

Face à ce carnage et à l’impuissance des Inquisiteurs, le père Louis Gaufridi fut convoqué et accusé de sorcellerie. Mais, la fouille de son appartement ne retrouva rien de compromettant, pas d’autel satanique, pas de manuscrit de sorciers… Il fut alors relâché. Comme son nom avait été taché, Gaufridi demanda réparation et fut traduit devant un tribunal d’Aix-en-Provence en 1611.

On fit venir Madeleine et Louise devant le juge. Les deux jeunes filles accusèrent le prêtre d’adorateur du diable et cannibalisme (il aurait mangé plusieurs fois de la viande humaine lors des sabbats). Madeleine déclara avoir subi des attaques sexuelles du prêtre depuis l’âge de 17 ans. Après ces témoignages, le juge reconnut leur état de possession. En effet, à deux reprises et devant la cour, Madeleine avait tenté de se suicider et la marque du Diable fut retrouvée sur son corps. Elle criait des obscénités, vociférait, se contorsionnait, et même lévita. Louise se mit à parler d’une voix d’outre-tombe et les spectateurs reconnurent Verine (qui est un démon très bavard) qui identifia clairement le père Louis Gaufridi comme la cause de tout. La jeune fille se mit à parler latin, alors qu’elle n’était pas cultivée et qu’elle n’avait jamais appris cette langue. Verine, par sa bouche, se mit à disserter sur le christianisme.  Quant au prêtre, il fut défroqué.

Madeleine de Damandolx de la Palud fut conduite à la Cathédrale Saint-Sauveur où on l’enferma au sous-sol. Là, les inquisiteurs recherchèrent des marques diaboliques sur son corps. Elle passa deux nuits enfermée au milieu d’ossements. Ensuite, Antoine Mérindol, un docteur en médecine, examina la religieuse et déclara qu’elle était possédée. On lui fit subir d’innombrables tortures. Le 26 février 1611, les inquisiteurs, inquiets, firent venir un chirurgien et deux médecins. En effet, le crâne de la malheureuse remuait. Sa peau en dessous de son crâne remuait comme si elle était parcourue par des insectes. Puis, Madeleine se mit à faire des mouvements provocants. Des marques diaboliques furent retrouvées sur son corps et à ces endroits la peau était insensible.

On fit venir le père Louis Gaufridi pour une confrontation. La jeune femme l’accusa de sorcellerie et de l’avoir violée et conduite au sabbat. Bien sûr, l’ancien curé nia tout en bloc. On rechercha, alors, les marques du diable sur son corps et trois marques furent repérées.

Le père Gaufridi fut torturé et fit un séjour en prison. Il avoua, épuisé, avoir signé un pacte avec son propre sang avec le diable. Sous la torture, il avoua, aussi, avoir célébré plusieurs messes noires afin de prendre le pouvoir sur les sœurs. Le prêtre fut condamné à mort. En avril 1611, il fut traîné à travers les rues d’Aix-en-Provence pendant cinq heures avant d’arriver sur son lieu d’exécution. Là, il supplia d’être étranglé avant d’être brûlé. On accéda à sa demande.

Immédiatement après la mort de Gaufridi, Marguerite de Burlefut, une autre ursuline possédée, fut libérée des démons. Le jour suivant, d’autres sœurs — ursulines furent délivrées. Chez Louise Capeau, Sonneillon et Grisille quittèrent son corps. Seul resta Verrine. Madeleine perdit la vue et l’ouïe et refusa de s’alimenter. Mais le jour de la Pentecôte, presque tous les démons la quittèrent et elle se rétablit. Seul resta Belzébuth.

 

Une fin pas heureuse

Madeleine fut exilée et vécut en recluse. En 1642, soit 30 ans plus tard, elle fut accusée de sorcellerie et fut emprisonnée. Mais faute de preuves, elle fut relâchée et mise à la garde d’un parent.

Louise Capeau sombra dans la dépression et la folie. Elle fut attachée à un lit et mourut de faim.

Mais, la folie des sœurs d’ursulines d’Aix-en-Provence fut contagieuse. En effet, plusieurs nonnes des couvents situés en Provence se dirent possédées. On en fit brûler certaines d’entre elles pour faire cesser le phénomène.

Cette terrible affaire des possédées d’Aix-en-Provence a fait beaucoup de vagues. Vingt ans plus tard, une autre histoire aussi sordide aura lieu à Loudun (je la raconterai dans un prochain billet). Ces deux histoires nous prouvent que, quelle que soit l’époque, les démons ont toujours existés et ont fait parler d’eux. Sauf qu’aujourd’hui, ils se manifestent plus subtilement. Des cas de possession démoniaque ont été recensés à travers les siècles. Et aujourd’hui encore, cela existe, des personnes sont possédées. Ces cas sont rares. Le plus souvent, elles souffrent des assauts du démon et on les remet à la psychiatrie qui ne peut les soulager.

 

Marie d’Ange

Pour aller plus loin

Sources : mtholoke.ed, demonology.enacademic.com

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La possession de Maurice Thiérault

Voici une histoire vraie terrifiante, celle d’un cas de possession démoniaque sur la personne Maurice Thériault, cas qui a été largement documenté et filmé. Cette histoire fait partie des dossiers Warren, les célèbres enquêteurs du paranormal et chasseurs de démons. Dans cette affaire, Lorraine et Edward vont être confrontés à l’un des cas de possession les plus terrifiants de leur carrière.

