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La poupée Robert ou la véritable histoire de Chucky




Avant la poupée Annabelle, il y a eu Chucky. Qui ne connaît pas la saga Chucky, cette poupée meurtrière qui nous a fait tant trembler ? Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que l’histoire de la poupée Chucky a été inspirée de faits réels. Et oui, tout comme Annabelle, cette poupée existe vraiment et est d’ailleurs exposée dans un musée. Vous ne me croyez pas ? Alors, lisez ce qui suit.

 

Petit rappel sur la saga

Il y a eu 6 volets de Chucky :

  • Jeu d’Enfant, sorti en 1988 et réalisé par Tom Holland
  • Chucky, la poupée de sang sorti en 1990 et réalisé par John Lafia
  • Chucky 3 sorti en 1991 et réalisé par Jack Bender
  • La Fiancée de Chucky, sorti en 1998 et réalisé par Ronny Yu
  • Le Fils de Chucky, sorti en 2004 et réalisé par Don Mancini
  • La Malédiction de Chucky, sorti en 2013 et réalisé par Don Mancini

L’histoire de Chucky, dans le film, est une poupée d’apparence inoffensive, qui se retrouve possédée par l’âme d’un tueur en série, répondant au nom de Charles Lee Ray. Ce dernier se fait abattre dans un magasin de jouets par la police. Étant un adepte des pratiques vaudoues, il transfère son âme dans le corps d’une poupée. Ainsi, il peut tuer encore et encore. Et il s’en donnera à cœur joie…

Ce qu’il faut savoir, c’est que le film Chucky a été inspiré d’un fait réel, d’une histoire plus que troublante qui est devenue une légende, mettant en scène une poupée se prénommant Robert et un petit garçon répondant au doux nom d’Eugène Robert Otto. La poupée Robert peut être vue du public puisqu’elle est exposée au Fort East Martello Museum dans la ville de Key West en Floride.

 

Les débuts de l’histoire

 

La poupée Robert

Nous sommes en 1876. La famille Otto emménage dans une grande maison de style victorien, en Californie. La maison se trouve à l’angle des rues Eaton et Simonton, dans la ville de Key West, la même ville qui accueille le musée où est exposée la poupée Robert. Plus tard, cette maison deviendra la Maison de l’Artiste ou Artist House en anglais. Mais on n’en est pas encore là.

La famille est aisée et dispose de plusieurs employés. Le père, Thomas, est médecin. On dit des Otto qu’ils ne sont pas commodes et qu’ils ont la réputation d’être très sévères avec leurs domestiques, allant même jusqu’à les maltraiter. Le couple a un fils, Robert Eugène Otto, un petit garçon de 6 ans, qui est élevé par des nourrices.

Un jour, Thomas Otto embauche une jeune servante, une Haïtienne, qui aura la charge du petit Robert Eugène. Cependant, madame Otto surprendra la jeune femme s’adonnant à des actes de magie noire et la congédiera quelque temps plus tard. Nous sommes alors en 1906. Pour se venger, la domestique donne une poupée à Robert Eugène. La poupée ressemble beaucoup à un petit garçon, ce qui est inhabituel pour l’époque. Elle est faite de paille, grande d’un mètre, des boutons noirs à la place des yeux et des cheveux de laine (certains parleront de cheveux humains, mais ce fait n’a jamais été prouvé). La servante dit au petit Robert Eugène, en lui offrant cette poupée, qu’elle est spéciale. Et effectivement, c’est une poupée très spéciale.

Très vite, le petit garçon s’attache à cette poupée et lui donne même son propre prénom. La poupée Robert et Robert Eugène deviennent très vite inséparables, au point que l’enfant l’habille même avec ses propres vêtements et l’emmène partout. À table, la poupée Robert a sa propre place et souvent l’enfant lui donne à manger. La nuit, il la cache sous le lit, pour éviter qu’elle ne se déplace. Car oui, la poupée se déplace seule, comme on va le voir plus tard.

Un jour, Robert Eugène demande à ses parents de ne plus l’appeler Robert, car Robert est le prénom de la poupée et la poupée pourrait se fâcher si l’on utilise ce prénom pour lui. Les parents acceptent la demande et Robert Eugène devient simplement Eugène.

