La possession démoniaque de Latoya Ammons




Voici une bien étrange histoire qui frappe les membres de la famille Ammons. Phénomènes de hantise, possession démoniaque, enquêtes policières, enquêtes psychiatriques… Toute l’histoire de cette famille est résumée dans un journal de plus de 800 pages regroupant des témoignages de médecins, de psychiatres, d’infirmières, de policiers, d’employés du ministère de l’Enfance, de prêtres, de la famille proche ainsi que des photos et des enregistrements audio. C’est l’affaire d’un cas de possession démoniaque multiple la plus médiatisée de tous les temps qu’a connu l’Amérique depuis l’affaire d’Amityville. Une affaire qui fait froid dans le dos et dont on pourrait en tirer un film.

 

Tout commence en novembre 2011

La maison de la rue Carolina

Latoya Ammons (32 ans), ses trois enfants (7, 9 et 12 ans) ainsi que la grand-mère, Rosa Campell, emménagent dans une nouvelle maison située sur la rue Carolina dans la petite ville de Gary dans l’Indiana. La maison est une location, le propriétaire est un certain Charles Reed. La rue est plutôt tranquille avec ses nombreuses maisons cosy d’un étage. Tout semble parfait, sauf que des évènements plutôt surprenants n’allaient pas tarder à se manifester.

Au mois de décembre, soit un mois après leur installation, de grosses mouches noires apparaissent dans la véranda et Rosa a beau les chasser et les tuer, elles reviennent toujours. Cet évènement est d’autant plus surprenant que nous sommes en plein hiver.

Tous les soirs, après minuit, Latoya et Rosa entendent régulièrement des bruits de pas dans la cave, comme si quelqu’un grimpe les escaliers qui mènent à la cuisine, puis ouvre la porte de la cuisine pour y entrer. Ce phénomène se répète toutes les nuits, sans qu’aucune des deux femmes puisse expliquer ce phénomène.

Une nuit, à 3 heures du matin, Rosa est réveillée brusquement et remarque une silhouette sombre qui traverse le salon. Intriguée, la grand-mère se lève et veut en avoir le cœur net. Mais le sombre visiteur disparaît dès qu’elle allume les lumières. Le lendemain matin, de larges empreintes humides sont dessinées sur le parquet en bois du salon.  Croyant qu’il s’agit d’un squatteur prenant possession des lieux la nuit, Latoya décide de verrouiller la porte donnant à la cave.

 

Les choses empirent

A gauche, photographie de l’escalier de la cave, à droite, Latoya Ammons

Quelque temps après cet évènement, tous les appareils électriques de la maison se mettent à dysfonctionner. La télévision s’éteint seule, le téléphone est coupé ou grésille, le thermostat s’affole, les phares de la voiture, qui est dans le garage, s’allument et s’éteignent seuls…

Mais ce qui intrigue le plus les deux femmes, c’est le comportement des enfants et surtout le comportement des deux garçons. En effet, ces derniers deviennent violents et sont de plus en plus souvent malades. Tout comme Latoya Ammons qui doit garder le lit pendant plusieurs jours. Seule Rosa, la grand-mère, semble être épargnée par la maladie. La jeune femme pense que la maison est hantée, mais ne s’en inquiète pas et n’a pas réellement peur. Elle va bientôt changer d’avis.

En effet, le 10 mars 2012, alors que la famille Ammons est en deuil et veille le mort en compagnie de parents et d’amis, un étrange évènement va se produire. Il est deux heures du matin, lorsque l’un des amis remarque une chose étrange et prévient immédiatement Latoya : la petite fille de 12 ans est assise sur son lit immobile et semble fixer quelque chose d’invisible. L’ami l’appelle, mais l’enfant ne réagit pas. Lorsque Latoya arrive, elle est en train d’éructer. Puis l’enfant se met à pleurer et dit que quelque chose l’étrangle. Affolée, Latoya Ammons emmène sa fille dans une autre chambre où se trouvent ses cousins. Mais à peine la pose-t-elle sur le lit, qu’elle se met à léviter au-dessus de son lit. Au même moment, Latoya sent une force invisible la propulser à terre. La petite fille ne gardera aucun souvenir de cette histoire. Elle dira simplement que quelque chose l’avait empêchée de parler et de bouger.

