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Témoignage : je suis infirmière en psychiatrie

Dans notre monde où l’on ne croit plus aux pouvoirs de Satan, le psychiatre a remplacé l’exorciste. Dès qu’une personne souffre de maux psychiques, entend des voix, connaît des pulsions de violence, a des idées suicidaires… on l’envoie chez le psychiatre qui va lui administrer un traitement. Or, parfois, le traitement est inefficace et va aggraver les troubles de cette personne. Car, elle souffre de maux démoniaques qui peuvent être soulagés par un exorciste. Mais la science se refuse l’existence d’une entité capable d’influencer notre comportement, notre esprit. Ce témoignage, très fort, nous montre qu’il existe différents troubles démoniaques, que la possession démoniaque peut revêtir plusieurs visages.

 

 

Témoignage

Extrait du livre « Nouveaux récits d’un exorciste » de Dom Gabriele Amorth

« Je me sens poussée à vous écrire après avoir lu, dans un journal catholique connu, un article sur le démon. Il a certainement été écrit de bonne foi, mais je désire témoigner de ce qui m’est arrivé, qui est en opposition directe avec ce qu’affirme le prêtre dans l’article.

J’ai 54 ans. Je suis infirmière et depuis seize ans, j’exerce ma profession de manière ininterrompue dans un asile psychiatrique. Malgré mes défauts, j’ai toujours cru en Dieu, même si j’ai été peu pratiquante. Je n’ai pas approfondi ma foi, qui s’appuyait seulement sur l’éducation reçue durant mon enfance. C’est la raison pour laquelle, à un certain point, je n’ai pas mis les pieds dans une église, même si, de temps en temps, je priai à ma façon. Puis, j’ai aussi cessé de prier, je me sentais malheureuse, comme si je refusais un amour dont j’avais besoin.

Il y a sept ans, mes enfants étant désormais grands et “casés”, j’ai commencé à avoir plus de temps pour moi-même, et j’ai voulu approfondir mes rapports avec Dieu. Mais il m’a fallu faire un grand effort. Je me sentais comme liée, aride, fermée en moi-même, presque incapable de communiquer. J’ai eu peur. Il est arrivé à plusieurs de mes collègues de travail de subir des troubles au niveau de la santé mentale. J’ai eu peur qu’il m’arrive la même chose. En vain, l’aumônier de l’hôpital a-t-il essayé de m’aider. Je refusais tout. Tous les matins, je me réveillais pleine de haine contre tout et contre tous. Je sentais en moi une violence homicide de vieille date, mais toujours refoulée par mon éducation. J’éprouvais des rancœurs irraisonnées. J’aurais voulu hurler, alors que, au contraire, par suite d’une habitude d’autocontrôle, je paraissais calme et douce. Et pourtant, depuis l’adolescence, j’avais eu des idées de suicide, bien que toujours réprimées. Je vivais dans un état de continuelle angoisse.

La nuit, depuis de longues années, à intervalles réguliers, je faisais des rêves étranges. Par exemple, je voyais un homme au fond d’un tuyau vide. Je ne sais pas s’il s’agissait d’un rouleau de papier ou d’une canalisation d’égout. Je n’arrivais jamais à voir la tête de cet homme. Il me disait : “Tu seras mienne.” Arrivée à ce point de mon rêve, je hurlais terrorisée, mais en même temps j’avais le désir de le suivre. Mon mari me réveillait, conscient que je faisais un cauchemar. D’autres fois, quelqu’un mettait dans mes bras un petit enfant de neuf à dix mois. Je l’accueillais avec joie. Mais tout de suite, ce doux poids devenait comme du plomb. Je m’efforçais de l’empêcher de tomber de mes bras, mais dans mes efforts, je lui faisais du mal, je blessais ce petit être. Je me réveillais triste et je priais Dieu de me sauver de ces cauchemars ou de ces prémonitions.

En 1989, j’ai pu, par hasard (mais c’est le Seigneur qui avait tout disposé ainsi), parler avec un exorciste. J’ai essayé de lui expliquer ce que j’éprouvais et tant d’autres choses étranges, en même temps ma quasi-impossibilité de prier. Ce prêtre m’a dit que j’étais liée au démon et que je pouvais m’en libérer : il m’aiderait. C’était une chose merveilleuse — sans hurlements ni aucun geste spectaculaire — lorsqu’il me bénissait. Je dirais que tout s’est déroulé d’une manière très discrète, très délicate. Peu à peu, j’ai perdu tout sentiment de haine, tout désir de hurler ; je n’éprouvais plus de rancœur vis-à-vis de personne ni le désir de suicide ou de violence. Mes cauchemars ont disparu. C’est comme si tout le mal qui s’était accumulé en moi durant ma vie et qui voulait sortir avait entièrement disparu.

J’ai fidèlement repris la pratique religieuse et surtout je prie beaucoup. Et pourtant, je suis restée “marquée”. Le Malin ne me lâche pas et parfois il me malmène physiquement et psychiquement. Aux pires moments, je recours de nouveau à mon sauver, l’exorciste, qui me redonne la paix et m’amène à accepter ma souffrance en union à la Passion du Christ. J’accepte volontiers cette mission de souffrance, en faveur des personnes tourmentées par Satan. Je pris l’Esprit Saint de me guider et il me semble qu’il le fait. Voici comment.

On dit qu’un voleur reconnaît un autre voleur et qu’un menteur reconnaît un autre menteur. Il me semble que, moi, je reconnais ceux qui sont tourmentés par le démon, même si je m’avance avec une extrême prudence, par peur de me tromper. Cécilia était soignée depuis quinze ans comme malade mentale, mais elle avait des comportements atypiques. Je l’ai accompagnée plusieurs mois chez l’exorciste qui, après avoir étudié son cas, lui a fait une série d’exorcismes. Le fait est qu’elle est presque guérie. Le médecin en chef de notre hôpital reconnaît cette guérison, même s’il confesse honnêtement ne pas y comprendre grand-chose. Cécilia a conservé encore quelques habitudes d’avant. Elle doit se refaire psychologiquement. Mais le diagnostic inscrit sur sa fiche clinique est à mettre au panier. Elle et sa famille sont très satisfaites.

Même si ce fut après beaucoup d’hésitations, j’ai parlé à un prêtre-exorciste de deux patientes de mon service, Rachel et Silvia. Il ne les a jamais rencontrées, mais il a fait pour ces deux personnes des prières de délivrance à distance, c’est-à-dire sans qu’elles soient présentes. Ceci peut étonner, mais j’ai été surprise par les résultats : toutes les deux patientes ont été libérées de toute réaction de violence, au point de pouvoir quitter l’hôpital. Tous les médecins ont été étonnés de cette rapide guérison et ils en ont attribué les mérites à leurs traitements. Ils me font vraiment rire ! Il suffit de dire que Rachelle a admis, avant de sortir, que depuis un mois elle ne prenait plus aucun médicament, parce qu’elle crachait dans les toilettes toutes les pilules qu’on lui administrait. Est-il donc si difficile de reconnaître que Dieu peut guérir ?

C’est vrai, même l’exorciste n’accepte pas que je dise : “C’est vous qui m’avez guérie, qui avez guéri Rachelle et Silvia, qui avez guéri…” Il ne veut rien entendre. Il ne cesse de répéter que Dieu exauce celui qui prie avec fois. Voilà ce que j’aurais voulu dira à l’auteur de cet article. J’aurais voulu lui dire que, à mon humble avis, il existe différents degrés d’influence du démon. Je n’ai pas étudié ces choses, mais je les ai vues. J’aurais voulu dire qu’il faut des exorcistes vraiment compétents, spécialisés, et que la majeure partie des prêtres ne sait vraiment rien de ces choses. Je pense que cette réalité est aujourd’hui plus fréquente et donc plus importante qu’au temps où ils ont étudié au séminaire.

L’auteur de l’article qui m’a inspiré de vous écrire a peut-être raison de dire que les cas de possessions sont rares ; en disant le contraire, on ferait peut-être de la publicité au Malin. Mais dans cet article, il n’est pas dit qu’il existe un grand nombre de cas mineurs, non de possession, mais d’influence maléfique. Et lorsque l’auteur de l’article insiste pour qu’on s’adresse tout de suite au psychiatre, je voudrais lui dire, moi qui depuis seize ans travaille en psychiatrie : “Si on connaît un prêtre vraiment compétent, il est préférable de s’adresser d’abord à lui.”

Je prie et fais prier pour que les exorcistes reçoivent toutes les grâces nécessaires à leur tâche difficile. Et pour que l’Église se rende compte de cette nécessité et forme des exorcistes compétents. C’est une carence immense, évidente pour tous ceux qui travaillent dans ce secteur. »

 

 

Analyse

La possession démoniaque ne se résume pas au fait qu’une personne soit sous l’emprise continuelle d’un démon qui prend son corps et agit à travers lui. Les troubles démoniaques revêtent plusieurs formes. Certains souffrent de troubles démoniaques et ne le savent pas ! D’autres sentent que quelque chose ne va pas, que tout dans leur vie est voué à l’échec, qu’ils ne réussissent rien et qu’ils plongent dans la dépression. Ils parlent alors de malchance et s’en vont trouver un magicien, ce qui va empirer leur cas. Ou, ils pensent avoir une maladie mentale et s’en vont voir un médecin qui sera totalement impuissant.

L’infirmière qui a écrit ce témoignage a vécu de nombreuses années dans le trouble. Bien sûr, elle arrivait à se contrôler, ne se mettait pas en colère, mais sentait une haine profonde en elle. Un exorciste a su l’aider et lui donner la paix.

Elle nous parle aussi des patients qu’elle soigne dans son hôpital psychiatrique. Il est étonnant de voir que, lorsqu’un patient qui souffre de trouble atypique est souvent étiqueté schizophrène et enfermé. Alors qu’il a besoin d’un exorciste ! Et lorsqu’un prêtre arrive à soulager ces patients, les médecins préfèrent s’en prendre les mérites (un bon traitement) plutôt que de se dire qu’au-delà de la science, il existe autre chose que l’on ne peut comprendre.

Le démon agit en nous, autour de nous, continuellement, en nous tentant ou en nous faisant subir des maux. Parfois ces maux sont bénins, comme des cauchemars récurrents ou des pulsions de violence ou l’incapacité d’aimer ou le désir de s’isoler. Je dis bénin, ils ne le sont pas, mais c’est pour les différencier des autres maux plus graves qui sont les hallucinations, les persécutions, les pulsions de suicide ou de meurtres et la possession démoniaque proprement dite. Le monde moderne ne croit plus au démon, ce qui lui donne la possibilité d’agir à sa guise. Pire, il sait maintenant que l’on n’a plus les moyens de le combattre !

Lorsqu’une personne souffre de maux démoniaques, qui peuvent être physiques comme des maux d’estomac ou des maux de tête ou psychiques comme le fait d’entendre des voix, de se sentir angoissé, de ressentir un profond mal-être, son premier réflexe est d’aller voir un médecin ou un magicien.

Le médecin lui établira un diagnostic, essayera différents traitements, fera subir à son patient une batterie d’examen, sans jamais parvenir à le soulager totalement.

Le magicien, lui, remplacera ce mal par un autre mal et liera plus profondément la personne au démon.

À aucun moment, la personne souffrant de maux diaboliques n’aura l’idée d’aller voir un prêtre, car maintenant, avec l’enseignement de l’athéisme en masse et surtout avec le dénigrement croissant de la croyance chrétienne, on préférera se tourner vers la médecine ou la magie. C’est plus en vogue ! Et l’on ne fera que renforcer ce mal ! Le démon se frottera les mains et pourra renforcer son influence jusqu’à la possession démoniaque.

 

 

Marie d’Ange

 

 

Pour aller plus loin


 

 

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Les possédés célèbres

Selon l’Église, les demandes d’exorcisme seraient en hausse partout en France, mais aussi en Europe et aux États-Unis au point qu’elle ne peut y répondre. Des prêtres-exorcismes sont nommés, mais sont encore peu nombreux pour répondre à toutes les demandes. La possession démoniaque, bien que rare, est une réalité, de même que la vexation, l’obsession ou l’infestation diabolique. Voici quelques cas célèbres de possession diabolique.




De nombreux cas réels de possession diabolique ont inspiré les cinéastes, d’autres cas ont été médiatisés, d’autres cas encore ont été étudiés par la justice. Malgré tout, les phénomènes de possessions démoniaques restent impressionnants et surtout inexpliqués. Dans ce blogue, beaucoup d’articles traitent de la possession démoniaque. Dans cet article, je résume quelques-uns des cas les plus troublants, inexpliqués et surtout des plus connus du grand public déjà traités dans ce blogue. 

Vous retrouverez ces cas plus en détail sur ce blogue en cliquant sur les liens.

 

 

 

Le cas Roland Doe ou Robbie Mannheim

 

Jaquette DVD du film

Commençons fort par ce cas qui a inspiré l’écrivain William Blatty pour son roman « L’Exorciste » qui a été adapté au cinéma par William Fredkin. Ce film, sorti en 1973 aux États-Unis et en 1974 en France, a suscité l’effroi général et reste l’un des films d’horreur culte.

Il faut savoir que derrière l’histoire de l’enfant démoniaque, la petite Regan, possédée par le démon Pazuzu dans le film, se cache une histoire vraie, celle de Robbie Mannheim, surnommé Roland Doe pour protéger l’identité et la vie du possédé.

Tout commence par un fait divers publié dans le Washington Post dans l’édition du 20 août 1949 relatant un cas d’exorcisme sur la personne de Robbie Mannheim, un jeune garçon de 14 ans. William Blatty s’inspire de ce fait divers et écrit le livre « L’Exorciste » qui se vendra à plus de 13 millions d’exemplaires rien qu’aux États-Unis.

L’histoire de Robbie Mannheim fait froid dans le dos. Nous sommes dans les années 40, dans le Maryland. La tante de Robbie a l’habitude de faire des séances spiritisme. Robbie a assisté à quelques-unes de ces séances. À la mort de sa tante, avec qui il est très proche, il décide de faire une séance de spiritisme afin d’entrer en contact avec elle. Et Robbie entre effectivement en contact avec une entité. La goutte se met à bouger seule et le jeune garçon converse pendant plusieurs heures avec cette entité.

Après cet évènement, Robbie change radicalement de comportement. Il se renferme sur lui-même, devient nerveux et surtout, entend des bruits dans la maison. Puis, les robinets s’ouvrent seuls, il entend des bruits de grattements dans les murs, des objets se mettent à se déplacer seuls, surtout son lit qui se déplace avec lui dessus…

Ces manifestations sont très violentes, surtout dans la chambre de Robbie, et empêchent le jeune garçon, terrifié, de dormir. Robbie se met à faire des cauchemars et se réveille avec des marques sur le corps. Plusieurs fois, sous les yeux de ses parents, il est éjecté de sa chaise par une force invisible alors qu’il est en train de manger.

Les parents de Robbie, affolés, font appel à l’Église qui constate les faits. Les prêtres envoyés sur place sont unanimes : Robbie est possédé par une force démoniaque.

Un premier exorcisme est réalisé, sans résultats. Au contraire, le phénomène s’amplifie. Robbie devient violent, injurieux et crie qu’on veut le tuer. Ses parents, persuadés d’avoir lu sur la poitrine du garçon en pleine crise « Saint-Louis », déménagent dans cette ville. Ils sont convaincus que les phénomènes cesseront une fois arrivés à Saint-Louis, d’autant plus que c’est la ville des grands-parents. Mais, cela ne changera rien. Au contraire, l’état de Robbie empire de jour en jour.