 

 

L’histoire de Maurice Thériault

 

Maurice Thériault est né dans une famille de fermiers d’origine canadienne immigrée dans le Maine aux États-Unis. Sa famille est francophone. L’enfance de Maurice Thériault est douloureuse, il est tyrannisé et battu par son père qui le force à travailler dur à la ferme. Son père est souvent violent et ses colères sont monstrueuses. Souvent, après avoir été battu, le petit Maurice se tourne vers les forces du mal pour leur demander de l’aide. Il dira même un jour à son père : « Plutôt travailler pour le diable que travailler pour toi ! »

Maurice reste, pourtant, un garçon doux et particulièrement gentil. Certains le surnommeront Frenchy, pour son accent qui sonne très français.  Mais un évènement va faire basculer toute son existence. Un jour, alors qu’il rentre de l’école, il surprend son père en train de se livrer à des actes sexuels sur une vache. Et lorsque son père prend conscience qu’il est regardé, il oblige son fils à le rejoindre et à s’adonner à l’impensable.

Tant bien que mal, Maurice grandit et développe des talents tout à fait particuliers, comme une grande résistance au travail, une force extraordinaire et la connaissance de choses qu’il n’a jamais apprises. À 21 ans, l’âge de la majorité absolue, il quitte ses parents et prend un ticket de bus pour la Nouvelle-Angleterre. Là, il vit de petits boulots. Il rencontre une jeune femme, Patricia, et se marie. La jeune femme ne restera pas longtemps à ses côtés. Trop de choses surnaturelles arrivent autour de son mari et elle préfère fuir. En effet, une nuit, alors que Maurice dort paisiblement, il se met à trembler et à se raidir. Patricia essaye de l’aider. Elle prend peur lorsqu’elle voit le crucifix, placé au-dessus du lit, qui se met à saigner. D’autres phénomènes auront lieu par la suite. Cet épisode était la première véritable crise vécue par Maurice Thiérault. Ce dernier sera vu à deux endroits à la fois, au même moment par des amis. On parle alors du pouvoir de bilocation, que seuls Dieu et Satan possèdent. Il a de nombreuses absences et certaines fois il se met à parler latin.

Plus tard, il fera la rencontre de Tina, mais là encore leur histoire d’amour ne durera pas. Tina a des enfants d’un précédent mariage et alors qu’ils sont tous en balade en voiture et roulent sur une route départementale, Maurice est victime d’une violente crise. Il est totalement tétanisé, il lâche le volant. Tina tente de maîtriser le véhicule, mais cela lui est impossible :  le volant et l’accélérateur réagissent seuls, comme si quelqu’un d’invisible conduit la voiture. Elle voit le visage de Maurice se transformer. Elle a peur pour elle, peur pour ses enfants. Heureusement, Maurice reprend ses esprits et parvient à arrêter le véhicule. Tina le quittera, terrifiée.

 

Maurice Theriault et sa dernière compagne, Nancy

 

Au début des années 70, Maurice rencontre Nancy. Nancy a déjà des enfants d’un précédent mariage et elle donnera deux autres filles à Maurice. Tout se passe pour le mieux. Maurice est quelqu’un de très apprécié, un bon mari et un bon père, même s’il lui arrive parfois de se mettre soudainement en colère et de vouloir s’en prendre physiquement à sa femme et à ses filles. Cela reste encore rare. En 1975, un nouveau drame va marquer sa vie à tout jamais : pour une raison qui reste encore inconnue, son père tue sa mère d’une balle dans la tête avant de se suicider. Cet évènement va beaucoup le bouleverser et les crises vont augmenter en intensité et en durée. Il menace sa femme, ses enfants et dit que son destin est lié à celui de son père, qu’un jour il tuera Nancy avant de se donner la mort.

Au fil des années, les crises deviennent de plus en plus violentes. Celui qui a la réputation d’être un homme doux et gentil, qui cultive ses légumes et les revend au petit village de Walckley se transforme en monstre. Parfois, sans que l’on puisse l’expliquer, son regard change et il devient violent.

Au cours du printemps 1985, Maurice Thériault est victime de phénomènes étranges. Du sang coule régulièrement de ses yeux, sans raison apparente, des plaies apparaissent sur son visage, des croix se dessinent sur son dos. De plus en plus souvent, les gens disent l’avoir aperçu à deux endroits différents au même moment. Des objets volent autour de lui et viennent le frapper. Il développe une force incroyable. Il entre dans des colères monstres, des épisodes d’une violence extrême, il frappe, il hurle, il crache, il parle constamment de meurtres et de suicide. Nancy est terrorisée et n’ose fuir la maison, car elle sait qu’il serait capable de tuer un des enfants. Lors des moments de lucidité, qui deviennent rares, Maurice est conscient d’être dangereux pour sa famille. C’est pourquoi il fait disparaître toutes les armes à feu de la maison.

La famille Thériault est catholique. C’est pourquoi Nancy décide de demander de l’aide au curé de la paroisse, l’abbé Boyer, qui se sentant dépassé par les évènements, fait appel à Ed et Lorraine Warren.

 

L’enquête

Avant de se rendre sur place, Ed et Lorraine Warren envoient leur assistant Paul Walukiewicz passer une nuit à la ferme afin d’observer Maurice. Celui-ci va être témoin de phénomènes étranges. Il verra du sang couler des yeux de Maurice et assistera à une crise. L’enquêteur n’a plus aucun doute : Maurice est possédé.