Ce même week-end, le plus jeune des garçons, celui de 7 ans, se fait éjecter violemment de la salle de bains par une force invisible. Il appelle sa grand-mère qui, lorsqu’elle arrive, voit le ventre de l’enfant se tordre dans tous les sens, faire des mouvements étranges, comme si quelque chose tire dessus. Brusquement, l’enfant se soulève du sol, vole un instant dans les airs avant d’être projeté violemment contre le réfrigérateur de la salle à manger.

Après ces deux incidents, les amis et les parents de la famille Ammons ne voudront plus jamais revenir dans cette maison qu’ils qualifient de hantée. Certains font remarquer à Latoya que les enfants ont changé ses derniers temps, qu’ils sont devenus violents et qu’ils fredonnent sans cesse des chants démoniaques.

Après cette veillée funèbre, certains invités se plaignent d’avoir ressenti une présence autour d’eux, d’attaques par une entité démoniaque et que ces attaques ont duré plusieurs semaines, avant de disparaître.

 

Latoya fait appel à un médium

Latoya et Rosa se confiant à des journalistes

Ne sachant plus quoi faire devant l’ampleur du phénomène, Latoya décide d’appeler un médium qui vit à New York et lui explique toute la situation. Le voyant en conclut que la maison est infestée de démons et lui conseille de fuir. Latoya est terrorisée. Mais où aller ?

De son côté, Rosa prévient Ruth, sa mère, une femme très croyante et lui raconte toute l’histoire. Pendant leur conversation téléphonique, la ligne grésille tellement que les deux femmes ont bien du mal à s’entendre. Finalement, Ruth décide de se rendre sur place. Lorsqu’elle arrive à la maison, elle visite toutes les pièces, une après l’autre et se rend à la cave. C’est là qu’elle perçoit une étrange activité et ressent une présence maléfique. Elle en conclut que Latoya est possédée par un démon et que ce démon attaque les autres à travers elle. La vieille femme se sent tellement oppressée par l’atmosphère de la maison, qu’elle doit la quitter rapidement. Elle conseille à sa fille et à sa petite-fille de placer un hôtel dans la cave et de tracer des croix sur les fenêtres et les portes avec de l’huile.

Latoya Ammons suit donc les conseils de sa grand-mère et dépose une petite table au milieu de la cave sur laquelle elle dépose une nappe blanche, une bougie et des statuettes de la Vierge Marie, de Joseph et de Jésus-Christ. Elle ouvre sa Bible au Psaume 91 et dépose le livre ouvert à côté des statuettes. Puis, elle brûle de la sauge et du soufre dans toute la maison et finit ce rituel en traçant une grande croix avec la fumée. Son filleul, qui l’accompagne pendant qu’elle fait brûler le soufre et la sauge, lit le Psaume 91 à haute voix. Voilà ce que dit ce Psaume : « Tu n’auras à craindre ni les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole pendant le jour, ni la peste qui marche dans les ténèbres, ni la contagion qui ravage en plein midi. »

Mais ce rituel ne fonctionne pas et semble, même, avoir mis en colère le démon. En effet, des bruits de pas se font toujours entendre dans la cave, mais sont suivis par des martèlements violents au niveau de la porte. Les portes de la maison s’ouvrent et se referment seules, des objets se déplacent seuls et des silhouettes menaçantes apparaissent dans les chambres.

