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Luciférisme et satanisme, les différences

Dans un précédent article, j’avais évoqué la différence entre le luciférisme et le satanisme en la jugeant minime, en concluant que les courants sont identiques sur le fond, mais pas sur la forme. Et c’est justement de la forme que l’on va parler dans cet article.

Les différences

 

Symbole luciférien

Bizarrement (bizarrement, car les lucifériens et les satanistes ont de nombreux points communs et adorent une même entité qui est Satan/Lucifer), les lucifériens et les satanistes ne s’aiment pas beaucoup. Les uns comme les autres s’évertuent à nous dire qu’ils sont différents et que l’autre n’est pas dans la vérité. Quelle vérité ? Les autres se targuent d’adorer un être plus positif (Lucifer) que ne l’est Satan. Or, tout ceci est baliverne, puisque Satan et Lucifer sont une même et unique entité. Je ne cesse de le répéter ! Donc en adorant Satan on adore Lucifer et vice versa. Par conséquent, cette position est erronée, mais cela fait du bien aux lucifériens de se croire du bon côté, du côté des gentils.

Il faut vraiment fouiller dans les deux courants de pensée pour trouver quelques différences minimes que je vais tenter d’énumérer.

Les deux courants de pensée sont complémentaires et similaires. Mais, on note un caractère plus déviant chez les satanistes qui n’hésitent pas à faire des offrandes humaines ou à sacrifier des nouveau-nés sur l’autel consacré à Satan. Chez les lucifériens, les offrandes et les sacrifices existent, mais ils ne sont pas humains !

Dans le satanisme moderne ou Laveyen, Satan est reconnu comme étant une entité spirituelle, une force opposée au christianisme et donc à Jésus-Christ. Le satanisme moderne prône le culte de l’ego et est davantage une organisation anti-chrétienne qui parodie le culte chrétien. Le satanisme est un monothéisme dualiste lié au christianisme : croire au Diable c’est nécessairement croire en Dieu. Le luciférisme prétend procéder de cultes anciens et se base sur un panthéon très large, alors que le satanisme trouve sa substance dans une énergie de transgression, de blasphèmes et de profanation. Dans les deux courants, la magie et le culte sont omniprésents.

Le satanisme théiste est un courant philosophique qui mêle la science et les croyances religieuses, sans jamais toutefois y parvenir. Son argument principal est que la science s’est affranchie de la croyance en Dieu et qu’il est nécessaire que la religion arrive à s’affranchir de sa croyance en Dieu.

Le chamanisme regroupe toutes les personnes qui font de la magie en utilisant leurs mains, les plantes ou les éléments. Le chaman pratique donc la magie et pense qu’avant, les chamans étaient les représentants de Dieu sur terre, mais que le catholicisme leur a enlevé ce pouvoir. Alors, les chamans cherchèrent celui qui était l’ennemi de ce Dieu que l’on appelait Yavhé et ont trouvé Lucifer. Ils se sont alliés avec lui, puis à d’autres démons tels que Samaël, Hakael, Belial… Et c’est ainsi que la notion de Diablero est née. Puis les chamans se sont alliés à Satan. Et dans le chamanisme, la notion de bien ou de mal n’existe pas, car c’est l’homme qui fait qu’un acte est bien ou mauvais. Ainsi, il peut être considéré comme bien d’épouser une jeune fille de 10 ans dans certaines croyances ce qui est jugé très mal dans notre croyance.

La wicca luciférienne a fusionné la croyance luciférienne à celle de la wicca. Cette forme de wicca fait référence au « Livre d’Hénoch ». Ici, Lucifer est un dieu et Lilith, sa compagne, est une déesse. Lucifer est vu comme étant un ange déchu, un androgyne originel, mais jamais au diable (les wiccans ne reconnaissent pas l’existence du diable qu’ils considèrent comme une invention catholique). La figuration de Lucifer est très proche du mythe de Prométhée. Lucifer dispense la lumière de la connaissance. Quant à Lilith, elle est associée à la première femme d’Adam, à la lune noire ou à la déesse mère universelle. Parfois, elle est associée à Diane. Lilith est l’égale de Lucifer.

Le satanisme spirituel vénère les anges déchus, donc les démons dans leur ensemble et place Satan/Lucifer (ils ne font pas la distinction des deux) comme le chef de tous les démons. Les satanistes spirituels, appelés aussi luciféristes, croient en Satan et le considèrent comme Lucifer. Ils honorent Satan sans se soumettre à lui. Ils pratiquent des rituels dans le but d’obtenir une élévation spirituelle. Cette branche est très variable et chaque membre fait un peu ce qu’il lui plaît.

Le Lucifellisme est très peu connu en Europe, mais en expansion en Amérique du Sud. Le lucifellisme est une véritable religion. Sa croyance est que Lucifer est le seigneur de la Terre. Les adeptes du lucifellisme s’adonnent à une exploration systématique de leur inconscient et de leur subconscient dans le but d’obtenir une parfaite connaissance de lui-même. Cette religion n’adore aucune entité, mais observe quelques règles, comme la remise en question de tout ce qui nous entoure, sans exception, sans censure, comme l’abandon du matérialisme pour une vie plus spirituelle. Il n’y a aucune hiérarchie, aucun dogme précis, aucune certitude. Les groupes se retrouvent autour de pratiques occultes encadrées par des principes de base aux fondements flous.

 

 

 

Les similitudes

 

Pentagramme satanique. On y retrouve le symbole luciférien.

Les disciples de Lucifer et les disciples de Satan sont tous deux panthéistes (philosophie d’après laquelle tout ce qui existe est identifié à Dieu). Il n’y a donc aucune différence de ce côté-là. Le satanisme, dont le satanisme Laveyen, adore Satan qui est la personnification du Mal. Les lucifériens adorent Lucifer qui représente celui qui s’est rebellé à Dieu et apporte la connaissance à l’homme. Or, c’est Satan qui s’est rebellé à Dieu en apportant la connaissance à l’homme. Donc, les deux mouvements adorent une seule entité qu’ils appellent d’une manière différente.

Les satanistes et les lucifériens dénoncent le Dieu Créateur ou le Démiurge comme l’ennemi et le bourreau des hommes. Dieu est vu comme le Créateur de toute chose, mais surtout comme un Dieu intransigeant. Comme les satanistes, les lucifériens sont contestés et suscitent frayeurs et inquiétudes. De même, comme les satanistes, ils s’inscrivent dans un courant doctrinal déconsidéré tant par les croyants que par les athées ou agnostiques, courant qui est vu comme dangereux et mortifère. D’ailleurs, c’est le cas. Et comme les satanistes, les lucifériens ont mis en place des pratiques, des rituels, des messes noires, des cérémonies secrètes et marginales.

Dans les deux cas, il est aussi question d’argent, car pour faire partie d’un groupe satanique ou luciférien, il faut payer un droit d’entrée, ou encore la rédaction de sortilèges de protections sur des parchemins et régler des séances d’initiation ou de recherche du thème astral… Eh oui ! Dans les deux cas, l’argent est omniprésent ! Comme il s’agit de sectes plus ou moins organisées, il faut mettre la main au porte-monnaie afin d’enrichir le gourou qui est souvent un charlatan au risque de se ruiner ! Se ruiner pour pactiser avec le Diable ! C’est cher payer non ? Se ruiner pour avoir le droit de participer à une messe noire et risquer la possession démoniaque ! C’est cher payer non ? Se ruiner pour s’isoler, pour s’enfoncer dans la dépression, pour avoir l’illusion d’appartenir à un groupe, mais pour, en fin de compte, s’apercevoir que l’on a fait fuir sa famille et que l’on a plus d’amis ! C’est cher payer non ?

Bien sûr, le luciférien vous dira qu’il pratique une religion de tolérance, une religion qui libère de l’asservissement et de la servitude imposés par la religion chrétienne. Or, le sataniste vous dira exactement la même chose, en pire puisqu’il va ajouter qu’il est entré en guerre contre toute forme de chrétienté ou de religion.

 

On admettra que toutes les formes de satanisme ou de luciférisme sont identiques à quelques détails près. Sataniste ou luciférien, le but est identique : détruire le catholicisme, prôner la liberté absolue, s’affranchir des règles, être dans l’ego le tout rythmé par des séances occultes, parfois à caractère sexuel ou pédophile voire scatophile et j’en passe et bien sûr, pratiquer la magie. Satanisme ou luciférisme, deux pratiques similaires, deux croyances identiques, deux sectes dangereuses.

 

 

Marie d’Ange

 

Pour aller plus loin


 

 

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Le luciférisme, satanisme ou philosophie ?

Il est très difficile de cerner ce qu’est le luciférisme, car le luciférisme est abstrait et il y a autant de courants lucifériques qu’il y a de lucifériens. En effet, le luciférisme ne connaît pas de dogmes, de choses imposées. Certains le considèrent comme une religion, d’autres comme une philosophie. Pour ma part, je considère le luciférisme comme une branche du satanisme, car je le rappelle, Lucifer et Satan sont une même et unique entité. Mais, j’ai voulu en savoir plus le sujet.



 

 

Définition du luciférisme

Statue « Le Génie du Mal » du belge Guillaume Geffs, installée en 1848 dan sla charte de la cathédrale Saint-Paul.

 

Le luciférisme est une notion abstraite, considérée tantôt comme une religion avec ses rites et croyances imposés, tantôt comme une philosophie, une façon de vivre, un peu comme le satanisme de LaVeyen. Pour d’autres encore, ce sera un mélange des deux.

Dans le luciférisme, Lucifer peut être considéré comme un Dieu, comme un égrégore, comme une religion, rien n’est imposé. C’est ce que l’on retrouve dans le satanisme LaVeyen qui se définit comme étant une philosophie prônant l’ego et l’adoration de Satan. Et comme Lucifer est Satan, les deux courants se rejoignent. Il est faux de dire que l’on adore Lucifer et non Satan puisqu’en adorant Lucifer on adore Satan. Les deux entités n’en font qu’une, Satan est Lucifer et Lucifer est Satan. Lucifer était le premier archange créé par Dieu, qui se rebella et qui fut chassé. En se rebellant, on l’appela l’Adversaire, donc Satan.

Le luciférien considère Lucifer comme « Le porteur de lumière », une image symbolique de la connaissance, de l’illumination et de l’indépendance. Et ils se trompent fortement… On sait que certaines branches du luciférisme sont assez noires et flirtent volontiers avec le satanisme. D’ailleurs, le luciférisme c’est du satanisme déguisé. Certaines branches s’adonnent à des rites extrêmes et utilisent des ossements humains, de la chair humaine, du sang humain durant leurs rituels.

Le luciférisme est un courant littéraire peu connu, obscur, qui, contrairement au satanisme classique et au satanisme LaVeyen, ne se base sur aucun texte de référence. Ainsi, le luciférien est libre de pratiquer sa croyance comme il l’entend. Le luciférisme est un courant de pensée diffus et imprécis qui introduit Lucifer comme un « ange » de lumière, un symbole de connaissance se rebellant contre l’autorité.

 

 

La naissance du Luciférisme

 

Symbole luciférien

 

Le luciférisme est né d’une tradition littéraire cherchant à s’affranchir des conventions d’une société perçue comme oppressante. Encore une fois, on rejoint la pensée du satanisme Laveyen et celle du satanisme classique qui prônent la liberté individuelle et le rejet de la société.

L’un des plus importants précurseurs du luciférisme est John Milton et son œuvre poétique « Le Paradis Perdu ». Cette œuvre raconte la tentation qui mena Ève à manger le fruit de l’arbre de la connaissance, ce qui a provoqué la chute de l’Homme. Dans cette histoire, Milton met en scène Satan et le place au rang de héros. « Le Paradis Perdu » dresse le portrait de Dieu justifiant ses actes. Le poème décrit aussi la création de l’univers, de la terre et de l’humanité et explique l’origine du péché, de la mort et du Mal Absolu c’est-à-dire de Satan. Il aborde aussi des idées politiques de tyrannie, de liberté et de justice. Milton donne ses idées théologiques sur la prédestination, le libre arbitre et le salut. Enfin, Milton a été très influencé par la Bible, en particulier la Genèse, le livre de Job, les psaumes, le Nouveau Testament. Son œuvre a inspiré le mouvement romantique du début du XIXe siècle.

Le mythe populaire du docteur Faust et son pacte avec le Diable (représenté par Méphistophélès) ont aussi influencé le luciférisme. Dans cette œuvre, le docteur Faust signe un pacte avec le Diable afin d’obtenir des secrets alchimiques, ésotériques ou magiques. Cette version donnera le ton au romantisme allemand qu’est Goethe.

William Blake (1757-1827, artiste peintre anglais, graveur et poète préromantique) est le dernier précurseur du luciférisme et c’est lui qui inaugurera l’époque des Romantiques. William Blake a écrit de nombreuses œuvres poétiques d’inspiration chrétienne, mais très éloignées du dogme de l’Église. William Blake a écrit de nombreux poèmes, mais c’est celui intitulé « Le Mariage du Ciel et de l’Enfer » qui aura une influence sur le luciférisme. Ce poème aborde la réconciliation entre le bien et le mal et ouvre la voie au thème de la rédemption de Satan. D’où Lucifer qui se morfond et qui veut se faire pardonner en faisant le bien. C’est une des notions primordiales chez les lucifériens : Lucifer, donc Satan, est un ange du bien et souhaite se faire pardonner. Nous savons que tout ceci n’est que pure ineptie.