La famille fait alors appel au père Bowdern, qui tente un deuxième exorcisme sur l’enfant. Robbie se montre agressif, insulte le prêtre, lui crache au visage, veut le mordre… L’exorcisme est compliqué tant l’enfant fait preuve d’une force surhumaine. Le prêtre décide de l’interner dans un monastère psychiatrique. Là, il tente encore et encore de l’exorciser. Il réalise un exorcisme par jour, sans noter d’amélioration sur Robbie qui devient de plus en plus violent, cassant même le nez d’un des prêtres qui assistait aux exorcismes et brisant les liens qui servaient à le maintenir sur son lit.

Mais les exorcismes ne semblent n’avoir aucun pouvoir sur Robbie. L’adolescent n’a presque plus aucun moment de lucidité. Les prêtres décident alors de le baptiser. Et ce sacrement déclenche une telle rage chez Robbie que pas moins de dix prêtres furent nécessaires pour le tenir et que la moitié furent blessés.

Contre toute attente, quelques jours après ce baptême, Robbie fut délivré, comme cela spontanément, en criant le nom de l’archange Saint-Michel. Il se réveillera plus tard sans aucun souvenir de ces derniers mois.

Les prêtres, interrogés par des journalistes, affirmèrent que la possession démoniaque du jeune garçon était réelle. Les médecins, qui avaient examiné l’enfant, ne trouvèrent aucune explication médicale expliquant les souffrances et les crises de Robbie.

On peut comprendre, chers lecteurs, que lorsque William Peter Blatty a lu cet article dans le Washington Post, il fut aussitôt inspiré. Le cas de Robbie est troublant et surtout largement documenté. Et contre toute attente, Robbie était vraiment possédé. Du moins, c’est la seule explication plausible. Bref tous ceux qui l’ont examiné ont été incapables de fournir une autre explication.

 

 

 

Anneliese Michel

Encore un cas troublant, largement médiatisé, qui a donné lieu à un procès et qui a inspiré le film « L’Exorcisme d’Émilie Rose » de Scott Derrickson.

Le film s’inspire d’une histoire « vraie », celle d’Anneliese Michel. Les scénaristes se sont inspirés du livre du Dr Felicitas Goodman intitulé « La vérité sur l’exorcisme d’Anneliese Michel ». Scott Derrickson et Paul Harris Boardman ont découvert l’histoire de cette jeune Allemande grâce à un officier de la ville de New York. Celui-ci leur a fait écouter une cassette audio où l’on entendait la jeune fille, en plein exorcisme, crier et vociférer. Ils ont alors décidé de faire d’autres recherches et sont tombés sur le livre du Dr Felicitas Goodman. Juste une petite précision : on trouve sur la toile, des extraits de ces exorcismes pratiqués sur Anneliese. Pour les avoir entendus, c’est vraiment à glacer le sang. Âme sensible s’abstenir.

Anneliese Michel est née le 21 septembre 1952 à Leiblfing (Bavière) au sein d’une famille catholique très pratiquante. Anneliese est une jeune fille très pieuse. Cette jeune bavaroise a tout pour vivre heureuse. Elle est entourée de ses parents et de ses trois sœurs, Gertrud, Roswitha et Barbara. L’éducation se veut rigoureuse et pieuse, car pour les parents, le respect des valeurs est très important.

C’est en 1958 que les problèmes commencent. Anneliese a alors 16 ans. Un jour, elle se met à trembler violemment et ne contrôle plus son corps. Puis, elle est régulièrement prise de convulsions. Durant ces crises, elle perd sa voix et n’arrive plus à appeler ses parents pour l’aider. On fait venir le médecin de famille qui la fait interner en hôpital psychiatrique. Les médecins diagnostiquent une épilepsie et une dépression sévère. Elle fait un séjour de plus d’un an en hôpital psychiatrique, sans que les crises cessent. On la bourre de médicaments, mais Anneliese continuent à hurler, à vociférer des insanités, à convulser, à faire des génuflexions. Elle ne se nourrit plus et a du mal à boire. Elle voit des visages démoniaques, qu’elle appelle Fratzen, en train de grimacer lorsqu’elle fait ses prières quotidiennes. Elle entend des voix. Elle en parle avec les médecins qui ne savent plus comment l’aider.

Les crises d’Anneliese sont très violentes au point qu’en 1975, l’archevêché de Würzburg autorise un exorcisme. Deux prêtres sont alors envoyés sur place, le père Alt et le père Renz qui vont pratiquer un à deux exorcismes par semaine sur Anneliese. Parfois, la jeune femme se mettait dans un étal tel de colère qu’il fallait trois hommes pour la maîtriser et pour l’empêcher qu’elle se blesse.

Je passe certains détails, car sur ce blogue, à l’article parlant du film « L’Exorcisme d’Émilie Rose », cette histoire est relatée avec plus de précisions.

Donc, au bout de nombreux exorcismes, Anneliese décède lors d’une séance d’exorcisme et les deux prêtres, ainsi que les parents sont traduits en justice pour négligence ayant entraîné la mort. Ce procès débute en 1978 et les enregistrements audio faits par les exorcistes lors des séances sont présentés à la cour. Ils sont troublants, surréalistes et surtout, inexplicables. En effet, on y entend plusieurs voix inhumaines se disputer le corps de la petite Anneliese.

Contre toute attente et pour éviter des dérives, les prêtres ainsi que les parents d’Anneliese sont condamnés à six mois de prison avec sursis.

 

 

 

Defeo Junior

Voilà encore une histoire largement médiatisée qui a inspiré la saga « Amityville »

Nous sommes le 13 novembre 1974 dans la ville d’Amityville aux États-Unis lorsque Ronald Defoe Junior, âgé de 23 ans au moment des faits, s’empare d’une carabine et tue, un part un, les membres de sa famille, tous pendant leur sommeil, sans que personne ne se réveille.

Au total, il fera six victimes. Lorsque la police arrive sur les lieux du drame, c’est un véritable cauchemar, une boucherie. Toutes les victimes sont retrouvées dans leurs lits respectifs avec une ou deux balles dans le corps.

Ronald Defeo Junior est arrêté. Il ne niera pas avoir tué sa famille, mais dira qu’il a été forcé de le faire, qu’un démon l’a forcé à exécuter tous les membres de sa famille.

Ronald Defeo Junior sera condamné à la prison à perpétuité et est encore aujourd’hui en prison. Et encore aujourd’hui, il se dit qu’il avait été possédé par le diable.

Le plus étrange dans toute cette histoire macabre, c’est que personne n’a jamais pu fournir une explication au fait que ni les parents de Junior, ni ses deux sœurs ou ses deux frères ne se soient réveillés au bruit des coups de feu.

 

 

 

Maurice Thiérault

Photographie tirée de la vidéo de l’exorcisme

Voici une histoire vraie terrifiante, celle d’un cas de possession démoniaque sur la personne Maurice Thériault, cas qui a été largement documenté et filmé. Cette histoire fait partie des dossiers Warren, les célèbres enquêteurs du paranormal. Ici Lorraine et Edward vont être confrontés à l’un des cas de possession les plus terrifiants de leur carrière. D’ailleurs, une vidéo faite lors d’un exorcisme pratiqué sur Maurice Thiérault est en ligne sur YouTube. Là encore, âme sensible s’abstenir.

Maurice Thiérault était un homme vivant dans le Maine aux États-Unis, un homme plutôt tranquille, mais qui sera, tout au long de sa vie, victime de crises plus ou moins violentes, crises qui feront fuir sa femme et ses enfants.

Maurice Thiérault trouvera un semblant de paix grâce à Ed et Lorraine Warren et surtout grâce à plusieurs exorcismes. Mais, il ne connaîtra jamais la délivrance, puisqu’il finira par se donner la mort.

 

 

 

Arne Cheyenne Johnson

L’affaire Arne Cheyenne Johnson est encore une histoire tirée des dossiers Warren, une histoire de possession diabolique qui se termine par un procès connu sous le nom du procès du Démon. Cette affaire est le premier cas connu aux États-Unis dans laquelle la défense a plaidé la possession démoniaque pour innocenter Arne Cheyenne Johnson d’un meurtre macabre commis sur Alan Bono.

Arne Cheyenne Johnson était un garçon très calme, très gentil et surtout non violent. Jusqu’à ce qu’un jour, il défie les démons qui avaient pris possession du corps de son beau-frère, délivrant ainsi son beau-frère, mais signant le début des malheurs pour lui.

Lors d’une crise terrible, Arne Cheyenne Johnson assassine de plusieurs coups de couteau l’employeur de sa fiancée, Alan Bono. Il sera reconnu coupable et condamné pour homicide involontaire aggravé et restera cinq ans en prison malgré les preuves apportées par les Warren pour le disculper. Il est difficile, pour un esprit rationnel, de croire ce qu’il ne voit pas.

 

 

 

La possession de Nicole Aubry

 

Nicole Aubry est une jeune fille qui a vécu à Vervins au XVIe siècle. Son histoire fit grand bruit à cette époque au point d’intéresser le roi Charles IX. Cette pauvre femme a été victime d’une terrible possession démoniaque qui a failli mal tourner. Nicole Aubry est la fameuse possédée de Laon, histoire qui a été racontée en 1566 par Boulvèse, un professeur d’Hébreu au collège de Montaigu. 

Nicole Aubry est une jeune femme née à Vervins, fille d’un boucher et mariée à tailleur. Une fille qui vivait une existence normale pour l’époque. Je rappelle que nous sommes dans les années 1560.

Nicole Aubry est une jeune femme pieuse et sans histoire. Pourtant, elle va être la victime de terribles démons qui vont prendre possession de son corps.

Nicole Aubry va être la victime d’un démon et pas de n’importe lequel puisqu’elle sera possédée par Belzébuth et Compagnie. Autant vous dire que cela va être violent.

La jeune femme est confiée à Pierre Delamotte, un religieux jacobin et un grand exorciste. Ce dernier arrive à extorquer son nom au démon. Il s’agit de Belzébuth, l’un des 7 Princes des Enfers, le fondateur de l’Ordre de la Mouche, le premier en crime et en pouvoir après Satan. Il fut ordonné des prières, des jeûnes et des macérations pour sauver l’âme de la possédée. Un moine se fouetta même publiquement pour obtenir l’expulsion du démon. Bien sûr, cela ne fonctionna pas et Nicole Aubry était toujours possédée. Elle vociférait, se contorsionnait, parlait une langue inconnue, avait une force incroyable…

Dans un énième exorcisme, on fit communier la possédée, ce qui la rendit calme. Alors, un prêtre qui assistait à la cérémonie crut à la délivrance de la jeune femme. Or, c’était tout le contraire. Belzébuth était toujours dans le corps de la victime et fut même renforcé par 29 autres démons. Nicole perdit l’usage de ses jambes. Elle souffrait le martyre.

La jeune femme fut enfermée à Notre-Dame-de-Liesse où d’autres exorcismes éprouvants furent menés. 27 démons furent délogés de son corps. Mais, Belzébuth y restait toujours et réclamait un exorcisme avec l’évêque de Laon, Messire Jean Debourg.

L’évêque de Laon vint à Vervins exorciser la pauvre femme pendant trois mois consécutifs, sans repos, mais en vain. Ces exorcismes furent très éprouvants et pas moins de 10 hommes étaient nécessaires à chaque séance pour maintenir Nicole Aubry en proie à des crises violentes. Certains exorcismes étaient même pratiqués devant une foule entière de gens.

Durant ces séances, outre sa force extraordinaire, les personnes témoin des exorcismes purent noter que la possédée parlait plusieurs langues et avait un don de médiumnité.

Devant son impuissance à déloger les démons encore dans le corps de Nicole Aubry, l’évêque de Laon décida de faire venir la jeune fille à Laon pour l’exorciser dans la cathédrale.

Lorsqu’elle arriva à Laon, Nicole Aubry était épuisée et mourante. On l’attacha solidement au centre de la cathédrale. Là, l’évêque l’exorcisa, devant plus de 10 000 spectateurs qui furent témoins de scènes étranges et dépassant tout entendement.

Nicole Aubry avait dans son corps toute une légion de démons qui se débattaient avec force et qui s’amusaient des gens venus contempler cette scène macabre.

Interpellés, le Parlement de Paris et l’Université de Paris envoyèrent des commissaires à Laon pour vérifier ce qu’il s’y passait. Au même moment, le nonce du pape arriva à Laon ce qui fit que rendre encore plus en colère les démons qui devinrent plus insolents que jamais et qui se mirent à insulter les exorcistes et l’évêque.

À force de persévérance et de prières, les prêtres, le nonce du pape et l’évêque réussirent à chasser les démons du corps de la pauvre femme. Ils délivrèrent Nicole Aubry de 29 démons, dont Belzébuth, Baltazo, Astaroth.

Après cette délivrance, Nicole Aubry était presque morte. L’évêque récita une prière sur sa tête et elle recouvra la santé.

Nous disposons, de ces exorcismes, de nombreux témoignages attestant de la véracité des faits et nous ne pouvons nier qu’il s’est passé quelque chose d’inexplicable.

 

 

 

Le Fils de Sam

L’histoire de David Berkowitz, tueur en série surnommé le Fils de Sam, est plutôt curieuse et soulève pas mal d’interrogations. David Berkowitz dit entendre des démons lui ordonner de tuer, dit les voir, dit les sentir. Possession démoniaque ? Folie meurtrière ? Le mystère reste entier.

David Berkowitz, alias le Fils de Sam, n’a rien d’un tueur. Il travaille au centre de tri de la Poste de New York, a été entouré d’amour étant jeune, est décrit comme quelqu’un de jovial et effacé. Et pourtant, le 12 juin 1978, il sera condamné à 365 années de prison ferme pour 6 meurtres et sera incarcéré à la prison d’Attica.

Que lui est-il arrivé ? Pourquoi David Berkowitz s’est-il transformé en tueur ? Le meurtrier dira entendre des voix de démons le pousser à commettre ses crimes. Une théorie qui ne peut être retenue par la cour et pourtant…

Ce cas nous montre que la possession démoniaque peut revêtir différentes figures. Ici, David Berkowitz, lorsqu’il entre en crise, entend le démon lui ordonnant de tuer. Il prend alors son arme et tire au hasard. Puis, il reprend ses esprits. J’ajoute que David Berkowitz était un sataniste et qu’il pratiquait l’occultisme.

 

 

 

Clara Germana Cele

L’histoire se déroule en 1906, Clara Germana Cele, était une étudiante chrétienne à la Mission St Michael à Natal en Afrique du Sud. À l’âge de 16 ans, Clara dit avoir fait un pacte avec le diable. Quelques jours après avoir fait ce pacte, Clara a commencé à avoir des pulsions étranges, elle était repoussée par les objets religieux et pouvait parler différentes langues qu’elle n’avait jamais apprises. Elle dit même être devenue clairvoyante.

Les sœurs de la Mission St Michael racontent avoir vu et entendu Clara arracher les barreaux de son lit et faire des cris d’animaux horribles. Plus d’une centaine de personnes témoignent avoir vu Clara léviter. Deux prêtres ont donc effectué un rituel d’exorcisme. Rituel autour duquel Clara a essayé à de nombreuses reprises d’attaquer les prêtres, elle a même tenté d’étrangler un prêtre avec son étole. L’exorcisme a duré deux jours et Clara a enfin pu être libérée des démons qui la possédaient.

