Une laïcité à la française

Le 9 décembre 1905, à l’initiative du député républicain-socialiste Aristide Briand, était votée la Loi de séparation de l’Église et de l’État, une loi qui abrogea le concordat de 1801 toujours en vigueur en Alsace-Moselle pour des raisons historiques. Or, on n’arrête pas de nous dire que cette loi de 1905 est la loi de laïcité, un modèle français que le monde entier nous envie ! Balivernes et manipulations ! Cette loi franc-maçonne a permis à une certaine laïcité, celle qui veut détruire la chrétienté, de s’établir en France. Une laïcité à deux vitesses donc, qui n’a plus rien de laïc. Explications.

 

Une laïcité franc-maçonne

Dans un précédent article intitulé « La laïcité, la grande arnaque maçonnique », je vous expliquais comment les francs-maçons ont manipulé les Français afin de détruire toutes les œuvres du Christ. Cette laïcité qu’ils nous imposent au quotidien est profondément antichrétienne et n’est nullement égalitaire.

 

 

Voyez ce qu’il est écrit sur la pancarte : fraternité et laïcité. Donc, on nous a fait croire que la loi du 9 décembre 1905 est la loi de la laïcité. Or, ce mot n’apparaît nulle part dans le texte de la loi qui est avant tout une « loi de séparation des Églises et de l’État ». D’autant plus, que ce terme de laïcité est un terme proprement chrétien que l’on a déformé aujourd’hui afin de rejeter tout ce qui est chrétien. La manipulation opérée par les francs-maçons a fonctionné, la plupart des personnes adhèrent à cette arnaque sans même savoir qu’elles sont trompées et abusées. Le pire, c’est que les chrétiens eux-mêmes se sont laissés dupés et ont préféré disparaître, se fondre dans la masse, afin de respecter cette soi-disant loi sur la laïcité. Aujourd’hui, on nous fait croire que porter un crucifix sur soi alors que l’on marche dans la rue est contraire à la loi.

Cette loi de 1905 est profondément antichrétienne. Elle n’a été pensée dans le but de détruire la chrétienté, et n’est en vigueur qu’en France. Le texte de la loi de 1905 est celui par lequel la République française, qui avait rompu ses relations diplomatiques avec le Saint-Siège l’année précédente, dénonçait le Concordat napoléonien, en violation du droit international, et s’arrogeait la propriété de tous les biens de l’Église en France (institutions hospitalières et d’éducation, églises…), en violation du droit de propriété. Il s’agit donc d’une loi de spoliation et non d’une loi de laïcité. Paradoxalement, aujourd’hui, l’on nous fait croire que les églises n’appartiennent pas à l’État et que donc l’État n’a pas à restaurer ces églises (qui font, je le rappelle, partie de notre patrimoine historique). L’État brandit alors sa pancarte de la laïcité pour ainsi s’affranchir de son devoir. C’est une aberration, une aberration à la française, une aberration voulue par les francs-maçons qui contrôlent notre beau pays. Il est temps de se réveiller.

Comme le soulignait si justement le pape Jean Paul II lors de son discours du lundi 12 janvier 2004 lors de la traditionnelle présentation des vœux au corps diplomatique, « la laïcité n’est pas le laïcisme ». Dans son discours, le pape s’en est pris au modèle français de laïcité en le jugeant trop restrictif. En France, ce discours aurait dû alerter, mais il a été étouffé par les médias. Le pape a rappelé qu’il fallait séparer la religion de la politique. C’était cela la laïcité. Or, distinguer les deux ne veut pas dire que l’État doit rester ignorant face aux questions religieuses. Au contraire, l’État doit veiller au respect de toutes les croyances et du respect de toutes les activités culturelles, spirituelles et caritatives des communautés de croyants. Est-ce le cas aujourd’hui en France ? Est-ce que les chrétiens sont aujourd’hui respectés en France ? Cela devient, en effet, très compliqué.