Dans ce courant d’idée, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France ont vu naître des auteurs exprimant leurs sentiments, leurs souffrances à travers leurs écrits. Le plus souvent, il s’agissait d’amour porté à une femme qui ne peut ou ne veut répondre de façon favorable aux avances ou de leurs états d’âme en choisissant des thématiques religieuses. Certains de ces auteurs, citons Lord Byron, Percy Shelley ou Hölderlin, se sont sentis comme Prométhée cruellement condamné par Zeus à un tourment éternel parce qu’il a apporté le feu (la lumière) aux hommes ou comme Satan/Lucifer rejeté de tous, car ayant apporté la connaissance aux hommes dans l’épisode biblique de la pomme d’Ève. D’ailleurs cette confusion entre Prométhée et Satan/Lucifer s’opère naturellement au fil des œuvres de ces auteurs. « Frankenstein » ou « Le Prométhée moderne » de Mary Shelley paru en 1818 ou encore « Les Fleurs du mal » de Charles Baudelaire paru en 1857, des œuvres où l’on voit clairement une pensée apparaître, une pensée désignée comme le « satanisme prométhéen » et qui désigne une exaltation du mal au sens philosophique du mal. Dans mon livre « L’influence de Satan dans l’histoire de l’humanité », j’aurais pu parler de l’influence de Satan sur ces auteurs. Cependant, cette pensée tombera vite dans l’oubli, car elle apparaîtra trop intellectuelle à cause de l’effervescence des idées politiques qui étoufferont cette pensée, notamment par l’apparition du socialisme, du marxisme.

D’un point de vue littéraire, c’est Victor Hugo qui ira le plus loin dans le thème du luciférisme, notamment dans son œuvre « La Fin de Satan », un poème épique inachevé et publié de manière posthume en 1886. Dans cette épopée, Victor Hugo se pose la question de la rédemption finale du mal, incarné par la prise de la Bastille. L’œuvre donnera le point final de cette tradition littéraire abordant le thème du mal porteur de lumière, du mal prométhéen nécessaire à l’homme pour son épanouissement. Victor Hugo abordera cette thématique, mais d’une manière moins évidente, à travers le personnage de Jean Valjean dans « Les Misérables ».

Durant la deuxième moitié du XIXe siècle et du XXe siècle, le luciférisme ne s’exprimera quasiment plus à travers des œuvres littéraires ou philosophiques. Face à l’influence politique de la pensée socialiste et l’influence intellectuelle des loges maçonniques, le luciférisme n’arrive plus à s’exprimer en Europe ou aux États-Unis. En Russie, on le retrouve notamment dans les œuvres de Dostoïevski ou Soljenitsyne.

Cependant, certains vont reprendre les idées romantiques et les adapter à un courant ésotérique naissant. C’est le cas, notamment, d’Aleister Crowley (1875-1947, écrivain, poète, occultiste, tarologue et astrologue anglais) connu aussi sous le nom de Maître Therion, Frater Perdurabo ou The Great Beast 666.

Cependant, le luciférisme a quasiment disparu à partir de la fondation de l’Église de Satan en 1966 par Anton Lavey. Ce qui est normal, puisque le satanisme Laveyen ressemble au luciférisme dans ses idées. La parution de la Bible Satanique, qui ressemble au « Livre de la Loi » de Crowley focalise l’attention des médias qui y voient la résurgence d’un satanisme médiéval. Le satanisme Laveyen a pour principe de renverser les symboles liturgiques chrétiens et de procéder à des parodies rituelles, des messes noires mêlant le sexe et la magie.

 

 

Lucifer ou Satan

 

Pendentif sceau de Lucifer

 

Le sataniste ou le luciférien dira que ce sont Satan et Lucifer qui permettent de faire la différenciation entre les deux courants. Or, Satan et Lucifer sont une même et unique entité. Par conséquent, le satanisme et le luciférisme sont une unique et même chose.

Le luciférien dira que Lucifer représente le nom angélique de Satan, ou que Satan est le nom démoniaque de Lucifer. Et je suis d’accord avec lui ! Donc, adorer Satan c’est adorer Lucifer et vice versa.

Le nom Lucifer n’apparaît pas dans la tradition hébraïque et dans l’Ancien Testament. Un seul passage se rapporte à un être ou un « astre brillant » associé au roi de Babylone et non à Satan. En revanche, Lucifer apparaît au début du christianisme et désigne Jésus-Christ lui-même. C’était une hérésie qui fut vite rétablie en associant Lucifer au Diable. Et le Diable, c’est Satan !

Virgile (70 av. J.-C/ 19 av.J.-C., poète latin contemporain de la fin de la République romaine et du début du règne de l’empereur Auguste) associe Lucifer à la planète Vénus. Pour le poète, Lucifer est un dieu mineur annonciateur de l’aube. Ce n’est pas un personnage associé au diable biblique, mais un personnage de type prométhéen apportant un savoir, une connaissance à l’humain.

Et c’est de là que vient toute la difficulté d’étudier le luciférisme, puisque dans le satanisme, Satan est employé comme celui qui apporte la connaissance. On retrouve cette figure surtout chez les romantiques et leurs héritiers. Donc, on voit bien que le luciférisme est bien une branche du satanisme. C’est une forme de satanisme déguisé.

 

 

Les principes du Luciférisme

 

Pentagramme satanique. On y retrouve le symbole luciférien.

 

Il est très difficile de définir la démarche luciférienne et d’établir précisément ses principes. Notons, cependant, quelques thèmes récurrents :

  • La célébration de la connaissance et du savoir qui permettent une meilleure compréhension du monde. Ceci est symbolisé par l’image de la lumière repoussant les ténèbres.
  • L’affranchissement de l’homme des dogmes religieux définis par les autorités religieuses.
  • La solidarité entre les hommes face à l’esclavage ou à l’arbitraire. Le luciférisme implique une égalité absolue entre les hommes, qui collaborent vers un même but. Sur le plan politique, le luciférisme peut aller jusqu’à prôner un certain anarchisme, l’idée de désobéissance civile.

 

Le luciférien dira qu’il appelle à la réflexion et à la tolérance dans une démarche philosophique personnelle. Ce qui ne colle pas avec l’idée d’anarchisme et de désobéissance civile.

Le luciférisme est une notion floue que chaque luciférien peut interpréter à sa guise. Certains considèrent le luciférisme comme une religion et place Lucifer au rang de divinité qu’ils adorent comme un ange de lumière. Pour eux, Lucifer doit libérer les hommes de la servitude de son Créateur.

D’autres placent Lucifer comme roi des Enfers, dominant même Satan. Comme Satan et Lucifer sont une même et unique entité, l’un ne peut dominer l’autre. Cette pensée de Lucifer dominant Satan semble découler de la définition donnée par Collin de Plancy dans son « Dictionnaire Infernal ». En effet, Collin de Plancy nous dit : « Lucifer, nom de l’esprit qui préside à l’orient, selon l’opinion des magiciens. Lucifer était invoqué le lundi, dans un cercle au milieu duquel était son nom. Il se contentait d’une souris pour prix de ses complaisances. On le prend souvent pour le roi des enfers, et, selon quelques démonomanes, il est supérieur à Satan. On dit qu’il est parfois facétieux, et qu’un de ses tours est de retirer les balais sur lesquels les sorcières vont au sabbat et de leur en donner sur les épaules ; ce que les sorcières de Moira, en Suède, ont attesté en 1672. Les mêmes sorcières ont affirmé qu’elles avaient vu au sabbat le même Lucifer en habit gris, avec des bas bleus et des culottes rouges, ornées de rubans. Lucifer commande aux Européens et aux Asiatiques. Il apparaît sous la forme et la figure du plus bel enfant. Quand il est en colère, il a le visage enflammé, mais cependant rien de monstrueux. C’est, selon quelques démonographes, le grand justicier des enfers. »

Personnellement, je ne suis pas d’accord avec la définition de Collin de Plancy et cela sur plusieurs points que j’ai évoqué précédemment.

D’autres encore parlent d’un luciférisme orthodoxe, qui est un mouvement différent du satanisme pur et dur, qui confond Lucifer et Satan. Dans ce mouvement, Satan est le souverain des enfers et l’adversaire de Dieu, et Lucifer est l’archange déchu qui fait figure de Prométhée. Ce courant tend à disparaître, ses adeptes se tournent vers la Wicca dans un courant qui joue sur la dualité Lucifer/Lilith. Juste pour l’information, ce courant regroupe très peu d’adeptes et a été la cible d’enquêtes parlementaires en France. Les adeptes de cette forme de Wicca reconnaissent Dieu comme étant le Créateur de toutes choses. Dieu règne dans le ciel, mais ils estiment que cette création est imparfaite et voit ce Dieu judéo-chrétien comme un tyran intransigeant qui dicte sa volonté sans laisser de liberté aux hommes. Satan est vu comme la puissance destructrice, l’adversaire de Dieu et celui qui règne aux enfers. Lucifer est le plus bel archange créé par Dieu, mais qui s’est rebellé contre son créateur. De ce fait, il vient aider les hommes à se libérer de l’oppression de Dieu en leur donnant la connaissance.

 

 

Je terminerai cet article en disant que satanisme ou luciférisme, pour moi, cela revient au même. Étant donné que Satan et Lucifer sont une même entité, adorer l’un c’est adorer l’autre. Le satanisme prône le rejet total et violent des traditions hébraïques, chrétiennes et islamiques, alors que le luciférisme veut se montrer plus doux en rejetant simplement ces dogmes et en dénonçant les dérives de ces religions. Mais au final, le résultat est le même, puisque les deux courants tendent vers un même but, qui est l’anéantissement de l’humanité. Encore une fois, le diable peut prendre plusieurs visages pour mieux nous manipuler et nous berner.

 

 

Marie d’Ange

 

Pour aller plus loin


 

 

 



 

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Les sectes sataniques, réalité ou fiction

À l’abri des regards, dans une pièce sombre transformée en église satanique, au moment où vous lisez ces lignes, des personnes sont réunies et vouent un culte à Satan. Leurs activités occultes sont diverses, mais la pire reste le meurtre au nom de Satan. Les sectes sataniques se développent dans le monde entier. Elles sont nombreuses et prennent différents noms pour mieux nous perdre. Les sectes sataniques sont une réalité, une réalité dangereuse.




 

Les sectes sataniques

 

Une messe satanique

 

Ici, vous entendrez parler de sociétés secrètes, comme la franc-maçonnerie, la Rose-Croix, les Illuminati… Nous ne connaissons pas grand-chose sur ces sociétés et il est difficile de démêler la vérité du faux. Ce que nous savons, c’est qu’elles sont sataniques, car elles prônent l’inhumanité, le pouvoir et la richesse et bien sûr, toutes les déviances sexuelles, comme la pédophilie. Ce sont des sujets sensibles.

Notre monde actuel, dirigé par ces sociétés secrètes, prône l’athéisme en masse, la pratique de l’ésotérisme, de l’occultisme et du spiritisme. Ces pratiques sont à la mode et beaucoup de jeunes s’y adonnent sans connaître les dangers encourus. Elles sont un moyen de recruter des adeptes. Bien sûr, dans ces domaines, il existe de nombreux charlatans, mais même eux, en pratiquant de la magie, en cherchant à s’enrichir sur le dos de ceux qui souffrent, ils deviennent des disciples de Satan.

Les sociétés sataniques existent et leur but est d’aveugler l’humanité sur la présence de Dieu. Les membres de ces sociétés secrètes sont des hommes, des femmes en apparence bien sous tout rapport, venant de milieux socioculturels et professionnels diversifiés. Ces hommes et ces femmes vouent un culte à Satan, font des rituels sataniques, s’adonnent à des orgies, réalisent des sacrifices, parfois humains… Certains rejoignent ces groupes pour assouvir leurs pulsions sexuelles, notamment pédophiles.

Ces personnes entraînent d’autres personnes, surtout les jeunes, à s’adonner à la magie, à l’occultisme. Les adolescents prennent cela pour un jeu. Or, la magie n’est pas un jeu ! Différents troubles tourmentent ceux qui s’y intéressent, comme la dépression, la paranoïa, des maux physiques que la médecine ne peut soulager. Certains aussi sombrent dans la schizophrénie. La magie attire parce que de prime abord, cela semble anodin et amusant. Ensuite, on expérimente des choses excitantes et l’on finit par se lier à Satan. L’effet euphorisant est temporaire, car très vite, on va ressentir de l’angoisse.

Les sectes sataniques sont en plein essor. On n’en parle pas, cela reste secret. Et pourtant des millions de personnes, dans le monde entier, se réunissent dans des endroits glauques et lugubres, devant un autel où trône une statue de Satan ou d’une autre divinité, un pentacle, une croix inversée. Il existe même des discothèques pour satanistes dans lesquelles on passe de la musique satanique et où l’on pratique des orgies. Les clubs fétichistes, les clubs échangistes sont aussi liés aux sectes sataniques.

Il existe différentes formes de satanisme, dont le satanisme de LaVey, le luciférisme, le satanisme théiste… Il y en a pour tous les goûts ! Ces sectes prônent la liberté, le refus de la société, la débauche… et le meurtre ! Et des francs-maçons, des illuminati… dirigent toutes ces sectes !

Le satanisme est un phénomène que l’on ne peut nier. Tous les jours, dans les journaux, nous lisons des faits divers effrayants. Mais l’on ne nous dit jamais clairement qu’il s’agit de meurtres perpétrés dans le cas d’un sacrifice satanique ; on laisse le lecteur dans le doute, comme si les médias sont complices des sectes sataniques, de la franc-maçonnerie, des illuminati… Et franchement, je pense de plus en plus qu’ils le sont.