Il arrive, même, que les membres de la famille Ammons soient attaqués par une force invisible, qui les étouffe, les étrangle ou les frappe. Parfois, cette force arrive à prendre possession de leur corps. Latoya se souvient que quand elle était victime de ce genre d’attaque, elle se sentait faible, engourdie et qu’elle se mettait à trembler sans pouvoir se contrôler. Lorsque la force s’en prend aux enfants, leurs yeux deviennent soudain exorbités, leurs bouches se tordent en un rictus affreux et leurs voix deviennent inhumaines, gutturales. Les crises sont terribles, les enfants se tordent de douleur, crient, se tapent la tête contre les murs, donnent des coups de pied, puis s’endorment paisiblement, sans se souvenir de rien. L’entité qui s’amuse avec eux a la capacité de sauter d’une personne à l’autre en quelques secondes et peut même les affecter hors de la maison.

En plus de ces forces démoniaques, Latoya sent la présence de plusieurs fantômes. Son plus jeune fils s’assoit souvent dans un placard et discute avec un garçon de son âge, que personne ne voit ni n’entend sauf lui.

Plus le temps passe, plus le démon semble gagner en puissance et ses attaques se font de plus en plus violentes. Un soir, alors que Latoya, Rosa et les enfants se trouvent au salon, une bouteille de désodorisant se met à léviter et se dirige vers la chambre de Latoya où elle explose dans un vacarme assourdissant. Paniquée et terrorisée, Latoya ouvre fébrilement la porte de sa chambre et voit une créature sombre sortir de son armoire. La jeune femme n’ose plus bouger. C’est sa mère qui la tire de la chambre avant que la créature lui saute dessus.

Ne voulant plus rester dans cette maison, Latoya et Rosa décident de fuir. Ils prennent quelques vêtements et vont se réfugier à l’hôtel. Latoya est désespérée. Elle ne veut plus envoyer les enfants à l’école, de peur qu’ils fassent une nouvelle crise. De plus, comme ils sont continuellement harcelés pendant la nuit, aucun ne dort.

 

Latoya demande de l’aide

L’histoire fait la Une des journaux télévisés

On est le 19 avril 2012. Latoya, à bout de forces, se décide à consulter son médecin généraliste, le docteur Goeffrey Onyeukwu. Dans son cabinet, un des fils de Latoya, celui âgé de 9 ans, se met à parler d’une voix grave, d’une voix démoniaque et traite le médecin de tous les noms d’oiseaux. Pendant ce temps, le plus jeune des fils est soulevé par une force invisible, se met à léviter et est brusquement projeté contre le mur avant de s’évanouir en même temps que son frère. Tout cela se passe devant le médecin et des infirmières qui sont tous terrorisés. Ils décident d’appeler le 911, le numéro d’urgence aux États-Unis. En attendant les secours, Latoya berce son fils le plus jeune dans ses bras, pendant que la grand-mère berce le second. Rien ne semble les faire revenir à eux.

Quelques minutes plus tard, plusieurs agents de police et ambulanciers arrivent au cabinet du médecin généraliste. Les enfants sont transportés à l’hôpital de Gary où ils se réveilleront plus tard. L’aîné se semble n’avoir gardé aucun souvenir de ce qui s’est passé, contrairement au plus jeune des enfants, qui se réveille agité et se débat violemment contre les infirmières. La police décide d’ouvrir une enquête. En allant visiter la maison de la rue Caroline, les agents ne trouvent rien de particulier, mis à part une bible ouverte et l’hôtel encore dressé dans la cave. Aucune trace de drogue, pas d’alcool.

Le DCS d’Indiana (l’équivalent de la DASS en France), alerté par les urgences de l’hôpital, demande une enquête sur Latoya Ammons pour maltraitance et négligence sur enfants. L’intervenant de cet organisme, qui arrive sur place, suspecte la jeune femme d’avoir perdu la raison et demande une expertise psychiatrique. Pour lui, c’est elle qui encourage les enfants à avoir un tel comportement néfaste.

C’est la psychologue Valérie Washington, qui sera chargée de cette expertise. Après avoir examiné tous les membres de la famille, elle écrira un premier rapport où elle donne son avis : aucun des membres de la famille ne présente de troubles psychiatriques ou psychologiques. De même, un psychiatre de l’hôpital établira exactement le même rapport quelques semaines plus tard.