 

 

Une histoire modifiée

Clairement, aujourd’hui, on nous demande de distinguer la foi qui relève de la sphère privée et l’engagement public de cette foi. Et cette distinction ne concerne que les chrétiens. Ce sont eux qui n’ont plus le droit de manifester leur foi en public. Aujourd’hui, presque toutes les manifestations chrétiennes sont interdites au nom de la laïcité. Or, les croyants ont toute leur place dans le dialogue public. Toute religion a une visibilité et des effets sociaux et politiques qui lui sont propres et que l’État ne doit pas ignorer. La religion est certes quelque chose d’intime, mais la religion a aussi un caractère social non négligeable qu’il est bon de rappeler.

Aujourd’hui, cette laïcité à la française rend de plus en plus difficile l’acceptation de faits religieux dans l’espace public, surtout lorsqu’il s’agir de la foi chrétienne. On veut gommer les racines chrétiennes de la France et de l’Europe. D’ailleurs, ils sont peu nombreux les politiques qui font référence aux racines chrétiennes de la France. N’en déplaise à certains, historiquement, la France a été façonnée par les valeurs chrétiennes, comme de nombreux pays d’Europe. L’Europe s’est affirmée en même temps qu’elle s’est évangélisée. Pourquoi vouloir nier cette évidence historique, pourquoi vouloir imposer une relecture de l’histoire à travers le prisme d’idéologies réductrices si ce n’est pour détruire le christianisme ? Le christianisme a beaucoup apporté à la culture et aux institutions. Le christianisme a permis le développement de la science, a permis les grandes avancées scientifiques. Le christianisme a permis la pacification des régimes autoritaires, a permis la mise en œuvre d’institutions solidaires, la mise en place de politiques solidaires. Le christianisme a permis la restauration de la démocratie en Europe centrale et orientale. Pourquoi vouloir nier tout cela ? Pourquoi le Christ fait-il si peur au point de le nier ? C’est un combat spirituel qui se joue en ce moment, et il est temps d’entrer dans ce combat pour repousser Satan.

La loi du 9 décembre 1905 est une loi de « séparation » de l’Église et de l’État. Or, ce n’est pas le sens que veulent lui attribuer les systèmes totalitaires. Que s’est-il passé entre-temps pour cette loi devienne la loi de la laïcité ? Voyons un peu le contenu de cette loi.

Article 1er : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes… »

Article 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte… »

Rien que ces deux premiers articles se contredisent et créent un large consensus. L’article 1er nous dit que l’État garantit la liberté de conscience, c’est-à-dire le droit de ne pas être croyant, ou de l’être, ainsi que la liberté de culte si on est croyant. Or, l’article 2 nous dit que l’État est neutre, et n’accorde aucun avantage spécifique à une croyance ou à une religion.

Donc, pour rendre effectif l’article 1er, et donc le libre exercice du culte, l’État doit permettre à chacun de vivre sa foi et donc d’exercer son culte en toute liberté. Pour cela, il faudrait des aumôneries dans certaines institutions publiques, comme les casernes, les écoles, les prisons, les hôpitaux… aumôneries qui ont disparu au fil du temps à cause du principe de la laïcité ! Donc, le croyant ne peut plus exercer sa foi en toute liberté ! C’est donc contraire à la loi que de l’en empêcher !

L’article 4 de la loi de 1905 institue les associations cultuelles dont l’objet exclusif est l’exercice du culte sont de type loi de 1901. Donc, tout ce qui est lié au culte fonctionne comme une association de 1901 et donc, ne peut se livrer à des activités sociales, culturelles, éducatives ou commerciales. En revanche, ces associations disposent d’un avantage fiscal important et peuvent recevoir des legs ou des dons.