Voici quelques exemples d’articles dans les journaux concernant le satanisme :

L’ouverture d’un procès pour meurtres d’enfants dans des rituels sataniques, Rio de Janeiro, 28 août 2003 (AFP) :

« Le procès de cinq personnes accusées d’avoir torturé, castré et assassiné cinq enfants de 8 à 13 ans dans des rituels de magie noire à Altamira, une ville d’Amazonie, vient de s’ouvrir avec treize ans de retard. Le secrétaire spécial pour les droits de l’Homme, Nilmario Miranda, a déploré jeudi que la justice ne soit que “partielle” puisqu’une seule des sept enquêtes ouvertes sur les crimes commis entre 1989 et 1993 sur 19 enfants avait donné des résultats et permis de traduire les présumés coupables en justice. Les cinq accusés dont la dirigeante d’une secte, Valentina de Andrade, 75 ans, ont réussi pendant toutes ces années à entraver les enquêtes par un trafic d’influence, en faisant disparaître des preuves et en intimidant les victimes. La dirigeante de la secte et deux médecins ayant pratiqué les émasculations seront jugés à partir de mardi prochain ».

Article paru dans le journal « Le Matin » paru le 25 juillet 2001 : « Après le saccage d’un cimetière à Lucerne, la police a arrêté 6 personnes. Ces déprédations de plus de 90 tombes ne sont pas des actes isolés. Il s’agirait plutôt d’une descente aux enfers. En effet, ces actes font suite à une série de 9 profanations satanistes depuis 1997 en Suisse. »

Article paru dans le journal « Le Courrier » du 18 mai 2001 : « L’assassin du curé de Kingersheim (Alsace) a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle. Il invoquait une “pulsion satanique”. L’expert chargé d’étudier son cas a estimé que ses fréquentations avaient pu susciter une “émulation préjudiciable”… Il s’est par ailleurs inquiété de la banalisation de la mort que véhiculaient certains médias et certains groupes de musique “black metal”. »

Voici des exemples parmi un nombre qui ne cesse de croître de « faits divers » qui se produisent au milieu des sociétés sataniques ; aujourd’hui, ils sont portés à la connaissance du grand public qui continue à nier le phénomène. Dans notre monde cartésien, l’on ne croit plus à l’existence du Diable ; on minimise les faits en préférant parler de déséquilibrés mentaux. Or, le satanisme est une réalité, le démon est une réalité, et le satanisme tue.

 

 

 

Un peu d’histoire

 

Brite Aleister Crowley portant un chapeau où il est représenté le symbole des illuminati.

 

Le « père du satanisme moderne » est l’anglais Brite Aleister Crowley (1875 – 1947). Enfant déjà, il se comportait d’une manière anti-chrétienne. Très vite, il se joignit à un groupe occulte et se fit appeler frère Perdurabo. Le changement de nom est une pratique courante chez les satanistes. Cette habitude permet de brouiller les pistes et de rendre les recherches plus difficiles.

Crowley prône le refus radical du christianisme, la priorité absolue au moi et l’usage de la magie pour sa propre satisfaction, y compris sexuelle. C’est le satanisme moderne. Crowley se considérait comme l’incarnation de Satan et se faisait surnommer « La grande Bête ».

On doit la première formation d’un mouvement concret, l’Église de Satan, à Anton LaVey. C’est lui qui a fondé le satanisme LaVeyen (voir article). Il érigea donc la première Église de Satan et écrivit la Bible Satanique ainsi que différents ouvrages comme la « Déclaration de Foi du Satanisme » pour les adeptes qui voulaient être initiés.

On comprend que le satanisme prône la liberté. Or dans le satanisme, il y a des règles à respecter. Le sataniste n’est pas libre, il croit être libre. Il doit obéir à une certaine hiérarchie, se plier à des rites et surtout, on lui défend de quitter la secte.

 

 

 

Les différents groupes de satanisme

 

Les illuminati se regroupent pour s’adonner à des rituels sataniues.

 

Il existe beaucoup de groupes différents de satanisme. Pour faire court, je vais vous en présenter deux.

  • Le Neo-Satanisme occulte

Ici sont regroupées toutes les églises de Satan qui s’organisent autour des adorateurs du Diable et qui se sont développées à partir du satanisme LaVeyen et de la doctrine de Crowley. Les membres de ces groupes vénèrent Satan et pratiquent des rituels sataniques. Les satanistes tiennent ces séances secrètes et ne sont pas identifiables dans leur vie privée. Ils n’affichent pas de signes distinctifs, ils travaillent, font leur course, mènent une existence normale aux yeux des autres, de la famille, des voisins, des amis. Ces groupes se sont surtout développés aux États-Unis, en Afrique du Sud et maintenant en Europe où elles gagnent du terrain.

  • Le satanisme syncrétique des jeunes

Le mot syncrétisme signifie une combinaison de doctrines et de religions non cohérentes entre elles.

Le satanisme syncrétique est surtout un satanisme « fait maison » comportant un mélange de pratiques magiques et occultes des plus variées. Les jeunes sont très friands de satanisme syncrétique.

Il existe des cercles fermés pratiquant ce genre de satanisme où l’entrée se fait grâce à des épreuves. Ces tests consistent en l’évocation des esprits par le spiritisme, le pendule… ou par un mouvement de protestation contre la société ou encore en écoutant certains types musiques.

 

 

 

Le recrutement des membres

 

Le lavage des cerveaux.

 

Un adolescent mal dans sa peau, incompris, ne trouvant aucun réconfort auprès de sa famille, peut facilement tomber dans les pièges tendus par les satanistes. Le satanisme attirera ce jeune, car il lui promet une façon de vivre selon ses propres désirs, surtout sexuels. Mais aussi par curiosité, par recherche d’une sécurité d’appartenir à un groupe qui lui ressemble, par l’impression de ne plus être seul, par la recherche d’une identité, par goût de l’aventure et le goût de réaliser de nouvelles expériences.

Le recrutement peut aussi se faire au moyen de la musique.

Les moyens de recrutement sont nombreux et variés. Au début, les satanistes vont montrer aux jeunes qu’ils sont libres, qu’ils peuvent se révolter contre la société, qu’ils appartiennent à un groupe soudé… Mais tout n’est qu’illusion !

 

 

 

Les satanistes

 

Les vrais responsables de la propagation rapide de l’idéologie satanique ne se trouvent pas seulement au sein des groupes sataniques, mais aussi au sein d’hommes et de femmes qui diffusent cette idéologie en se servant des médias, de la télévision, du cinéma, des publicités… Ces hommes et ces femmes appartiennent aux sociétés secrètes dont je vous ai parlé plus haut. Ils dirigent le cinéma, les médias, les publicités, la culture, la musique… Ils nous mettent en tête des idées fausses propagées par matraquage médiatique, publicitaire… Ils nous mettent en tête des idées sataniques… Ils inversent les valeurs morales, détruisent la famille et diffusent une culture mortifère.

On trouve toujours plus de films à caractère occulte. Même dans les dessins animés destinés aux enfants, on montre à nos petites têtes blondes comme c’est génial et amusant de pratiquer de la magie ! Des magazines pour adolescents, comme Bravo ou Bravo Girl… jouent aussi un rôle dans la diffusion des idées sataniques. Sans parler des artistes !

Dans le magazine Bravo, on trouve des articles aux noms révélateurs : « Comment recevoir votre message de l’Au-delà », « Le pendule dit la vérité » ou encore « Cours accéléré pour apprendre la signification des cartes ».

Depuis les années 60, la culture occulte et satanique fait partie intégrante de la musique connue, des tubes écoutés en boucle à la radio.

Mais parmi les méthodes de séduction les plus efficaces chez les jeunes, on trouve les fameux jeux de rôle où l’adolescent se met dans la peau d’un personnage qui possède des pouvoirs magiques. Je pense notamment au jeu « Fantasy ». Il en existe bien d’autres ! Et l’on présente ces jeux comme une occupation innocente, ce qui est encore plus dangereux. D’ailleurs, dans le jeu de rôles Fantasy, Gary Gygax, l’un des pères des jeux de rôles, recommande que toutes les formules de magie et sortilèges se trouvant dans le jeu doivent être prononcées à hautes voix. Ainsi, les puissances sataniques sont présentes et peuvent attaquer !

 

 

 

Les dangers du satanisme

 

Bahomet et le logo de la Franc-maçonnerie. On y retrouve le serpent enroulé sur le bâton.

 

Les conséquences d’être en contact avec une secte satanique ou des satanistes ou d’adhérer à certaines idées sataniques, de pratiquer des rituels, de la magie, ne sont pas à prendre à la légère. Ces conséquences dépendent de l’intensité des liens avec le domaine occulte. Ces liens peuvent entraîner différents maux comme :

  • L’isolement social

Qui part à la recherche de cette pseudo-liberté qu’offre le satanisme tombe obligatoirement dans les griffes de Satan et s’isole des autres, de ses parents, de sa famille, de ses amis… Dans le satanisme, la communion n’existe pas. C’est le chacun pour soi. L’amour, l’amitié, la faiblesse ne sont pas autorisés. Du coup, le sataniste se cloître et n’arrive plus à communiquer avec les autres.

  • Les perturbations psychiques et corporelles

Toutes les victimes de Satan parlent de sentiments de peur, de cauchemars, de visions effrayantes… Sans parler de ceux qui ont subi des abus sexuels lors de rituels et qui gardent des séquelles psychologiques indélébiles ainsi que de graves séquelles physiques. Car, on ne peut le nier, dans les rites sataniques, il y a des abus psychiques, physiques et sexuels.

  • Liaisons occultes et possession

C’est le dernier stade. Ici, le sataniste se retrouve incapable de se libérer des forces occultes qui le contrôlent. Il devient, alors, incapable d’aimer, de construire un foyer, d’éprouver du plaisir. Il est en proie à de douloureux maux, à des visions effrayantes, ressent le besoin de se faire mal et de faire mal aux autres. C’est la possession démoniaque. Il lui devient impossible de quitter le milieu satanique. Le seul moyen de ne plus souffrir est le suicide.

Peu de personnes réussissent à quitter une secte satanique. Cela demande un effort considérable. En plus, les membres jouent sur l’intimidation et n’hésitent pas à proférer des menaces de mort. Mais pour celui qui y parvient, il doit se convertir, revenir à Jésus-Christ, brûler tous les objets en rapport avec le satanisme. On conseille un changement de cadre de vie afin de mettre le plus de distance possible avec les autres satanistes.

 

 

 

Les signes qui doivent attirer l’attention

 

Si une personne commence à manifester du mépris pour le christianisme alors qu’elle était croyante ou qu’elle n’y prêtait pas d’attention particulière, cela peut être un signe. S’ajoutent d’autres signes distinctifs, comme un vif intérêt pour les films occultes, pour les livres de magie, pour certains jeux de rôles, pour la magie, les jeux de tarots, l’horoscope… On peut aussi trouver des signes occultes chez la personne pratiquant le satanisme, comme porter une croix inversée, un pentagone ou se graver sur la peau le nombre 666.

Le sataniste parle souvent en vers et est capable de prononcer des phrases à l’envers. Il écoute de la musique satanique, surtout des groupes de Heavy Metal. Leurs ongles sont longs et parfois laqués de noirs. Mais, tous les satanistes n’ont pas les ongles longs. Ils s’habillent de vêtements sombres la plupart du temps. Ils s’isolent de leur famille, leur comportement se modifie, ressentent des peurs incontrôlables, cauchemardent la nuit et surtout, ils possèdent la bible satanique de LaVey.

L’un ou plusieurs de ses signes doivent nous rendre vigilants.

 

 

Le satanisme est une réalité. Le satanisme est dangereux, car il entraîne vers la désolation. Les rites sataniques sont sanguinaires. Parfois, des enfants sont sacrifiés sur l’autel de Satan. Tout cela existe, l’on connaît les risques, mais tout le monde ferme les yeux sur cette réalité. Je vous demande, chers lecteurs, de rester vigilant, ne vous faites pas abuser par de belles paroles. Fuyez Satan, fuyez ses adeptes !

Marie d’Ange

 

 

Pour aller plus loin




 

Sources : info-sectes.org, documystère. com

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Les influences maléfiques de certaines musiques

On connaît tous l’adage « La musique adoucit les mœurs ». C’est vrai que certains morceaux apaisent, détendent alors que d’autres nous rappellent des souvenirs, d’autres encore nous mettent en joie et nous donnent la pêche. Mais, il existe une forme de musique qui peut avoir des conséquences néfastes, qui peut nous mener à la désolation, au satanisme. Ces musiques sont souvent des tubes chantés par des stars internationales qui prônent, sans que l’on s’en rende compte, le culte à Satan.




Une musique diabolique

 

Une boîte de nuit dédiée à Satan.

 

Voici un extrait d’un article paru dans la revue canadienne « Lumière et Paix » de mai juin 1982. Bien que cet article ne soit pas récent, il est encore d’actualité aujourd’hui.

« Il existe aux États-Unis (elle s’est étendue à l’échelle internationale) une association qui a pour nom WICCA (Association des sorciers conspirateurs). Les composantes de cette association sont très nombreuses. Elle possède trois compagnies de disques et chacun de leurs disques a pour but de contribuer à la démoralisation et à la désorganisation interne de la psychologie des jeunes. Il s’y pratique le satanisme et les membres se consacrent à la personne de Satan.