Le jour suivant, les Warren, accompagnés de Tony Spera, arrivent à la ferme. Dans un premier temps, ils récoltent tous les témoignages de personnes ayant noté des phénomènes étranges autour de Maurice. Il y a, bien sûr Nancy, qui a assisté à plusieurs crises, mais aussi les témoignages du chef de la police et du prêtre, qui ont vu du sang sortir des yeux de Maurice. Ed le fait enfermer pendant 30 jours dans un hôpital psychiatrique, afin d’évaluer l’état de santé mental du fermier. Les psychiatres sont unanimes : aucune maladie mentale ne peut provoquer les saignements des yeux, ni les croix dessinées sur le torse, ni le fait qu’il arrive à parler plusieurs langues mortes.

Maurice Thériault rentre à la maison. Le verdict est clair : la possession de Maurice est évidente. Et cette possession a nécessité une porte permettant au démon d’entrer dans son corps. En fouillant dans son passé, Ed Warren est surpris par deux évènements qui peuvent expliquer ce fait, le premier étant celui où Maurice est forcé par son père à faire des choses malsaines avec une vache et le deuxième, le fait que de nombreuses fois, Maurice ait demandé l’aide des forces occultes.  Un exorcisme doit être pratiqué le plus rapidement possible avant qu’un drame n’arrive. Pour surveiller Maurice, les Warren demandent l’aide de la police. Lorsque les policiers arrivent à la ferme, ils découvrent Maurice étendu sur le sol de la salle de bain, en pleine crise. Du sang dégouline de ses yeux et des messages écrits en français sont lus sur son torse. Ce jour-là, Maurice se montre particulièrement violent et le chef de la police a du mal à le maîtriser.

L’évêque de Boston, Robert McKenna (connu pour avoir pratiqué des exorcismes chez la famille Smurls à la même époque) est ému par l’histoire de Maurice Thierault et décide de l’aider en pratiquant un rituel d’exorcisme sur lui. D’après les Warren, la possession de Maurice Thériault est l’œuvre de Satan lui-même et cela aurait démarré durant son enfance. Son père avait aussi été possédé par Satan.

 

Les exorcismes

L’évêque pratique trois exorcismes sur Maurice, dont le 3e, pratiqué devant témoin, a été filmé. On peut le visionner sur Internet. Voici le lien http://www.dailymotion.com/video/x5c291_la-possession-de-maurice-theriault_news

 

Photographie tirée de la vidéo de l’exorcisme

 

Pour ceux qui oseront le regarder, vous noterez la transformation physique de Maurice. Des cloques apparaissent sur son corps, comme s’il brûle de l’intérieur. Une fente s’ouvre sur son crâne. Ses yeux sont ceux d’un serpent. Il n’est plus lui-même. Pendant un moment, au cours de l’exorcisme, Maurice regarde fixement l’homme de Dieu et se met à cligner des yeux trois fois, comme pour offenser la trinité.

Après ce 3e exorcisme, Maurice Thiérault semble avoir retrouvé la paix. Il n’est plus victime de phénomènes étranges et la vie reprend son cours. Ed Warren garde contact avec lui, car une rechute n’est pas exclue.

 

La rechute

Après 7 années de tranquillité, Maurice Thériault rechute violemment, et cela d’une manière aussi soudaine que personne n’a pu prévoir quoi que soit. Il menace sa fille Mélinda et lui demande pardon. Mélinda est terrorisée. Il dit vouloir tuer Nancy. Il devient incontrôlable. Nancy arrive. Maurice, enragé, lui saute dessus. Il tient un fusil. Nancy se bat contre lui. Il tire et la touche au bras. Elle parvient à s’enfuir, mais la rattrape. Mélinda tente de le maîtriser. Il l’envoie valdinguer contre le mur. Il demande pardon, il hurle. Il pointe le fusil sur Nancy, puis en tremblant, comme s’il se bat contre une force inconnue, il retourne l’arme contre lui. Il tremble. Il a du mal à garder le fusil dans sa bouche. Puis dit : « tu te souviendras de ce que j’ai fait » et appuie sur la gâchette, faisant ici exploser sa tête. La seule chose que peut répondre Nancy c’est « amen ». Tout est à présent terminé, le bien l’a emporté sur le mal.

 

L’affaire de Maurice Thériault est troublante et fait peur. C’est une histoire vraie et la vidéo est plutôt effrayante. Comment un homme peut-il arriver à se transformer autant, à faire brûler sa peau, à se fendre le crâne sans se toucher, à changer l’aspect de ses yeux ? Pour Maurice Thériault, ce fut un long combat contre Satan ou la maladie mentale. Et dans un dernier sursaut, il a préféré se tuer plutôt que de faire du mal à sa femme. Malgré toutes les connaissances des Warren, Maurice Thiérault n’a pu être sauvé.

 

Marie d’Ange

 

Pour aller plus loin

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La possession d’Anneliese Michel

Anneliese Michel était une jeune Allemande, qui mourut tragiquement après huit longues années de souffrance lors d’un exorcisme. Cette tragique affaire a donné lieu à un procès et à une condamnation pour les prêtres-exorcistes qui s’occupaient d’elle. Cette histoire a aussi incité l’Église allemande à ne plus pratiquer d’exorcisme. Explication.

 

 

 

Qui est Anneliese Michel ?