 

 

Je pourrai multiplier ces exemples à l’infini tant ces histoires de tueurs en série possédés ou d’exorcismes sont nombreuses. Notons simplement que tous ces cas restent, encore aujourd’hui, inexpliqués. Ce qui m’amène à penser que la science ne peut tout expliquer. On peut parler de délires schizophréniques, de psychopathes, mais comment expliquer les lévitations, les déplacements d’objets, le fait de parler une langue inconnue ? C’est inexplicable, sauf si l’on considère qu’il existe une force démoniaque qui n’est pas seulement la représentation symbolique du mal, mais bien réelle, physique et que cette force est à l’œuvre tous les jours et qu’elle revêt d’innombrables formes pour mieux nous berner et nous entraîner dans la désolation.

 

 

Marie d’Ange

Pour aller plus loin




 

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Clara Germana Cele, un cas de possession après un pacte

Le cas Clara Germana Cele est un cas avéré et documenté d’une terrifiante possession démoniaque relaté dans les écrits du père Erasmus Hörner dans son manuscrit rédigé en 1932 « Faits Positifs d’événements Mystérieux, la Possession Démoniaque », et qui a été témoigné par de nombreuses personnes. Voici la terrible histoire de Clara Germana Cela, une jeune femme possédée après avoir réalisé un pacte avec Satan.




Les débuts

 

Nous sommes en 1906. Clara Germana Cele est une jeune fille de 16 ans orpheline qui vit dans un petit village d’Afrique du Sud situé à 80 kilomètres de Durban. Baptisée catholique, elle fréquente l’école d’Umzinto dirigée par les sœurs de la mission Saint-Michel depuis l’âge de 4 ans. Les religieuses qui s’occupent d’elle la décrivent comme une enfant normale, gaie et enjouée.

En 1905, la jeune orpheline fait sa première communion. La cérémonie se déroule sans encombre. Mais, l’année suivante, la vie de Clara Germana Cele bascule.

Tout d’abord, le père Erasmus Hörner, qui la confesse et la connaît bien, la trouve morose, triste et parfois même agressive. La jeune fille ne s’est jamais comportée de cette manière. Bientôt, elle devient frivole, s’éloigne des sacrements et ne veut plus aller à l’église.

 

Un pacte diabolique

 

Le 5 juillet de l’année 1906, Clara Germana Cele vient trouver le père Erasmus et lui fait une bien étrange confession. Elle lui avoue s’être vouée au service de Satan et avoir fait un pacte par écrit. Dans sa main, elle tient un morceau de papier qu’elle présente au prêtre. C’est le pacte fait avec le démon. La jeune fille a signé ce document avec son sang.

Sur le coup, le père Erasmus ne la croit pas. Il pense que la jeune fille a besoin d’attirer l’attention sur elle. Mais, il va vite se rendre compte qu’il s’est trompé, car les premiers signes évidents d’une possession démoniaques ne vont pas tarder à se manifester.

En effet, très vite, Clara Germana Cele fait des crises violentes au cours desquelles elle se met à crier et à vociférer. Elle hurle avoir fait une confession, être perdue, devoir se pendre, car Satan l’appelle.

Son comportement change du tout au tout. La jeune fille docile, souriante, gaie devient renfermée en proie à des crises terribles.

En août 1906, alors qu’elle assiste à une messe, elle se montre particulièrement belliqueuse, refusant de s’agenouiller et incitant les autres adolescents à refuser la confession.

Le 20 août 1906, les sœurs de la mission Saint-Michel la surprennent en grande conversation avec un être invisible. Clara pleure et implore une entité que les sœurs ne peuvent voir. Voici ce que la jeune fille dit : « Tu m’as trompée ! Tu m’avais promis de beaux jours, et maintenant tu es cruel pour moi. »

Eh oui, le Diable lui avait promis la gloire, mais lui offre le désespoir et la souffrance.

Soudain, Clara Germana s’aperçoit qu’elle n’est pas seule et a un bref moment de lucidité. Elle se tourne vers les sœurs qui la regardent et fixe l’une d’elles en disant : « Ma sœur, s’il vous plaît, appelez le père Erasmus. Je dois me confesser et tout lui dire. Mais vite, très vite ou Satan va me tuer. Il me tient en son pouvoir ! Plus rien de béni n’est avec moi. J’ai jeté toutes les médailles que vous m’aviez données. »

Puis elle se remet à crier : « Tu m’as trahi ! Tu m’avais promis la gloire et maintenant tu me tortures ! »

Clara Germana s’agite tellement, que les sœurs décident de la mettre au lit. La jeune fille fait une terrible crise où elle déchire ses vêtements, elle grince des dents et hurle ou aboie comme un chien. Le prêtre est appelé d’urgence.

Lorsqu’il arrive, il est terrifié. Il est impossible de maîtriser la jeune fille qui ressemble à une bête. Le père Erasmus lui demande de s’identifier. L’être qui a pris possession du corps de Clara crie être Satan. Il ajoute même : « Notre roi est Lucifer. Son pouvoir est grand ; il a à son service d’innombrables sujets. Nous avons été précipités du Ciel en Enfer, bien que nos péchés n’eussent pas été aussi énormes que ceux d’un grand nombre d’hommes. »

Le prêtre demande si l’enfer existe et l’entité répond : « Certainement ! Son feu n’émet aucune clarté et ne ressemble en aucune manière à votre feu. Malgré l’obscurité, nous nous voyons l’un l’autre. Le Christ nous a vaincus en mourant sur la Croix, mais à présent beaucoup d’Esprits errent à travers le monde pour séduire les hommes. Le Christ reviendra une seconde fois, lors du jugement dernier. Alors nous serons jugés sous les regards de tout le monde. Nous croyons en Dieu, mais nous le haïssons. »

Vous pouvez remarquer, chers lecteurs, que ce démon est particulièrement loquace. Ce qui n’est pas dans l’habitude d’un démon. La plupart du temps, ils ne parlent guère ou très peu.

Alors, les sœurs aspergent le corps de Clara Germana Cele d’eau bénite, ce qui la fait sortir de sa transe.

 

Une possession démoniaque avérée

 

L’état de Clara se détériore rapidement. Les manifestations du démon sont de plus en plus fréquentes et les attaques que la jeune fille subit la laissent dans un grand état d’épuisement. Clara Germana Cele se meurt à petit feu.

Dans un compte-rendu, une religieuse rapporte que Clara agresse souvent ses camarades, qu’elle se met dans des états de rage folle, qu’elle devient incontrôlable et dangereuse dès qu’elle se trouve en présence d’un quelconque signe religieux. Et que même si l’on dissimule une croix ou de l’eau bénite dans une pièce, Clara le sent et cela la met en colère. Là, elle s’anime d’une force soudaine et féroce et les sœurs sont obligés de l’asperger d’eau bénite pour la calmer et de la sangler sur son lit pour la maîtriser.

Les cris que pousse Clara sont d’une telle bestialité qu’ils terrifient tous ceux qui l’entendent. Voici un témoignage d’une sœur sur ce sujet :

« Aucun animal n’a jamais produit de tels sons. Ni les lions de l’est de l’Afrique ni les taureaux furieux. À certains moments, ils sonnaient comme un véritable troupeau de bêtes sauvages qu’aurait orchestré Satan après avoir formé un cœur infernal ».

Certains jours, il arrive que le démon se manifeste aux religieuses et aux autres jeunes filles qui habitent à la mission Saint-Michel, à la fenêtre, en plein jour ou en pleine nuit, se montrant avec de terrifiantes figures d’animaux aux yeux jaunes.

Un jour, alors que Clara Germana Cele est allongée sur une natte et se repose après une violente crise, elle se met à brûler en se tordant de douleur. Et en effet, des flammes sont tout autour d’elle. Et malgré tous les efforts des sœurs, le feu ne veut pas s’éteindre. Seule l’eau bénite en arrivera à bout.  

De nombreux témoins ont vu Clara Germana Cele léviter, chose qu’elle fait de manière régulière, d’après les dires des sœurs et du prêtre. Souvent, elle est soulevée à un mètre du sol, parfois plus, verticalement ou horizontalement, et son corps flotte au-dessus de son lit. Le corps de la jeune fille est alors rigide, de même ses vêtements dont les plis ne retombent pas comme ils auraient dû.

Si l’on asperge le corps de Clara d’eau bénite, alors elle retombe et ses vêtements reprennent leurs plis habituels.

Clara a lévité, comme je l’ai dit plus haut, devant de nombreux témoins, dont certains étaient étrangers à la mission.

Un jour, à l’église, Clara s’est mise à flotter au-dessus de sa chaise. Certains ont essayé de la ramener à sa place en la tirant par les pieds, sans y parvenir.

Dans son livre, le père Erasmus décrit comment Clara Germana se transforme parfois en une créature ressemblant à un serpent. Son cou s’allonge, son corps enfle, notamment au niveau de la poitrine, et alors elle se met à ramper à terre. Elle devient aussi souple que du caoutchouc.

Sous cette forme reptilienne, elle a même mordu au bras une sœur qui tentait de la maîtriser. La blessure a mis plusieurs mois à guérir.

Clara Germana Cele peut aussi parler et comprendre plusieurs langues étrangères, comme le français, l’allemand, le polonais, alors qu’elle ne les a jamais entendues. Elle fait aussi preuve d’un don de clairvoyance en révélant des secrets intimes en se moquant des personnes qui viennent la voir alors qu’elle ne les connaît pas. Elle a pu décrire, dans les moindres détails, le voyage d’un prêtre d’Afrique du Sud à Rome, avec les adresses et les étapes tout au long du chemin. De même, elle a confondu un homme qui s’est moqué d’elle en révélant des secrets scandaleux le concernant et en donnant des noms précis, des dates et des lieux.

Pour le père Erasmus, il n’y a plus de doute possible. Clara Germana Cele est possédée et il faut réaliser un exorcisme pour la délivrer. Il envoie sa demande à l’Église.

 

L’exorcisme de Clara Germana Cele

 

Le 10 septembre 1906, l’Église autorise le père Erasmus et le père Mansuet, directeur de la mission, à effectuer un exorcisme sur Clara Germana Cele.

Le rituel débute le 11 septembre 1906, à l’aube dans la chapelle de la mission, en présence de nombreux témoins.

Au début de la séance, la jeune fille attrape la Bible des mains du père Mansueti et se frappe avec, puis saisit son étole et tente de l’étouffer.

Ce jour-là, l’exorcisme se termine tard dans la nuit, sans que le démon soit chassé du corps de la pauvre orpheline. Et donc, il reprend le lendemain matin.

Pour cette deuxième séance, un dialogue surréaliste s’instaure entre le père Erasmus et le démon, dialogue que je vous partage.

« Pourquoi as-tu été chassé du ciel, demanda le père Erasmus.

— Parce que Dieu nous a révélé son Fils et nous a commandé de l’adorer ; mais nous avons refusé parce qu’il avait adopté une nature inférieure à la nôtre. »

Mais en ce deuxième jour de rituel, le démon semble vaincu et révèle devoir retourner en enfer. Il déclare ensuite qu’il va signaler son départ par une lévitation. Ce qui se fait aussitôt, en présence de 170 personnes qui se trouvent dans la chapelle de la mission à ce moment-là.

Et le démon quitte le corps de Clara Germana Cele après deux longues journées de combat. Et tous les membres de la communauté, choqués par ce qu’ils ont vu, ont prié pendant de longues heures.

 

Le dénouement

 

Après cet exorcisme, Clara Germana Cele redevient la jeune fille qu’elle était avant le pacte : souriante, gaie, gentille.

Mais, en janvier 1907, et alors que le père Erasmus est absent, Clara fait une rechute. Elle repactise avec Satan et ses crises recommencent. Au mois d’avril 1907, un nouvel exorcisme de deux jours est réalisé et la jeune fille est à nouveau libérée de ses démons. Une odeur nauséabonde signala le départ du démon.

 

Depuis, Clara Germana Cele ne passa plus aucun pacte avec le Diable et ne montra plus aucun signe d’une possession démoniaque. La jeune femme mourut de la tuberculose le 14 mars 1913, en paix avec elle-même et avec Dieu.

Marie d’Ange

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La possession démoniaque et la psychiatrie

Dans tous les peuples, dans toutes les croyances, on parle de possession démoniaque ou de possession par une entité. Aujourd’hui, la science et notamment la psychiatrie a fait reculer cette croyance et nous fait dire que la possession démoniaque n’est qu’une maladie mentale qu’il faut traiter avec des médicaments et une psychothérapie. Or, il arrive que certaines fois, cela ne suffise pas, qu’au-delà de la science, il existe l’inexplicable. Tour d’horizon des limites de la science et de la psychiatrie concernant le phénomène de possession démoniaque.




Qu’est-ce que la possession

En anthropologie, la possession est une situation au cours de laquelle une personne est habitée par un être surnaturel, qui peut être une divinité, un esprit, un démon… selon les croyances.

Depuis la nuit des temps, dans toutes les sociétés, il a été décrit des phénomènes de possession. Certains sont très documentés et nous amènent à penser, à croire que la possession est bien réelle. Cela existe, cela fait peur, cela intrigue. Les scientifiques ont essayé d’expliquer la possession sans jamais y parvenir. Bien sûr, la possession a reçu des tentatives d’explications de plusieurs ordres, notamment psychologiques, religieuses, anthropologiques… sans jamais parvenir à une véritable explication.

Aujourd’hui, la science et la psychiatrie ont fait de nombreux progrès dans ce domaine. Depuis que l’on connaît les maladies mentales, comme la schizophrénie, l’hystérie, le dédoublement de la personnalité, la mélancolie… les cas de possession démoniaque sont devenus rares. De nombreux cas ont pu être traités par la médecine. Mais, il reste toujours des cas où la psychiatrie est totalement dépassée.

Un jour, un psychiatre qui a été confronté à un patient possédé par un démon m’a avoué avoir été totalement impuissant devant ce phénomène. Et il m’a dit une chose très juste : « beaucoup de patients enfermés dans des asiles et étiquetés schizophrènes sont en réalité possédés et vice versa. »

La possession démoniaque peut revêtir différentes formes : fatigue, maux divers, impression de ne pas avancer dans la vie, dépression, mélancolie, accès de violence, parler une langue inconnue, répulsion pour tout objet saint, hallucinations auditives et visuelles, impression de ne plus contrôler son esprit et son corps… La forme la plus grave peut conduire au meurtre ou au suicide.  

 

La possession à travers les croyances

Chez les Mongo, une tribu d’Afrique Centrale, la possession prend le nom de zebola et ne touche que les femmes. C’est une forme de psychothérapie.

En Éthiopie, on parle de zar. Ce phénomène touche essentiellement les femmes et les hommes efféminés.

En Afrique du Sud, les femmes possédées sont appelées inwatso et sont hautement considérées lorsqu’elles développent une capacité de divination.

Dans le vaudou haïtien, il existe des rites de possession.

En chine, au Japon, en Inde, en Indonésie, en Malaisie… il existe des traditions incorporant la possession.

Dans la religion juive, un individu peut-être possédé par un dibbouk, qui est un d’esprit démoniaque. Cet esprit peut être exorcisé selon un rituel précis.

Chez les catholiques, on parle de possession démoniaque. Ici, une personne peut être possédée par un démon (donc un ange déchu). Ce démon prend alors le contrôle du corps et de l’esprit de la personne et modifie son comportement contre son grès. Il existe un Rituel Romain d’exorcisme pratiqué par des prêtres-exorcistes pour chasser le démon logé à l’intérieur de la personne.

Dans le Coran, on ne parle pas de possession, mais plutôt d’influence satanique. Chez eux, les djinns (démons) peuvent influencer le comportement d’un individu.