Chacun des disques décrit exactement les états d’âme qui conviennent aux disciples de Satan et invite les gens à le glorifier, l’honorer et le louer…

… On connaît aussi très bien une autre organisation, celle de Garry Funkell, qui produit le même type de musique. Ces groupes ont surtout pour but de diffuser les disques destinés à amener les jeunes au satanisme, c’est-à-dire au culte de Satan. »

D’après cet extrait, on comprend que l’on parle du rock satanique. Aujourd’hui, il existe encore des groupes de rock sataniques qui font l’apologie de Satan. Ces personnes sont souvent grimées d’une manière horrible, vocifèrent des paroles incompréhensibles, le tout sur un rythme effréné. En les regardant, on peut se dire qu’ils sont vêtus d’une manière ridicule et surtout qu’ils sont inoffensifs. Ils sont certes ridicules, mais pas inoffensifs. Ils arrivent à réunir des adeptes autour d’eux, des jeunes qui les écoutent, qui les louent et qui s’habillent et se comportent comme des adeptes des Satan. Mais souvent, on a affaire à des chanteurs qui ne sont pas grimés, qui adoptent des comportements normaux pour mieux passer à la télévision, à la radio. Ce sont ces personnes les plus dangereuses.

Ces groupes ont connu un énorme succès durant les années 80. Aujourd’hui, pour attirer plus de jeunes, les musiques sataniques se sont diversifiées pour suivre laNature mode. Maintenant, on trouve aussi du RAP, de la Soul et même de la variété ! Attention tous les morceaux rock ou de rap ne sont pas sataniques.

J’aimerais revenir sur la notion de WICCA. Sur internet, je vois beaucoup de femmes se prétendant être des sorcières WICCA et je sais que certaines liront cet article et crieront au scandale. Voilà ce qu’un wiccan dira de son art : la WICCA est une foi, une spiritualité qui s’intéresse à la nature. Le divin est cette nature divisée en deux concepts : le dieu et la déesse. Le wiccan peut pratiquer ou non la magie. Le WICCA est donc une philosophie, un art de vivre fondé sur la dualité du divin entre un dieu et une déesse. Et ce dieu et cette déesse sont complémentaires, ils sont le bien et le mal à la fois, ils ne s’opposent pas.

Donc, pour faire clair, le wiccan cherche un équilibre entre le dieu et la déesse pour vivre en harmonie avec lui-même et la nature. C’est la définition de la WICCA.

Sauf que la WICCA utilise la magie et donc les wiccans sont des adeptes de Satan même sans le savoir pour certains. La WICCA est un mouvement religieux incluant des éléments de croyances telles que le chamanisme, le druidisme et les mythologies grecques, celtes, slaves… Ses adeptes s’adonnent à la magie et vouent un culte à des dieux, comme, par exemple, la sorcière Hecate qui représente la déesse de la Lune.

Donc, les wiccans vouent des cultes à des dieux et des déesses démonisés et pratiquent la magie. Ce sont des esclaves de Satan. Le credo du wiccan est « fais ce qu’il te plaît tant que cela ne nuit à personne ». On trouve le même credo dans le satanisme de LaVey.

Dans l’article cité au-dessus, on parle de la WICCA comme d’une organisation qui posséderait des compagnies de disque. Je n’ai pas pu vérifier cette information, mais elle me semble plausible, car la WICCA a vu le jour dans les années 50. Les premiers morceaux de rock satanique apparaissent quelques années plus tard, dans les années 60 avec les Beatles, un groupe hautement satanique. À partir de ce moment, les morceaux sataniques envahiront les radios, les chanteurs sataniques déplaceront les foules lors de concerts gigantesques. La machine est en marche et rien ne semble l’arrêter. Ces morceaux diffusés en boucle cachaient souvent des messages subliminaux que l’on a mis au grand jour.

Aujourd’hui, tout est banalisé. On trouve des boîtes de nuit sataniques. Les gens s’y rendent pour « défier l’autorité », pour s’amuser, pour passer une bonne soirée. Or, ils tombent souvent dans le piège du satanisme. Cette banalisation a pour conséquence ce qu’une philosophe, Martine Chifflot, appelle la cultuerie de masse. C’est une culture qui tue, meurtrière et très dangereuse.

 

 

 

Un rythme endiablé

 

Une église dédiée à Satan.

 

On reconnaît les musiques consacrées à Satan sur la base de quatre principes :

  • Le rythme

Que l’on appelle aussi beat. Ce rythme est caractéristique, car il se développe suivant les mouvements de la relation sexuelle. Tout à coup, les auditeurs se sentent pris dans une sorte de frénésie incontrôlable. Et c’est aussi pourquoi l’on a enregistré de nombreux cas d’hystérie après une écoute prolongée et continuelle de ces musiques. En fait, le beat exaspère l’instinct sexuel de celui qui l’écoute.

  • L’intensité du son

L’intensité du son est délibérément de 7 décibels au-dessus de la tolérance du système nerveux. Ce qui veut dire que l’intensité du son épuise le cerveau. Si l’on est exposé à cette musique trop longtemps, il en résulte automatiquement une forme de dépression, de morosité, de révolte et d’agressivité. Comme si le monde qui nous entoure est rendu encore plus noir, comme si tout est sombre et que tout le monde nous veut du mal.

Cette intensité est étudiée, prévue pour exaspérer le système nerveux, afin de plonger les auditeurs dans un état de désarroi qui les pousse à rechercher comment actualiser le Beat, c’est-à-dire à rechercher du plaisir dans la violence et la sexualité bestiale. Aujourd’hui, il n’y a pas seulement que certaines musiques rock qui se servent de cette intensité de son, mais des morceaux de Rap, de Funky… l’ont aussi adoptée. Alors, l’adolescent qui entend ce genre de musique entre en révolte contre la société entière. Et c’est ainsi que l’on recrute de nouveaux adeptes du culte de Satan.

  • Transmettre un signal subliminal

Ici, il s’agit de transmettre un signal d’une fréquence supérieure afin que l’ouïe puisse enregistrer un signal ultrasonique qui va agir sur l’inconscient. C’est un son qui désoriente, qui est d’environ 20 000 vibrations à la seconde. Parce c’est ultrasonique, il déclenche dans le cerveau une substance dont l’effet ressemble à celui d’une drogue. En effet, il agit sur l’endorphine, la molécule du bien-être, une drogue naturelle, produite par le cerveau. Et c’est pourquoi, en écoutant cette musique, à un certain moment, on se sent bizarre et l’on va chercher sans cesse à retrouver cette sensation, soit en prenant de la drogue, en s’enivrant ou en prenant des drogues plus importantes si l’on est déjà toxicodépendants.

  • La consécration rituelle

Avant leur mise sur le marché, chaque disque, chaque morceau est consacré au cours d’une messe noire à Satan par un rituel particulier.

Si l’on se donne la peine d’écouter attentivement les paroles de ces chansons (paroles qui sont souvent cachées, difficilement perceptibles ou perceptibles seulement si l’on écoute le morceau à l’envers), on s’aperçoit que les thèmes généraux sont toujours les mêmes : rébellion contre les parents, contre la société, contre tout ce qui existe, libération des instincts sexuels, appel à l’anarchie pour faire triompher le règne universel de Satan. On peut aussi y trouver des hymnes à la gloire de Satan.

 

 

 

Les hits mondiaux à connotation satanique

 

Le groupe AC/DC

 

Maintenant que vous avez compris ce qu’est une musique à connotation satanique, il est temps de passer aux exemples. Et là je vois déjà certains d’entre vous crier au scandale. Et pourtant, si l’on y regarde de plus près, vous verrez que tout cela est réel. Je vois aussi certains d’entre vous minimiser les dangers de ces morceaux. À eux, j’ai envie de leur dire qu’ils sont peut-être tombés dans les griffes de Satan. On ne peut minimiser les dangers de telles musiques, c’est la perdition pour nos adolescents.

 

AC/DC : avec des titres tels que « Hell or High Water » ou « Hell Ain’t a Bad Place to Be » (l’enfer n’est pas un mauvais endroit), et particulièrement l’emblématique « Highway to Hell » (Autoroute pour l’enfer), le groupe de hard rock AC/DC semble éprouver une véritable fascination pour l’enfer et le diable. Certains disent même que le nom du groupe lui-même aurait une connotation satanique. En effet, AC/DC voudrait dire « After Christ Devil Comes » (après le Christ vient le démon) ou « Anti Christ Devil’s Child » (Les enfants de l’Antichrist).

Adolescente, j’écoutais AC/DC. Ce n’était pas mon groupe favori, mais j’aimais bien certains de leurs morceaux. Je ne comprenais pas les paroles. Si je les avais comprises, même à l’époque, j’aurais évité de les écouter.

Juste une petite anecdote concernant le morceau « Hell’s Bell » (la cloche de l’enfer). On ne peut pas être plus équivoque avec un titre comme celui-ci. Le chanteur dit dans sa chanson que lorsque vous entendez la cloque, il est déjà trop tard et Satan se tient prêt à vous accueillir. Lors des concerts, il y avait sur scène une cloche pesant une tonne. En 1980, lors d’un concert à Francfort, la chaîne qui tenait la cloche se rompit et manqua d’écraser le guitariste Angus Young. Après cet incident, la cloche maléfique fut rangée au placard.

 

Iron Maiden : sorti en mars 1982, le troisième album du groupe de heavy métal Iron Maiden « The Nuber of the Beast » (le numéro de la bête) a créé la polémique parmi les fondamentalistes religieux qui virent dans les textes des propos sataniques. Cela n’a pas empêché cet album de se hisser en tête des ventes.

J’ai regardé un de leur clip sur YouTube ces derniers temps. Et dès les premières images, on ne peut plus avoir des doutes. Les références à Satan, à son culte, sont légion.

 

James Brown : on change de registre pour du soul. Le tube « Hell » du parrain de la Soul James Brown nous dit bien que l’enfer sur terre c’est pour tout le monde, sans distinction. Que tout le monde doit appartenir à Satan.

 

Rolling Stones : le fameux groupe au groove hypnotique, avec en prime la voix envoûtante de Mick Jagger. Et si l’on penche sur le titre « Sympathy for the Devil » (sympathie pour le diable), on y trouve tous les ingrédients d’un tube maléfique, avec des allusions à la Bible, au diable, au Christ, à Ponce Pilate… Traduisez les paroles, vous serez surpris.

D’ailleurs, le fondateur des Rolling Stones, Brian Jones, disparaît à l’âge de 27 ans dans des circonstances troubles entrant ainsi dans le Club maudit des 27. Brian Jones avait connu un succès fulgurant, mais avait très vite sombré dans la drogue. Déjà à l’époque, on murmurait qu’il avait pactisé avec le diable afin d’obtenir le succès. Keith Richards, un autre membre du groupe, lui avait prédit sa mort. Ce dernier sombrera aussi dans la drogue et connaîtra moult déboires, comme la perte de son fils, des incarcérations, des disputes avec le leader du groupe Mick Jagger… C’est un peu comme si le groupe était maudit.

 

Snoop Doggy Dogg : ce chanteur de rap a joué dans un court-métrage intitulé « Murder Was The Case » réalisé par Dr Dre. C’est d’ailleurs Snoop Doggy Dogg qui avait écrit le script. L’histoire de ce court-métrage relate la mort fictive du rappeur et sa résurrection après un pacte avec le diable. Plus explicite que cela, on ne peut pas faire ! Je vous invite à regarder ce court-métrage pour en être convaincu. Vous y trouverez de nombreuses références au satanisme.

 

Il existe encore beaucoup d’autres chanteurs américains, comme Beyoncé, Katy Perry… qui parlent de satanisme dans leurs chansons. On trouve aussi des connotations sataniques dans certaines musiques françaises. Eh oui ! le Mal se niche partout.

Commençons par Christophe Willem, vous savez l’artiste révélé par l’émission de téléréalité « La Nouvelle Star ». La chanson qui interpelle est celle de « Jacques a dit ». Vous ne pouviez pas la rater, elle passait sur toutes les ondes de radio en boucle. 

À un moment, il dit : « Mes ailes, je les ai pas volées, j’ai tout fait comme tu m’as dit, mais le rêve s’évanouit ». On comprend qu’il parle d’un ange déchu. Il dit aussi : « Du bonheur, j’en ai pas. Y en a que pour Pierre et Paul ». Fait-il référence aux apôtres ? C’est une chanson énigmatique, mais l’on comprend de quel côté se trouve le chanteur.

Tiens en parlant de Christophe Willem, il y a aussi Zazie, chanteuse et productrice de Christophe Willem. Elle lui écrit d’ailleurs souvent ses chansons. Si l’on écoute les paroles de la chanson « Rue de la Paix », là encore vous n’avez pas pu passer à côté de cette chanson tant elle passait en boucle à la radio. À un moment, la chanteuse dit « Je sauve ma peau et vends mon âme au diable ». On ne peut être plus explicite ! Et pourtant, la chanson continue d’inonder les ondes, on continue de la chanter. Personne ne voit le Mal qui se cache derrière, tellement il a été banalisé ! Pire, si quelqu’un dénonce la chanson, on l’enfermera dans un asile psychiatrique pour le neutraliser !

Une autre artiste à la renommée mondiale, j’ai nommé Mylène Farmer. Dans sa chanson « On est tous des imbéciles », on a l’impression qu’elle parle au nom de tous les artistes qui ont chanté des morceaux sataniques et qu’elle regrette de l’avoir fait elle-même, mais que c’est trop tard.

Méditez bien ces paroles de cette chanson :

« On a dû s’gourer de planète.

T’sais j’sais même plus où qu’on est.

Les producteurs trouvent cela bien.

Toi et moi on l’sait quand même.

On n’est pas loin d’l’enfer.

Et si l’on parlait aussi de l’artiste française Marina Kaye, vous savez celle qui chante en anglais comme cela on ne comprend pas les paroles. C’est pratique pour elle, surtout lorsqu’elle nous parle de satanisme. Et si l’on traduit les paroles de la chanson “Dancing with the devil”, rien que le titre est évocateur.