La loi 1905 ainsi posée a trois conséquences majeures :

 – les ministres des Cultes (évêques, prêtres, pasteurs, rabbins…) ne sont plus rémunérés par l’État (article 2). Or, le Régime concordataire français de 1801 s’était engagé à rémunérer les ministres des Cultes en échange de l’abandon par l’Église des biens saisis en 1790 (article 14). J’avais expliqué que la Révolution française avait été pensée en loges et que son but était de commencer la destruction du christianisme. Après la Révolution, il y a eu la loi concordataire qui a permis à l’État français de saisir les biens de l’Église, puis la loi de 1905 qui a permis à l’État de s’affranchir de la loi de 1801. Ainsi, l’État a pu récupérer les biens de l’Église sans aucune contrepartie. C’est tout simplement du vol !

– la loi 1905 a permis la dissolution des établissements publics du culte (article 2), établissements qui ont été remplacés par des associations cultuelles ayant pour objet exclusif de « subvenir aux frais, à l’entretien et à l’exercice public d’un culte » (article 18). Les associations cultuelles peuvent donc recevoir des dons ou des legs, peuvent organiser des collectes pour les frais du culte, mais ne peuvent percevoir aucune subvention de l’État, des départements ou des communes.

– les biens religieux saisis par l’État en 1789 restent la propriété de l’État. Donc, l’État est libre de disposer de ces biens religieux comme bon lui semble. Il peut confier gratuitement les églises aux associations cultuelles. Cependant, ces associations sont tenues « des réparations de toute nature, ainsi que des frais d’assurance et autres charges afférentes aux édifices et aux meubles les garnissant » (article 13). Donc, l’Église doit payer l’État français pour pouvoir continuer à donner des messes dans les églises ! Les hôpitaux ou les écoles qui appartenaient à l’Église ont été attribués aux services ou établissements publics ou d’utilité publique. Ainsi, on a chassé la foi chrétienne de tous ces établissements. On comprend mieux pourquoi certains établissements, dont hôpitaux, portent encore un nom chrétien ! L’État a pris à l’Église les églises, mais aussi les presbytères, les grands séminaires et la faculté de théologie protestante.

 

L’article 3 de la loi 1905 prévoit un inventaire des biens mobiliers et immobiliers des établissements publics du culte avant que ne soit rendue aux associations cultuelles la partie de ces biens estimée nécessaire au culte et que le reste soit saisi. C’est la grande arnaque du siècle. Ainsi, l’État se donne le droit de voler librement les chrétiens ! Ces inventaires seront interrompus par Clemenceau à la suite d’incidents meurtriers entre croyants qui refusent de se faire dépouiller et les forces de l’ordre.

Cette loi va encore plus loin, car elle oblige les diocèses à déclarer au préalable toutes les cérémonies religieuses, car ces dernières sont désormais assimilées à des réunions publiques (art 25). Donc, si l’État décide de ne plus accorder le droit aux chrétiens de se réunir pour tel ou tel motif, il n’y aura plus de messes dans l’église visée par cette interdiction.

Bien sûr, le Vatican a catégoriquement refusé la loi 1905. Le Vatican a senti l’arnaque. Mais malheureusement n’a pas pu s’y opposer longtemps ou n’a pas voulu s’y opposer, car l’on sait bien que le Vatican est gangréné par le satanisme.

Ce sont les papes Pie X et Jean Paul II qui ont le plus dénoncé cette arnaque maçonnique. Lors du discours du 11 février 1906, Pie X a protesté violemment contre cette loi 1905. Il avait condamné la rupture unilatérale du concordat et avait refusé ces nouvelles spoliations et la mise en place des associations cultuelles, incompatibles avec l’organisation hiérarchique canonique catholique et les fonctions ministérielles respectives de l’évêque et du curé qui en découlent.

Cependant, une partie du clergé français, dont Monseigneur Louis Duchesne, chanoine libéral qui sera mis à l’index quelques années plus tard, a appuyé cette loi, tandis qu’une autre partie de la droite catholique s’y est fortement opposée. Les Juifs et les protestants, quant à eux, ont fait bon accueil à cette loi qui correspond à leur mode d’organisation traditionnelle de type presbytérien. Il faut savoir que le président de la commission ayant préparé la loi, Ferdinand Buisson, était lui-même protestant libéral.

