Témoignage : seul un exorciste pouvait m’aider

Par cet article, j’aimerais vous faire découvrir un témoignage poignant d’une personne qui a vécu une possession démoniaque, son ressenti et surtout, comment elle a pu se libérer de toutes les souffrances que le démon lui infligeait. Ce témoignage, je l’ai lu dans le livre du père Gabriel Amorth, qui était un exorciste célèbre qui nous a laissé plusieurs livres sur son « métier » d’exorciste. Son combat, c’était le démon. Ce grand homme nous a quittés le 16 septembre 2016 et nous a laissé de nombreux ouvrages de référence.

 

 

Le témoignage

Donc, comme je le disais en introduction, ce témoignage, je l’ai lu dans l’ouvrage du père Amorth ″Nouveaux récits d’un exorciste″. Je me suis permis de le recopier mot pour mot, afin de pouvoir en discuter :

« Je fais l’effort d’écrire mon histoire parce que je pense qu’elle peut être utile à d’autres et parce qu’elle me semble conforme à ce que nous lisons dans l’Évangile. Les troubles démoniaques ont commencé en 1974. Les médecins ne savaient expliquer mes maux étranges et les psychiatres haussaient les épaules sans formuler aucun diagnostic. Par exemple, à l’improviste, je me sentais suffoquer et j’étais prise de spasmes nerveux, comme des secousses électriques, dans tout le corps. Parfois, la violence des phénomènes était telle que mon mari appelait le médecin d’urgence, en pleine nuit.

À la même époque, j’ai commencé à abandonner l’Église : je la discréditais à chaque fois qu’on parlait de religion. C’était une chose insolite pour moi qui avais toujours été croyante et engagée, et même dirigeante d’Action catholique. Je pensais qu’il s’agissait d’une ″crise de croissance″ ; mais, au contraire, cette hargne contre l’Église a duré plus de dix ans. Auparavant, j’étais bienheureuse de rester en adoration devant le Saint Sacrement ; à présent, je désirais seulement fuir. Tout me semblait ridicule, mise en scène des prêtres et stupidité des fidèles.

Mon mari, catholique pratiquant, souffrait de mon détachement de la religion, qui coïncidait également avec un éloignement à son égard. Puis, à partir de 1978, j’ai commencé à fréquenter des groupes marginaux, à la recherche d’expériences exotiques. Ainsi a débuté une période de véritable autodestruction : j’étais de plus en plus morbide et attirée par les personnes qui pouvaient me faire du mal, j’éprouvais un plaisir pervers à m’abandonner à leur pouvoir. Pendant des années, j’ai rencontré toutes sortes de gourous, guérisseurs, sorciers.

Physiquement, j’allais toujours plus mal. C’était comme si mon corps était serré dans un étau. Ma digestion était bloquée, j’avais des problèmes de reins et d’articulations, j’étais toujours fatiguée et sans énergie. Je me sentais revivre seulement durant les cours « psychologiques″ auxquels je participais et qui me donnaient de fortes émotions. Je suis sûre que si, au lieu de m’adresser à un gourou, j’avais entendu parler d’exorcistes, je serais sortie plus tôt de cet enfer. Mais durant ma longue pratique de la religion, je n’avais jamais entendu parler d’exorcistes.

Je me suis passionnée pour l’étude de l’astrologie. J’étais arrivée à interpréter les évènements avec cette clé de lecture et à la lumière de la réincarnation. En 1981, j’ai rencontré l’être le plus abject que j’aie jamais connu. C’était un psychiatre fou (c’est seulement par la suite que j’ai su qu’il avait été hospitalisé comme psychotique). Il avait conclu un pacte avec Lucifer en vue de détruire le plus de gens qu’il pourrait. Ce ceci également, je n’eus connaissance que plus tard. Sous un prétexte, il m’invita dans son cabinet, et pendant une année, il joua avec mon corps et mon âme, recourant à l’hypnose. On ne peut être hypnotisé que si on le veut, mais le démon m’inspirait de me laisser torturer par ce déséquilibré. Une fois, j’ai même été sur le point de mourir étranglée, mais Notre-Dame m’a protégée (lorsque j’étais enfant, mes parents m’avaient consacrée à elle).