 

Les choses se dégradent

Très vite, Eugène devient un enfant taciturne qui entre dans des crises de colères monstres sans raison apparente. Ses parents ne comprennent pas ces changements de comportement. Souvent, ils entendent le petit garçon, qui passe ses journées seul enfermé dans sa chambre, discuter avec sa poupée. Sauf qu’ils entendent deux voix, celle de l’enfant et une autre, plus rauque et mature. Au début, ils se disent que c’est Eugène qui transforme sa voix, mais ils s’aperçoivent que cela n’est pas possible. C’est bien la poupée qui parle.

Les domestiques trouvent Eugène très agité et souvent, il est retrouvé dans sa chambre, blotti dans un coin, apeuré, alors que la poupée Robert trône sur le lit ou sur une chaise. Et ces évènements étranges se multiplient et empirent de jour en jour. Pratiquement toutes les nuits, Eugène fait des cauchemars et se réveille en hurlant de terreur.

Un soir, un terrible vacarme secoue la grande bâtisse. Ce vacarme provient de la chambre d’Eugène. Lorsque les parents ouvrent la porte de la chambre, ils découvrent une pièce complètement ravagée : les armoires sont renversées, les jouets sont dans tous les coins et Eugène, assis sur son lit, complètement tétanisé, fixe la poupée Robert. Le garçon est terrifié et tremble de peur. Il crie à ses parents que c’est Robert qui a fait tout ça, et pas lui.

Souvent, les jouets d’Eugène sont retrouvés dans la maison, complètement mutilés et cassés. Encore une fois, Eugène crie son innocence et accuse la poupée Robert. De plus, les parents s’aperçoivent que la poupée se déplace toute la seule. Lorsqu’elle est laissée à un endroit de la maison, on la retrouve dans un autre.

Les voisins prétendent voir la poupée se déplacer de fenêtre en fenêtre lorsque la famille est absente. Parfois, ils entendent des rires ou des hurlements dans la maison. Des invités, qui ont vu la poupée, prétendent même l’avoir vue cligner des yeux.

Les phénomènes deviennent de plus en plus violents, au point que de nombreux domestiques ont peur de la poupée Robert et démissionnent. Des nouveaux sont embauchés, mais les Otto ont de plus en plus de mal à recruter du personnel, à cause de ce que l’on raconte sur la poupée. Alors, ils décident de retirer la poupée à l’enfant et la place dans une boîte qu’ils déposent au grenier. Elle y restera pendant de longues années, sans jamais faire parler d’elle.

 

Mais l’histoire n’est pas finie

Les années passent. Eugène, devenu un homme et marié à Anne, hérite de la maison de son enfance après le décès de son père. Eugène, qui est un artiste-peintre, est ravi de retourner dans le vieux manoir victorien, car il est spacieux et il peut y faire son atelier.

Eugène n’a pas oublié la poupée. Il la retrouve dans le grenier, enfermée dans un coffre en cèdre. Il décide de la sortir de là, et lui aménage une petite chambre dans les combles. Mais la poupée veut de la lumière, alors il la descend dans une pièce du 3e étage et la place sur un fauteuil, près de la fenêtre, afin qu’elle puisse voir le dehors.

Anna n’aime pas la poupée Robert. Elle est mal à l’aise chaque fois qu’elle la voit et ne comprend pas pourquoi son mari est autant obsédé par cette poupée affreuse. D’ailleurs, elle n’est pas d’accord que la poupée Robert soit dans la maison. Mais Eugène n’en fait qu’à sa tête et l’installe dans une chambre de la maison quand même.

Très vite, les enfants du quartier qui passent dans la rue pour aller à l’école évitent maintenant de regarder vers la maison, car ils ont peur de la poupée qui est à la fenêtre. Ils disent même que la poupée leur fait des grimaces et disent l’avoir vue danser.