Quant à la population française, elle s’est soulevée contre cette loi, notamment lors des inventaires des biens de l’Église. L’épisode des inventaires a placé la France au bord de la guerre civile. En effet, les catholiques suivent le Vatican, et donc, ont condamné fortement cette loi. Les catholiques ont refusé la fin du concordat. Pour apaiser la situation, il a été décidé que les frais élevés de réparation des édifices religieux (cathédrales, églises…) restent à la charge de l’État et des communes. Il faut savoir que les biens de l’Église confisqués en 1789 n’ont jamais été restitués, et que la contrepartie prévue par décret du 2 novembre 1789, reprise lors du concordat de 1801, était de subvenir aux besoins du clergé. Or, la loi de 1905 bafoue à nouveau le clergé qui se retrouve voué à lui-même. Mais, et cela est plutôt une bonne nouvelle, les ministres du Culte, qui ne sont plus ni salariés ni logés par l’État, acquièrent une certaine indépendance vis-à-vis de l’État.

À savoir que les bibliothèques des paroisses, les évêchés et les séminaires ont aussi été saisis par l’État et confiés à différents bâtiments publics. Ainsi, les bibliothèques publiques se sont enrichies d’ouvrages précieux et rares qui ne concernent pas seulement les questions religieuses, mais aussi en rapport avec l’histoire, les coutumes, les croyances, les royautés…

Pour faire simple, dans la vision franc-maçonne de la République, la loi de 1905 ne concerne que l’État et la séparation de l’Église et de l’État est une séparation totalitaire. Or, il serait plus vraisemblable de pratique une collaboration saine entre l’Église et l’État. Mais, comme la République construite par les francs-maçons est profondément antichrétienne, cette collaboration pacifique ne peut se faire.

Enfin, on peut être chrétien et s’intéresser à la politique. L’un n’empêche pas l’autre. Or, l’on demande aux fidèles de renoncer à leur participation à la politique en laissant leurs croyances sur le palier dès qu’ils franchissent un bâtiment public.

 

 

Le Malin se sert des structures étatiques

Oui, chers lecteurs, le Malin se sert des structures étatiques, c’est-à-dire des structures qui ont trait à l’État, qui appartiennent à l’État ou qui émanent de l’État pour déverser son poison dans la tête des gens. Ainsi, petit à petit, on nous a poussés à ne plus croire en Jésus-Christ, on nous a poussés à devenir athées, on nous a poussés à rejeter le Christ dans nos vies, on nous a poussés à avoir honte de dire que l’on était croyant… Aujourd’hui, dire que l’on est chrétien est assimilé à du fascisme. Vous croyez que j’exagère ? Regardez ce qu’il se passe autour de vous pour vous en rendre compte. Et l’Église, corrompue de l’intérieur par le Malin, ne peut plus réagir. Mais, et cela est la bonne nouvelle, on voit se lever de plus en plus de chrétiens contre ce système antichrétien que l’on veut nous imposer. Il suffit d’avoir un peu de bon sens pour se rendre compte que la mondialisation est néfaste à la planète, qu’acheter des fruits et des légumes venus d’ailleurs alors qu’ils poussent à côté de chez nous est illogique, que délocaliser à tour de bras pour avoir une main-d’œuvre payée au rabais est inhumain. Même en n’étant pas chrétien, on se rend compte que quelque chose dans notre monde est pourri. C’est le système capitaliste qui est pourri, ce système dirigé par des milliardaires qui veulent faire de nous des esclaves. Alors, il est temps de leur dit stop, il est temps de leur signifier notre désaccord, il est temps de revenir vers le Christ, aux valeurs humaines qui ont façonné de nombreux pays.

L’Église de ceux qui croient au Christ est mondiale, elle n’est pas cantonnée à un pays, à un endroit du monde. Partout il y a des fidèles au Christ. Et il est temps pour ces fidèles de se réunir et de lutter contre le Nouvel Ordre Mondial.