 

Livre de Félicitas Goodman

 

Anneliese Michel est née le 21 septembre 1952 à Leiblfing (Bavière) au sein d’une famille catholique très pratiquante. Anneliese est une jeune fille très pieuse. Cette jeune bavaroise a tout pour vivre heureuse. Elle est entourée de ses parents et de ses trois sœurs, Gertrud, Roswitha et Barbara. L’éducation se veut rigoureuse et pieuse, car pour les parents, le respect des valeurs chrétiennes est très important.

C’est en 1968, à l’âge de 16 ans, que survient la première crise. Anneliese se met à trembler violemment et ne contrôle plus son corps. Elle entend, autour d’elle, des rires démoniaques. Son corps se courbe au point de faire craquer ses os. Elle est dans une extrême souffrance. Anneliese Michel reprendra ses esprits après une bonne dizaine de minutes. Son corps est courbaturé, ses muscles, tirés à l’extrême, sont douloureux. Depuis ce jour, elle est régulièrement prise de convulsions. Durant ces crises, elle perd sa voix et n’arrive plus à appeler ses parents pour l’aider. On fait venir le médecin de famille qui diagnostique une épilepsie et la fait interner en hôpital psychiatrique.

Les psychiatres sont d’accord avec le médecin généraliste : Anneliese Michel est épileptique, mais en plus, ils diagnostiquent une dépression sévère. Elle restera à l’hôpital, sous surveillance, plus d’un an. Elle prendra un traitement lourd sans que jamais les crises ne cessent. Pire, son état s’aggrave. Anneliese hurle qu’on veut la tuer, qu’on la frappe, elle vocifère des insanités, les crises convulsives sont d’une rare violence. Durant ces crises, elle ne peut s’empêcher de faire des génuflexions, parfois une centaine à la suite, sans pouvoir s’arrêter. Elle ne se nourrit plus et a du mal à boire. Elle voit des visages démoniaques, qu’elle appelle Fratzen, en train de grimacer lorsqu’elle fait ses prières quotidiennes. Elle entend des voix. Elle en parle avec les médecins qui sont dépassés. Ils changent le traitement et lui donnent un cocktail médicamenteux très puissant. Ce qui calme un peu les crises, sans les faire disparaître.

Enfin, Anneliese Michel rentre chez elle. Elle est fatiguée et terriblement amaigrie. Elle reprend le chemin de l’école. Elle voit souvent des démons autour d’elle et est régulièrement victime d’attaques démoniaques. Elle ne cesse de prier et de boire de l’eau bénite. Elle espère que les médicaments contre l’épilepsie la soulagent enfin. La famille, incapable de l’aider et présente lors de ces crises terrifiantes et troublantes, se tourne vers l’Église. En début de l’année 1973, soit cinq après la première crise, les parents d’Anneliese demandent à plusieurs prêtres d’exorciser leur fille. Mais la jeune fille ne répond pas aux critères spécifiques d’une possédée. Elle ne lévite pas, ne parle pas une langue inconnue, ne connaît pas de faits cachés…

Ici, je voudrais faire juste un petit commentaire : l’Église, avant d’accorder un exorcisme, procède à une enquête. Le possédé doit répondre à certains critères. Or, l’on sait que le démon se cache. Il ne va parler pas une langue étrangère, par exemple, afin de donner une preuve de son existence ! Le seul moyen d’être sûr qu’il y a possession démoniaque est de faire un exorcisme. Le Rituel va l’obliger à se montrer. Le Rituel a une fonction diagnostique, mais on ne s’en sert pas ! Gabriele Amorth pratiquait des exorcismes à visée diagnostique pour s’assurer de la présence du Malin ! Mais l’Église reste butée à cette question.

Revenons à notre histoire : les crises d’Anneliese Michel deviennent de plus en plus violentes. Elle insulte ses proches, elle les bat, les mord. À cette époque, elle est incapable d’avaler de la nourriture, dort à même le sol et connaît une aversion profonde pour les crucifix et tous les portraits de Jésus. Ses parents l’entendent, impuissants, hurler toute la journée et la nuit. Elle s’agenouille et se relève avec un rythme effréné sans pouvoir s’arrêter en hurlant de douleur.

Enfin, en 1975, l’archevêché de Würzburg autorise un exorcisme basé sur le Rituel romain. Ce sont le père Alt et le père Renz qui vont pratiquer un à deux exorcismes par semaine sur elle. Parfois, lors des séances, il faut l’aide de plus de trois hommes pour la maîtriser. Mais les crises ne cessent pas. De plus en plus souvent, elle reste paralysée et inconsciente. Elle refuse catégoriquement de s’alimenter, elle boit son urine et mange des araignées, seule nourriture que les démons acceptent qu’elle mange. Ses nombreuses génuflexions, plus de 600 de suite, ont provoqué une rupture des ligaments. Elle ne marche plus ou doit être soutenue. Elle est maigre, affaiblie, fatiguée. Souvent, des odeurs pestilentielles se dégagent de son corps. En parallèle de ces exorcismes, la jeune fille continue de prendre un traitement relativement lourd, un véritable cocktail de médicaments, comprenant des calmants, des cachets contre l’épilepsie et des cachets pour soigner une hystérie épisodique.