Un jour, alors que la psychologue discute avec Latoya dans un bureau de l’hôpital, le plus jeune des enfants se met à grogner, à montrer les dents vers son frère, puis lui saute dessus et l’étrangle. Plusieurs adultes interviennent et tentent de lui faire lâcher prise. L’enfant développe une telle force physique que quatre adultes seront nécessaires pour lui faire lâcher son frère. La psychologue dira que les yeux de l’enfant semblaient lui sortir de la tête, que sa voix était étrangement rauque, qu’il ressemblait à un animal enragé.

Dans la même journée, après avoir calmé le petit garçon, la psychologue, accompagnée de Willie Lee Walker, une infirmière, amène les deux garçons dans une salle d’examen pour les interroger. Rosa reçoit l’autorisation d’assister à cette évaluation psychologique. Alors que les enfants paraissent calmes, soudain, le plus jeune regarde son frère et se met à grogner. D’une voix gutturale il lui dit : « Il est temps de mourir. Je vais te tuer. » Au même moment, le plus grand se met à donner des coups de tête dans l’estomac de sa grand-mère, qui lui attrape les mains et se met à prier. Alors, le jeune garçon de 9 ans fait un sourire bizarre, regarde sa grand-mère et se met à marcher en arrière sur le mur vers le plafond, avant de sauter par-dessus sa grand-mère et d’atterrir à ses pieds. La psychologue et l’infirmière sont terrorisées. Jamais elle n’avait vu un tel comportement auparavant. Personne, aucun être humain, ne peut glisser sur un mur, ni marcher au plafond la tête en bas ! C’est impossible !

Affolées, les deux employées sortent de la pièce et appellent à l’aide. Elles tombent sur le docteur Richarson, psychiatre, qui les écoute et qui ne peut pas croire ce qu’il entend. Il examine l’enfant, qui ne se souvient absolument de rien.  

Cette nuit, Rosa et les deux aînés passent la nuit chez un parent, tandis que Latoya et le plus jeune de ses fils restent à l’hôpital. Malgré tout ce que le personnel soignant, les médecins, les psychologues avaient vu, le DCS demande une mesure d’urgence et prend en charge les enfants. Les enfants sont enlevés à leur mère et placés dans des centres éducatifs. Latoya Ammons est ravagée par la douleur.   

 

L’enquête

On pense que la maison est hantée

 

Anéantie par la décision du DCS, Latoya Ammons décide de se battre pour récupérer ses enfants. Elle contacte le père Maginot et lui raconte son histoire. Le 22 avril 2012, touché par la détresse de sa paroissienne, le père Maginot visite la maison de la rue Carolina. Pendant plus de deux heures, Latoya explique au prêtre tout ce qu’il s’est passé dans cette maison lorsque soudain, la lumière de la salle de bains se met à vaciller. Intrigué, le prêtre se lève plusieurs fois pour vérifier, mais dès qu’il approche de la salle de bains, la lumière redevient normale. Au bout de la 4e fois de ce manège, alors que le prêtre se rend à la salle de bains, la lumière continue de vaciller. Alors, il appose un crucifix sur l’ampoule et tout s’arrête.

La discussion reprend, quand soudain, ce sont les cordons des stores vénitiens des fenêtres de la cuisine qui se mettent à bouger seuls. Pourtant, il n’y a pas de courant d’air. Le prêtre décide de visiter le reste de la maison. Dans la chambre de Latoya, il trouve d’étranges tâches d’eau. Soudain, il aperçoit des traces de pas qui traversent la salle à manger et qui font le tour de la chaise où est assise Latoya. Ces empreintes sont humides et semblent se matérialiser comme par magie.

Après ces évènements, le père Maginot conclut à un cas de possession démoniaque, et qu’il faut agir vite avant qu’un malheur n’arrive. Le prêtre est persuadé que Latoya est possédée par un démon et que c’est à travers elle que l’entité se manifeste. Avant de partir, il bénit la maison et conseille aux deux femmes de la quitter. Heureusement, Rosa a trouvé une autre location à Indianapolis et comptait déjà rendre cette maison.