I know I’m dancing with the devil                 Je le sais, je danse avec le diable,        

Ain’t no chance of heaven                              Aucune chance d’atteindre le paradis,

Going straight to hell                                       J’irai franchir les portes de l’Enfer.

I know I’m dancing with the devil                 Je le sais, je danse avec le diable,

Darken up my heaven                                      J’obscurcis mon paradis,

Brighten up my hell                                         J’éclaire mes enfers,

This passion is a blasphemy                            Cette passion est un blasphème.

My second lung, my enemy,                          Mon deuxième poumon et mon ennemi,

I know I’m dancing with the devil,               Je le sais, je danse avec le diable.

Darken up my heaven                                      J’obscurcis mon paradis,

Brighten up my hell.                                        J’éclaire mes enfers.

   

On ne peut se montrer plus clair. Et c’est tellement pratique de chanter en anglais, surtout lorsque l’on s’adresse à des adolescents qui pensent que l’anglais est une matière ennuyeuse et qui chantonnent ces paroles sans comprendre, en boucle, comme une sorte de litanie adressée au “prince de ce monde” comme l’appelait Jésus-Christ.

Les Beatles

 

Je terminerai cet article par trois citations concernant le groupe au succès international, les Beatles.

“Je sais que les Beatles connaîtront le succès comme aucun groupe ne l’a encore connu.

Je le sais très bien, car pour ce succès, j’ai vendu mon âme au diable.

John Lennon à R. Coleman (en 1962)

 ” Le christianisme est appelé à disparaître, il va diminuer jusqu’à s’évanouir.

Je ne tiens pas à en discuter. J’ai raison et l’avenir le prouvera.

Nous sommes plus populaires que Jésus-Christ à présent.

J’ignore qui des deux disparaîtra le premier,

le Rock’N’Roll ou le Christianisme ».

John Lennon (San Francisco Chronicle, 13 avril 1966, p.26)

 

« Ils sont complètement antichrists.

Je veux dire que moi aussi je suis antichrist,

mais eux le sont tellement qu’ils me choquent »

Derek Tylor (agent de presse des Beatles)

(Saturday Evening Post, 08/08/1964)

 

 

Le processus est lancé depuis plusieurs années, véritable tsunami, il dévaste tout sur son passage et rien ne pourra l’arrêter. Sauf si l’on y prend conscience et que l’on cesse d’aduler tous ces antichrists au profit de vrais chanteurs, de chanteurs qui ont du cœur, au profit de musiques qui prônent la paix, l’humilité, l’entraide et le retour à la spiritualité pour combattre Satan. Mais dans notre société où les valeurs sont inversées, où le diable est banalisé, cela va être compliqué de combattre le Mal Absolu.

 

 

Marie d’Ange

 

 

Pour aller plus loin


 




 

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Les adorateurs de Satan

Dans ce billet, j’aimerais vous parler d’un phénomène fort dangereux qui a toujours existé, qui existe encore aujourd’hui, et qui se développe : le satanisme. On peut appeler ceux qui sont dans ces sectes des satanistes, des adorateurs de Satan, des illuminati… cela ne change pas le fait que ces personnes sont dangereuses pour elles-mêmes, mais pour les autres aussi. Faisons le tour de ce phénomène qui prend de l’ampleur, mais qui reste caché aux yeux du grand public.




Un phénomène qui prend de l’ampleur

 

Le satanisme dans l’industrie de la musique.

 

Le satanisme est devant votre porte. Il ne se passe pas un jour sans que l’on puisse lire dans la presse, étrangère ou française, un fait relevant du satanisme. Vous voulez des exemples ? En voici quelques-uns :

  • Rio de Janeiro, le 28 août 2003.

Ouverture d’un procès sur des meurtres d’enfants dans des rituels sataniques. Cinq personnes sont accusées d’avoir torturé, castré et assassiné cinq enfants de 8 à 13 ans dans des rituels de magie noire à Altamira, une ville d’Amazonie. Les crimes ont été commis entre 1989 et 1993.

On voit, ici, que ces individus ont été tranquilles pendant 13 ans, car il y a eu un trafic d’influence, notamment de la part de la dirigeante de la secte sur les victimes.

  • Saccage d’un cimetière à Lucerne

Après plus de 90 tombes saccagées, la police arrête 6 individus qui avouent avoir commis de tels actes lors de rituels sataniques pouvant leur faire entrevoir l’enfer. En tout, il y a eu 9 profanations satanistes jusqu’en 1997 avant l’arrestation de ces individus.

  • Deux adeptes du satanisme sont passés en jugement devant le tribunal de Widnau le 18 mai 2001, pour le meurtre d’une femme de 55 ans. Article paru dans Le Matin le 25/07/01.

 

  • Un autre article paru dans Le Monde le 09/04/01 fait mention d’un individu condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour avoir assassiné le curé de Kingersheim en Alsace. Là encore, une histoire de satanisme.

 

Et tous les jours, on peut lire ce genre d’articles dans les journaux, au point qu’ils sont même devenus banals. C’est cela qui est dangereux, cette banalisation de ces faits horribles. Ces faits sont même de plus en plus nombreux, et l’on n’y fait pas attention tout simplement parce que l’on vit dans un monde cartésien et que plus personne ne croit au diable. On préfère s’intéresser au dernier smartphone sorti, faire des grèves inutiles et vaines, consommer et avoir le plus d’argent possible en bâtissant une carrière ou en volant son voisin… plutôt que de s’intéresser au vrai problème : le diable. C’est lui qui instille toute cette pagaille dans l’esprit des gens, qui distille les pensées mauvaises qui font naître la jalousie, l’envie d’être riche, la course au pouvoir…

 

 

 

La naissance du satanisme

 

Un temple satanique

 

Beaucoup considèrent que l’anglais Brite Aleister Crowley (1875-1947) est le père du satanisme moderne. J’ajoute que l’américain Anton LaVey a aussi contribué à donner au satanisme une certaine modernité suivie par beaucoup de jeunes.

Revenons à Brite Aleister Crowley, qui a fondé un culte à Satan avec ces principes :

  • Refus radical du Christanisme
  • Priorité absolue accordée au Moi
  • L’usage de la Magie pour la satisfaction de ses besoins personnels et surtout sexuels.

En bref, le satanisme moderne véhicule une idée de fausse liberté : chacun fait ce qui lui plaît, chacun peut assouvir ses désirs… Mais on devient esclave de son ego.

Plus tard, Anton LaVey crée l’Église de Satan et écrit la Déclaration de Foi du Satanisme (voir article sur le satanisme LaVey). C’est sur les bases de cette déclaration que de nombreux groupes satanistes se sont développés partout dans le monde.

 

 

 

Les groupes sataniques

 

Un rituel de magie noire.

 

Il existe différents groupes sataniques de par le monde. Les plus connus étant le groupe Néo-Satanisme occulte et celui du satanisme syncrétique des jeunes.

Le Néo-Satanisme regroupe toutes les églises de Satan organisées et les adorateurs du diable qui se sont développés à partir de différentes origines. Ces satanistes vouent un culte à Satan et pratiquent des rituels sataniques, mais aussi, quelques-uns, la magie noire et des incantations.

Ces satanistes vivent incognito dans la société où ils sont insérés. Ils n’ont aucun signe distinctif et ont une vie qui semble normale. Tout est gardé secret. Ils ont un travail, un domicile, des enfants, sont mariés ou pas, ont des amis, des voisins, vont acheter leurs baguettes de pain… bref, vivent au milieu des gens normalement, tranquillement, jusqu’à leurs réunions secrètes où ils vouent un culte à Satan et font des actes abjects afin de lui plaire. Parfois, cela peut déraper et un sacrifice peut tourner mal.

Ces groupes sont très présents aux USA, en Afrique du Sud et maintenant se développent de plus en plus en Europe.

Le satanisme syncrétique des jeunes est une appellation qui recouvre une espèce de satanisme fait maison, c’est-à-dire qui est un mélange de pratiques magiques et occultes des plus variées et tirant leurs origines du monde entier et de nombreuses croyances et superstitions.

L’entrée dans le cercle de ce satanisme syncrétique se fait au moyen de tests, d’épreuves variées : invocation d’esprits… ou par un mouvement de protestation contre la société dite bien-pensante ou encore en se gavant d’un certain type de musique comme le Black ou le heavy métal. Aujourd’hui, on voit aussi des connotations sataniques dans la musique rap (et de plus en plus) et hip-hop.

Ce genre de satanisme touche essentiellement les jeunes qui sont enrôlés là-dedans à leur insu et qui basculent en enfer sans pouvoir sortir la tête de l’eau. En effet, un jeune s’engage dans le satanisme pour plusieurs raisons : une volonté de liberté, de vivre selon ses désirs, une curiosité malsaine, la recherche d’une sécurité ou d’une identité…

Le satanisme apparaît à beaucoup comme le moyen de réaliser ses désirs, surtout sexuels. Tout est permis, sodomie, zoophilie, scatophile, et j’en passe et des meilleurs. Les tabous tombent. D’autres sont attirés par cette croyance satanique à travers la musique, les films ou encore les jeux occultes. De nos jours, il est facile de se procurer des rituels de magie noire, qui sont vendus librement, et d’en faire chez soi. D’autres sont à la recherche d’une identité ou d’une sécurité. Il est facile pour un sataniste d’enrôler ce genre de personnes faibles à la recherche de quelque chose que les parents ne peuvent lui apporter, car démissionnaires, malades, alcooliques… Autour d’un cercle d’amis obscurs, ils se sentent en sécurité et appartiennent à un groupe qui les différencie de leurs camarades de lycée. Ils se sentent forts, puissants et même s’ils ne comprennent pas grand-chose à tous les rites pratiqués, ils pensent avoir trouvé leur place et sont persuadés de se construire une vie.

Ce lien entre l’occultisme et la recherche d’identité est particulièrement frappant dans les pays autrefois communistes de l’Europe de l’Est. Après l’effondrement du monde soviétique, les cultes sataniques ont connu un essor rapide. N’oublions pas, aussi, que la crise d’identité de l’homme moderne résulte aussi d’une crise de la foi chrétienne. L’essor du satanisme est en quelque sorte une protestation contre le christianisme figé. À l’Église de trouver une solution et de faire que le Christ soit plus vivant parmi les hommes.

Pour certains jeunes, appartenir à un groupe satanique c’est mettre un peu de piment dans une vie terne. Les jeunes sont blasés et la faute incombe à notre société de surconsommation. Pas une page publicitaire sans voir une femme dénudée, par un film sans voir du sang, un meurtre… et la multiplication des sports extrêmes n’arrangent rien. Tout est fait pour que l’on recherche encore plus de frissons, d’horreur. Et c’est donc naturellement que l’on se tourne vers les sectes sataniques.

Comme les extrémistes recrutent par différents moyens, les satanistes aussi ont leurs méthodes de recrutement. Ces méthodes sont plus secrètes, moins divulguées par les médias, mais tout aussi dangereuses. De toute manière, il faut se dire qu’extrémistes et satanistes, c’est le même combat. Ce sont des fanatiques qui veulent détruire l’humanité. Tous deux sont des meurtriers. Tous deux veulent détruire l’humanité, les autres, les mécréants. D’ailleurs, les extrémistes appartiennent à une branche particulière du satanisme. Les satanistes sont aussi dangereux que les extrémistes en ce sens qu’on ne parle pas d’eux et si l’on ne parle pas d’eux alors ils peuvent continuer à agir à la vue de tous sans que l’on bouge, sans qu’on puisse les en empêcher au risque d’être traités de fous. Allez dans un commissariat dire que votre voisine est une sorcière qui pratique des rituels sataniques, on vous rira au nez. Jusqu’à ce qu’un enfant meurt lors d’un de ces rituels. Là on dira que la voisine était folle et on l’enfermera. L’affaire s’arrêtera là. Sauf que ce n’est pas fini. D’autres comme elle prendront la relève, d’autres enfants seront tués, d’autres personnes se suicideront. Et l’on mettra toujours cela sur le dos de la folie.

Un extrémiste qui tue, on dit qu’il est fou et on essayera de le soigner, sans succès. Avec le sataniste, c’est pareil, on parlera de déséquilibré au lieu de dire simplement que c’est un adorateur de Satan et qu’en ce sens, il n’arrêtera pas de détruire.

Ces tentateurs ont plusieurs masques. Ils peuvent être votre boulanger, votre banquier, votre voisin, votre garagiste… bref, on ne les voit pas, mais on les côtoie.

Les idées du satanisme sont véhiculées par les films, la littérature, la musique, sans que l’on puisse arrêter tout cela. Toujours plus de films occultes, toujours plus de chansons aux paroles bizarres qu’on laisse sur les ondes…

Par exemple, prenons le magazine Bravo, et là on peut y lire des articles sur comment recevoir un message de l’Au-delà, comment faire du spiritisme à l’aide d’une planche Oui-ja, comment faire du pendule ou prédire l’avenir grâce au tarot. Et bim ! On tombe dans l’occulte, puis dans le satanisme.

Dans les années 60, les groupes de heavy métal et hard rocks se sont multipliés. Et regardez de plus près le nom de certains groupes : Slayer (meurtrier), Demon Eyes (les yeux du démon), Black Sabbath (Sabbat noir)… Tous ces groupes étaient des incitations au satanisme.

Parlons aussi des jeux de rôle, vous savez ces jeux où les participants sont amenés à jouer un personnage ayant des pouvoirs magiques. En voilà un moyen efficace de recruter des satanistes. Ces jeux sont remplis de formules magiques et de sortilèges que l’on doit prononcer à haute voix. Du coup, on entre en contact avec des puissances sataniques. Et voilà comment un jeu présenté comme innocent, un moment de loisir peut devenir dangereux. Après on parle de jeunes qui n’arrivent plus à décrocher de son ordinateur…

 

 

 

Reconnaître un sataniste

 

BHL prononce des paroles sataniques.