Quarante cassettes audio ont été enregistrées lors des exorcismes. On y entend Anneliese Michel vociférer, prendre plusieurs voix, dire des insanités. Parfois même, on peut entendre les démons parler entre eux. D’ailleurs, à un moment, les démons qui sont en elles se présentent et l’on peut entendre les noms d’Hitler, Néron, Judas Iscariote, Lucifer, Caïn… On remarquera deux choses :

  • La première est le nom de Lucifer. Comme Lucifer est Satan, Anneliese est donc possédée par Satan !
  • La deuxième est les noms des autres démons, qui sont en fait des damnés. En effet, les damnés peuvent posséder et sont souvent accompagnés de démons dans ce genre d’entreprise. Si cette histoire est véritable, cela voudrait dire que Hitler a passé un pacte avec le Diable pour obtenir sa toute-puissance.

Une fois, la jeune fille a déclaré avoir vu la Vierge, lui avoir parlé et avoir accepté son sort, c’est-à-dire mourir pour montrer l’existence de Dieu. En effet, si les démons existent, Dieu existe, ça tombe sous le sens.

Le 30 juin 1976, Anneliese Michel, affaiblie par une pneumonie, le visage émacié et très maigre, décède en pleine séance d’exorcisme. Avant de s’éteindre, elle a crié le nom de la Vierge, a souri et a fermé les yeux, apaisée. Elle a alors 23 ans. Le rapport d’autopsie indique que sa mort est liée à une sévère malnutrition et à une déshydratation. Les parents et les prêtres sont alors arrêtés et sont inculpés de négligence ayant entraîné sa mort.

 

 

Le procès

 

 

Le procès débute en mars 1978. Les deux prêtres sont défendus par des avocats payés par l’Église, tandis que les parents prennent un avocat libéral qui va plaider pour que les croyances de chacun soient respectées. En effet, l’exorcisme en Allemagne n’est pas illégal du moment qu’il est ordonné par l’Église. Les Michel croient en Dieu et croyaient en la possession démoniaque de leur fille. Ils ont cru pouvoir aider leur fille en la faisant exorciser.

La ligne de défenses des prêtres est aussi très simple. Pour eux, ils ont libéré une jeune fille possédée qui a su trouver la paix juste avant sa mort. Les enregistrements audio des exorcismes furent diffusés à la Cour. On a pu y entendre les démons parler et se disputer en eux, demandant qui allait quitter le corps d’Anneliese le premier.

En face des prêtres et des parents, les médecins retracent la maladie de la jeune femme, son épilepsie, sa dépression, son hystérie. Anneliese prenait un traitement lourd, traitement qu’elle a subitement arrêté, ce qui a pu engendrer une crise cardiaque. De plus, la jeune femme ne s’alimentait plus et ne buvait plus. C’est cela qui l’a tuée, cela et les rituels qui n’ont fait que l’affaiblir davantage.

Le procès est retentissant. L’Église est sur le banc des accusés. Le juge décide de condamner les prêtres et les parents à six mois de prison avec sursis pour négligence ayant entraîné la mort d’Anneliese Michel. En effet, un non-lieu aurait laissé la porte ouverte à toutes sortes de rituels plus ou moins encadrés, dans la mesure où la possession démoniaque est reconnue comme une réalité. Mais la prison avec sursis sera davantage perçue comme une peine légère en regard du crime commis, qui est comme même un homicide involontaire. La justice a voulu faire de cette histoire un exemple.

Après cette histoire, les ecclésiastiques se sont réunis et ont décidé qu’en Allemagne, il ne sera plus fait d’exorcisme. On parlera plutôt d’un accompagnement spirituel. C’est pourquoi, en Allemagne, on n’y trouve plus de prêtres-exorcistes.

 

 

Tentatives d’explication

 

 

Félicitas Goodman, l’auteure de la biographie d’Anneliese Michel, déroule les faits sans jamais y prendre part. Elle donne des témoignages édifiants, troublants et touchants sur ce qui est arrivé à cette pauvre jeune fille, sans jamais dire clairement s’il s’agit d’une maladie mentale ou d’une possession démoniaque. Elle ne prend pas parti, elle se contente de donner les faits.

Félicitas Goodman va recueillir des témoignages des gens étrangers à la famille qui racontent tous la même chose : des odeurs pestilentielles se dégageaient de la jeune fille, odeurs qui ont été senties par les badauds.

Les plus éminents des psychiatres ont témoigné et ont clairement dit que si Anneliese avait suivi son traitement médical jamais elle ne serait morte. Pourtant, aucun médicament ne l’a réellement soulagée. Même, pire puisque le traitement semblait accélérer les crises. Lors de l’autopsie, aucune lésion, aucune anomalie neurologique ne fut retrouvée sur le cerveau d’Anneliese, ce qui aurait pu démontrer qu’elle était hystérique et malade mentalement. De plus, il y a les enregistrements audio, que même Félicitas, pourtant linguiste, n’a pu interpréter et analyser tant certaines émissions vocales sont étranges.

D’ailleurs, parlons un peu de ces enregistrements audio. Vous pouvez les entendre sur You Tube. Mais un conseil, avant de les écouter, récitez une prière. Ces enregistrements sont très troublants, ce n’est pas une jeune femme que l’on y entend, mais des voix différentes, gutturales, spectrales. D’après Félicitas, qui je le rappelle est linguiste, une jeune fille de l’âge d’Anneliese serait incapable d’émettre de tels sons, de transformer autant ses cordes vocales.

Anneliese Michel avait une aversion totale pour tout ce qui est religieux. On peut penser que le rejet des symboles religieux peut être expliqué par une frustration de ne pas voir sa foi la guérir de son épilepsie. De plus, Anneliese a pris de nombreux psychotropes, utilisés entre autres pour traiter la schizophrénie. Or, la dystonie, l’amnésie, le dédoublement de personnalité, les hallucinations… sont des symptômes de la schizophrénie et de certains troubles graves. Et certains médicaments peuvent aussi provoquer certains symptômes du même genre s’ils ne sont pas pris correctement ou simplement inadaptés à la maladie.