 

La possession et la psychiatrie

La psychiatrie a une vision rationnelle de la possession. En fait, elle explique tous les symptômes d’une possession par le fait que le patient soit atteint d’une maladie mentale. Pourtant, elle ne peut expliquer tous les symptômes.

En effet, la possession désigne une situation où le patient se croit habité par un démon… Cette personne rentre alors dans des états de transe ou de crise. Ces crises sont violentes et se traduisent par des contorsions, des éclats de rage, des blasphèmes… Puis, le patient revient à un état de calme et ne souvient pas de sa crise. Le patient est repoussé par tous les objets sacrés et s’enferme dans son monde fait de douleurs.

La psychiatrie considère que la possession démoniaque n’existe pas. Elle ne relève que de l’ignorance et de la superstition. Elle préfère parler d’hystérie, de schizophrénie, d’épilepsie, de personnalité multiple… En effet, ces maladies mentales sont susceptibles de se manifester par des symptômes confondus avec ceux de la possession.

Il est vrai que depuis que la psychiatrie et la psychanalyse existent, on sait que le Diable n’est pas forcément à l’origine des troubles psychiques qui peuvent affecter l’homme. Avant, il suffisait d’avoir un pet de travers pour être exorcisé. Aujourd’hui, cela est beaucoup plus contrôlé. L’Église a besoin l’aide d’un psychiatre avant de pratiquer un exorcisme, afin d’éliminer une maladie mentale. De plus, le psychiatre, lorsqu’il se retrouve démuni, se doit de demander l’aide de l’Église (beaucoup ne le font pas…)

La possession diabolique et l’infestation ne sont pas du ressort de la psychiatrie. Le psychiatre soigne le mental, le cerveau, la conduction neuronale… alors que la possession touche l’âme d’une personne.

Pourtant, de nombreux cas de possession démoniaque sont traités par les psychiatres. Pourquoi ? Tout simplement parce que le démon arrive à créer des phénomènes psychiques majeurs. Rappelez-vous : le démon est menteur, sournois, trompeur. Le démon peut tout singer, même la maladie mentale.

Le psychiatre qui va se trouver devant un vrai cas de possession démoniaque traitera les symptômes par des médicaments. Cela peut calmer le patient, certes, mais ne le guérira pas. Les médecins ne peuvent pas diagnostiquer une possession démoniaque, car dans leurs esprits cartésiens, elle n’existe pas. Cela fait partie d’une autre réalité que l’on s’est efforcée de gommer à travers les études. Ce qui est regrettable. Le psychiatre œuvre dans le naturel, alors que la possession démoniaque est du domaine du surnaturel.

Il est vrai que certaines douleurs de l’homme, certaines affections, certains troubles mentaux proviennent de l’homme et uniquement de l’homme. Là, la psychiatrie et la médecine sont utiles et efficaces.

 

La possession, un mal de l’âme

Lorsque l’on parle de possession démoniaque, on s’imagine toujours une personne vociférant, vomissant, criant… Alors que ce n’est pas du tout cela. La possession démoniaque est plus sournoise, plus insidieuse.

Le démon peut contrôler une personne en le forçant à commettre des péchés ou des actes contraires à sa personnalité. C’est ainsi que naissent les conflits familiaux et conjugaux, les dérives sociales. Le Diable enflamme l’imagination, il est le maître de la rumeur. Il nous fait voir des ennemis là où il n’y en a pas. Le possédé devient donc paranoïaque, dépressif, peut sombrer dans l’alcool et la drogue. Tout cela sous les yeux de la famille et des amis, qui ne verront rien et qui préféreront s’éloigner plutôt que d’ouvrir les yeux et d’aider la victime. Car, aujourd’hui, nous sommes conditionnés à ne pas voir ces phénomènes. On n’y croit plus.

Il arrive aussi que le Diable investisse une personne, ne se contentant plus de la séduire par la tentation, mais de l’attirer dans la désolation. Alors oui, le possédé devient fou, car il ne comprend pas ce qu’il lui arrive. Il vit, alors, dans un monde fait de terreur et de violences. Le Diable, lorsqu’il investit une personne, peut provoquer toutes sortes de manifestations psychiatriques : délires, dépression, hallucinations, hystérie, addictions… Ces troubles ne sont que la face cachée de l’iceberg. Et ces troubles qu’un psychiatre voit. C’est pourquoi il va s’empresser de les traiter à grand renfort de médicaments.

Par contre, le traitement médical ne peut pas faire de mal au patient, puisqu’il va l’apaiser en renforçant le psychisme du possédé qui pourra mieux lutter contre le démon. Mais, il faudra obligatoirement l’aide d’un exorciste pour délivrer la victime du Mal qui la ronge.

 

Comme je le dis et le répète, la possession démoniaque est rare, mais elle existe. Je reste persuadée qu’au-delà de la science, il existe autre chose. La science ne peut pas tout expliquer. Bien sûr, on peut soulager un possédé par des médicaments, mais on ne le guérira pas et nier l’existence du Diable ou d’une entité supérieure est dangereux. Plus on le nie, plus il peut attaquer.

Marie d’Ange

Sources : inexplique-endebat.com, lanef.net

 

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Ceux qui entendent des voix démoniaques

Les faits divers regorgent d’histoire d’hommes ayant commis un meurtre (parfois même plusieurs ou une fusillade) sous l’emprise de voix démoniaques. Ces affaires ont donné lieu à des procès où l’aliénation mentale a été clamée par la défense. Mais s’agit-il vraiment d’aliénation mentale ? De schizophrénie ? Ou de véritable possession démoniaque. Faisons un tour d’horizon de quelques affaires qui ont marqué l’actualité.

 




L’affaire d’Amityville

Cette affaire a été l’une des plus médiatisées aux États-Unis. La maison de la rue d’Océan Avenue dans la petite d’Amityville est devenue « la maison du Diable », après le sextuple meurtre qui s’y est produit.

Souvenons-nous : nous sommes dans les années 60. La famille Defeo achète et emménage dans une splendide demeure d’Ocean Avenue à Amityville, un quartier très huppé de la ville. Il s’agit d’un couple paisible et leurs six enfants. À première vue, rien d’anormal. Le couple et les six enfants vivent une existence paisible avant que n’arrive l’impensable.

Le 13 novembre 1974, Ronald Jr Defeo, l’aîné de la famille, âgé de 23 ans, prend le fusil de chasse de son père et assassine tous les membres de sa famille, un par un, chacun dans leur lit respectif. Une histoire qui fait froid dans le dos, d’autant plus que personne ne s’est réveillé après la première détonation ni les suivantes d’ailleurs. Les cadavres ont été retrouvés tous dans leur lit, personne n’a tenté de fuir, personne n’a entendu les bruits des coups de feu.

Ronald Jr se rendra à la police. Il dira avoir commis ces meurtres sous l’influence d’une voix démoniaque qui l’a poussé à le faire. Lors du procès, il criera son innocence, plaidera la possession démoniaque, mais sera condamné à la prison à vie, où il réside encore aujourd’hui.

Durant l’enquête, personne n’a pu expliquer comment ce jeune homme a pu tuer par balles sa famille sans que personne se réveille. Encore aujourd’hui, cette question reste posée. De cette histoire, on tirera plusieurs films, et la maison d’Amityville restera dans les annales de la criminologie comme la maison la plus hantée des États-Unis.

Alors, possession démoniaque ou folie meurtrière ? La question reste posée et ne sera jamais élucidée.

Pour en savoir plus sur cette histoire, je vous invite à lire l’article concernant la famille Defeo.

 

Le fils de Sam

Encore une histoire étrange et qui fait froid dans le dos.

Le fils de Sam est en réalité le surnom médiatique de David Berkowitz. Cet homme, au premier abord, n’a rien d’un tueur. C’est quelqu’un qui vit une existence normale. Pourtant, il sera accusé d’avoir tué au moins sept personnes et d’en avoir blessé au moins autant.

L’histoire se passe dans les années 70, à New York. David Berkowitz, un jour, sans que l’on sache pourquoi, se met à tirer au hasard, dans les rues. Cela durera plusieurs mois avant qu’il ne soit arrêté par la police. L’affaire de ce tireur fou a fait trembler tous les New Yorkais. C’est la panique à bord. Les médias s’emparent de l’affaire et un vent de terreur règne sur la ville. Les enquêteurs sont sur le qui-vive. Qui est ce tireur fou, ce meurtrier, qui envoie des lettres aux journalistes et qui se fait appeler le Fils de Sam ? Il sera finalement arrêté quelques années après la première fusillade.   

Lors de son procès, ultra-médiatisé, David Berkowitz dira entendre une voix démoniaque lui ordonnant de tuer. Bien sûr, il ne sera pas acquitté et purge sa peine dans une prison des États-Unis, où il s’est repenti et tourné vers la religion.

Là encore, on ne sait pas ce qui l’a poussé à l’acte. D’après le tueur, c’est un démon. D’après les psychiatres, il s’agit d’une aliénation mentale. Encore une fois, le mystère reste entier. Une histoire sur fond de secte satanique qui a fait couler beaucoup d’encre.

Pour lire l’histoire du Fils de Sam, cliquez ici.

 

Arne Cheyenne Johnson

L’affaire d’Arne Cheyenne Johnson est une affaire tirée des dossiers Warren, les célèbres enquêteurs du paranormal. Il s’agit d’un cas de possession démoniaque qui se termine par un procès connu sous le nom du « procès du Démon », encore une fois très largement médiatisé.

Arne Cheyenne Johnson n’a que 19 ans, lorsqu’il assassine froidement Allan Bono, son propriétaire, par arme blanche. Qu’est-ce qui l’a poussé à commettre un tel acte ?

D’après les Warren, qui ont enquêté sur l’affaire, Arne Cheyenne Johnson était possédé au moment des faits. Pour lire son histoire, cliquez ici.

Ce qui n’enlève en rien au macabre de la situation. Lors du procès, les Warren tenteront de plaider la possession démoniaque. Cette thèse ne sera pas retenue par le tribunal. Pourtant, avant le meurtre, Arne Johnson était un garçon calme, gentil, travailleur, qui avait le cœur sur la main. Il est impensable qu’un homme qui n’a jamais eu de pulsion meurtrière puisse commettre un meurtre de sang-froid, non prémédité.

Arne Cheyenne Johnson criera son innocence et le fait qu’il était possédé au moment des faits. Il le criera encore en prison où il subira plusieurs attaques démoniaques. Mais, personne ne le croira.

Possession démoniaque ? Aliénation mentale ? Folie meurtrière ? Encore aujourd’hui, le mystère reste entier.

 

Le procès de l’horreur à Nancy

L’horreur ne sévit pas qu’aux États-Unis, mais aussi près de chez nous. Et j’en veux pour preuve cette étrange et macabre affaire.

Nous sommes en France, dans la commune de Tucquegnieux (Meurthe-et-Moselle). Le 4 juin 2011, un père de famille massacre son épouse et son bébé de 15 mois et viole sa fille de 6 ans. Le tout guidé par une voix démoniaque.

L’homme a été appréhendé par les forces de l’ordre. Son procès, le procès de l’horreur, s’est ouvert en mars 2015. L’affaire est délicate. Pourquoi cet homme a-t-il poignardé à plusieurs reprises sa femme et son bébé et a violé sa fille et sa femme ensanglantée, avant d’avaler des cachets pour se donner la mort, le tout dans la même soirée ? C’est abominable, atroce. Le père de famille crie qu’il a été poussé par une voix démoniaque à commettre de tels actes horribles.

Folie meurtrière ? Délire schizophrénique ? Possession démoniaque ?

Le mystère reste entier.

Ces quatre affaires ne sont qu’un échantillon des histoires macabres que l’on peut trouver dans les faits divers. Affaire inexpliquée, non élucidée. Le doute demeure toujours. Tous ces personnages, ces meurtriers disent avoir été poussés par des voix démoniaques pour commettre leurs actes abjects. On peut parler de folie, mais on ne peut écarter la thèse d’une possession démoniaque.

Dans le livre « Les 7 + 1 Péchés Infernaux », je montre comment un quidam banal peut se transformer en un meurtrier sanguinaire, sombrer dans la folie, à cause d’une possession démoniaque. Les huit nouvelles de ce livre décrivent des personnes ayant des vies normales, mais qui tout à coup basculent dans la folie extrême. Ces histoires, bien qu’imaginaires, ressemblent beaucoup à celles que l’on trouve dans les faits divers.

Marie d’Ange

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Des servantes pour Lucifer




Encore une histoire de possession démoniaque issue des Dossiers Warren et se passant aux États-Unis dans les années soixante. Rappelez-vous : Ed et Lorraine Warren sont les célèbres enquêteurs du paranormal, les chasseurs de démons dont les affaires ont inspiré le film Conjuring : Les dossiers Warren. L’histoire que je vous présente aujourd’hui est tirée d’une enquête d’Ed Warren. Voici l’étrange histoire de deux jeunes filles possédées après avoir touché aux sciences occultes.

 

La conférence

 

Photographie issue du film Conjuring : Les meilleurs dossiers Warren

 

Ed et Lorraine Warren donnaient régulièrement des conférences sur la démonologie où ils relataient leurs enquêtes. Dans le film Conjuring : Les dossiers Warren, on les voit donner une de ces conférences.

Durant l’une de ces conférences, alors qu’ils sont dans un collège (attention, nous sommes dans un collège aux États-Unis, ce qui n’a rien à voir avec les collèges en France. Aux États-Unis, les collégiens sont plus âgés que ceux de chez nous) et que la salle est comble, Lorraine Warren sent une présence maléfique autour d’elle, sans pouvoir la distinguer ni pouvoir construire une image précise de cette impression. La séance de questions débute et une fois finit, les plus curieux peuvent se lever et venir saluer le couple.

Un jeune étudiant s’avance vers Ed et entame la conversation avec le démonologue. Près de lui se tient une jeune fille qui, pour une raison inconnue, bouillonne de rage. Lorraine ressent cette colère et prend à part son mari pour lui faire savoir ce qu’elle perçoit. Ed, voyant sa femme bouleversée, lui explique pourquoi le jeune homme est venu lui parler et pourquoi il a besoin de son aide. Ce qu’il allait lui révéler est pour le moins curieux.

 

Jimmy et Kendra

 

Lorraine et Edward Warren

 

Jimmy c’est le jeune étudiant qui est venu parler à Ed lors de cette fameuse conférence. Kendra, c’est sa petite amie qui l’a accompagné ou plutôt qu’il a forcée à le suivre. En effet, Jimmy la soupçonne d’être sous l’influence de forces occultes et c’est pourquoi il veut en parler avec Ed. Il lui avoue que la jeune femme est souvent prise de colères terribles. Lors de ces accès de rage, son visage se transforme, sa voix change et Jimmy a l’impression de se tenir en face d’une autre personne que Kendra. 

Très vite, Ed soupçonne une possession démoniaque. D’ailleurs, alors qu’Ed revient vers Jimmy, Kendra, folle de rage, se jette sur Lorraine et tente de l’étrangler. Cet incident effraye non seulement Lorraine, mais aussi les personnes qui se sont rassemblées près des deux conférenciers. Très vite, on maîtrise Kendra. Ed, devant la violence des faits, prend congé et demande à Jimmy de le suivre pour discuter plus calmement, sans la présence de Lorraine, qui est très secouée.