 

Il est important de reconnaître un sataniste lorsque l’on en croise un. Comme je l’ai écrit précédemment, les groupes sataniques sont nombreux et les sujets sont issus de toutes les classes sociales. Ils se fondent dans le décor. Voici quelques pistes pour les reconnaître.

Le sataniste affiche toujours un mépris évident pour le christianisme. Il va s’en moquer ouvertement. De nos jours, l’Église est moquée par tous, ce n’est pas nouveau. Et on ne dit rien. Cela est même normal. Donc, il faut d’autres pistes pour différencier un sataniste d’un homme qui ne s’intéresse pas à la religion.

Le sataniste aura un intérêt marqué pour les films occultes, pour les livres de magie, pour certains jeux de rôles mettant en œuvre des pouvoirs magiques, pour des objets particuliers, comme des bougies, des couteaux, un jeu de tarots…, pour des signes occultes, comme le chiffre 666, des pentagones…

En général les satanistes aiment le heavy métal, même si le Rap ou le Hip Hop semblent prendre le relais. De nombreuses paroles sataniques se cachent derrière des chansons et sont tendance et très appréciées des jeunes.

Les satanistes parlent souvent en vers ou sont capables de prononcer des phrases à l’envers.

Leurs ongles sont anormalement longs et vernis de noir.

Ils portent habituellement des vêtements sombres. Le noir est leur couleur.

Ils ont un « autel » dans leur chambre.

Ils sont solitaires, ne se mélangent pas avec les gens de la société, sont en coupure avec leurs proches.

Leur comportement est modifié, ils se disent persécutés, font un refus de la société, font des cauchemars.

Ils lisent la bible satanique de LaVey.

Un sataniste dira toujours que Satan lui donne tout, lui donne le pouvoir, qu’il est libre. Or, il n’en est rien. Cela est une façade, un gros mensonge. Le sataniste n’est pas libre, il doit agir selon des codes, il souffre.

 

 

 

Les risques du satanisme

 

Le groupe suédois Ghost qui connaît un succès grandissant.

 

Le sataniste vous dira toujours qu’il est heureux, qu’il peut faire ce qu’il lui plaît, qu’il est libre. Or, ce n’est pas du tout le cas. Les conséquences d’être en contact avec le satanisme peuvent être très graves.

Déjà, on risque l’isolement social. En partant à la recherche de ce que l’on croit être une sécurité, on tombe dans les griffes de Satan et l’on se retrouve relégué dans un isolement toujours plus grand avec les autres. Dans le satanisme, il n’y a aucune communion, aucun amour possible, aucune amitié, aucune relation. La personne se trouve alors isolée, incapable de communiquer avec les autres.

J’ai rencontré des victimes du satanisme. Toutes m’ont parlé d’un sentiment de peur, d’un mal-être, de cauchemars, de visions effrayantes… Imaginez un adolescent enrôlé dans une secte satanique, imaginez ce jeune qui participe à une orgie rituelle, qui devient la proie de pédophiles. Ce jeune s’en trouvera marqué à vie. Il aura des séquelles psychologiques indélébiles. Et là, je parle d’adolescents. C’est pire encore pour un enfant, à qui l’on ne demande pas son avis, qui est forcé de se faire sodomiser par le grand prêtre noir. Au sein de ces groupes, il y a des abus psychiques, physiques et sexuels. Il y a la souffrance. Certains sont amenés à se mutiler, d’autres à mutiler quelqu’un qui supplie de ne pas le faire.

Maintenant, je vais vous parler du danger occulte d’appartenir un groupe satanique, celui d’être possédé. Et là, les cas de possession démoniaque sont de plus en plus nombreux. Rien qu’en France, les prêtres-exorcistes traitent plus de 1200 cas par an. C’est énorme. Il s’agit d’hommes qui, après avoir fait des incantations, des rituels, ne peuvent plus se libérer des forces occultes qui les contrôlent. Cela peut aller de la dépression, à la schizophrénie, en passant par la paranoïa et jusqu’au meurtre ou au suicide.

Et là, on a les faits divers que l’on peut lire dans les journaux : ce père de famille a assassiné ses enfants et sa femme, cet homme a tiré sans raison sur les passants…

 

 

 

Comment guérir du satanisme

 

L’argent appartient à Satan.

 

J’ai utilisé le verbe guérir, car pour moi le satanisme est une maladie qu’il faut combattre. Il faut redonner aux satanistes la force de quitter la sphère satanique. Pour cela, il faut invoquer Jésus-Christ. Lui seul pourra briser le pouvoir des démons. En d’autres termes, il faut un exorcisme. C’est extrême, c’est sûr. C’est une cure de sevrage qu’il faut faire, au même titre qu’un drogué ou un alcoolique. Il faut se débarrasser de tous les objets sataniques, de tous les livres… et revenir à une vie normale. Surtout, il ne faut plus avoir contact avec les autres satanistes.

Le risque étant que la personne qui veut se repentir se mette en conflit avec Satan. Là, c’est la possession démoniaque. Et un exorcisme sera nécessaire.

Je sais, pour l’homme moderne, cartésien, Satan est simplement un personnage biblique et historique. Seuls les ignorants du Moyen-Âge y croyaient. Cependant, c’est cette pensée qui rend Satan puissant, puisqu’on ne le combat plus. Et ce démon ne veut pas que l’on croie qu’il existe, puisque si l’on pense le contraire, il peut agir à sa guise. Ne pas croire en Satan, c’est lui appartenir, c’est être un de ses disciples.

C’est lorsque l’on reconnaît la réalité et le danger du satanisme, que l’on peut le combattre, que l’on peut lutter contre Satan. Nier est vain. Il faut connaître son ennemi pour le terrasser, il ne faut pas le minimiser. Au contraire, il faut avoir conscience de sa force, de sa puissance. Et là, on peut gagner contre lui. Avec l’aide de Jésus-Christ.

Ce danger guette aussi les croyants, qui peuvent être paralysés de peur devant les effets impressionnants du satanisme et de l’occultisme. Mais, les croyants ont cette chance de pouvoir prier le Seigneur ce qui les gardera des puissances obscures.

 

Le chemin pour se libérer de l’esclavage de Satan passe par plusieurs étapes :

  • Un aveu complet de sa faute d’avoir été un admirateur de Satan et d’être entré en contact avec l’occulte.
  • Refuser de se soumettre à Satan. C’est une condition indispensable pour retrouver sa liberté et vivre mieux.

Ce n’est qu’ainsi qu’on pourra quitter le satanisme et pratiquer un exorcisme pour s’en débarrasser. Il faut le vouloir. Il faut le demander.

S’en libérer est une chose, encore faut-il ne pas y sombrer. Surtout ce que les satanistes sont partout et contrôlent tout, média, presse, musique, manga, cinéma, manifestations, gouvernements, religions… Les illuminati, les francs-maçons sont des satanistes. Du coup, ils ont des ramifications au sein même de l’ONU, du FMI, de la CIA, du FBI, des banques, de l’OMS… en bref, ils contrôlent l’ordre mondial. Il faut les combattre et revenir à une vie plus saine, sans argent, sans pouvoir…

 

 

Le satanisme sévit partout et est tout autour de nous. L’islamisme est une branche du satanisme qu’il faut aussi combattre. Je terminerai cet article par une petite citation : « Satan ne donne rien, il ne fait que prendre. » En d’autres termes, être sataniste, c’est se perdre.

 

 

Marie d’Ange

 

 

Pour aller plus loin




 

 

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La secte satanique de l’abbé Boullan

Voilà une étrange histoire qui ébranla le XXe siècle, une étrange histoire de satanisme mis au grand jour par le talentueux écrivain Huysmans dans son roman « Là-Bas ». De quoi s’agit-il ? D’un prêtre, un abbé qui vouait un culte à Satan, de satanisme. Et pourtant, au XXe siècle, on pensait que la sorcellerie, le sabbat, la possession démoniaque, l’envoûtement, les démons… étaient des choses du passé, des choses passées. Erreur, très grosse erreur, car le satanisme était plutôt en vogue à cette époque, surtout avec l’abbé Boullan.




 

Biographie de l’abbé Boullan

 

Portrait de l’abbé Boullan

 

Il y aurait beaucoup à dire sur ce personnage singulier. Je vais tenter d’être la plus brève possible.

Joseph-Antoine Boullan, connu sous le nom de l’Abbé Boullan, est un prêtre français du XIXe siècle, né à Saint-Porquier le 18 février 1824 et mort à Lyon le 4 janvier 1893. Pourquoi parler de lui ? Parce qu’il fut condamné pour satanisme, ce qui n’est pas banal pour un prêtre. De plus, son histoire est plutôt bizarre.

Joseph-Antoine Boullan fit de brillantes études au séminaire de Montauban et fut ordonné prêtre le 23 septembre 1848 puis vicaire de la paroisse Saint-Jean toujours à Montauban pendant deux ans.

Puis, il se rendit à Rome où il obtint son doctorat en théologie. En Italie, il fit partie des missionnaires du Précieux Sang et prêcha plusieurs missions avant de revenir dans son pays natal où il est nommé supérieur de la maison que la congrégation possédait aux Trois-Épis, près de Turckheim, en Alsace.

L’Abbé Boullan s’intéressait beaucoup aux choses de l’occulte et publia un premier ouvrage, en 1853, une traduction de la « Vie Divine de la Sainte-Vierge », extrait du livre de la « Cité Mystique » écrit par Marie d’Agreda.

En 1854, il quitta l’Alsace et vint à Paris où il officia en tant que prêtre. Il collabora à plusieurs revues pieuses, notamment Le Rosier de Marie, et assuma la direction spirituelle d’une nommée Adèle Chevalier, une sœur, qui en 1855 avait été guérie miraculeusement de sa cécité lors d’un pèlerinage à Notre-Dame-de-la-Salette.

Juste que là, me diriez-vous, chers lecteurs, un parcours normal pour un prêtre-théologien. Sauf que…

L’Abbé Boullan fonda une revue, les « Annales de la Sainteté » qui devint le 1er janvier 1870, les « Annales de la Sainteté au XIXe siècle ». Dans cette revue, Boullan exposait son point de vue sur la religion. Pour lui, il fallait s’offrir à Dieu en souffrant physiquement et moralement et en faisant des prières spéciales. En d’autres termes, il fallait continuellement se flageller et souffrir pour être digne de Dieu.

En 1859, l’Abbé Boullan établit, avec Adèle Chevalier, une congrégation religieuse, « L’œuvre de la Réparation ». Cette congrégation reçut une autorisation provisoire de la part de l’évêque de Versailles. Cette nouvelle communauté était située avenue de Bellevue à Sèvres, et ne servait qu’à dissimuler une liaison entre l’abbé et Adèle Chevalier. Au sein même de l’établissement, ils s’y déroulaient des pratiques scandaleuses. Tout cela fut mis au grand jour plus tard.

 

 

 

Des pratiques sataniques

 

Le célèbre roman « Là-bas’ de Huysmans.

 

Donc, nous sommes au sein de la congrégation « L’œuvre de la Réparation ». L’Abbé Boullan et Adèle Chevalier entretiennent une liaison, mais d’autres pratiques encore plus malsaines se déroulent au sein de l’établissement.

Par exemple, on sait que lorsqu’une religieuse tombait malade, Boullan la soignait à l’aide d’hosties consacrées ou à l’aide d’urine et de matières fécales appliquées sous forme d’emplâtres.

Le 8 décembre 1860, à la fin de la messe, Boullan fit disparaître son enfant, l’enfant qui venait de naître, l’enfant qu’il avait conçu lors de ses amours interdits avec Adèle Chevalier.

Bien sûr, ce crime ne fut jamais découvert, mais l’évêché reçut plusieurs plaintes sur les méthodes que Boullan utilisait pour se procurer de l’argent et sur ses méthodes thérapeutiques.

À ce moment, les pratiques sataniques perpétrées par l’abbé Boullan n’étaient pas encore mises au grand jour. Cela sera fait par l’auteur J.K Huysmans dans son ouvrage « Là-bas ».

 

 

 

Les sectes sataniques mises au grand jour

 

Le prophète Vintras.

 

Courant XIXe, le satanisme était à la mode, mais très caché. Le grand public n’en savait rien et était loin de se douter de ce qu’il se tramait derrière leur dos.

Pourtant, la presse parlait de cas d’envoûtements, de messes noires célébrées, de maniaques du sacrilège, d’hommes se donnant à Satan par des rites bestiaux… De nombreux documents attestent ces faits et encore de nos jours, il y a des choses comme cela qui se passent dans le monde entier.

Mais, à l’époque de l’abbé Boullan, tout cela fit scandale, notamment avec la sortie du livre de Huysmans « Là-bas » qui raconta les effroyables rites sataniques du passé et du présent.

Ce livre fut publié en 1890 et mit au grand jour l’horreur de la banalité qui se perpétrait partout, les sacrilèges faits en l’honneur de Satan, les obscénités des messes noires.

Huysmans présente de nombreux documents, des grimoires, des pièces authentiques des procès de sorcellerie, des documents précis… Il se documenta sur la magie moderne chez des occultes et des spirites. Au départ sceptique, il assista aux séances de spirites, mais son scepticisme s’évanouit très vite : il ne pouvait continuer à nier à l’existence en des forces obscures devant des faits incontestables de matérialisations, de lévitation d’objets…

Huysmans connaissait un certain M. François, qui travaillait au Ministère de la Guerre et qui était un médium. Les deux hommes ont fait des évocations dans l’appartement de l’auteur de la rue de Sèvres et ont assisté à des faits troublants, comme la matérialisation du Général Boulanger mort en 1891.