Après un entretien de plus de quatre heures, le père Maginot pense que la famille est tourmentée par plusieurs démons. Même si les pires des manifestations semblent accabler les enfants, il reste persuadé que c’est Latoya Ammons qui est possédée par le démon, car lorsqu’il avait posé son crucifix sur elle, la jeune femme avait eu de singulières réactions.

Une semaine plus tard, un enquêteur du DCS convie Latoya et Rosa et ordonne une visite de la maison de la rue Carolina. C’est Valérie Washington qui est chargée de se rendre sur place. Le jour dit, elle arrive en compagnie de deux officiers de la police, l’un de la ville de Gary répondant au nom de Charles Austin et capitaine de la police de la ville de Gary et l’autre de celle d’Hammond.

Charles Austin est persuadé que toute l’histoire n’est qu’un énorme canular, monté de toute pièce par les deux femmes pour se faire de l’argent. Mais, plus il s’approche de la maison, plus sa radio grésille pour enfin s’arrêter lorsqu’il se gare devant la maison. Soudain, la radio se met à grésiller encore une fois et le policier entend distinctement la phrase : « Partez d’ici tout de suite ! » avant de rendre l’âme.

Plantée devant la maison, Latoya refuse d’y entrer. Ce sera Rosa qui se chargera de la visite. Le groupe la suit à l’intérieur. Charles Austin veut filmer les pièces de la maison, mais sa caméra n’a plus de batterie, alors qu’il l’avait chargée juste avant de venir. Alors, il prend son téléphone portable, un iPhone et photographie les lieux. Sauf que son iPhone, aussi, montre quelques signes de faiblesse.

Pendant la visite, le policier enregistre la conversation sur son iPhone, mais lorsqu’il veut la réécouter chez lui, des grésillements se font entendre et il perçoit distinctement la voix d’un homme qui lui dit bonjour. Et les photographies montrent de bien étranges choses : celle prise de l’escalier menant au sous-sol montre clairement une silhouette avec un visage. En élargissant la photo, une autre silhouette se fait voir au fond de la cave. Sur les fenêtres du salon, photographiées de l’extérieur, on voit clairement une silhouette blanche.

Le soir même, lorsque l’officier rentre chez lui, son garage refuse de s’ouvrir et le siège conducteur de sa voiture personnelle, une Infiniti de 2005, se met à se déplacer seul. C’est comme si l’entité présente dans la maison l’avait suivi jusque chez lui. Plus tard, les photos prises dans la maison s’effacent inexplicablement et plus jamais son iPhone ne fonctionnera correctement. Charles Austin commence à croire que la maison est hantée.

Quelques semaines plus tard, l’enquête des policiers va révéler une bien étrange affaire. Il apparaît que cette maison avait été construite en 1926 sur la demande d’un jeune couple qui y resta jusqu’à leurs morts. Après le décès de ce couple, la maison fut vendue à un homme, qui la loua. Plusieurs locataires se succédèrent. Après avoir épluché tous les faits divers de 1926 à maintenant, les policiers découvrent que, dans les années 30, le fils du couple qui avait construit la maison se pendit aux cordons du rideau du salon, alors qu’il s’amusait à se balancer. L’enfant avait 7 ans au moment de sa mort. Cette histoire ébranla le couple. Le père se mit à boire et à faire la tournée des bars, tandis que la mère se tourna vers l’occulte et tenta d’entrer en contact avec son fils dans l’au-delà. Cette histoire pourrait expliquer certaines choses.

Le 10 mai 2012, Latoya, Rosa, Austin, le père Maginot, Samantha Llic (une employée de la DCS) et deux autres officiers de police retournent dans la maison de la rue Carolina. Un agent fait le tour des lieux avec un chien et descend à la cave. Il découvre un liquide visqueux qui s’était condensé sous l’escalier. Madame Llic en effleure avec son petit doigt. On fouille sous l’escalier à la recherche d’un éventuel cadavre, mais on ne trouve rien.