Ed Warren emmène Jimmy et Kendra en coulisse, loin des regards. Kendra est encore sous l’emprise d’une force démoniaque. Elle respire fort, les traits de son visage sont transformés (petit à petit, ils prennent l’apparence d’un loup), sa voix est rauque, glaciale, inhumaine. Au bout de quelques minutes, Kendra semble reprendre ses esprits. Elle se radoucit. Ed lui raconte, alors, ce qu’il vient de se passer. Kendra est sous le choc. Elle a vaguement conscience de son état, mais, après une crise violente, elle perd la mémoire. La jeune fille se met à pleurer et pense qu’elle est en train de devenir folle. Gentiment, Ed lui explique qu’elle est sous l’emprise d’une entité démoniaque. Mais, avant toute chose, avant de demander un exorcisme, il faut savoir pourquoi elle est possédée.

 

Les révélations de Kendra

 

Kendra sait pourquoi elle est possédée, elle sait pourquoi une entité démoniaque la poursuit. Et surtout, elle sait que tout ce qui lui arrive est de sa faute. Elle se confie alors à Edward Warren.

Lorsqu’elle avait fait la connaissance de Jimmy, elle l’avait tout de suite trouvé très séduisant. Les deux jeunes gens ont commencé à se voir, mais Jimmy n’était pas attiré par sa prétendante et avait fini par ignorer totalement ses avances. Kendra, qui était issue d’un milieu aisé et qui n’avait pas l’habitude qu’on lui refuse quoi que ce soit, mit tout en œuvre pour le séduire. Elle lui envoya de l’argent, lui écrivit de belles lettres enflammées… mais rien à faire. Jimmy ne voulait pas d’elle, un point c’est tout.

Alors, Kendra avait fait ce qu’il ne faut justement pas faire : elle s’était acheté un livre de magie noire pour se livrer à un rituel obscur. Eh oui ! Tous les moyens sont bons pour se faire aimer par celui que l’on désire. Le rituel choisi pour rendre fou d’amour Jimmy était un très ancien rite que même les plus grands magiciens hésitent à pratiquer, tant il est dangereux.

Là, vous vous dîtes que vous aimeriez connaître le titre de ce livre de magie et le nom de ce rituel. Je n’ai pas cette information, car les Warren, les jugeant trop dangereux, n’ont jamais voulu les divulguer au grand public. Et même si j’avais ces informations, je les garderai pour moi pour la même raison que les Warren les ont gardées pour eux.

Kendra a suivi à la lettre toutes les indications du livre. Elle s’est acheté une mantille de dentelle noire, qu’elle avait portée comme un voile de mariée funeste, la faisant tenir sur sa tête par une couronne de cornes de chèvres. Ensuite, elle a prononcé ses vœux, renier son baptême chrétien et renoncer à Dieu. Puis, elle a juré allégeance à Satan et lui a offert le sang d’un animal en sacrifice.

Un mois après, Jimmy lui téléphone et lui rend même visite. Kendra est aux anges. Mais cela ne va pas durer. En effet, en faisant son rituel, elle a attiré un esprit démoniaque qui ne va plus la lâcher et qui va prendre possession de son corps.

Devant l’urgence de la situation, Ed comprend qu’il n’y a plus de temps à perdre. Il faut pratiquer un exorcisme sur Kendra et cela le plus rapidement possible. En effet, le démon pouvait pousser Kendra au suicide. Elle perdrait alors son âme et rejoindrait l’enfer à tout jamais. Quant au pauvre Jimmy, il comprend qu’il vient d’être manipulé et commence à ressentir du dégoût pour Kendra.

 

Ed se met au travail

 

Diane, divinité de la chasse

 

Tout de suite après cet entretien, Ed sort prévenir Lorraine et raccompagne Kendra chez elle. Il y passe toute la nuit, car il ne veut pas la laisser seule. Jimmy lui tient compagnie. Ce soir-là, Kendra a dormi avec les lumières allumées et rien de particulier ne s’est passé.

Dès le lendemain, Ed téléphone à un exorciste protestant, un ami en qui il a une très grande confiance. Normalement, en matière d’exorcisme, ce sont les prêtres catholiques les plus compétents. Mais, la pratique du Rituel romain leur demande une grande préparation, ils doivent jeûner et prier pendant trois jours. Or, Edward Warren ne veut pas attendre tout ce temps.

Une heure plus tard, deux pasteurs protestants arrivent chez Kendra. Le démonologue leur explique la situation puis appelle Kendra. Il lui place, discrètement, un crucifix derrière la tête. Si Kendra réagit, la possession démoniaque est prouvée. Là, Kendra devient folle de rage, se met à crier, vocifère comme une bête. Elle veut qu’on lui enlève le crucifix et dit que ça lui brûle.

Il n’y a plus de doute : Kendra est sous l’emprise d’une force démoniaque. Alors, le pasteur le somme de s’identifier. L’entité qui possède Kendra va répondre : « Je suis un serviteur de Diane. »

En démonologie, Diane est un esprit d’oppression sexuelle, connu aussi sous le nom de la déesse de la chasse sous la mythologie. Malgré tous les efforts des deux pasteurs et d’Edward, l’entité refuse d’en dire plus. Devant les signes évidents de possession démoniaque, le pasteur, sans aucune autre preuve, décide de commencer le rituel d’exorcisme. La séance a duré plus d’une heure durant laquelle Kendra criait, hurlait, se débattait. L’entité ne voulait pas lâcher Kendra qu’il considérait comme sienne. Au bout d’une heure d’une bataille acharnée, le démon quitte le corps de la jeune femme, mais promet de revenir.

 

Quand l’entité maléfique revient

 

Le musée de l’Occulte

 

Après cet exorcisme, Kendra est délivrée. Elle n’est plus sous l’emprise mal. Elle remet à Ed son voile noir en dentelle, sa couronne de cornes de chèvres, le grimoire et la coupe qui avait contenu le sang de l’animal donné à Satan. Ed rapporte tout cet attirail de sorcellerie chez lui et les met en sécurité dans le Musée de l’Occulte. 

Mais, très vite, il s’aperçoit que l’entité le suit. Plus précisément, l’entité suit les objets de sorcellerie. En effet, dès qu’il rentre chez lui et qu’il les dépose dans son bureau, la pièce se refroidit d’un coup. Au-dessus du voile et des cornes, il voit une forme sombre de la taille d’un homme s’élever et flotter dans les airs. Pour arrêter le phénomène, Ed asperge ces objets d’eau bénite. L’exorcisme avait chassé l’entité du corps de Kendra, mais l’entité, au lieu d’être refoulée dans les ténèbres, s’est attachée aux objets.

Le lendemain, le démonologue reçoit un appel téléphonique d’un certain Robert Goldstrom qui dit vouloir le voir de toute urgence. C’est pour sa fille qui semble être attirée par la sorcellerie et qui pratique des rituels de magie noire. La fille en question s’appelle Denise. C’est une jeune fille curieuse, qui dès le jeune âge, a été attirée par l’occulte. Denise, au lieu de jouer à la poupée, préférait passer son temps à lire des grimoires de magie noire. Et avec l’âge, les choses n’ont fait que s’empirer. En effet, Denise avait commencé à pratiquer des rituels, devenant de plus en plus hostile à l’Église. Et petit à petit, Denise a commencé à faire peur à son entourage. Elle fixait les gens qui ressentaient alors une terreur. Même la propre mère de Denise ne voulait plus rester seule avec sa fille, tant cette dernière la terrorisait. Et Denise possédait des pouvoirs surnaturels. Un jour, elle avait fait stopper une voiture qui roulait sur l’autoroute en la regardant fixement et en marmonnant des mots incompréhensibles.

Mais ces derniers jours, les choses se sont empirées. Denise présente plusieurs personnalités qui s’expriment à tour de rôle à travers sa bouche. Certaines sont masculines, d’autres féminines et d’autres encore très menaçantes. Robert Goldstrom a peur, pour lui, pour sa femme et pour sa fille. Denise a été vue par plusieurs psychiatres, mais aucun d’eux n’a su dire de quel mal elle souffrait. Un psychiatre avait même conseillé à la famille de voir un prêtre. Ce qu’a fait Robert. Et le prêtre qu’il a vu refuse de voir Denise avant qu’Ed Warren ne la voie et donne son avis. Un rendez-vous est fixé pour le samedi suivant.

Cette nuit-là, l’esprit se manifeste une nouvelle fois dans le Musée de l’Occulte et Ed asperge une nouvelle fois les objets d’eau bénite. Le lendemain, les Warren se rendent en Pennsylvanie et dans l’Ohio et ne reviennent chez eux que le vendredi soir.

 

Denise Goldstrom

Comme convenu, le samedi, Robert Goldstrom arrive chez les Warren. Il est accompagné de sa fille Denise, âgée de 19 ans. Denise est une jeune fille grande, mince, brune, aux yeux bleus très perçants. Ed lui dit bonjour et veut lui serrer la main. Mais Denise a un mouvement de recul. La jeune femme semble épier les moindres gestes du démonologue. Ed invite Robert et Denise à le suivre dans son bureau, où il allume son magnétophone pour démarrer son enquête. Alors, Robert Goldstrom lui raconte à nouveau son histoire, ou plutôt l’histoire de sa fille. Pendant ce temps, Denise garde le silence et scrute Ed avec méfiance.

Quand Robert a terminé, Ed se tourne vers Denise et la questionne. Et le dialogue qui s’installe entre eux est plutôt surréaliste. Denise dit qu’elle est plus vieille que ce que l’on pense, qu’elle peut être qui elle veut, qu’elle est elle-même, puis devient insultante. Durant tout l’interrogatoire, Denise n’a pas cessé de fixer Edward Warren. Mais ce dernier lui fait bien comprendre qu’il est très fort et qu’elle n’arrivera pas à l’intimider. Ce qui désoriente totalement Denise, qui détourne enfin son regard. Soudain, elle voit le voile de dentelle noire. Brusquement, avant qu’Ed puisse réagir, elle se lève et s’en saisit. Denise serre le voile contre sa poitrine et soudain, ses traits se transforment en ceux d’une créature immonde et abjecte. Un démon a pris possession de son corps. Ed s’empare, alors, de deux flacons, l’un contenant de l’eau et l’autre de l’eau bénite, s’éloigne de Denise qui se met à rire d’un rire guttural et diabolique.

Le plus important pour le démonologue est d’entretenir la conversation. Donc, tout simplement, il lui demande pourquoi elle rit autant. Denise répond parce qu’elle sait qui il est et qu’ils se sont déjà rencontrés. S’installe alors un autre dialogue surréaliste. L’entité qui possède le corps de Denise dit souffrir, dit que le noir est sa couleur, que le noir est la couleur de la mort, dit adoré Diane et Lucifer. Ed lui pose le flacon d’eau dans les mains. L’entité dit ne pas aimer l’humidité, préférer la graisse humaine et boire du sang. Alors, Ed lui dit qu’il a de l’eau bénite pour elle. L’entité se met à pleurer et à parler de l’enfer et du paradis, disant même qu’Ed est entre les deux. L’entité dit aimer la paix, mais dit ne pas aimer Ed et se met à hurler. Ed veut en savoir plus et dit savoir pourquoi l’entité ne l’aime pas : tout simplement parce qu’il lui a volé Kendra. Puis il lui demande de dévoiler son nom. Le démon répond qu’il est un favori de Lucifer. Puis menace Edward Warren en lui disant qu’il prendra à nouveau possession de Kendra dès qu’elle aura bu du sang. Donc bientôt.

Alors, Ed l’asperge d’eau bénite et le somme de quitter le corps de Denise, au nom de Jésus-Christ. Le démon vocifère, hurle, se contorsionne. Ed fait le signe de la croix et somme le démon de fuir. Soudain, Denise se met à miauler, à aboyer, à hululer, à gémir, à hennir… puis redevient normale. L’entité a quitté son corps. Alors, Ed comprend que Denise est un récipient ouvert à la possession, elle est un moyen de communication entre les démons et les humains. Denise est une sorcière naturelle qui est née avec la connaissance des pratiques occultes. Denise est un instrument du diable, son porte-parole, une sorte de mage noire, une réincarnation d’une sorcière maléfique. Et Ed croyait en la réincarnation (ce qui est, chers lecteurs, contraire aux croyances chrétiennes).

Au cours des mois suivants, Ed rencontra Denis trois fois, mais ne parvint pas à la sauver. Il donna une lettre de recommandation pour les ecclésiastiques, disant que Denise avait besoin de conseils religieux. Sinon, elle était vouée aux forces occultes.

Après cette histoire avec Denise, plus aucun démon sortant des objets de sorcellerie de Kendra ne vint importuner les Warren

Par contre une semaine après l’exorcisme, Jimmy téléphona à Edward. Kendra avait bu du sang, comme l’avait annoncé le démon par la bouche de Denise. Par cet acte, l’entité démoniaque avait à nouveau pris possession de son corps. Ed dû repartir voir Kendra et affronter le démon par un nouvel exorcisme. D’après les sources connues, Kendra n’a plus jamais pratiqué de rites de sorcellerie ni bu du sang. Sa mantille en dentelle, sa couronne de cornes de chèvres, son livre de sorcellerie et sa coupe se trouvent toujours enfermés et exposés au Musée de l’Occulte dans la demeure des Warren.

On ne sait pas ce qu’il advint de Denise, si elle a pu être sauvée… ou pas…

Source : Selon le livre de Gérald Brittle « The Demonologist: The Extraordinary Career of Ed and Lorraine Warren. »

Marie d’Ange

Pour aller plus loin

 

 





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Sinister, le film qui revisite la possession démoniaque




Sinister est un film d’épouvante/horreur avec un scénario simple et efficace, une ambiance lourde et stressante, une musique angoissante… bref tout y est pour nous faire peur. Si bien, que j’ai décidé de vous en parler dans ce billet, afin de lever le voile sur ce fameux démon Bagul qui apparaît dans ce film.

 

Généralités

Dates de sortie : 5 octobre 2012 aux États-Unis

                              Le 7 novembre 2012 en France

                              Le 14 novembre 2012 en Belgique

Film interdit aux moins de 12 ans lors de sa sortie en salle.

Durée : 1 h 50

Genre : épouvante-horreur, thriller

Nationalité : Américaine et Britannique

Producteur : Jason Blum

Réalisateur : Scott Derrickson

Scénario : Scott Derrickson et C Robert Cargill

Musique : Christopher Young

Budget : 3 millions de dollars

Box-office mondial : 87 702 460 dollars, dont 48 086 903 dollars aux États-Unis et 414 741 entrées en France.

 

Casting

Ethan Hawke dans le rôle d’Ellison Oswalt

Juliet Rylance dans le rôle de Tracy Oswalt

Fred Thompson dans le rôle du shérif

James Ransone dans le rôle du shérif adjoint

Claire Foley dans le rôle d’Ashley

 

Synopsis

 

Ellison Oswalt est un auteur de romans policiers qui s’inspire de faits réels pour écrire ses histoires. Il est en recherche d’une nouvelle histoire qui pourrait transformer son roman en best-seller. C’est pourquoi il emménage, avec sa femme et ses deux enfants, dans une maison où les anciens propriétaires ont été retrouvés pendus et où un enfant du couple a mystérieusement disparu. La police n’a jamais pu expliquer ce suicide collectif ni retrouver l’enfant. Ellison découvre, dans le grenier, des bobines de film 8 mm ainsi qu’une visionneuse. Les films contiennent les meurtres d’autres familles, tous tués dans d’atroces circonstances. Très vite, Ellison va enquêter sur ces meurtres et sera la proie d’une entité surnaturelle qui menace de plus en plus sa famille.