De toutes ces expériences, Huysmans fut persuadé que quelque chose, une intelligence étrangère, existait.

Enfin, un astrologue parisien, Eugène Ledos et l’abbé Boullan achevèrent de le documenter sur le Satanisme moderne.

Nous avons retrouvé une correspondance entre Huysmans et Boullan dans laquelle l’auteur lui demandait son concours pour achever son ouvrage. Boullan répondit qu’il l’aiderait. Cette correspondance volumineuse date du 6 février 1890 au 4 janvier 1893, date de la mort de l’abbé Boullan.

Mais revenons à l’ouvrage « Là-bas », qui est en fait une défense en règle du surnaturel basé sur des faits, les uns purement historiques se rapportant à la sorcellerie du moyen âge et les autres des faits se rapportant au satanisme moderne.

Pour Huysmans, les spirites, les occultistes, les rose-croix, à force d’invoquer des larves, car ne peuvent attirer les anges, finissent par amener des esprits maléfiques dans notre monde et donc, sans même sans rendre compte, tombent dans le satanisme.

L’auteur raconte que des messes noires sont célébrées partout en France. Il prend l’exemple de ce chanoine, appelé Docre, officiant dans les environs du Gand, qui s’était fait tatouer, sous la plante des pieds, l’image de la croix, pour toujours marcher sur le Sauveur et qui entretenait des souris blanches nourries avec des hosties consacrées et du poisson. L’incubat et le succubat étaient fréquents dans les cloîtres. D’ailleurs, l’armée de Satan se recrutait surtout dans le sacerdoce.

Alors oui, la vérité fait mal, car Huysmans affirme que de nombreux satanistes appartiennent à l’Église.

Oui, des messes noires se faisaient dans des temples, des locaux hermétiquement fermés, et les fidèles étaient liés au secret absolu de ces pratiques.

Et dans son ouvrage, on trouve l’abbé Boullan, que l’auteur met en opposition au chanoine Docre. L’abbé Boullan y est présenté comme un docteur, un savant, un homme très intelligent, qui a dirigé la seule revue mystique de Paris, un théologien reconnu, un maître de la jurisprudence divine. Mais, ses exorcismes, son combat contre le mal, ses luttes contre les incubes qu’il allait combattre dans les couvents le perdirent.

 

 

 

Qui était l’abbé Boullan

 

Portrait de l’abbé Boullan

 

L’abbé Boullan se disait missionné par le Ciel pour briser les manigances infectieuses du satanisme et pour prêcher la venue du Christ glorieux et du divin Paracelse.

En fait, il n’était pas cela, car lors de son procès, on apprend qu’il exerçait d’étranges doctrines et qu’en plus, il les enseignait.

Prêtre du diocèse de Versailles, docteur en théologie, ancien supérieur d’une communauté de Strasbourg, auteur de plusieurs ouvrages canoniques, fondateur du Rosier de Marie, l’abbé Boullan était un cerveau inquiet et assoiffé d’absolus.

Il mena plusieurs missions à Rome, dont la première fut de déclarer la sœur Adèle Chevalier miraculée de la Sainte-Vierge qui lui avait fait recouvrer la vue. C’était en 1856.

À la même époque, Boullan s’occupa de mademoiselle Marie Roche, une jeune femme confiée par l’évêque de Rodez et qui prétendait avoir une mission divine à accomplir et recevoir des prophéties. D’ailleurs, elle avait annoncé que des évènements graves allaient frapper toute l’Europe. Elle révéla aussi que le pape allait succomber d’une mort violente. C’est l’abbé Boullan qui fut chargé de présenter Marie Roche à Rome, au Sacré Collège, afin de la faire voir par le pape.

Deux ans plus tard, il retrouva Adèle Chevalier, sa protégée, la miraculée, et reprit la direction de ses affaires. Il prétendit avoir reçu de la Vierge l’ordre de fonder une œuvre religieuse qui s’appellerait l’Œuvre de la réparation des âmes et c’est Adèle qui devait se charger de son organisation.

Cette nouvelle œuvre fut installée à Bellevue, en Seine-et-Oise. Et bientôt, on y signala des pratiques bizarres, des procédés étranges, des maladies diaboliques dont seraient atteintes les religieuses. Une sœur, étant possédée, l’abbé l’aurait exorcisée en lui crachant dans la bouche. À une autre, il lui aurait fait boire son urine mélangée à celle de la sœur Chevalier et à une troisième, il lui aurait ordonné de se faire des cataplasmes de matière fécale.

En plus de cela, Boullan et Adèle Chevalier faisaient payer des services à des ecclésiastiques qui voulaient s’attirer les faveurs de la Sainte-Vierge. Ils recevaient aussi des dames du monde, qui moyennant finance, les consultaient pour des cas de conscience incroyables. Bref, les deux individus s’enrichissaient.

Une plainte fut déposée contre l’abbé Boullan et sœur Chevalier et ils furent accusés d’escroquerie et d’outrage public à la pudeur. Le Tribunal correctionnel de Versailles rendit une ordonnance de non-lieu sur l’outrage public, mais les condamna à trois ans de prison pour escroquerie.

L’abbé Boullan purgea sa peine et, revenu à la liberté, il continua ses pratiques d’exorcisme. Il fut demandé à l’archevêché de Paris, par le cardinal Guibert, qui lui demanda de s’expliquer sur le cas d’une épileptique qui se disait guérie grâce à une relique de la robe sans couture du Christ conservée à Argenteuil. Boullan se défendit en donnant des explications sur les cures qu’il pratiquait et sur sa doctrine. Le cardinal lui interdit toutes pratiques. L’abbé Boullan se rendit aussitôt au Vatican pour protester cet ordre, mais il en fut chassé. Le Vatican ne voulait plus de cet abbé qui se disait avoir reçu du Ciel la mission de combattre les démons par la profanation de l’hostie et par l’ordure.

Alors bien sûr, notre cher abbé quitta l’Église et vint à Lyon auprès d’Eugène Vintras, le célèbre prophète mystique. Vintras avait une vie très sainte. Fils d’ouvrier et ouvrier lui-même, il vivait sans fortune, sans éducation, dépourvu de tout ce qui aurait pu l’écarter de sa mission, c’est-à-dire de sauver l’humanité du diable. Vintras se disait être cultivé par l’Esprit révélateur. Ce prophète avait une fascination extraordinaire pour ceux qui le connaissaient. Il réalisait des miracles et s’appuyait sur ces miracles pour porter sa doctrine. Par exemple, il pouvait léviter ou, lorsqu’il consacrait des hosties, celles-ci sortaient du calice et restaient suspendues en l’air. Il avait aussi des stigmates de la Passion.

Boullan se rallia à la doctrine d’Eugène Vintras et à la mort de ce dernier, en 1875, il devint son successeur. Mais, il ne fut pas reconnu par la majorité des Vintrasistes.

Comme Vintras, Boullan avait le don de la fascination et pouvait accomplir des miracles. Il guérissait, au moyen de pierres précieuses, des enfants noués, ainsi que des femmes qui avaient contracté une maladie de la matrice réputée incurable, par imposition d’hosties consacrées. Boullan se voulait un combattant du bien contre le mal.

Boullan vivait retiré de Lyon, rue de la Martifière, chez un architecte, monsieur Misme, qui voulait trouver l’élixir de Paracelse. Deux voyantes l’accompagnaient, madame Laure et madame Thibaut. L’abbé était décrit comme un petit vieillard allègre, qui distillait des paroles sibyllines au grand pouvoir attractif. Madame Thibaut était une paysanne qui ne mangeait que du pain trempé dans du lait et qui avait fait de nombreux pèlerinages dans le monde entier. Elle voyait les démons.

La manière dont il s’y prenait pour combattre les envoûtements et les maléfices a été révélée par Huysmans.

C’est courant l’été 1891, à Lyon, que Huysmans vint voir l’abbé Boullan. Il visita son sanctuaire. Boullan le reçut vêtu d’une grande robe rouge Vintrasienne que serrait à la taille une cordelière bleue, la tête et les pieds nus. Huysmans assista à plusieurs cérémonies et fut tragiquement troublé. Boullan devait sans cesse lutter contre ses détracteurs qui lui envoyaient des envoûtements. Parmi ses ennemis, il y avait le marquis de Guaita, Oswald Wirth et le Sar Péladan.  

Dans ce billet, je ne vais pas m’attarder sur ces détracteurs. Sachez simplement, chers lecteurs, qu’ils étaient de grands sorciers dotés d’énormes pouvoirs. Eux aussi voulaient la ruine des Adeptes de la Magie Noire. Mais voulaient surtout révéler à la théologie chrétienne la magnificence ésotérique dont elle est grosse à son insu.

Stanislas de Guaita était le chef de la Rose-Croix et Sar Péladan son fondateur, une œuvre secrète qui s’occupait de magie. Stanislas de Guaita a passé la fin de sa vie enfermé chez lui avec de vieux grimoires, des manuscrits de la Kabbale et de magie, dormant le jour, travaillant la nuit, s’aidant de morphine, de caféine et de haschich pour écrire des Essais de Sciences Maudites. Il avait aussi invoqué des démons et ceux-ci vivaient chez lui. Guaita n’y survécut pas et se retira, à la fin de sa vie et très malade, dans son château d’Alteville, en Lorraine où il mourut peu de temps après.

L’abbé Boullan devait fatalement rencontrer Guaita et ses amis. Cela se fit par l’intermédiaire du marquis d’Alveydre. Au début, ces personnages étaient amis, puis se brouillèrent pour une raison inconnue. Toujours est-il que Boullan les accusait de vouloir le tuer par des moyens occultes. À plusieurs reprises, il fut attaqué et vécut des évènements très étranges et meurtriers.

Huysmans raconta qu’après la publication de « Là-bas », lui-même avait été victime d’attaques occultes. Plusieurs fois, il aurait été en danger de mort, et aurait été sauvé par Boullan. Un jour, l’auteur reçut une lettre de l’abbé lui disant de ne pas se rendre à son bureau. Il suivit ce conseil et heureusement, car le même jour, une lourde glace surmontant le bureau qu’il occupait au Ministère, s’abattit sans que l’on sût pourquoi et fracassa tout.

Huysmans accusa Guaita et Péladan. Et chaque soir, avant de s’endormir, il recevait des coups sur le crâne avec des poings fantomatiques qu’il comparait à de l’électricité statique.

L’abbé Boullan le délivra du maléfice en pratiquant un sacrifice de gloire. Mais après la mort de l’abbé, les attaques se multiplièrent sur Huysmans et cela jusqu’à sa mort en 1893, le 4 janvier plus précisément. Une mort d’ailleurs très bizarre. On dit qu’il avait été frappé par une armée de foudres occultes, des forces redoutables qui le terrassèrent.

 

 

 

Boullan satanique ou saint ?

 

Prière Eliaque par l’abbé Boullan

 

L’abbé voulait se donner une réputation de saint, mais nous avons vu qu’il se livrait, lui aussi et à sa manière, à des pratiques sataniques. Huysmans, qui le croyait saint, put s’en convaincre lorsqu’il découvrit, à la mort de Boullan, des documents laissés par ce dernier.

Ces documents donnaient de nombreux détails sur des rites secrets sataniques auxquels Boullan s’adonnait. Ce dernier avait toujours dit que c’était les occultistes de la Rose-Croix qui s’adonnait à de tels rites, mais tout cela était faux.

Boullan pratiquait des sortilèges à l’aide de souris blanches nourries avec des hosties consacrées, dont le sang devait servir à un sortilège d’envoûtement de haine. Il se livrait aussi à des rites secrets d’incubat et de succubat qu’il qualifiait d’union de vie et s’adonnait aux pratiques de la sorcellerie. N’avait-il pas aussi tué son propre enfant ?

Il y avait dans toutes ces pratiques du mysticisme délirant, de l’érotomanie, de la scatologie, du sadisme… bref du satanisme.

Et d’ailleurs, toute sa vie, Huysmans fut hanté par le satanisme. Une des preuves irréfutables de l’existence du satanisme était pour Huysmans, le vol d’hosties consacrées dans les églises de campagne. Les évêques prenaient beaucoup de précautions, mais les vols étaient nombreux partout en Europe.

Partout, les satanistes commettaient leur sacrilège et se servaient des hosties pour leurs rituels obscènes. Et Boullan était un prêtre sataniste qui se plaisait à multiplier dans les cloîtres de femmes les phénomènes d’incubat. Plusieurs sœurs avaient fait appel à lui, car elles se disaient visitées par des démons. Il allait alors se charger de ces affaires en demandant le plus grand secret aux sœurs. Là, arrivé auprès des malades, il se servait de fumigations spéciales et de pratiques sacrilèges, qui au lieu de guérir les nonnes, perfectionnaient leur mal. Il leur enseignait les méthodes d’autohypnose et d’autosuggestion leur permettant ainsi de rêver avoir des rapports avec des saints et avec Jésus. Il leur indiquait des poses spéciales, des procédés occultes. Dans leurs exaltations mystiques, ces religieuses croyaient avoir affaire à des saints. Et c’était des démons.

D’ailleurs, ce n’était pas les occultes de la Rose-Croix qui avaient envoûté Huysmans, mais bien l’abbé Boullan. Tout cela fut découvert après la mort de ce dernier. Les détails de cette confession furent si horribles, que Huysmans ne voulut pas qu’elle fût un jour publiée et brûla cette correspondance quelques jours avant sa mort.