Je ne sais pas comment j’ai réussi à sortir de ces bas-fonds. Je finis à l’hôpital, où j’ai fait une tentative de suicide, mais au bout de deux mois, j’allais mieux. Cependant, le démon ne me lâchait pas et il fit en sorte que je me passionne pour la psychanalyse, avec pour résultat dont je me suis complètement éloignée de la foi. J’ai aussi fréquenté une école pour professeurs de yoga et je me suis mise à enseigner le hatha-yoga dans mon village. J’étais devenue bouddhiste. Je pratiquais la méditation zen, j’étais comme dédoublée et j’étais malheureuse. Envers l’Église j’éprouvais une véritable haine, mais au fond de moi il y avait le désespoir : tout m’était égal, même mon mari et mes enfants.


J’ai alors commencé des séances de spiritisme avec quelques amis. Parfois, j’avais l’impression que j’étais sur le point de devenir folle ; je ne comprenais plus si je vivais dans la réalité ou si je rêvais. Comme j’étais restée insatisfaite de la psychanalyse, une amie me conduisit chez une femme, dont elle me vanta les pouvoirs. C’était la grande prêtresse de la secte I.V.I. : je m’en suis entichée au point de lui amener mon mari, mes enfants, mes parents et amis. Il me semblait être hypnotisé.

Cette femme se disait catholique et le Christ réincarné. Elle me fit croire qu’elle avait guéri une de mes filles, sujette à des crises d’épilepsie, et donna l’ordre de suspendre tous les médicaments. Quelques jours plus tard, ma fille entrait dans le coma et elle fut sauvée par miracle. Je me souviens avec terreur de ces séances de guérison, appelées ″harmonisations″. Si j’avais connu un exorciste, j’aurais évité ces souffrances, pour moi et aussi pour ma fille qui, après les prières d’un exorciste, n’a plus eu de crises d’épilepsie.

En 1984, j’ai eu la joie de me trouver enceinte de mon cinquième enfant. Mais j’étais trop faible. Peu de temps auparavant, j’avais connu une autre période de maladies étranges : migraines, vertiges, au point de déconcerter les médecins. J’ai eu ainsi un avortement spontané au deuxième mois. J’ai perdu beaucoup de sang et il fut nécessaire de me faire un curetage. C’est là que le Seigneur m’attendait, m’envoyant sa Mère pour me réconforter. Ce fut une expérience extraordinaire, qui m’a ramenée vers Dieu. Il me semblait que la Sainte Vierge restait près de moi pour m’assister, dans ma petite chambre d’hôpital ; elle me reprochait mon passé et m’invitait à la suivre. J’ai acquiescé avec joie, parce que je me sentais comblée de paix et de lumière.

La période suivante fut très dure. D’une part, Notre-Dame m’aidait à nettoyer mon inconscient plein de saletés ; d’autre part, le Malin me donnait de terribles tentations, doutes, incitations à retourner sur ses voies. Dans cette occasion également, si j’avais connu un exorciste, j’en aurais reçu une grande aide. La nuit, je sentais physiquement la présence du démon qui me répétait : « Je te reprendrai ». Je m’étais adressée à plusieurs prêtres pour être aidée, mais ils ne comprenaient rien à mon état et ils n’avaient aucune expérience de certains assauts diaboliques. Je m’en excuse, mais je dois avouer que j’ai touché du doigt leur totale ignorance dans ce domaine.

À partir de 1988, j’ai connu des luttes encore plus fortes. De mon côté, j’étais décidée pour le Seigneur. Alors le démon s’en est pris à mon mari et à mes enfants, les frappant de maux inexplicables : en treize mois, il y eut quatorze hospitalisations d’urgence. Ce qui fut plus grave encore, ce furent les assauts moraux et les tentatives pour diviser notre famille. La nuit, je me réveillais brusquement, plongée dans un désespoir si effrayant que je ne pouvais plus prier, alors que je l’aurais voulu. Avec la même rapidité, cet état d’angoisse disparaissait et, à nouveau, je pouvais louer Dieu de tout mon cœur.

Revenue à la prière, je crus être délivrée du démon, mais je me trompais. Son action, en vue d’affaiblir ma résistance, était devenue plus subtile. Si j’allais faire une retraite spirituelle, je me sentais assaillie de doutes obsessionnels avec des pensées de désespoir. Si je faisais un pèlerinage, je revenais avec l’impression d’avoir été piquée jusqu’au sang. Plus je priais, plus je m’efforçais de faire le bien, et plus le démon m’attaquait avec des pensées perfides. Je souffrais de douleurs dans tout le corps, d’insomnies, de pertes de mémoire. Je songeais parfois à abandonner ma famille et à partir au loin. J’ai passé deux années terribles, incomprise de tous, pendant lesquelles j’aurais pu être soulagée et qui auraient même pu m’être évitées si j’avais pu avoir l’aide d’un exorciste.

