Le château hanté d’Édimbourg

L’Écosse, le pays des monstres et des revenants ! L’Écosse et son folklore superstitieux. C’est justement en Écosse que l’on trouve le château d’Édimbourg, une forteresse médiévale réputée hantée par un joueur de tambour sans tête, par un joueur de cornemuse, pas des prisonniers des guerres napoléoniennes… Un château au lourd passé historique. Ce n’est donc pas étonnant d’y croiser des phénomènes paranormaux.




 

Le château hanté d’Édimbourg

 

Le château hanté d’Édimbourg.

 

Le château d’Édimbourg est une ancienne forteresse construite sur un rocher volcanique en plein centre de la ville d’Édimbourg, au sommet de la rue High Street aussi appelée le Royal Mile. Le palais de Holyrood s’étend en bas. Ce château a été utilisé dans un but militaire et des centaines de personnes, le plus souvent des prisonniers, y sont mortes dans d’atroces souffrances.

Il n’est pas possible d’établir une date de la construction de ce château médiéval, car les origines du site sont tellement anciennes que les archéologues ont du mal à se mettre d’accord. Sur le site, ils ont trouvé des vestiges d’une occupation romaine qui supposent que cet endroit fut le théâtre de la capitulation des Votadini (peuple de l’île de Bretagne à l’âge de fer) face aux Romains au IIe av. J.-C.

La forteresse d’Édimbourg est chargée d’histoire. Les premiers récits connus nous ont été rapportés par John of Fordun, dans un livre datant du XIVe siècle. Dans ce livre, l’auteur fait allusion à la mort du roi Malcolm III d’Écosse en 1093.

Pour comprendre les phénomènes de hantise qui ont lieu dans son château, il faut se tourner vers son histoire.

Nous sommes en 1286. Le roi Alexandre III d’Écosse décède, laissant le trône d’Écosse libre. Le roi Édouard Ier d’Angleterre profite de cette occasion pour envahir l’Écosse, créant ainsi la première guerre d’indépendance écossaise. À Édimbourg, les gens se réfugient dans la forteresse, mais rendent rapidement les armes après trois jours de bombardement par catapulte et les Anglais s’emparent du château.

À la mort du roi Édouard en 1307, le pouvoir anglais sur l’Écosse s’affaiblit. Le 14 mars 1314, sur ordre de Robert Ier d’Écosse, les défenses du château d’Édimbourg sont détruites afin d’éviter une nouvelle invasion anglaise de la forteresse.

Quelques années plus tard, en 1333, le roi Édouard III d’Angleterre envahit à nouveau l’Écosse. C’est la deuxième guerre d’indépendance de l’Écosse. Les forces anglaises fortifient le château et l’occupent jusqu’en 1341, année de la dernière attaque des Écossais menée par William Douglas. Le château est libéré de son occupation anglaise et les Écossais l’occupent à nouveau.

Le traité de Berwick signé en 1357 entre le roi Édouard III d’Angleterre et le roi David II d’Écosse met fin aux deux guerres d’indépendance. Le roi David II démarre alors un vaste projet de reconstruction du château d’Édimbourg et ses travaux s’échelonnèrent jusqu’au XVe siècle. C’est lors de cette période que la forteresse devint un entrepôt pour armes et matériels de guerre. À côté du château, il rénove un ancien monastère qui deviendra la principale résidence des rois et reines d’Écosse à partir du XVe siècle et que l’on appellera le Palais de Holyrood. Aujourd’hui encore, ce palais accueille la reine Élisabeth II lors de ses déplacements en Écosse.

Plus tard, le roi Jacques IV d’Écosse améliora le palais de Holyrood et s’y installa, délaissant ainsi la forteresse qui devint un entrepôt.

En 1567, la reine Marie Ier d’Écosse (Marie Stuart) se cacha dans le château d’Édimbourd. Reine catholique dans un pays protestant, elle suscite la méfiance. Elle est accusée d’avoir assassiné son second époux, Lord Darnley, ce qui va fragiliser sa position. Mais c’est son remariage avec James Hepburn, le principal suspect dans le meurtre de son second époux, qui va précipiter sa chute. Marie sera emprisonnée et abdique au profit de son fils âgé d’un an. Elle cherche du réconfort auprès de sa cousine Élisabeth Ire d’Angleterre, mais cette dernière la perçoit comme une menace, car Marie est considérée comme l’héritière légitime du trône d’Angleterre par les catholiques. Élisabeth fait emprisonner sa rivale dans diverses prisons anglaises et meurt exécutée après 18 ans de captivité, pour complot de meurtre contre Élisabeth Ire.