En France, les francs-maçons s’évertuent à chasser Dieu, et dès que l’on chasse Dieu d’une société, il ne faut pas s’étonner que cette société s’écroule. Aujourd’hui, toutes les institutions souffrent, l’école, les hôpitaux… parce que l’on a fait passer l’argent avant l’être, parce que l’on a abaissé le niveau scolaire, parce que l’on a détruit la famille, parce que l’on a inversé les valeurs humaines. C’est le crime capital de ce siècle.

Et, parce que cette laïcité à la française le permet, d’autres croyances peuvent s’imposer dans le débat politique, alors que d’emblée, la croyance chrétienne est rejetée. Ainsi, la loi antivoile islamique émane directement de la franc-maçonnerie, cette loi qui a créé et continue de créer de nombreuses polémiques. Cette loi qui ne concernait, à l’origine, que quelques musulmanes a été pensée au sein même des loges maçonniques, cette secte qui dirige la France depuis deux siècles. Ainsi, dans un article du journal du Monde paru en janvier 2004, on a pu lire que « La Grande Loge féminine de France (GLFF) avec le GODF de Brandmeyer se rallient à la loi antivoile ». Les francs-maçons ne se cachent même plus aujourd’hui, tellement nous avons l’esprit embrouillé et fermé au point de croire que cette secte est inoffensive.

Voici un extrait de cet article paru dans Monde le 16 janvier 2004 : « …. Les positions des dirigeants du Grand Orient ont du reste évolué, passant de l’hostilité à une loi risquant de stigmatiser les seuls musulmans à la “nécessité de légiférer”, exprimée aujourd’hui par M. Brandmeyer. Il y a un an, le Grand Orient s’opposait à une loi portant exclusivement sur le voile. M. Bauer préférait mettre en avant l’application de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État et plaider pour son extension aux “territoires perdus de la République” : Mayotte, la Guyane et l’Alsace-Moselle, qui bénéficie d’un statut dérogatoire en matière d’organisation du culte.

La Grande Loge féminine de France (GLFF) a été la première à briser ce consensus lors des célébrations du 275e anniversaire de la franc-maçonnerie, célébrées à Lyon le 26 juin 2003. À cette occasion, la grande maîtresse, Marie-France Picart, a rejeté le port de tout signe distinctif à l’école. Lors de l’audition des obédiences maçonniques par la commission Stasi, Mme Picart a continué à défendre “la ligne de notre culture axée sur la liberté et l’égalité des femmes”, proposant même de distinguer la question du voile de celle des autres signes religieux. “Il ne fallait pas banaliser l’enfermement des femmes dans le voile”, commente-t-elle aujourd’hui. En octobre, reçue avec dix autres obédiences par la mission d’information parlementaire sur les signes religieux à l’école, conduite par le président de l’Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, Marie-Françoise Blanchet, grande maîtresse de la GLFF depuis le 14 septembre 2003, sera encore la seule à demander “un texte fort”. »

Affiche franc-maçonne sur la laïcité.

Voici un autre article, une interview de Bernard Brandmeyer parue le 17 janvier 2004 dans le journal Le Monde : « Vous êtes le grand maître du Grand Orient de France (GODF). Le projet de loi portant sur l’interdiction des signes ostensibles à l’école satisfait-il les revendications de votre obédience ? C’est une très bonne avancée, qui reflète l’opinion du Grand Orient de France et aussi celle des cinq obédiences maçonniques consultées par la commission Stasi — la Grande Loge de France, la Grande Loge nationale française, le Droit humain et la Grande Loge féminine de France —. Celles-ci sont parvenues à une position commune — la nécessité de légiférer — sans s’être concertées. Il faut préciser que nous n’étions pas partisans d’une loi contre le voile, mais contre tous les signes religieux. J’aurais cependant préféré que l’on aille encore plus loin.

 (Ainsi, et cela chers lecteurs, il faut bien le comprendre, la franc-maçonnerie veut faire disparaître Dieu afin de faire régner l’Antichrist, leur dieu, le dieu du Nouvel Ordre Mondial).