Possession démoniaque ou maladie mentale ? On ne le sait toujours pas aujourd’hui… Je pencherai pour la possession démoniaque avec des réserves, car je n’ai pas tous les éléments en main pour le vérifier.

Aujourd’hui, Anneliese Michel repose en paix dans le cimetière de son village.

 

 

L’Exorcisme d’Emily Rose

 

 

« L’Exorcisme d’Emily Rose » est un film américain réalisé par Scott Derrickson inspiré de l’histoire d’Anneliese Michel. Sorti en 2005 en salle, il a été interdit au moins de 12 ans.

Ce film, bien qu’américanisé, relate relativement correctement l’histoire d’Anneliese Michel. Les scénaristes se sont inspirés du livre du docteur Felicitas Goodman (je vous en parlais plus haut) intitulé « La vérité sur l’exorcisme d’Annelies Michel ».

Le film est une libre adaptation de la véritable histoire d’Anneliese.

Juste pour l’anecdote, le film « L’Exorciste » est sorti en salle en 1973. La même année, Anneliese Michel est morte lors d’une séance d’exorcisme. Anneliese n’avait pas vu le film, elle était déjà très malade. Mais c’est troublant comme coïncidence. Au moins, on peut éliminer le fait qu’Anneliese était très troublée par le film au point de se croire possédée. Cela est arrivé à beaucoup de personnes après la sortie de « L’Exorciste ».

La dramaturge du film est plus judiciaire que fantastique. Le film se concentre sur le procès qui a lieu après le décès d’Emily Rose (alias Anneliese Michel). Ce qui est très bien, car cela renforce la crédibilité du film et l’on y apprend beaucoup de choses sur ce qu’a vécu Anneliese. Tout comme Felicitas Goodman, Scott Derrickson laisse aux spectateurs la liberté de se faire leur propre idée sur cette histoire. À aucun moment, le film ne suggère qu’il s’agit d’une possession démoniaque ou d’une maladie mentale. Par contre, il montre la vision de la jeune femme voyant la Vierge lui demander d’être une martyre.

« L’exorcisme d’Emily Rose » n’est pas le seul film à raconter l’histoire d’Anneliese Michel, puisque le film allemand « Requiem d’Hans-Christian Schmid », sorti en 2006 se base aussi sur cette histoire. Je ne vais pas vous en parler, tout simplement parce que je ne l’ai pas visionné.

 

 

Pour certains, la vie d’Anneliese a permis de mettre en évidence l’existence des démons. Pour d’autres, Anneliese était simplement une jeune fille malade qui se croyait possédée. Que l’on y croie ou pas, les enregistrements audio des exorcismes, que l’on peut entendre sur le Net, sont troublants, effrayants et donnent des frissons. La plus grande force du démon est de faire croire qu’il n’existe pas. Et dans cette histoire, il a réussi à semer le doute…

 

 

Marie d’Ange

 

Pour aller plus loin

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Amityville la maison du Diable, famille Defeo

L’affaire d’Amityville est l’une des affaires les plus médiatisées des États-Unis. Amityville, la maison du Diable comme on la surnomme a beaucoup défrayé la chronique. Certains croient en une maison hantée qui aurait poussée un jeune garçon à tuer toute sa famille et une autre à la fuir. D’autres restent persuadés que toute l’histoire n’est qu’un immense canular engendré par ceux qui voulaient se faire un maximum d’argent grâce au surnaturel. Alors, simple folie meurtrière et canular ou réelle possession et hantise démoniaque ?

 

 

 

La maison d’Amityville

 

 

 

La maison d’Amityville a été surnommée la « maison du Diable » à la suite de différents évènements morbides et macabres survenus entre l’année 1974 et l’année 1976 dont elle fut le témoin.

La demeure est située au 112 Ocean Avenue dans une petite ville côtière d’Amityville, sur Long Island à l’est de New York. Aujourd’hui, pour décourager les curieux, l’adresse a été modifiée. C’est une très belle bâtisse, construite dans les quartiers aisés d’Amityville en 1928. Son style colonial hollandais lui confère une belle allure, même si les lucarnes du dernier étage ont toujours été assimilées aux yeux du Diable. D’ailleurs, ces lucarnes ont été transformées en fenêtres standards par la suite. La bâtisse est construite sur quatre niveaux, dont la cave et le grenier et comporte six chambres, un grand salon, une grande salle à manger, une cuisine spacieuse, une véranda, trois salles de bain, une salle d’eau, un sous-sol entièrement aménagé, un garage deux voitures, une piscine chauffée et un grand hangar à bateau. Autant dire qu’elle a tout pour plaire excepté que dans la nuit du 13 novembre 1974, six personnes y trouvèrent la mort.

 

 

La famille DeFeo

 

 

En 1965, la famille DeFeo achète et s’installe dans la maison d’Amityville. La famille est composée de Ronald DeFeo Sr, le père, Louise la mère, Ronald Jr surnommé « Butch » l’aîné de la famille, Dawn l’aînée des filles, Allison, Mark et John. Tous ont été assassinés par Ronald Jr dans la nuit du 13 novembre 1974 à 3 h 15 du matin par balles, sans qu’aucun voisin ait entendu le moindre coup de feu et, chose plus bizarre encore, sans qu’aucun membre de la famille ait entendu les coups de feu. En effet, chacun des enfants et les parents ont été retrouvés dans leurs lits respectifs, tués dans leur sommeil par Ronald Jr, sans qu’aucun d’entre eux se soit réveillé. Troublante affaire.