Lors de ces différents emprisonnements, Marie Stuart réussit à s’échapper d’une prison et vient se réfugier au château d’Édimbourg où le gardien, William Kirkcaldy, la cache. Mais à la mort de ce dernier, le nouveau gardien, James Douglas, la dénonce. Et, en 1873, le château est bombardé afin de capturer Marie.

La majeure partie du château fut rebâtie par la suite. Pendant les années 1720, d’autres constructions majeures vinrent s’ajouter à l’édifice, dont les bastions nord et ouest. Puis, d’autres édifices furent ajoutés pour détenir les prisonniers des différentes guerres dans le monde, dans ceux de la guerre de Sept Ans et de la Guerre d’indépendance des États-Unis. On peut, alors, facilement imaginer que bon nombre de prisonniers y sont morts.

 

 

 

Visite guidée du Château

 

Le château d’Édimbourg construit sur un rocher volcanique.

 

Le château d’Édimbourg et ses 900 ans d’histoire se visitent. À 18 € l’entrée, on peut se promener sur l’esplanade, cette même place où les parades et les entraînements pour la garnison se faisaient il y a très longtemps de cela. Déjà, pour accéder au château, il ne faut pas avoir peur de grimper une route pentue qui mène au seul accès de la forteresse.

Le château est accessible par un portail devant la batterie appelée demi-lune, qui mène à une route qui monte vers la droite jusqu’à la cour dans le centre de la forteresse.

Depuis quelques années, le château d’Édimbourg n’a plus d’utilité militaire ou royale. L’organisme spécialisé Historic Scotland s’occupe de son administration et de la conservation du site.

Ce château hanté est l’attraction touristique la plus visitée d’Écosse.

À l’intérieur du château, on trouve plusieurs expositions (Les Honours of Scotland, le mémorial d’Écosse de la guerre…) et plusieurs cérémonies (la cérémonie des Edinburgh Military Tattoo, One O’Clock Gune…) s’y déroulent. Mais la manifestation la plus impressionnante reste quand même les manifestations surnaturelles.  

Il faut dire que depuis sa construction sous les traits d’une forteresse militaire, le château d’Édimbourg a vu beaucoup de morts et de sang couler à travers ses attaques-surprises, ses exécutions au sein même de l’édifice, ses prisonniers…

 

 

 

Les manifestations surnaturelles

 

Le One O’Clock Gun

 

Dans les donjons, on peut croiser le fantôme du duc Alexander Stewart d’Albany qui s’est échappé de sa cellule et qui a poignardé plusieurs gardes à mort avant de brûler leurs corps.

Dans le château, on peut aussi croiser le fantôme de Lady Janet Douglas de Glamis, une femme accusée de sorcellerie et brûlée sur le bûcher comme il était coutume de le faire à cette époque. D’ailleurs, elle aurait fait de la magie noire au sein même du château.

Il y a aussi, arpentant les couloirs et l’esplanade, un joueur de cornemuse anonyme. On dit que ce dernier avait erré dans les passages souterrains du château et qu’il se serait perdu. Il serait mort de faim et de soif.

En 2001, le château hanté d’Édimbourg a fait l’objet d’une des plus grandes enquêtes paranormales de l’histoire. En effet, une équipe de neuf chercheurs et plus de 200 anonymes ont exploré tous les recoins de l’édifice, les chambres oubliées ainsi que les passages secrets à la recherche de phénomènes paranormaux.

Afin de ne pas influencer les résultats de l’enquête, le public n’a pas été informé sur les zones du château qui seraient hantées et celles qui ne le seraient pas. Et voici les résultats de cette gigantesque enquête : 51 % des participants ont vécu des expériences surnaturelles dans les zones sensibles du château, contre 35 % qui auraient vécu des expériences paranormales dans les zones calmes.

Beaucoup ont noté des apparitions fantomatiques, des baisses soudaines de température, un sentiment qu’une main invisible tirant sur les vêtements, des cris, des bruits de pas, des bruits de grattements dans les murs…

 

 

Personnellement, je n’ai pas visité ce château, donc je ne peux dire avec certitude s’il s’y passe des phénomènes paranormaux ou pas. Toutefois, si après la visite, vous n’avez rien vécu d’extraordinaire, sachez que vous pouvez aussi visiter la Mary King’s Close, qui est une zone souterraine de la ville dans laquelle des victimes de la peste noire ont été mises en quarantaine et laissées pour mortes. Ici, ambiance oppressante assurée…

 

 

Marie d’Ange 

 

 

Pour aller plus loin




 

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