 

Quelques anecdotes

 

  • En France, la programmation du film devait se faire une semaine après la programmation de Paranormal Activity 4. Mais, après des débordements survenus pendant le visionnage de Paranormal Activity 4 (pillage de confiseries, insultes aux caissiers, urines sur les fauteuils…), Sinister a été déprogrammé de 40 salles de cinéma, dont la salle de Mantes-la-Joly et de Montat Aire dans l’Oise. En effet, comme le producteur de Paranormal Activity 4, qui n’est autre que Jason Blum, est aussi le producteur de Sinister, on a jugé qu’il était préférable de le déprogrammer pour éviter ce genre de débordements. Après un appel au calme de Jason Blum sur sa page Facebook, le film a enfin pu sortir en France. Ces incidents montrent à quel point la France se détériore, la France est rongée de l’intérieur, il faut le dire et je le dis ! Pour une poignée de racailles, on déprogramme un film !
  • Le tournage du film Sinister s’est déroulé dans une bonne ambiance et dans la bonne humeur. Cette ambiance décontractée ne se voit pas à l’écran, tant le film est lourd, l’ambiance pesante et glauque, la tension au maximum.
  • Scott Derrickson avait déjà réalisé le film L’Exorcisme d’Émily Rose en 2005 et Hellraiser 5 : Inferno en 2000.
  • Sinister emploie la technique du « found footage », c’est-à-dire un genre qui est très usité ces derniers temps dans les films d’horreur. Cette technique consiste à mettre en scène un évènement terrifiant à travers la caméra d’un personnage, ce qui amène à croire que l’évènement est bien réel. On retrouve le « found footage » dans Cannibal Holocaust ou encore dans REC ou Paranormal Activity.
  • Malgré un petit budget de 3 millions de dollars (tout est relatif et aux États-Unis, 3 millions de dollars représentent un film à petit budget), le film Sinister a rapporté plus de 77 millions de dollars. Fier de ce succès, le producteur Jason Blum réitérera l’exploit en annonçant un Sinister 2 qui sera sur les écrans en 2015. Pour Sinister 2, toute l’équipe du premier volet sera de retour, à l’exception de Derrickson, qui se contentera d’écrire le scénario aux côtés de C Robert Cargill.
  • Le film est produit par Jason Blum qui est connu pour ses films à petit budget, mais qui rapportent gros. En effet, il est le producteur de Paranormal Activity et Insidious. Jason Blum est devenu le producteur à la mode de ce genre de film.

 

Mon avis

 

Ceci est mon avis et n’engage que moi. Je sais que certains ont trouvé le film Sinister nul et soporifique, mais moi je l’ai trouvé tout simplement génial.

L’ambiance est glauque et prenante. Le scénario est génial, même si l’on sait d’avance comment le film va se terminer. La musique nous glace le sang. L’histoire de cette entité qui hante à travers des films super 8 mm est bien trouvée.

Cependant, je dois émettre quelques bémols. On a un arrière-goût de réchauffé, avec un écrivain qui tente de réécrire un best-seller et qui sombre dans l’alcoolisme et la paranoïa. L’histoire traîne un peu en longueur et la fin est bâclée. L’intrigue policière en trame de fond est excellente, même si elle demeure un peu trop prévisible.

Derrickon a voulu nous faire sursauter à grand renfort de spectres d’enfants, avec des yeux entourés d’un maquillage noir plus que douteux qui ne réussissent pas vraiment à nous faire peur, mais plutôt à discréditer le film et le savoir-faire du cinéaste. On a quelques sursauts notamment provoqués par la musique qui devient de plus en plus forte, mais rien de bien méchant.

Ce long-métrage permet, aussi, quelques réflexions intéressantes sur notre vie actuelle, avec une notion de vanité en arrière-plan, avec cet écrivain qui va sombrer dans la paranoïa et qui, pour sa gloire personnelle, va perdre sa famille et la vie. Cet écrivain, que l’on va détester, se sert des malheurs des autres pour sa propre gloire. Il est normal qu’il soit puni non ? Mais pas au détriment de sa famille.

Sinister est l’un des rares films, mis à part peut-être Conjuring : Les dossiers Warren, à m’avoir donné la chair de poule ces dernières années. Le réalisateur prend tout son temps pour établir son ambiance et c’est tant mieux. Les images extrêmement glauques des films 8 mm renforcent cette idée d’ambiance lourde, ainsi que la bande-son qui est excellente. Le film prend aux tripes et nous tient en haleine. Le film joue avec les nerfs des spectateurs, notamment en immisçant des scènes très intimistes d’Ellison Oswalt, admirablement joué par Ethan Hawke, qui ne font que renforcer le malaise. Et comme je l’ai dit au début, ce n’est qu’à la fin que ça coince, avec des fantômes d’enfants morts trop exposés et au maquillage old scholl et la fin qui est d’une bêtise impardonnable.

Mais malgré cela, je recommande ce film à tous les mordus du genre horrifique, à tous ceux qui aiment se faire peur. C’est un film qui donne un autre aperçu de ce que peut être la possession démoniaque, car être possédé par un démon ne signifie pas toujours dire des injures à outrance, se tordre dans des postures improbables, vomir un liquide vert… C’est aussi être poursuivi par un démon qui veut nous nuire et qui nous conduira, inévitablement, à la souffrance et à la mort.

 

Et Bagul ?

 

Venons-en à ce démon que l’on voit dans le film sous les traits d’une figure sombre à la bouche cousue. L’image de Bagul dans le film fait penser à celle de Boogeyman.

Et pour répondre à la question, le démon Bagul n’existe pas.

Le signe de Bagul, retrouvé dans les films 8 mm, est un signe inventé de toutes pièces, ainsi que son histoire. Dans le film, on nous dit que Bagul est un démon mineur de l’époque babylonienne qui est tombé dans l’oubli. C’est un dévoreur d’enfants. Il mange les âmes des enfants qu’il capture. Il utilise différents stratagèmes pour manipuler et attirer les enfants dans son monde.

Autrefois, on lui vouait un culte qui consistait à lui sacrifier un enfant en mangeant la chair de l’enfant sacrifié. Dès les premières images du film, on sait d’avance que Bagul va conduire toute la famille Oswalt à la mort. Ce démon possède la particularité de voyager dans notre monde à travers les images.

On pourrait apparenter Bagul à Lilith, une démone dévoreuse d’enfants. Bagul ressemble aussi à Abyzou, un démon femelle qui a été souvent blâmé pour ses fausses couches et qui se venge en dévorant les enfants des femmes fertiles.

Donc, non Bagul est un démon inventé de toute pièce pour nous faire peur et qui n’est pas répertorié dans les listes des démonologues. D’ailleurs, son image dérange.

 

Je dirai, pour conclure, que le film Sinister reste un bon film, malgré une fin un peu bâclée et des scènes enfantines. En tant que démonologue, je ne devrai pas vous pousser à regarder des films d’horreur. C’est l’opinion de certains et je ne la partage pas. En effet, il faut voir le Mal pour y croire. Et le fait d’y croire est déjà un grand pas en avant. Y croire c’est rechercher les moyens de le combattre. La plus grande force du démon est de nous faire croire qu’il n’existe pas, c’est ce qui lui permet d’œuvrer sans être dérangé, sans qu’on le combatte.

Marie d’Ange

Pour aller plus loin




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La possession démoniaque de Latoya Ammons




Voici une bien étrange histoire qui frappe les membres de la famille Ammons. Phénomènes de hantise, possession démoniaque, enquêtes policières, enquêtes psychiatriques… Toute l’histoire de cette famille est résumée dans un journal de plus de 800 pages regroupant des témoignages de médecins, de psychiatres, d’infirmières, de policiers, d’employés du ministère de l’Enfance, de prêtres, de la famille proche ainsi que des photos et des enregistrements audio. C’est l’affaire d’un cas de possession démoniaque multiple la plus médiatisée de tous les temps qu’a connu l’Amérique depuis l’affaire d’Amityville. Une affaire qui fait froid dans le dos et dont on pourrait en tirer un film.

 

Tout commence en novembre 2011

La maison de la rue Carolina

Latoya Ammons (32 ans), ses trois enfants (7, 9 et 12 ans) ainsi que la grand-mère, Rosa Campell, emménagent dans une nouvelle maison située sur la rue Carolina dans la petite ville de Gary dans l’Indiana. La maison est une location, le propriétaire est un certain Charles Reed. La rue est plutôt tranquille avec ses nombreuses maisons cosy d’un étage. Tout semble parfait, sauf que des évènements plutôt surprenants n’allaient pas tarder à se manifester.

Au mois de décembre, soit un mois après leur installation, de grosses mouches noires apparaissent dans la véranda et Rosa a beau les chasser et les tuer, elles reviennent toujours. Cet évènement est d’autant plus surprenant que nous sommes en plein hiver.

Tous les soirs, après minuit, Latoya et Rosa entendent régulièrement des bruits de pas dans la cave, comme si quelqu’un grimpe les escaliers qui mènent à la cuisine, puis ouvre la porte de la cuisine pour y entrer. Ce phénomène se répète toutes les nuits, sans qu’aucune des deux femmes puisse expliquer ce phénomène.

Une nuit, à 3 heures du matin, Rosa est réveillée brusquement et remarque une silhouette sombre qui traverse le salon. Intriguée, la grand-mère se lève et veut en avoir le cœur net. Mais le sombre visiteur disparaît dès qu’elle allume les lumières. Le lendemain matin, de larges empreintes humides sont dessinées sur le parquet en bois du salon.  Croyant qu’il s’agit d’un squatteur prenant possession des lieux la nuit, Latoya décide de verrouiller la porte donnant à la cave.

 

Les choses empirent

A gauche, photographie de l’escalier de la cave, à droite, Latoya Ammons

Quelque temps après cet évènement, tous les appareils électriques de la maison se mettent à dysfonctionner. La télévision s’éteint seule, le téléphone est coupé ou grésille, le thermostat s’affole, les phares de la voiture, qui est dans le garage, s’allument et s’éteignent seuls…

Mais ce qui intrigue le plus les deux femmes, c’est le comportement des enfants et surtout le comportement des deux garçons. En effet, ces derniers deviennent violents et sont de plus en plus souvent malades. Tout comme Latoya Ammons qui doit garder le lit pendant plusieurs jours. Seule Rosa, la grand-mère, semble être épargnée par la maladie. La jeune femme pense que la maison est hantée, mais ne s’en inquiète pas et n’a pas réellement peur. Elle va bientôt changer d’avis.

En effet, le 10 mars 2012, alors que la famille Ammons est en deuil et veille le mort en compagnie de parents et d’amis, un étrange évènement va se produire. Il est deux heures du matin, lorsque l’un des amis remarque une chose étrange et prévient immédiatement Latoya : la petite fille de 12 ans est assise sur son lit immobile et semble fixer quelque chose d’invisible. L’ami l’appelle, mais l’enfant ne réagit pas. Lorsque Latoya arrive, elle est en train d’éructer. Puis l’enfant se met à pleurer et dit que quelque chose l’étrangle. Affolée, Latoya Ammons emmène sa fille dans une autre chambre où se trouvent ses cousins. Mais à peine la pose-t-elle sur le lit, qu’elle se met à léviter au-dessus de son lit. Au même moment, Latoya sent une force invisible la propulser à terre. La petite fille ne gardera aucun souvenir de cette histoire. Elle dira simplement que quelque chose l’avait empêchée de parler et de bouger.

Ce même week-end, le plus jeune des garçons, celui de 7 ans, se fait éjecter violemment de la salle de bains par une force invisible. Il appelle sa grand-mère qui, lorsqu’elle arrive, voit le ventre de l’enfant se tordre dans tous les sens, faire des mouvements étranges, comme si quelque chose tire dessus. Brusquement, l’enfant se soulève du sol, vole un instant dans les airs avant d’être projeté violemment contre le réfrigérateur de la salle à manger.

Après ces deux incidents, les amis et les parents de la famille Ammons ne voudront plus jamais revenir dans cette maison qu’ils qualifient de hantée. Certains font remarquer à Latoya que les enfants ont changé ses derniers temps, qu’ils sont devenus violents et qu’ils fredonnent sans cesse des chants démoniaques.

Après cette veillée funèbre, certains invités se plaignent d’avoir ressenti une présence autour d’eux, d’attaques par une entité démoniaque et que ces attaques ont duré plusieurs semaines, avant de disparaître.

 

Latoya fait appel à un médium

Latoya et Rosa se confiant à des journalistes

Ne sachant plus quoi faire devant l’ampleur du phénomène, Latoya décide d’appeler un médium qui vit à New York et lui explique toute la situation. Le voyant en conclut que la maison est infestée de démons et lui conseille de fuir. Latoya est terrorisée. Mais où aller ?

De son côté, Rosa prévient Ruth, sa mère, une femme très croyante et lui raconte toute l’histoire. Pendant leur conversation téléphonique, la ligne grésille tellement que les deux femmes ont bien du mal à s’entendre. Finalement, Ruth décide de se rendre sur place. Lorsqu’elle arrive à la maison, elle visite toutes les pièces, une après l’autre et se rend à la cave. C’est là qu’elle perçoit une étrange activité et ressent une présence maléfique. Elle en conclut que Latoya est possédée par un démon et que ce démon attaque les autres à travers elle. La vieille femme se sent tellement oppressée par l’atmosphère de la maison, qu’elle doit la quitter rapidement. Elle conseille à sa fille et à sa petite-fille de placer un hôtel dans la cave et de tracer des croix sur les fenêtres et les portes avec de l’huile.

Latoya Ammons suit donc les conseils de sa grand-mère et dépose une petite table au milieu de la cave sur laquelle elle dépose une nappe blanche, une bougie et des statuettes de la Vierge Marie, de Joseph et de Jésus-Christ. Elle ouvre sa Bible au Psaume 91 et dépose le livre ouvert à côté des statuettes. Puis, elle brûle de la sauge et du soufre dans toute la maison et finit ce rituel en traçant une grande croix avec la fumée. Son filleul, qui l’accompagne pendant qu’elle fait brûler le soufre et la sauge, lit le Psaume 91 à haute voix. Voilà ce que dit ce Psaume : « Tu n’auras à craindre ni les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole pendant le jour, ni la peste qui marche dans les ténèbres, ni la contagion qui ravage en plein midi. »

Mais ce rituel ne fonctionne pas et semble, même, avoir mis en colère le démon. En effet, des bruits de pas se font toujours entendre dans la cave, mais sont suivis par des martèlements violents au niveau de la porte. Les portes de la maison s’ouvrent et se referment seules, des objets se déplacent seuls et des silhouettes menaçantes apparaissent dans les chambres.

Il arrive, même, que les membres de la famille Ammons soient attaqués par une force invisible, qui les étouffe, les étrangle ou les frappe. Parfois, cette force arrive à prendre possession de leur corps. Latoya se souvient que quand elle était victime de ce genre d’attaque, elle se sentait faible, engourdie et qu’elle se mettait à trembler sans pouvoir se contrôler. Lorsque la force s’en prend aux enfants, leurs yeux deviennent soudain exorbités, leurs bouches se tordent en un rictus affreux et leurs voix deviennent inhumaines, gutturales. Les crises sont terribles, les enfants se tordent de douleur, crient, se tapent la tête contre les murs, donnent des coups de pied, puis s’endorment paisiblement, sans se souvenir de rien. L’entité qui s’amuse avec eux a la capacité de sauter d’une personne à l’autre en quelques secondes et peut même les affecter hors de la maison.

En plus de ces forces démoniaques, Latoya sent la présence de plusieurs fantômes. Son plus jeune fils s’assoit souvent dans un placard et discute avec un garçon de son âge, que personne ne voit ni n’entend sauf lui.