Comment faudrait-il, à votre avis, aller plus loin ? En remettant à l’honneur la loi de séparation de l’Église et de l’État de 1905 ? La laïcité, ce n’est assurément pas une affaire réglée. Le contexte de la France de 1905 est différent de 2005, d’où la nécessité de proposer une nouvelle loi. Il convient également d’être ferme sur le refus de la référence à Dieu et à l’héritage spirituel de l’Europe dans la future Constitution européenne. (Et voilà que maintenant que les francs-maçons veulent changer la Constitution, mais aussi faire disparaître tout l’héritage du christianisme de l’Europe). Sur ce point, le président de la République, lors des consultations que nous avons eues avec lui, (en clair, le président de la République est une marionnette qui se plie aux règles de la franc-maçonnerie) a été très net et nous a assuré que la position de la France ne changerait pas d’un iota ! En ce qui concerne le Concordat, qui s’applique encore aux départements d’Alsace-Moselle, je souhaite évidemment que l’on n’abolisse pas ce qu’il y a de progressiste, notamment en matière sociale, dans le statut d’exception qui régit ces territoires depuis 1918. En revanche, il ne faut plus que les familles soient obligées de demander une dérogation quand elles ne veulent pas envoyer leurs enfants au catéchisme. J’ai enfin regretté qu’au cours du débat autour du rapport de la commission Stasi on ait beaucoup plus parlé des écoles que des services publics. La franc-maçonnerie et le GODF ont eu tendance à s’ouvrir davantage au cours des derniers mois et à s’investir à nouveau dans les affaires publiques.

Entendez-vous continuer dans cette voie ? Le GODF est une société initiatique et progressiste dans la mesure où sa vocation est de s’engager dans la cité. L’œuvre qui a été celle d’Alain Bauer au GODF et de Michel Barat à la Grande Loge de France continue — au travers notamment de la Maçonnerie française, qui regroupe plusieurs obédiences. Les grands maîtres actuels ont compris que l’heure n’était plus aux querelles et que nous ne sommes jamais aussi écoutés que lorsque nous sommes unis.

Propos recueillis par Nicolas Weill

Cette laïcité à la française voulue par la franc-maçonnerie pose de graves problèmes et fait surgir de nombreuses polémiques. Faisons un peu de politique. Le mercredi 28 janvier 2004, la commission des lois de l’Assemblée avait adopté un amendement commun à l’UMP et au Parti socialiste prévoyant un “dialogue” avant toute sanction à l’encontre d’un élève qui ne respectait pas la laïcité à l’école. Cet amendement sera suivi d’un projet de loi sur la laïcité à l’école qui sera débattue au Palais-Bourbon à partir du 3 février 2004.

L’amendement adopté le mercredi 28 janvier 2004 est un compromis entre l’amendement déposé par Gérard Léonard (UMP, député de Meurthe-et-Moselle) et la proposition défendue par René Dosière (PS, député de l’Aisne). Cet amendement, signé des deux députés, devrait (du moins c’est ce que l’on nous a expliqué) compléter l’article premier du texte de loi qui interdit “le port de signes ou de tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse” (Code de l’éducation art L141).

Ainsi, cet amendement a permis de compléter cette loi par le rappel que toute procédure disciplinaire serait précédée d’un dialogue avec l’élève.

Article L141-5-1

Créé par Loi n° 2004-228 du 15 mars 2004 – art. 1 JORF 17 mars 2004 en vigueur le 1er septembre 2004

Dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit.

Le règlement intérieur rappelle que la mise en œuvre d’une procédure disciplinaire est précédée d’un dialogue avec l’élève.

Donc, avant de sanctionner un élève, on va chercher à savoir pourquoi il porte un signe ou une tenue par lequel il manifeste son appartenance religieuse. Et par cette loi, on comprend que tous signes ostensibles sont interdits au sein des établissements scolaires. Cela va du crucifix au voile, sans distinction.