Il est 18 h 35 le 13 novembre 1974 lorsque la police reçoit un appel téléphonique d’un certain Joey Yeswit leur disant qu’un jeune homme répondant au nom de Ronald DeFeo Jr a surgi dans son bar affolé en criant que toute sa famille avait été assassinée. Accompagné de Ronald Jr et d’autres personnes, Joey Yeswit se rend sur les lieux du drame et constate les meurtres. Les policiers mettront dix minutes à se rendre sur place pour découvrir les six corps ensanglantés gisant sur leur lit.

 

 

Ronald DeFeo Sr

 

 

A reçu deux balles dans le dos qui sont entrées par le cou et ont traversé les reins et la colonne vertébrale. D’après l’autopsie, il n’est mort qu’au bout de quelques minutes après avoir reçu les balles et a tenté de se déplacer. Ronald DeFeo Sr est considéré comme un homme tranquille et travailleur. Il était directeur général de La Brigante-Karl Buick Concession à Brooklyn. C’était un homme juste qui aimait beaucoup les enfants et qui leur donnait beaucoup d’amour. Mais d’après Ronald Jr, son père le battait souvent et il ne s’entendait pas avec lui. Un peu avant le meurtre, les deux hommes ont eu une violente altercation et Ronald Jr a été vu par ses deux frères avec la lèvre ouverte. Le jour du meurtre, le père de famille avait porté son fils, Mark, chez le médecin victime d’une blessure lors d’un entraînement au football.

 

 

Louise DeFeo

 

 

A reçu deux balles, une qui est entrée et sortie par le poignet gauche, l’autre qui a transpercé le diaphragme, la cage thoracique et le foie. D’après l’autopsie, elle mettra plus de 10 minutes à mourir et sera trouvée proche de la porte de la chambre.

On ne sait pas grand-chose de Louise, mis à part qu’elle a été accusée par Ronald Jr d’infidélité. Mais rien n’a été prouvé.

 

 

Dawn DeFeo

 

 

A reçu une balle à bout portant au niveau du bas du cou qui est ressortie par l’oreille gauche. Elle avait 18 ans.

Dawn a été décrite comme une jeune fille croyante et pieuse. Mais, il semblerait qu’elle avait des rapports incestueux avec son grand frère depuis son arrivée dans la maison. Plusieurs fois, elle avait été confesser cette faute grave et à chaque fois qu’elle rentrait chez elle, elle ne pouvait s’empêcher de recommencer. Dawn et Ronald Jr étaient très complices et partageaient beaucoup de choses. Un jour, Dawn avait même donné son urine à Ronald Jr qui devait passer un test de dépistage demandé par le père de famille. Le jeune homme n’a pas été inquiété alors qu’il était accroc à l’héroïne.

 

 

Allison DeFeo

 

 

À été réveillée au moment où Ronald Jr est entré dans sa chambre et a juste eu le temps de voir le fusil avant de recevoir une balle en pleine tête qui la tuera sur le coup. La balle est ressortie par l’arrière du crâne, a rebondi sur le mur. Les enquêteurs la retrouveront au sol.

Allison avait 13 ans au moment des faits. Elle a été décrite, par les camarades de son école, comme une jeune fille calme et réservée. Allison ne supportait pas les éternelles disputes entre son père et son grand frère et s’enfermait toujours dans sa chambre pour ne rien entendre.

 

 

Mark DeFeo

 

 

A reçu un tir à bout portant. Il avait 12 ans au moment des faits. Le jour de la fusillade, Mark avait été victime d’un grave accident alors qu’il s’entraînait au football. Ses jambes avaient été plâtrées et il se déplaçait en fauteuil roulant. Même s’il avait entendu les coups de feu, il n’aurait même pas pu fuir.

Mark a été décrit comme un jeune adolescent violent. Depuis son entrée dans la maison, il se querellait sans cesse avec John, son petit frère. Tout acte de violence semblait l’attirer. La veille du meurtre, il avait surpris son père et Ronald Jr se disputer dans la cave et avait vu son frère remonter à l’étage avec la lèvre entaillée.

 

 

John DeFeo

 

 

A reçu un tir à bout portant. Il avait 7 ans au moment des faits.

Tout comme Mark, John était un garçon calme jusqu’à son arrivée à la maison où il n’arrêtait pas de se disputer avec son frère et d’être violent. La veille de la fusillade, il était avec Mark en train d’espionner son père et Ronald Jr dans la cave.

 

 

Ronald DeFeo Jr

 

 

 

Est né le 26 septembre 1951. Avait 23 ans au moment des faits. Est surnommé « Butch ». Ronald DeFeo Jr était devenu un garçon solitaire et renfermé depuis l’emménagement dans la maison. C’est un drogué à l’héroïne qui aime passer son temps à regarder des émissions violentes à la télévision. Il se disputait sans cesse avec son père. En réalité, Ronald Jr était un adolescent mal dans sa peau, en conflit avec le monde entier, la risée de ses camarades de classe. Il n’aimait ni son père, ni sa mère, ni ses frères et sœurs et détestait par-dessus tout Shaggy, le berger allemand de la famille. Pour fuir son univers sordide, il s’était enfermé dans la drogue.