Plus le temps passe, plus le démon semble gagner en puissance et ses attaques se font de plus en plus violentes. Un soir, alors que Latoya, Rosa et les enfants se trouvent au salon, une bouteille de désodorisant se met à léviter et se dirige vers la chambre de Latoya où elle explose dans un vacarme assourdissant. Paniquée et terrorisée, Latoya ouvre fébrilement la porte de sa chambre et voit une créature sombre sortir de son armoire. La jeune femme n’ose plus bouger. C’est sa mère qui la tire de la chambre avant que la créature lui saute dessus.

Ne voulant plus rester dans cette maison, Latoya et Rosa décident de fuir. Ils prennent quelques vêtements et vont se réfugier à l’hôtel. Latoya est désespérée. Elle ne veut plus envoyer les enfants à l’école, de peur qu’ils fassent une nouvelle crise. De plus, comme ils sont continuellement harcelés pendant la nuit, aucun ne dort.

 

Latoya demande de l’aide

L’histoire fait la Une des journaux télévisés

On est le 19 avril 2012. Latoya, à bout de forces, se décide à consulter son médecin généraliste, le docteur Goeffrey Onyeukwu. Dans son cabinet, un des fils de Latoya, celui âgé de 9 ans, se met à parler d’une voix grave, d’une voix démoniaque et traite le médecin de tous les noms d’oiseaux. Pendant ce temps, le plus jeune des fils est soulevé par une force invisible, se met à léviter et est brusquement projeté contre le mur avant de s’évanouir en même temps que son frère. Tout cela se passe devant le médecin et des infirmières qui sont tous terrorisés. Ils décident d’appeler le 911, le numéro d’urgence aux États-Unis. En attendant les secours, Latoya berce son fils le plus jeune dans ses bras, pendant que la grand-mère berce le second. Rien ne semble les faire revenir à eux.

Quelques minutes plus tard, plusieurs agents de police et ambulanciers arrivent au cabinet du médecin généraliste. Les enfants sont transportés à l’hôpital de Gary où ils se réveilleront plus tard. L’aîné se semble n’avoir gardé aucun souvenir de ce qui s’est passé, contrairement au plus jeune des enfants, qui se réveille agité et se débat violemment contre les infirmières. La police décide d’ouvrir une enquête. En allant visiter la maison de la rue Caroline, les agents ne trouvent rien de particulier, mis à part une bible ouverte et l’hôtel encore dressé dans la cave. Aucune trace de drogue, pas d’alcool.

Le DCS d’Indiana (l’équivalent de la DASS en France), alerté par les urgences de l’hôpital, demande une enquête sur Latoya Ammons pour maltraitance et négligence sur enfants. L’intervenant de cet organisme, qui arrive sur place, suspecte la jeune femme d’avoir perdu la raison et demande une expertise psychiatrique. Pour lui, c’est elle qui encourage les enfants à avoir un tel comportement néfaste.

C’est la psychologue Valérie Washington, qui sera chargée de cette expertise. Après avoir examiné tous les membres de la famille, elle écrira un premier rapport où elle donne son avis : aucun des membres de la famille ne présente de troubles psychiatriques ou psychologiques. De même, un psychiatre de l’hôpital établira exactement le même rapport quelques semaines plus tard.

Un jour, alors que la psychologue discute avec Latoya dans un bureau de l’hôpital, le plus jeune des enfants se met à grogner, à montrer les dents vers son frère, puis lui saute dessus et l’étrangle. Plusieurs adultes interviennent et tentent de lui faire lâcher prise. L’enfant développe une telle force physique que quatre adultes seront nécessaires pour lui faire lâcher son frère. La psychologue dira que les yeux de l’enfant semblaient lui sortir de la tête, que sa voix était étrangement rauque, qu’il ressemblait à un animal enragé.

Dans la même journée, après avoir calmé le petit garçon, la psychologue, accompagnée de Willie Lee Walker, une infirmière, amène les deux garçons dans une salle d’examen pour les interroger. Rosa reçoit l’autorisation d’assister à cette évaluation psychologique. Alors que les enfants paraissent calmes, soudain, le plus jeune regarde son frère et se met à grogner. D’une voix gutturale il lui dit : « Il est temps de mourir. Je vais te tuer. » Au même moment, le plus grand se met à donner des coups de tête dans l’estomac de sa grand-mère, qui lui attrape les mains et se met à prier. Alors, le jeune garçon de 9 ans fait un sourire bizarre, regarde sa grand-mère et se met à marcher en arrière sur le mur vers le plafond, avant de sauter par-dessus sa grand-mère et d’atterrir à ses pieds. La psychologue et l’infirmière sont terrorisées. Jamais elle n’avait vu un tel comportement auparavant. Personne, aucun être humain, ne peut glisser sur un mur, ni marcher au plafond la tête en bas ! C’est impossible !

Affolées, les deux employées sortent de la pièce et appellent à l’aide. Elles tombent sur le docteur Richarson, psychiatre, qui les écoute et qui ne peut pas croire ce qu’il entend. Il examine l’enfant, qui ne se souvient absolument de rien.  

Cette nuit, Rosa et les deux aînés passent la nuit chez un parent, tandis que Latoya et le plus jeune de ses fils restent à l’hôpital. Malgré tout ce que le personnel soignant, les médecins, les psychologues avaient vu, le DCS demande une mesure d’urgence et prend en charge les enfants. Les enfants sont enlevés à leur mère et placés dans des centres éducatifs. Latoya Ammons est ravagée par la douleur.   

 

L’enquête

On pense que la maison est hantée

 

Anéantie par la décision du DCS, Latoya Ammons décide de se battre pour récupérer ses enfants. Elle contacte le père Maginot et lui raconte son histoire. Le 22 avril 2012, touché par la détresse de sa paroissienne, le père Maginot visite la maison de la rue Carolina. Pendant plus de deux heures, Latoya explique au prêtre tout ce qu’il s’est passé dans cette maison lorsque soudain, la lumière de la salle de bains se met à vaciller. Intrigué, le prêtre se lève plusieurs fois pour vérifier, mais dès qu’il approche de la salle de bains, la lumière redevient normale. Au bout de la 4e fois de ce manège, alors que le prêtre se rend à la salle de bains, la lumière continue de vaciller. Alors, il appose un crucifix sur l’ampoule et tout s’arrête.

La discussion reprend, quand soudain, ce sont les cordons des stores vénitiens des fenêtres de la cuisine qui se mettent à bouger seuls. Pourtant, il n’y a pas de courant d’air. Le prêtre décide de visiter le reste de la maison. Dans la chambre de Latoya, il trouve d’étranges tâches d’eau. Soudain, il aperçoit des traces de pas qui traversent la salle à manger et qui font le tour de la chaise où est assise Latoya. Ces empreintes sont humides et semblent se matérialiser comme par magie.

Après ces évènements, le père Maginot conclut à un cas de possession démoniaque, et qu’il faut agir vite avant qu’un malheur n’arrive. Le prêtre est persuadé que Latoya est possédée par un démon et que c’est à travers elle que l’entité se manifeste. Avant de partir, il bénit la maison et conseille aux deux femmes de la quitter. Heureusement, Rosa a trouvé une autre location à Indianapolis et comptait déjà rendre cette maison.

Après un entretien de plus de quatre heures, le père Maginot pense que la famille est tourmentée par plusieurs démons. Même si les pires des manifestations semblent accabler les enfants, il reste persuadé que c’est Latoya Ammons qui est possédée par le démon, car lorsqu’il avait posé son crucifix sur elle, la jeune femme avait eu de singulières réactions.

Une semaine plus tard, un enquêteur du DCS convie Latoya et Rosa et ordonne une visite de la maison de la rue Carolina. C’est Valérie Washington qui est chargée de se rendre sur place. Le jour dit, elle arrive en compagnie de deux officiers de la police, l’un de la ville de Gary répondant au nom de Charles Austin et capitaine de la police de la ville de Gary et l’autre de celle d’Hammond.

Charles Austin est persuadé que toute l’histoire n’est qu’un énorme canular, monté de toute pièce par les deux femmes pour se faire de l’argent. Mais, plus il s’approche de la maison, plus sa radio grésille pour enfin s’arrêter lorsqu’il se gare devant la maison. Soudain, la radio se met à grésiller encore une fois et le policier entend distinctement la phrase : « Partez d’ici tout de suite ! » avant de rendre l’âme.

Plantée devant la maison, Latoya refuse d’y entrer. Ce sera Rosa qui se chargera de la visite. Le groupe la suit à l’intérieur. Charles Austin veut filmer les pièces de la maison, mais sa caméra n’a plus de batterie, alors qu’il l’avait chargée juste avant de venir. Alors, il prend son téléphone portable, un iPhone et photographie les lieux. Sauf que son iPhone, aussi, montre quelques signes de faiblesse.

Pendant la visite, le policier enregistre la conversation sur son iPhone, mais lorsqu’il veut la réécouter chez lui, des grésillements se font entendre et il perçoit distinctement la voix d’un homme qui lui dit bonjour. Et les photographies montrent de bien étranges choses : celle prise de l’escalier menant au sous-sol montre clairement une silhouette avec un visage. En élargissant la photo, une autre silhouette se fait voir au fond de la cave. Sur les fenêtres du salon, photographiées de l’extérieur, on voit clairement une silhouette blanche.

Le soir même, lorsque l’officier rentre chez lui, son garage refuse de s’ouvrir et le siège conducteur de sa voiture personnelle, une Infiniti de 2005, se met à se déplacer seul. C’est comme si l’entité présente dans la maison l’avait suivi jusque chez lui. Plus tard, les photos prises dans la maison s’effacent inexplicablement et plus jamais son iPhone ne fonctionnera correctement. Charles Austin commence à croire que la maison est hantée.

Quelques semaines plus tard, l’enquête des policiers va révéler une bien étrange affaire. Il apparaît que cette maison avait été construite en 1926 sur la demande d’un jeune couple qui y resta jusqu’à leurs morts. Après le décès de ce couple, la maison fut vendue à un homme, qui la loua. Plusieurs locataires se succédèrent. Après avoir épluché tous les faits divers de 1926 à maintenant, les policiers découvrent que, dans les années 30, le fils du couple qui avait construit la maison se pendit aux cordons du rideau du salon, alors qu’il s’amusait à se balancer. L’enfant avait 7 ans au moment de sa mort. Cette histoire ébranla le couple. Le père se mit à boire et à faire la tournée des bars, tandis que la mère se tourna vers l’occulte et tenta d’entrer en contact avec son fils dans l’au-delà. Cette histoire pourrait expliquer certaines choses.

Le 10 mai 2012, Latoya, Rosa, Austin, le père Maginot, Samantha Llic (une employée de la DCS) et deux autres officiers de police retournent dans la maison de la rue Carolina. Un agent fait le tour des lieux avec un chien et descend à la cave. Il découvre un liquide visqueux qui s’était condensé sous l’escalier. Madame Llic en effleure avec son petit doigt. On fouille sous l’escalier à la recherche d’un éventuel cadavre, mais on ne trouve rien.

Le prêtre bénit les lieux et répand du sel dans la cave et sur l’escalier. Pendant ce temps, au rez-de-chaussée, madame Llic sent son petit doigt s’engourdir. Elle le regarde et voit qu’il devient tout blanc. Puis, elle se sent oppressée et doit quitter la maison, bientôt rejointe par Latoya qui est victime d’un violent mal de tête.

Les enquêteurs, toujours dans la maison, découvrent la même substance sur les stores vénitiens de la chambre de Latoya et plus ils nettoient cette substance, plus elle réapparaît. Entre temps, Latoya et Rosa avaient déménagé et n’habitaient plus cette maison maudite.

 

Les exorcismes

Le père Maginot

Après cette visite, le père Maginot décide de contacter Monseigneur Melczeck, évêque du diocèse de Gary, afin de lui demander la permission d’effectuer un exorcisme. Mais l’évêque, en 21 ans de carrière, n’avait jamais approuvé d’exorcisme, aussi, il ne donna pas son accord.

Alors, le père Maginot décide d’effectuer des prières de libération, prières qui ne demandent pas l’accord de ses supérieurs, sur Latoya Ammons. Au mois de juin 2012, il bénit toute la maison de la rue Carolina et convoque la jeune femme dans son église, ainsi que madame Llic et deux officiers pour l’assister.

Au cours de la cérémonie, madame Llic dira avoir ressenti comme une présence dans l’église, une présence néfaste. Il faut dire que, depuis sa dernière visite à la maison de la rue Carolina, la pauvre employée n’avait pas été épargnée. Elle avait été brûlée au 3e degré par une moto, s’était cassé trois côtes lors d’un accident de Jet Ski, s’était cassé la main en heurtant une table et s’était cassé la cheville en marchant en tong. Ses amis l’évitaient et la traitaient de « chat noir ».

La séance de prières se passe relativement bien. Pour la clôturer, le prêtre donne un crucifix et un chapelet de médailles de Bénédictins à Latoya Ammons. Mais dès qu’elle sort de l’église, le chapelet explose et se brise en mille morceaux, signe que le démon est toujours présent. Une fois à la maison, c’est le crucifix qui se brise.

Le prêtre se met à chercher le nom des démons qui pourraient tourmenter la jeune femme. Il trouve Belzébuth, ce qui colle avec l’histoire des mouches sur la véranda en plein hiver, ainsi que d’autres démons puissants. Il refait une demande d’exorcisme auprès de son diocèse, qui accepte.

Au cours de l’exorcisme, Latoya Ammons s’efforce de prier avec le prêtre, mais cela est trop douloureux pour elle. Elle ressent une profonde douleur à l’intérieur d’elle, comme si quelqu’un lui arrache les entrailles à chaque parole du prêtre. Un 3e exorcisme est organisé vers la fin du mois de juin 2012, où Latoya convulse avant de s’endormir. Ce 3e exorcisme libère la jeune femme, qui se sent aussitôt revivre. Plus jamais, elle ne sera tourmentée par les démons.

En novembre 2012, Latoya Ammons retrouve la garde de ses enfants et décide de témoigner de ce qu’elle avait vécu, afin d’aider d’autres familles comme elle. Pour Latoya, témoigner c’est révéler au monde entier que le Mal Absolu existe et qu’il peut frapper n’importe où à n’importe quel moment. C’est durant l’année 2014, que Latoya révèle toute l’histoire au grand jour. Elle fut traitée de folle, d’hystérique… mais quelques personnes la crurent. D’autant plus, que les témoignages des policiers, des agents de la DCS, des médecins, des infirmières… étaient là pour appuyer la véracité des faits.

 

Aujourd’hui, la famille Ammons coule des jours heureux à Indianapolis. La maison de la rue Carolina est devenue un objet de curiosité au grand désarroi de son propriétaire. Charles Austin reste persuadé que dans la cave de cette maison, se cache un portail, un portail qui nous mène droit vers l’enfer.

 

Marie D’Ange

Pour aller plus loin





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La possession démoniaque

La possession démoniaque est connue et racontée depuis la nuit des temps. Dans toutes les religions du monde, on parle d’êtres maléfiques qui tyrannisent des humains et les poussent à commettre des actes contre leur volonté. De nos jours, encore beaucoup de personnes sont envahies ou persécutées par un démon. D’ailleurs, de nombreux médiums et autres charlatans peu scrupuleux n’hésitent pas à se faire de l’argent sur ces pauvres victimes. Est-ce que la possession démoniaque existe réellement ou relève-t-elle simplement de la psychiatrie ?