Je l’ai compris plus tard, lorsque, finalement, presque par hasard — mais c’était certainement prévu par la Vierge Immaculée —, j’ai rencontré l’exorciste qui m’a fait sortir de ce long tunnel de douleur et tout a changé. Depuis qu’il a commencé à prier sur moi, tout a changé. Non pas que les douleurs aient cessé, mais elles ont trouvé un sens, je les vis dans la lumière. L’exorcisme me donne la sérénité et la paix pour plusieurs heures. Quand la lutte reprend, je prie avec plus de ferveur et dans un plein abandon à la volonté du Seigneur. Je réussis aussi à comprendre et à mieux aimer tous ceux qui me sont chers, et qui maintenant me font pleinement confiance, se sentant compris.

Ma vie spirituelle progresse à la suite du désir croissant que j’éprouve de vivre en union avec Dieu : même mes croix, vécues à la lumière de la Passion du Christ, ne me pèsent plus. J’ai encore des luttes, mais j’ai aussi des moments de paix véritable et de vraie joie. Je vois une amélioration constante à mesure que progressent les exorcismes.

J’ai fini. Je voudrais dire, sans aucune intention polémique : mon évêque et les prêtres de mon diocèse proclament continuellement qu’ils sont solidaires des pauvres. Ceux qui sont tourmentés par le démon ne sont-ils pas peut-être de grands pauvres, de grands besogneux ? Depuis dix-huit ans, je fais partie de ces pauvres, mais tous les prêtres à qui j’ai parlé n’ont rien compris, vraiment rien, de ma pauvreté et ne m’ont apporté aucune aide. Et pourtant, Jésus a dit : « En mon nom, vous chasserez les démons ! » Il me semble que c’est une charge, un pouvoir, un devoir très clair. »

 

 

 

Que peut-on dire de ce témoignage ?

Tout d’abord, le père Amorth, dans son ouvrage, ne précise pas si cette jeune femme a été délivrée. Cela aurait été intéressant de savoir combien de temps ont duré les exorcismes. Nous constatons, par contre, que cette femme a ressenti un réel soulagement dès le premier exorcisme.

Les troubles de cette jeune femme ont commencé en 1974. Pourquoi ? Nous ne le savons pas. La victime semblait être quelqu’un de pieux, qui croyait en Jésus, qui vivait simplement, entourée de l’amour de son mari et de ses enfants. Pourtant, le diable l’a frappée. Cette histoire veut dire que le démon peut frapper n’importe qui. Il aurait été intéressant de savoir si cette attaque démoniaque était due à un maléfice ou si cette dame avait été en contact avec des sorciers ou des magiciens ou si elle avait fait du spiritisme.

Le démon a agi en elle de manière pernicieuse, en la faisant souffrir de différents maux étranges que les médecins n’arrivaient pas à diagnostiquer. La médecine n’a pas réussi à la soulager, ce qui l’a plongée dans un profond désespoir.

Au fil du témoignage, on peut noter que les attaques démoniaques prennent de plus en plus d’ampleur. D’abord les maux physiques et psychiques, ensuite une aversion profonde à l’encontre de l’Église, puis la fréquentation de groupes marginaux, l’autodestruction qui a engendré un profond état morbide, une grande fatigue, des problèmes de digestion et d’articulations, une difficulté à se nourrir et enfin la rencontre avec un homme qui se disait psychiatre, mais qui était un serviteur de Satan. Cette rencontre a été le coup de grâce pour cette jeune femme qui s’est enfoncée.

Notons aussi cette phrase : « On ne peut être hypnotisé que si on le veut, mais le démon m’inspirait de me laisser torturer par ce déséquilibré. » La victime sent qu’il y a quelque chose de pas normal, sent que le psychiatre est dangereux, qu’il lui fait du mal, mais cela est plus fort qu’elle, elle y retourne. On comprend que le démon a la capacité d’annihiler la capacité de réflexion d’une personne, de lui faire faire, contre son gré, des choses dangereuses et malsaines. La victime sait que ce qu’elle fait est mal, elle en est consciente, mais elle continue malgré elle, elle ne peut s’arrêter. C’est un pouvoir du démon qui est grand.

Puis, après ces entrevues avec ce psychiatre démoniaque, la victime a rencontré une dame, une espère de prêtresse complètement dingue qui se disait être la réincarnation du Christ. On sait que la victime est catholique, du moins qu’elle a reçu un enseignement catholique. Or, dans l’Église, la réincarnation n’existe pas, c’est même une hérésie pure de dire que l’on peut se réincarner en un animal ou autre chose… Dans l’Église, on parle de résurrection et non de réincarnation. Jésus est ressuscité et non réincarné. La réincarnation est une idée démoniaque. Donc, la victime aurait dû se méfier de cette dame comme de la peste, mais elle n’était pas en état de réfléchir et s’est laissée totalement subjuguer par elle. Au point de lui amener sa famille et ses amis.