Ce même jour, le président de la commission des affaires étrangères, Édouard Balladur (UMP, Paris), exceptionnellement présent, a vu son amendement portant sur la notion de “trouble au bon ordre de l’établissement” rejeté. De même, Claude Goasguen (UMP, Paris) et Hervé Mariton (UMP Drôme), qui avaient déposé des amendements étendant l’interdiction aux signes politiques, et Daniel Garrigue (UMP, Dordogne) et Marc Le Fur (UMP Côtes-d’Armor), dont l’amendement visait les signes maçonneries, ont vu leurs propositions rejetées. Comme quoi, il ne faut pas toucher à la franc-maçonnerie. Et donc, à l’école, on ne peut pas porter un crucifix autour du cou, mais on peut y venir avec un tablier maçonnique !

Jacques Chirac, président de la République française en 2004, a demandé à son parti politique, UMP (anciennement RPR) de voter la loi. Le matin même, en conseil des ministres, la voix de Jacques Chirac avait éclipsé celle du ministre de l’Éducation nationale, Jules Ferry. Le président de la République avait prononcé un petit discours, transmis par la presse dans son intégralité (donc le retrouver sera facile pour celui qui voudrait le lire), dans lequel il indiquait qu’il était “nécessaire” de voter cette loi, et à quel point “ne rien faire serait irresponsable”. Je rappelle que la loi dont il est question est l’ajout à l’art 141 de la mention : “Le règlement intérieur rappelle que la mise en œuvre d’une procédure disciplinaire est précédée d’un dialogue avec l’élève.” Et c’est ainsi que les députés de la majorité ont voté cette loi.

Jacques Chirac estimait que cette loi allait protéger l’école du communautarisme. Qu’en pensez-vous ? Croyez-vous que dialoguer avec l’élève avant toute procédure disciplinaire va protéger l’école du communautarisme ? Ce que je pense c’est que cette loi est une énième embrouille pour nous diviser et ainsi, nous éloigner, de notre préoccupation première, c’est-à-dire de l’éducation de nos enfants au sein de l’école. L’école n’est pas là pour faire de la garderie, pour éduquer nos enfants (c’est aux parents d’éduquer leurs enfants). L’école est là pour apprendre aux enfants à lire, à écrire, à compter, à réfléchir… Ceci, bien sûr, est mon avis. Si l’école est laïque, aucun signe religieux ne doit y être admis. Cela devrait être une proposition ferme.

Selon Jacques Chirac, ce texte permet de poser un “principe clair” qui permettra aux enseignants et aux chefs d’établissement de “répondre aux problèmes concrets” auxquels ils sont confrontés. Puis, le président avait ajouté deux bémols :

– il faudra toujours privilégier la voie du dialogue.

– et que cette loi prendra tout son sens seulement si nous luttons contre les discriminations et agissons résolument pour l’intégration.

Et c’est là que c’est ouvert une brèche immense dans laquelle ceux qui veulent nous imposer leurs idées islamistes, la charia, se sont empressés de plonger. En effet, au lieu de sanctionner afin de donner des exemples, on parle, on palabre, on trouve des excuses à l’élève, qui la plupart du temps, est dans la provocation. Et à cause d’une poignée d’élèves, ce sont tous les élèves qui sont impactés, qui subissent ces violences au quotidien. Cela est un autre problème, mais il découle, en partie, de cette loi qui n’est pas ferme.

 

Donc, on l’aura compris, la laïcité à la française est une grande arnaque maçonnique, qui permet, petit à petit, d’éloigner Dieu de nos vies. Cette laïcité profondément antichrétienne est en train, petit à petit, de dévoiler son vrai visage. Il est temps de remettre Dieu à sa place au milieu de nos vies, il est temps de remettre à leur place les valeurs chrétiennes qui ont bâti la France et l’Europe, ces valeurs familiales, humaines qui ont permis de faire de la France ce si beau pays. Il est temps que les chrétiens s’unissent et fassent fi de leurs différences pour contrer ce système satanique et ce Nouvel Ordre Mondial que l’on veut nous imposer. Le combat est spirituel.

 

 

Marie d’Ange

Pour aller plus loin

 

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