 

 

Qu’est-ce que la possession démoniaque

 

La possession démoniaque est le phénomène par lequel un démon envahit notre corps et notre esprit afin d’en prendre le contrôle. L’exorcisme est la pratique qui vise à expulser le démon hors du corps de la victime et à la libérer de l’emprise démoniaque. Trois étapes précèdent la possession démoniaque :

L’infestation : le démon se manifeste en créant un phénomène de hantise. C’est ainsi que l’on croie qu’une habitation est hantée, alors que le démon vise une ou plusieurs personnes.

L’obsession : le démon va insuffler des idées démoniaques à sa victime. Ses idées vont tourner à l’obsession. La victime se referme, s’isole de ses proches. Lors de cette phase, le démon peut aussi se matérialiser et brutaliser sa victime.

La vexation : le démon va se manifester de plus en plus et toucher le psychique de sa victime. La victime va entendre des voix, va voir des silhouettes se matérialiser devant elle. Parfois, elle peut entrer en crise, se faire du mal ou faire du mal à ses proches.

La possession démoniaque : c’est le stade ultime. Le démon a pris le contrôle du corps de sa victime.

Les victimes du démon sont nombreuses et la plupart ne le savent même pas. Certains subissent des souffrances physiques qui sont d’ordre démoniaque et qui ne peuvent être soulagées par la médecine. Elles sont au stade de l’infestation, de l’obsession ou de la vexation démoniaque.

Pour posséder un être humain, le démon doit l’affaiblir, c’est-à-dire qu’il doit s’attaquer à lui. La plupart du temps, il se montre à lui, lui fait sévir des sévices, grogne ou parle à côté de lui, tape dans les murs…

Les symptômes de la personne possédée sont :

  • Des phénomènes de Poltergeist, c’est-à-dire que des bruits de coups sont audibles par d’autres personnes.
  • Des phénomènes de télékinésie : des déplacements d’objets.
  • Une glossolalie : la victime est capable de parler une langue étrangère, souvent une langue morte comme le latin, inconnue d’elle.
  • Une psychokinèse : la victime fait preuve d’une force physique anormale.
  • Des phénomènes de voyance : la victime arrive à prédire l’avenir et parvient à révéler des secrets cachés. Attention, Satan ou le démon n’a pas le pouvoir de la connaissance du futur, mais par sa nature angélique, il peut avoir une connaissance conjoncturelle beaucoup plus grande que la nôtre. Le démon peut lire nos émotions et ressentir nos peurs.
  • Des phénomènes de lévitation : la victime arrive à léviter dans les airs ou à grimper aux murs.
  • Et le plus important, la victime ressent une aversion totale envers tous les objets religieux et l’eau bénite. Elle se met à blasphémer et à crier des injures, surtout envers le Christ ou la Vierge Marie.

La personne possédée parle seule et présente des zones d’anesthésies sur le corps, ce qui peut aussi faire penser à un début de lèpre.

Parfois, une victime ne présente aucun de ces symptômes, tout simplement parce que le démon, en grand menteur qu’il est, se cache. Un démon ne veut pas être découvert. Ces symptômes n’apparaissent que lors d’un exorcisme, car l’exorcisme va le forcer à se montrer. Le Rituel joue ainsi un rôle de diagnostic.

C’est pourquoi les possédés ont souvent des comportements normaux. Beaucoup d’entre eux ont une vie normale et continuent de travailler. Ils gèrent les crises plus ou moins bien. Car la possession démoniaque se fait sous forme de crises où la victime entre dans une espèce de transe, se contorsionne, vocifère, hurle… puis se calme et reprend le contrôle de son corps. Après une crise, en général, elle ne se souvient de rien. Eh oui, on est loin de la petite Regan dans le film l’Exorciste de William Friedkin qui vomissait des jets verdâtres ou qui tournait sa tête à 360°.

Ces crises sont très douloureuses. Le démon peut aussi insuffler des idées suicidaires à sa victime ou la pousser au meurtre. Il peut aussi lui faire subir toutes sortes de maux physiques qui ne pourront être soulagés par la médecine. Enfin, il peut détruire tout ce que sa victime construit et lui faire subir des échecs à répétition. Ainsi, la victime est incapable de garder un travail à long terme, est incapable de réussir des examens, est incapable de construire une relation durable, est incapable d’être heureuse.

Le démon isolera sa victime, fera fuir ses proches, l’emportera dans la désolation. Parfois, la victime peut s’adresser à un médecin. Elle sera diagnostiquée schizophrène ou dépressive. Prendra des médicaments, suivra un traitement, sans obtenir ne serait-ce qu’un minime soulagement.

Dans notre monde où l’on ne croit plus en rien, où l’athéisme est enseigné en masse, il est très difficile d’aider et de soulager les victimes de Satan. Les exorcistes les envoient voir un psychiatre ou pire, un sorcier marabout. L’entourage de la victime y voit une folie et est incapable de l’aider. La personne est ainsi seule devant ses souffrances.

 

 

La possession démoniaque et la religion

 

Comme je le disais plus haut, dans toutes les religions et cultures on parle de démons, de présences malfaisantes, d’esprits malins doués de raison, d’entités qui cherchent à tenter les hommes et à les affaiblir. On retrouve des rituels d’exorcisme dans le chamanisme caucasien, dans les rituels africains ou encore dans les pratiques vaudoues. Dans l’Islam, on ne parle pas de démon ou de Satan, mais de djinns qui viennent tourmenter les musulmans. Dans la culture japonaise, on parle de Yasha et chez les hindous on préfère le terme de Souras, Dévas, Asouras, Daityas ou encore Dâvanas.

Dans la religion chrétienne, le terme de démon prend le sens d’ange déchu.

 

 

La possession démoniaque et l’Église

 

Tout d’abord, il faut dire que l’Église affirme l’existence des démons et leur capacité à tourmenter et à posséder les hommes ainsi que des objets. Et cela pour une raison très simple. Satan était un ange puissant qui s’est révolté contre Dieu et qui a été renvoyé du Paradis. Mais il n’a de cesse de se venger de Dieu. Et pour cela, il veut attirer les hommes, la créature préférée de Dieu, dans son monde de désolation et de souffrance. D’ailleurs dans le « Notre-Père », nous notons la phrase : « Dieu, délivre-nous du Mal », le Mal représente Satan, celui qui s’est opposé à lui. Satan hait l’homme et considère la race humaine comme une race bien inférieure à lui qui possède une nature angélique. Habituellement, Dieu ne consent pas à ce qu’un démon prenne possession d’un humain. Mais il arrive que Satan, à force de persévérance et de tentations, arrive à affaiblir l’âme de sa victime et le force ainsi à se détourner de Dieu. Alors, Satan peut le posséder.

La religion catholique distingue quatre formes principales de possession démoniaque :

  • La victime est en état de grâce et consent à la possession. C’est un cas très rare, mais qui a déjà existé. Dieu consent à la présence d’un démon dans le corps d’une victime afin que celle-ci puisse affermir son désir d’aimer Dieu et renoncer au péché. En général, il s’agit d’une personne très pieuse. Au XIXe siècle, le père Surin a été victime de cette forme de possession alors qu’il réalisait un exorcisme. Il arrive, aussi, que le démon s’en prenne avec acharnement à des personnes très pieuses à cause du bien qu’ils répandent autour d’eaux. Cela a été le cas pour le saint curé d’Ars, le Padre Pio ou encore le pape Jean-Paul II. Ces derniers avaient l’habitude de se battre physiquement contre les démons durant des nuits entières.
  • La victime est en état de grâce et ne consent pas à la possession. C’est le cas le plus courant. Le démon va s’attaquer à une personne très pieuse pour atteindre plus facilement Dieu. Cela peut aussi se produire lors de la cérémonie du baptême par négligence ou présomption.
  • La victime n’est pas en état de grâce et ne consent pas à la possession. C’est le cas d’une possession démoniaque sur une victime qui ne croit pas en Dieu et qui s’est enraciné dans le péché. C’est une proie facile pour le démon qui va prendre le contrôle de son âme et le forcer à commettre des actes violents et de graves péchés. En général, la victime sombre dans la schizophrénie ou la dépression et finit par se suicider. C’est une manière pour Satan de recruter des âmes pour parfaire son armée.

La victime n’est pas en état de grâce et consent à la possession. Ici, il s’agit d’un pacte réalisé avec le démon. Le possédé devient son complice et reçoit des dons obscurs. En échange, il répand le mal autour de lui. Toutefois, le démon ne devient pas ami avec celui qui pactise avec lui, contrairement à ce que veulent nous faire croire certains sorciers. Le démon ne connaît pas l’amitié et n’a que des victimes. Il utilisera le pactisé jusqu’à le faire sombrer dans la folie, car pour lui, la race humaine est une race largement inférieure à sa nature angélique et qu’il méprise par-dessus tout, car est la préférée de Dieu.

Donc, pour l’Église, Satan s’attaque à tout le monde. Tout le monde subit ses tentations.  Les pécheurs et les athées sont des proies faciles pour le démon, car peut facilement posséder une victime qui doute, qui commet des actes atroces et le forcer à continuer dans cette direction.

 

 

L’exorcisme 

 

L’exorcisme est un rituel par lequel une âme possédée sera délivrée au nom du Christ. On reste dans l’Église catholique qui forme des prêtres-exorcismes . Enfin, former est un bien grand mot, puisqu’en fait, l’Église ne fait que nommer des exorcistes et leur donne pour seul conseil de se débrouiller.

Le rituel de l’exorcisme est vieux de plus de 400 ans et a été rédigé par le pape Paul IX. Il a été récemment mis au goût du jour afin d’intégrer les progrès de la médecine et surtout de la psychiatrie. Il s’agit d’un document rédigé en latin qui contient des prières et des formules.

L’exorcisme est une célébration liturgique (c’est d’ailleurs celle-ci que s’inspirent beaucoup de films parlant de possession). Le rituel est très impressionnant. Le prêtre asperge la victime d’eau bénite, présente un crucifix, récite des prières, impose ses mains et dit une formule impérative en s’adressant directement au démon. Il le somme de dire son nom et de quitter le corps de sa victime. En effet, dès que le démon se sera identifié, il deviendra vulnérable. Pour être délivrée du Mal, la personne doit le demander et le vouloir. Les prières de libération récitées par une personne qui n’est pas exorciste (puisque ce terme est réservé aux prêtres) sont aussi très fortes. Ces prières ressemblent beaucoup au Rituel et peuvent être administrées par tous ceux qui croient en Jésus-Christ.

Je rappelle que Jésus-Christ était le premier exorciste. Il a légué ce pouvoir à ses apôtres puis à tous ceux qui croient en lui. Bien sûr, on ne s’improvise pas chasseurs de démons. Il faut être fort et surtout n’avoir aucune faiblesse, car le démon s’en servira. Donc, il est très dangereux d’affronter un démon. C’est pourquoi cette tâche est réservée aux exorcistes.

Avant, les exorcismes étaient pratiqués à tout va, dès qu’une personne présentait quelques symptômes douteux. Mais depuis les progrès de la psychiatrie, le prêtre-exorciste doit être sûr qu’il s’agit d’une personne possédée et non d’une personne relevant de la psychiatrie.

Cependant, le Rituel, qui est une succession de prières et de psaumes, ne peut faire aucun mal à une personne malade. Au contraire, cela peut l’aider à se raccrocher à quelque chose et à demander sa guérison, à y croire et donc à avoir la force de combattre sa maladie. De plus, l’exorcisme joue aussi le rôle de diagnostic. Je m’explique : l’Église, avant d’accepter une demande d’exorcisme, procédera à une enquête. Or, le démon ne se montre que s’il est forcé et l’exorcisme le force à se montrer. Donc, un exorcisme devrait être réalisé devant un doute et lui seul prouvera que la victime est réellement possédée ou si elle relève de la psychiatrie.

 

 

La psychiatrie et la possession

 

Une crise de possession est semblable à une crise d’hystérie au sens de Charcot ou à des phénomènes de spasmophilie, de transe ou encore à des phénomènes de rebirth (méthode de développement personnel qui consiste à modifier la perception de son corps et de ses émotions par des exercices de respiration).

Par exemple, on sait maintenant que la lèpre peut engendrer des zones d’anesthésie sur certaines parties du corps. Avant les malades qui souffraient de lèpre étaient considérés comme possédés.

On trouve les mêmes symptômes qu’une personne possédée chez ceux souffrant de mélancolie, de schizophrénie d’encéphalite, d’intoxication… En effet, ces personnes parlent souvent seules ou changent leur voix ou encore peuvent se contorsionner. Certaines drogues ou la consommation d’alcool peuvent pousser certains sujets à se croire possédés par un démon.

Dans le syndrome de personnalité multiple, le malade peut passer très rapidement d’une personnalité à l’autre. Les personnalités s’opposent, ne parlent pas de la même façon, n’ont pas les mêmes idées, ont des QI différents. Et lorsque l’état du patient devient critique, une personnalité peut le pousser à l’automutilation, à commettre des actes d’agression, à le pousser à la toxicologie ou encore au suicide. De même, la schizophrénie, qui est une maladie mentale dans laquelle le patient perçoit une réalité différente, peut aussi aboutir au sentiment d’être possédé. Le patient est victime d’hallucinations auditives, olfactives ou visuelles et peut se mettre à délirer, à commettre des actes de violence envers les autres et envers lui… Certains malades mentaux développent même une force surhumaine.

C’est pourquoi il est très difficile de dissocier la possession démoniaque d’une maladie mentale. Seul l’exorcisme peut ôter le doute.

 

 

L’exorcisme du pape Jean Paul II

 

Pour montrer que la possession démoniaque est une réalité, voici une histoire qui n’est pas banale.

Cette histoire met en scène le pape Jean Paul II et une pauvre jeune femme de 22 ans. Celui-ci a été raconté par le photographe personnel du pape. En fait, alors que Saint-Père était sur sa papamobile, il entendit les cris d’une jeune fille. Il fit arrêter la voiture et se rapprocha de celle qui hurlait. Cette dernière était maintenue par six hommes tant sa force était incroyable. Elle vociférait, se contorsionnait, hurlait, blasphémait…  Lorsque la jeune fille vit le Saint-Père, elle se mit à hurler de plus belle et le pape se mit à prier. Le visage de la jeune femme n’avait plus rien d’humain. Le Saint-Père s’est approché d’elle, a fait le signe de croix et a prié en latin, ce qui n’a fait qu’augmenter les contorsions et les cris de la jeune femme qui l’injuria dans une langue étrangère.  Mais plus le pape priait, plus elle se calmait. Ses cris devenaient des lamentations. Alors le Saint-Père a apposé ses mains sur sa tête et un grand cri se fit entendre. Puis il la bénit. La jeune femme s’affaissa, devint toute molle puis releva la tête et regarda le Saint-Père. Son visage était redevenu normal. Jean-Paul II la bénit une dernière fois avant de remonter dans sa voiture. La jeune femme était délivrée du Mal. Ce qui frappa le plus la foule, était l’humilité du pape  et sa simplicité.

Que l’on soit croyant ou pas, la possession démoniaque est une réalité. Beaucoup de personnes, et de plus en plus, souffrent d’obsession, de vexation ou de possession démoniaque. Ces personnes ne trouvent plus d’aider auprès de l’Église, ou rarement. Car il existe des prêtres-exorcistes en France, mais ces derniers sont submergés de demandes. Du coup, ces personnes se tournent vers des charlatans, des sorciers… qui vont leur demander de l’argent. Sachez-le, un homme qui se prétend exorciste et qui vous demande de l’argent pour vous délivrer, n’est pas un exorciste. Le monde va mal, le monde est sous la domination de Satan.

 

 

 

Marie d’Ange

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