D’ailleurs, on peut noter qu’une des filles de la victime souffrait de crises d’épilepsie. Et que cette dame a failli la tuer. Dans le texte, on peut lire : « ma fille entrait dans le coma et elle fut sauvée par miracle. » C’est fort ! Oui, il y a certainement eu un miracle.

Que s’est-il passé ? La femme se faisant passer pour Jésus réincarné n’est autre qu’une démoniaque en puissance. En la fréquentant, en participant aux séances « d’harmonisations », en fait la victime a voué un culte à Satan. Ce qui n’a fait qu’aggraver le problème. Et le démon, rendu plus fort, s’est alors attaqué à toute la famille. Notons que les crises d’épilepsie de la fille, ainsi que les divers maux dont souffrait le mari ont disparu avec les exorcismes.

Puis, la victime, enceinte et trop faible pour mener à bien sa grossesse, a perdu son enfant et a dû être hospitaliser. Là, la Vierge-Marie est venue à son secours et l’a aidée à revenir sur le chemin de la foi. Cette rencontre avec la Vierge est un passage fort en émotion : « Je me sentais comblée de paix et de lumière. » Oui, la Vierge est venue pour lui offrir la paix, pour la guider dans ce chemin très long de la délivrance.

Et là, notre victime a pris conscience qu’il fallait qu’elle lutte contre le démon. Seulement, ce dernier n’allait pas se laisser faire et a usé de tous ses pouvoirs pour récupérer sa victime, au point de lui parler, de lui faire subir différents maux pour l’affaiblir et lorsqu’il a vu que sa victime ne faiblissait pas, qu’elle était déterminée à suivre le chemin de Dieu, il s’en est pris à sa famille.

Regardez bien chers lecteurs, et dites-moi ce que vous en pensez : 14 hospitalisations d’urgence en à peine 13 mois ! Donc une moyenne d’une hospitalisation par mois ! C’est énorme ! D’autant plus que les médecins n’ont jamais pu poser de diagnostics sur aucun membre de la famille. Sans parler des assauts moraux du démon pour diviser la famille. La victime a tenu bon et a continué ses prières. Cela devait lui demander un effort surhumain, mais elle a continué.

Puis, elle a rencontré un exorciste et tout a changé. Le démon a commencé à reculer et notre victime a vraiment été soulagée. Bien sûr, c’est une lutte continuelle, mais je pense qu’elle est au bout du tunnel.

Notons aussi le reproche qu’elle fait à l’Église : « mon évêque et les prêtres de mon diocèse proclament continuellement qu’ils sont solidaires des pauvres. Ceux qui sont tourmentés par le démon ne sont-ils pas peut-être de grands pauvres, de grands besogneux ? » La victime a vécu 18 ans d’horreur sans trouver d’aide auprès de l’Église, alors que si elle avait trouvé un prêtre qui croit au démon, elle se serait épargné quelques années de souffrance. Aujourd’hui, les choses changent lentement, grâce notamment au travail du père Amorth qui a ouvert les yeux de certains prêtres sur leur mission et de plus en plus de prêtres prennent conscience que leur devoir est de chasser le démon. Comme avait dit Jésus : « En mon nom, vous chasserez les démons ! » Voilà la lutte que devrait faire l’Église. Si l’Église respectait les Évangiles, n’aurait pas peur de s’imposer devant ceux qui la discréditent, il y a aurait beaucoup moins de personnes malheureuses…

 

 

Marie d’Ange

 

Pour aller plus loin

 

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1 commentaire sur “Témoignage : seul un exorciste pouvait m’aider

  1. je souffre du meme symptome mais ne trouve aucune solution. Je prie tout les jours, mais cela ne les arretent pas, encore pire ils se vengent.J’ai eu confirmation qu’une personne proche m’ai fait de la sorcellerie il y a plus de 40 ans avec du sang de regles.on m’a retire cette sorcellerie il y a 5 ans de cela avec des oeufs, ca c’etait calme un moment , mais c’est revenu de plus belle et en force. Je ne sais comment trouver un exorciste. Ma vie est bloque au point zero, je n’arrive meme pas a avancer malgres des efforts monumentals.
    Ceux qui vivent une vie normal ne comprendrons jamais ce phenomene, d’ailleur si j’avais une vie normal je ne le croirais pas moi meme.

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