Le jour de la fusillade, il regardait « Castle Keep » à la télévision, une émission violente où des coups de feu sont régulièrement tirés. Il avait l’habitude de pousser le son de la télévision à fond. À la fin de l’émission, il prend le fusil de chasse de son père et assassine froidement tous les membres de la famille, un par un, ne laissant aucun survivant. Lors de son interrogatoire, il donnera plusieurs versions des faits, dont celle où il dit avoir été aidé par un ami et Dawn. Il dira, aussi, avoir demandé à Dawn de se recoucher alors que la jeune fille lui demandait ce qu’il se passait. Après avoir assassiné tous les membres de sa famille, le jeune homme aurait pris le temps de ramasser toutes les douilles, de se changer, de jeter le fusil dans les baies, son étui et les autres cartouches dans une bouche d’égout avant de déjeuner.

Lors de son interrogatoire, il dira avoir passé la nuit chez ses parents, mais ne trouvant pas le sommeil est parti au début de la nuit pour travailler. Il prétendra avoir passé sa journée à bosser et à avoir tenté de joindre ses parents en vain et qu’inquiet, il se serait rendu au domicile de ses parents et avoir trouvé toute sa famille morte. Mais ses dires sont emplis de contradictions qui amènent les enquêteurs à le considérer comme suspect.

Pour sa défense, il plaidera la folie lors de l’audition préliminaire du 22 septembre 1975 et dira avoir entendu des voix lui intimant l’ordre de tuer toute sa famille. Il aurait entendu le Diable lui dire « tue-les » et « attrape-les ». Ronald Jr se montrera particulièrement agressif et violent. Il tentera à plusieurs reprises de mettre le feu dans sa cellule et de se suicider. Il dira, à chaque fois, qu’il est poussé par le Diable.

Les enquêteurs ont trouvé un carnet lui appartenant dans lequel deux mots sont écrits en boucle et rayés compulsivement. Il s’agit du mot « KATCHEM » qui comporte deux fautes d’orthographe, qui aurait dû s’écrire catch’em et qui est la compression de catch et them qui signifie attrape-les. Ainsi que du mot « KILLEM » qui est la compression de kill et them, qui aurait dû s’écrire kill’em qui signifie tue-les. On pourrait croire que ces deux mots gribouillés avec force sur le carnet sont l’œuvre d’une ou plusieurs personnes étrangères apprenant l’américain. Ces mots sont d’autant plus troublants que l’écriture n’est pas celle de Ronald Jr et que ce dernier est un jeune diplômé qui ne ferait pas de telles fautes.

Toujours est-il que Ronald Jr sera déclaré coupable le 21 novembre 1975 et condamné par le juge Thomas Stark le 4 décembre 1975 à 6 peines de prison consécutives, d’une durée de 25 ans chacune, pour les 6 inculpations de meurtre. L’affaire est classée par les scientifiques qui refusent d’y voir autre chose qu’une folie meurtrière. Aujourd’hui, Ronald Jr est toujours incarcéré à la prison de Green Haven dans la ville de Beekman dans l’État de New York et aucun de ses nombreux appels n’a abouti.

 

 

Les conclusions de l’enquête

 

Ronald Defeo Junior lors de son arrestation.

 

 

Plusieurs faits troublants ont été trouvés pendant l’enquête :

  • Les voisins n’ont entendu aucun bruit de coup de feu. Mais les experts ont apporté des preuves de la bonne insonorisation de la maison. De plus, pendant toute la durée de la fusillade, le chien de la famille aboyait très fort. Rappelons qu’il s’agissait d’un fusil et que la détonation devait être, par conséquent, très bruyante.
  • Aucun membre de la famille ne s’est réveillé après le premier coup de feu : là aussi, une explication fut trouvée. On pense que comme Ronald Jr regardait une émission où l’on entendait des coups de feu et que le son de la télévision était monté au maximum, les membres de la famille n’ont pas fait la différence avec les vrais coups de feu. La mère de famille a bien été réveillée par la première détonation, puisqu’elle a tenté de se déplacer et qu’elle a été retrouvée près de la porte de sa chambre. Quant aux enfants, ils étaient dans leur lit respectif, dans leur maison et se sentaient en sécurité.
  • L’autopsie a révélé que les DeFeo n’ont pas été drogués.

À la demande de l’avocat de la défense William Weber, une enquête a été ordonnée dans la maison afin de localiser une puissance susceptible de faire perdre la raison à son client. En effet, le parapsychologue Hans Helzer a confirmé l’existence de champs électromagnétiques dans la maison, ondes qui justifieraient qu’aucun membre de la famille n’ait entendu les coups de feu et que Ronald ait perdu la raison.

Un enquêteur a pris, quelque temps après la fusillade, une photo troublante de la demeure, où l’on voit une silhouette ressemblant étrangement à un des deux garçons morts.

 

 

La maison a été rapidement mise en vente pour la modique somme de 80 000 dollars. Comme pour effacer les meurtres, elle fut repeinte en blanc. Ce sont les Lutz qui l’achetèrent et qui se trouvèrent confrontés à leur tour à différents phénomènes paranormaux. Pour lire leur histoire et connaître toute la vérité sur la fameuse maison d’Amityville, rendez-vous dans le prochain billet à paraître.

 

 

Marie d’Ange

 

 

Sources : wikipedia.org, paranormal-info.fr, javarome.free

 

Pour aller plus loin