Le prêtre bénit les lieux et répand du sel dans la cave et sur l’escalier. Pendant ce temps, au rez-de-chaussée, madame Llic sent son petit doigt s’engourdir. Elle le regarde et voit qu’il devient tout blanc. Puis, elle se sent oppressée et doit quitter la maison, bientôt rejointe par Latoya qui est victime d’un violent mal de tête.

Les enquêteurs, toujours dans la maison, découvrent la même substance sur les stores vénitiens de la chambre de Latoya et plus ils nettoient cette substance, plus elle réapparaît. Entre temps, Latoya et Rosa avaient déménagé et n’habitaient plus cette maison maudite.

 

Les exorcismes

Le père Maginot

Après cette visite, le père Maginot décide de contacter Monseigneur Melczeck, évêque du diocèse de Gary, afin de lui demander la permission d’effectuer un exorcisme. Mais l’évêque, en 21 ans de carrière, n’avait jamais approuvé d’exorcisme, aussi, il ne donna pas son accord.

Alors, le père Maginot décide d’effectuer des prières de libération, prières qui ne demandent pas l’accord de ses supérieurs, sur Latoya Ammons. Au mois de juin 2012, il bénit toute la maison de la rue Carolina et convoque la jeune femme dans son église, ainsi que madame Llic et deux officiers pour l’assister.

Au cours de la cérémonie, madame Llic dira avoir ressenti comme une présence dans l’église, une présence néfaste. Il faut dire que, depuis sa dernière visite à la maison de la rue Carolina, la pauvre employée n’avait pas été épargnée. Elle avait été brûlée au 3e degré par une moto, s’était cassé trois côtes lors d’un accident de Jet Ski, s’était cassé la main en heurtant une table et s’était cassé la cheville en marchant en tong. Ses amis l’évitaient et la traitaient de « chat noir ».

La séance de prières se passe relativement bien. Pour la clôturer, le prêtre donne un crucifix et un chapelet de médailles de Bénédictins à Latoya Ammons. Mais dès qu’elle sort de l’église, le chapelet explose et se brise en mille morceaux, signe que le démon est toujours présent. Une fois à la maison, c’est le crucifix qui se brise.

Le prêtre se met à chercher le nom des démons qui pourraient tourmenter la jeune femme. Il trouve Belzébuth, ce qui colle avec l’histoire des mouches sur la véranda en plein hiver, ainsi que d’autres démons puissants. Il refait une demande d’exorcisme auprès de son diocèse, qui accepte.

Au cours de l’exorcisme, Latoya Ammons s’efforce de prier avec le prêtre, mais cela est trop douloureux pour elle. Elle ressent une profonde douleur à l’intérieur d’elle, comme si quelqu’un lui arrache les entrailles à chaque parole du prêtre. Un 3e exorcisme est organisé vers la fin du mois de juin 2012, où Latoya convulse avant de s’endormir. Ce 3e exorcisme libère la jeune femme, qui se sent aussitôt revivre. Plus jamais, elle ne sera tourmentée par les démons.

En novembre 2012, Latoya Ammons retrouve la garde de ses enfants et décide de témoigner de ce qu’elle avait vécu, afin d’aider d’autres familles comme elle. Pour Latoya, témoigner c’est révéler au monde entier que le Mal Absolu existe et qu’il peut frapper n’importe où à n’importe quel moment. C’est durant l’année 2014, que Latoya révèle toute l’histoire au grand jour. Elle fut traitée de folle, d’hystérique… mais quelques personnes la crurent. D’autant plus, que les témoignages des policiers, des agents de la DCS, des médecins, des infirmières… étaient là pour appuyer la véracité des faits.

 

Aujourd’hui, la famille Ammons coule des jours heureux à Indianapolis. La maison de la rue Carolina est devenue un objet de curiosité au grand désarroi de son propriétaire. Charles Austin reste persuadé que dans la cave de cette maison, se cache un portail, un portail qui nous mène droit vers l’enfer.

 

Marie D’Ange

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