 

 

 

Voilà, chers lecteurs, ce que l’on pouvait dire sur l’abbé Boullan. Le sujet est intéressant, et je le développerai dans d’autres billets. Sachez, cependant, que le satanisme existe, qu’il est partout, que certaines communautés n’hésitent pas à tuer et à faire le mal. Ce n’est pas parce que l’on vit à une époque dite moderne que tout cela n’existe plus. Bien au contraire. Il faut combattre tout cela, il ne faut pas céder à la facilité de l’argent, du pouvoir, à l’obscurantisme… laissons cela aux personnes mauvaises.

 

 

Marie d’Ange

 

 

Pour aller plus loin




 

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Satanisme LaVeyen, le satanisme moderne

Il existe de nombreuses formes de satanisme ; entre le luciférisme, le satanisme théiste et le satanisme LaVeyen, on s’y perd déjà. Aujourd’hui, je vous propose de faire le point sur le satanisme LaVeyen, appelé aussi le satanisme moderne. Car, si l’on s’intéresse à la démonologie, on doit aussi s’intéresser à ceux qui vouent des cultes aux démons, pour mieux les comprendre et les contrer.  

 




Le satanisme LaVeyen

 

Anton LaVey, le fondateur du satanisme moderne

Le satanisme de LaVeyen est une philosophie de vie inventée par Anton Szandor LaVey en 1969. Cette philosophie se distingue d’un quelconque culte voué à Satan ou à un démon, car il ne s’agit pas d’un culte d’une entité démoniaque ou divine, mais d’une croyance à l’ego et à l’individualisme. Dans le satanisme LaVeyen, chaque membre est son propre dieu et doit croire en lui.

Anton Szandor LaVey est l’auteur de La Bible Satanique, publiée en 1969, où il prône la totale liberté de l’homme. Pour lui, les hommes sont libres de suivre ou non les croyances divines ou religieuses. Anton LaVey a fondé l’Église de Satan à San Francisco, trois ans avant la publication de La Bible Satanique.

Dans ce mouvement, dans cette philosophie, il n’est pas question de croire en Satan, mais de croire que Satan est en soi-même, Satan étant considéré comme l’incarnation des instincts charnels de l’Homme et l’affirmation de sa volonté.

Anton LaVey a passé sa vie à décrypter les comportements humains. Il puise ses inspirations chez Darwin, Jung, Reich et Nietzche. Anton LaVey était un personnage passionné et caractériel. Il ne voulait pas être comme tout le monde, se conformer aux standards de la société.

Certains diront que ce mouvement est une religion, mais le terme religion est inapproprié pour désigner ce courant. Je préfère parler de philosophie.

 

La Bible Satanique d’Anton LaVey

 

La Bible Satanique

 

Pour bien comprendre la philosophie d’Anton LaVey, il faut lire son ouvrage, la Bible Satanique qui est un essai sur le satanisme. Ici, on y trouve toutes les idées d’Anton LaVey. Ce dernier y expose les grandes lignes de sa vision du satanisme et donne son application au quotidien. On y trouvera des règles, des rites, des fêtes… qui sont censés rythmer la vie du sataniste. D’ailleurs, Anton LaVey proclame le 30 avril 1966, le début de l’année, la première année de l’ère de Satan.

Ce livre n’est pas un livre religieux qui délivre un dogme, mais plutôt un essai philosophico-théologique. Il fait l’éloge de l’ego et attaque toutes les autres religions qui, selon l’auteur, brident l’individu et l’appellent au renoncement.

La Bible Satanique contient quatre chapitres appelés « livres », nommés selon les quatre princes de l’enfer qui symbolisent les quatre éléments.

  • Satan pour le feu
  • Lucifer pour l’air
  • Léviathan pour l’eau
  • Bélial pour la terre

Le livre contient des règles, des péchés, des représentations, des fêtes et des rituels. Voyons tout cela dans le détail. Pour rendre les choses plus simples, je vais simplement recopier les citations de La Bible Satanique, sans chercher à les reformuler. En d’autres termes, je vais me contenter de donner des extraits.

 

Les 11 règles du satanisme de LaVeyen

 

La devise du satanisme moderne

 

Comme toute religion (même si je n’aime pas ce terme pour désigner ce mouvement, je l’emploie ici), le satanisme de LaVeyen observe 11 grandes règles qui dirigent le comportement des adhérents.

  • Ne donnez pas votre opinion ou vos conseils à moins qu’on ne vous l’ait demandé.
  • Ne confiez pas vos angoisses ou autres troubles à autrui à moins que vous soyez certains d’être écoutés.
  • Si vous allez dans le repaire d’un autre, montrez-lui du respect, sinon n’y allez pas.
  • Si un invité dans votre repaire vous contrarie ou vous embête, traitez-le cruellement et sans pitié.
  • Ne faites pas d’avances sexuelles à moins que vous réalisiez que vous pouvez le faire.
  • Ne prenez pas ce qui ne vous appartient pas, à moins que ce bien soulage son propriétaire et qu’il veuille s’en défaire.
  • Reconnaissez le pouvoir de la magie si vous l’avez employée avec succès pour réaliser vos désirs. Si vous reniez ces pouvoirs après y avoir fait appel avec succès, vous perdrez tout ce que vous aurez obtenu par leur aide.
  • Ne vous plaignez de rien qui ne vous concerne pas personnellement.
  • Ne maltraitez pas les petits enfants.
  • Ne tuez pas d’animaux, sauf pour vous défendre ou vous nourrir.
  • Quand vous sortez, n’ennuyez personne. Si quelqu’un vous ennuie, dites-lui d’arrêter. S’il continue à vous ennuyer, détruisez-le. (Cette dernière phrase est à prendre au second degré. Ici, il ne s’agit pas d’accomplir un meurtre, mais de se débarrasser de l’esprit de cette personne par le biais d’un rituel).

Personnellement, après avoir lu les règles, je pense que beaucoup sont des satanistes modernes sans le savoir.

Les 9 péchés du satanisme LaVeyen

 

Le Sceau de Baphomet, l’emblème de La Bible Satanique

 

Le satanisme selon Anton LaVey est basé sur le concept « je suis mon propre dieu ». Les adeptes de ce mouvement peuvent donc enfreindre les 7 péchés capitaux (orgueil, luxure, gourmandise, envie, colère, paresse, avarice) et aussi le 8e péché capital qui est la vaine gloire. Par contre, pour eux, il existe 9 autres péchés capitaux qu’il ne faut pas enfreindre :

  • La stupidité. Être stupide est un péché capital chez un sataniste LaVeyen. L’adhérent au mouvement ne doit pas croire à tout ce qu’on lui dit et surtout à tout ce que montrent ou disent les médias. Au contraire, il faut se faire sa propre opinion et savoir développer un jugement sain et personnel.
  • La prétention. La prétention est un défaut très méprisé des satanistes modernes. Il ne faut jamais avancer quelque chose pour se faire mousser, pour épater la galerie. Et lorsque l’on dit quelque chose, il faut être sûr de ce que l’on avance. En d’autres termes, il ne faut pas parler dans le vide.
  • Le nombrilisme. C’est donner son avis, ses réactions, ses réponses. Le sataniste moderne ne doit pas projeter ses réactions, sa sensibilité. C’est même une erreur que d’attendre des autres du respect, de la courtoisie… Au contraire, il faut faire pour les autres ce qu’ils font pour nous.
  • Se couvrir de ridicule. C’est inacceptable, sauf pour son propre plaisir et si l’on veut s’amuser.
  • Le conformisme. C’est un péché qui n’apporte rien de bon. Il ne faut pas se conformer aux autres au risque de se perdre, sauf si cela vous rapporte personnellement, si vous y trouvez votre compte. Le sataniste moderne ne doit pas être un mouton et personne ne doit lui dicter sa conduite ni ses pensées.
  • Le manque de perspective. Le sataniste doit considérer le passé pour bâtir son avenir, sans jamais perdre de vue qui il est, ni ses désirs.
  • Revenir au passé. Revenir au passé est une erreur et une faute. Le sataniste LaVeyen doit accepter ce qui est nouveau sans se poser de questions. Cependant, il doit rester conscient que ce qui est nouveau, donc différent, est tout simplement un ancien objet, une ancienne pensée présentée sous un autre emballage. Encore une fois, il ne doit pas être un mouton qui suit un nouveau mentor.
  • La satisfaction béate. C’est aussi un péché. La règle du sataniste moderne est que si tout fonctionne, c’est bien. Par contre, si ça ne fonctionne pas, il ne faut pas avoir peur d’avouer que l’on s’est trompé.
  • Le manque d’esthétisme. Le satanisme LaVeyen doit veiller à son apparence physique. Le souci de l’apparence, la belle présentation est un outil essentiel et indispensable du sataniste moderne pour impressionner.

 

Les 9 représentations du satanisme LaVeyen

 

Les satanistes LaVeyen ne vénèrent pas Satan, contrairement aux autres religions qui vénèrent un dieu. Cette particularité se voit à travers 9 représentations idéologiques du Malin extraites de La Bibles Satanique.

  • Satan représente la complaisance, au lieu de l’abstinence.
  • Satan représente l’existence matérielle, au lieu de promesses spirituelles irréalistes.
  • Satan représente la sagesse sans détour, au lieu de l’hypocrisie dans laquelle les hommes se complaisent.
  • Satan représente la bonté pour ceux qui le servent, au lieu de l’amour gaspillé pour les ingrats.
  • Satan représente la vengeance, au lieu de tendre l’autre joue.
  • Satan représente la responsabilité pour le responsable, au lieu du défilement.
  • Satan représente l’homme comme un autre animal, quelquefois meilleur, souvent pire que ceux qui marchent à quatre pattes, qui grâce à ses croyances spirituelles et à son développement intellectuel, est devenu le plus vicieux de tous les animaux.
  • Satan représente tout ce qui peut être appelé péchés et qui peut mener à une gratification mentale, physique et émotionnelle.
  • Satan a été le meilleur ami que les Églises aient connu, et le sera à jamais, car les Églises se servent de Satan pour pouvoir garder leurs disciples.

 

Les rituels

 

Le satanisme LaVeyen possède des rituels, le plus souvent exécutés dans des endroits calmes. Il n’y a pas de sacrifice humain ou animal. Anton LaVey précise que ces rituels sont très importants et qu’ils ont chacun un but précis. Le sataniste doit être conscient de cela. Ces rituels sont classés en trois parties :

  • Le rituel sexuel : il a pour but d’accomplir les désirs des personnes le pratiquant.
  • Le rituel de compassion : a pour but de venir spirituellement en aide à soi-même ou à une personne pour accomplir ses désirs.
  • Le rituel de destruction : a pour but de libérer la personne de sa haine et de sa colère, quand cette haine et cette colère est dirigée vers un individu. Ce rituel peut détruire la victime dans son esprit. Il ne s’agit en aucun cas de détruire physiquement le fauteur de troubles.

 

Les fêtes

 

Le satanisme LaVeyen a ces propres fêtes qui ont pour but de réunir les adhérents du mouvement, afin de s’affirmer. Voici les fêtes les plus importantes :

  • L’anniversaire du satanisme. C’est la fête la plus importante.
  • Walpurgisnacht : c’est une des deux fêtes principales célébrées jadis par les Druides, puis consacrées à Walburgan, une sorcière qui mourut en 777, dans la nuit du 30 avril. Cette nuit devint celle du plus grand sabbat annuel.
  • All Hallows’Eve : jour fêté tous les 31 octobre. Au Moyen-Âge, cette journée était celle des esprits malins, sorciers et sorcières. C’était le jour où les démons étaient les plus actifs. Aujourd’hui, cette fête est appelée Halloween.
  • Solstices de juin et de décembre : le premier jour d’été et le premier jour d’hiver. Ces deux journées sont jours de fête pour les satanistes LaVeyen.
  • Équinoxes de mars et de septembre : le premier jour de printemps et d’automne. Ces journées sont aussi des jours de fête pour les satanistes modernes.

Le Satanisme LaVeyen aujourd’hui

On trouve beaucoup d’adeptes à ce genre de satanisme, car ici, il n’est pas question de pratiquer des sacrifices, de vouer un culte à un dieu diabolique, mais de mettre en avant son ego et de penser par soi-même, sans se conformer à la société.

En France, une étude menée par la Mission Interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires en 2008 montre que le satanisme LaVeyen regroupe 25 000 personnes, dont 80 % sont âgés de moins de 21 ans. Ce chiffre a été largement constaté par Miviludes, maître de conférence à Sciences-Po et enseignant à l’Institut Catholique de Paris, qui dénombrait une centaine de satanistes en France, dont certains peuvent être des satanistes théistes, car certains membres, en profanant des églises, ne peuvent être des satanistes LaVeyen, car ces actes vont à l’encontre des règles inscrites dans La Bible Satanique.

Depuis 2009, il existe une revue culturelle sataniste indépendante, « Diableries ». Cette revue est uniquement distribuée sur le net, mais prouve l’engouement pour les sectes satanismes.

 

On l’aura compris, le satanisme moderne est un culte à sa propre personne. C’est un courant dangereux dans le sens où des rituels sont faits pour détruire une tierce personne, où l’on fait appel à des démons pour assouvir sa haine de l’autre. C’est un courant qui se veut moderne et surtout libre. Or, adhérer à ce genre de courant n’est pas se rendre libre, mais esclave puisqu’il y a des règles à respecter, puisqu’il faut s’ériger contre la société. Le sataniste s’isole alors des autres, ce qui peut engendrer de la dépression, des suicides… Enfin, la plupart des adeptes sont entrés dans ce culte afin d’assouvir leurs désirs sexuels, puisque la plupart des messes noires se terminent en orgie.

Marie d’Ange

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