Petit à petit, à cause de la présence de la poupée Robert, le mariage d’amour d’Anne et Eugène, se détériore, car Eugène est devenu quelqu’un de taciturne, très irritable. Parfois, il se met en colère sans raison, tape sur les meubles, s’en prend physiquement à sa femme et l’instant d’après, reprend ses esprits. Alors, il s’excuse auprès de son épouse, disant que c’est Robert qui le force à faire tout cela. Anne pardonne et commence à douter de la santé mentale de celui qui partage sa vie.

Les amis de la famille, qui assistent parfois à ces changements de caractère dont est victime Eugène, disent qu’il change de regard qui se remplit, subitement, de haine, de colère et de méchanceté. Un jour, un plombier qui a été appelé pour réaliser quelques travaux de la maison se sauve en hurlant de terreur, laissant même ses outils. Il parlera d’un rire diabolique qu’il aurait entendu près de lui, un rire à faire pâlir d’horreur n’importe quel homme, même le plus courageux.

Au début des années 1970, Eugène tombe gravement malade. Il traînera cette maladie mystérieuse durant quatre longues années qu’il passera enfermer dans la chambre d’ami, avec pour seule compagnie la poupée Robert. Il meurt en 1974, sans qu’aucun médecin puisse diagnostiquer la maladie, sans que l’on sache quel mal le ronge. Après le décès de son mari, Anna vend rapidement la maison et part s’installer à Boston. Elle laisse la poupée Robert dans le grenier.

 

La poupée Robert frappe encore

La maison est achetée par une famille qui, très vite, découvre la poupée dans le grenier. La petite fille de la famille, âgée de 10 ans, veut la poupée et la range avec sa collection de poupées de porcelaine et d’animaux en peluche.

Très vite, les nouveaux propriétaires de Robert s’aperçoivent qu’il y a quelque chose de malsain dans la poupée. En effet, la petite fille, comme Eugène avant elle, se réveille la nuit en hurlant. Elle dit voir la poupée Robert courir et se déplacer dans sa chambre. Elle assure, même, qu’une nuit, la poupée est montée sur son lit et l’a attaquée. Alors, les parents décident de se débarrasser de la poupée Robert et l’apportent au musée, le Fort East Martello Museum. Encore aujourd’hui, la poupée Robert y est enfermée. Elle est exposée dans une vitrine en verre et tous les visiteurs peuvent admirer son visage machiavélique.

 

Et ce n’est toujours pas fini

Cependant, la poupée, même enfermée dans sa boîte, continue à faire parler d’elle. On dit que certains visiteurs l’ont vue cligner des yeux, l’ont vue tourner la tête et qu’il faut lui demander son autorisation pour la photographier, sans cela, elle vous jette un sort. D’ailleurs, la salle où elle est exposée est tapissée de lettres pour Robert, des lettres d’excuses qui lui demandent de lever la malédiction qui a frappé les imprudents.

L’ancien manoir des Otto est aujourd’hui un hôtel restaurant, un Bed & Breakfast comme on dit en anglais. Sauf que c’est un hôtel a la réputation d’être hanté. En effet, souvent, les portes s’ouvrent et se ferment seules et certains clients ont aperçu la silhouette d’une femme, flottant dans les airs, se promener à l’intérieur du bâtiment. On suppose qu’il s’agit du fantôme d’Anne, qui hante les lieux pour protéger la maison de l’esprit de Robert, d’autant plus que le fantôme est souvent aperçu descendant les escaliers menant au grenier. Le propriétaire a vendu l’édifice qui est devenu aujourd’hui un musée.

 

Avoir peur d’une poupée peut sembler bien ridicule, je vous l’accorde. Cependant, l’histoire de cette poupée n’est pas banale. Beaucoup de personnes l’ont vue se déplacer, l’ont entendue rire. Beaucoup ont senti qu’il y avait quelque chose de malsain à l’intérieur de la poupée. Et de nombreux visiteurs, qui continuent à aller la voir au musée, ont témoigné que la poupée est vivante. D’ailleurs, un petit conseil, si vous allez la voir, surtout ne vous moquez pas d’elle et ne la photographier pas. Elle pourrait ne pas apprécier… 

 

Marie d’Ange

 

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