La secte satanique de l’abbé Boullan

Voilà une étrange histoire qui ébranla le XXe siècle, une étrange histoire de satanisme mis au grand jour par le talentueux écrivain Huysmans dans son roman « Là-Bas ». De quoi s’agit-il ? D’un prêtre, un abbé qui vouait un culte à Satan, de satanisme. Et pourtant, au XXe siècle, on pensait que la sorcellerie, le sabbat, la possession démoniaque, l’envoûtement, les démons… étaient des choses du passé, des choses passées. Erreur, très grosse erreur, car le satanisme était plutôt en vogue à cette époque, surtout avec l’abbé Boullan.

 

 

Biographie de l’abbé Boullan

 

Portrait de l’abbé Boullan

 

Il y aurait beaucoup à dire sur ce personnage singulier. Je vais tenter d’être la plus brève possible.

Joseph-Antoine Boullan, connu sous le nom de l’Abbé Boullan, est un prêtre français du XIXe siècle, né à Saint-Porquier le 18 février 1824 et mort à Lyon le 4 janvier 1893. Pourquoi parler de lui ? Parce qu’il fut condamné pour satanisme, ce qui n’est pas banal pour un prêtre. De plus, son histoire est plutôt bizarre.

Joseph-Antoine Boullan fit de brillantes études au séminaire de Montauban et fut ordonné prêtre le 23 septembre 1848 puis vicaire de la paroisse Saint-Jean toujours à Montauban pendant deux ans.

Puis, il se rendit à Rome où il obtint son doctorat en théologie. En Italie, il fit partie des missionnaires du Précieux Sang et prêcha plusieurs missions avant de revenir dans son pays natal où il est nommé supérieur de la maison que la congrégation possédait aux Trois-Épis, près de Turckheim, en Alsace.

L’Abbé Boullan s’intéressait beaucoup aux choses de l’occulte et publia un premier ouvrage, en 1853, une traduction de la « Vie Divine de la Sainte-Vierge », extrait du livre de la « Cité Mystique » écrit par Marie d’Agreda.

En 1854, il quitta l’Alsace et vint à Paris où il officia en tant que prêtre. Il collabora à plusieurs revues pieuses, notamment Le Rosier de Marie, et assuma la direction spirituelle d’une nommée Adèle Chevalier, une sœur, qui en 1855 avait été guérie miraculeusement de sa cécité lors d’un pèlerinage à Notre-Dame-de-la-Salette.

Juste que là, me diriez-vous, chers lecteurs, un parcours normal pour un prêtre-théologien. Sauf que…

L’Abbé Boullan fonda une revue, les « Annales de la Sainteté » qui devint le 1er janvier 1870, les « Annales de la Sainteté au XIXe siècle ». Dans cette revue, Boullan exposait son point de vue sur la religion. Pour lui, il fallait s’offrir à Dieu en souffrant physiquement et moralement et en faisant des prières spéciales. En d’autres termes, il fallait continuellement se flageller et souffrir pour être digne de Dieu.

En 1859, l’Abbé Boullan établit, avec Adèle Chevalier, une congrégation religieuse, « L’œuvre de la Réparation ». Cette congrégation reçut une autorisation provisoire de la part de l’évêque de Versailles. Cette nouvelle communauté était située avenue de Bellevue à Sèvres, et ne servait qu’à dissimuler une liaison entre l’abbé et Adèle Chevalier. Au sein même de l’établissement, ils s’y déroulaient des pratiques scandaleuses. Tout cela fut mis au grand jour plus tard.

 

 

 

Des pratiques sataniques

 

Le célèbre roman « Là-bas’ de Huysmans.

 

Donc, nous sommes au sein de la congrégation « L’œuvre de la Réparation ». L’Abbé Boullan et Adèle Chevalier entretiennent une liaison, mais d’autres pratiques encore plus malsaines se déroulent au sein de l’établissement.

Par exemple, on sait que lorsqu’une religieuse tombait malade, Boullan la soignait à l’aide d’hosties consacrées ou à l’aide d’urine et de matières fécales appliquées sous forme d’emplâtres.

Le 8 décembre 1860, à la fin de la messe, Boullan fit disparaître son enfant, l’enfant qui venait de naître, l’enfant qu’il avait conçu lors de ses amours interdits avec Adèle Chevalier.

Bien sûr, ce crime ne fut jamais découvert, mais l’évêché reçut plusieurs plaintes sur les méthodes que Boullan utilisait pour se procurer de l’argent et sur ses méthodes thérapeutiques.

À ce moment, les pratiques sataniques perpétrées par l’abbé Boullan n’étaient pas encore mises au grand jour. Cela sera fait par l’auteur J.K Huysmans dans son ouvrage « Là-bas ».

 

 

 

Les sectes sataniques mises au grand jour

 

Le prophète Vintras.

 

Courant XIXe, le satanisme était à la mode, mais très caché. Le grand public n’en savait rien et était loin de se douter de ce qu’il se tramait derrière leur dos.

Pourtant, la presse parlait de cas d’envoûtements, de messes noires célébrées, de maniaques du sacrilège, d’hommes se donnant à Satan par des rites bestiaux… De nombreux documents attestent ces faits et encore de nos jours, il y a des choses comme cela qui se passent dans le monde entier.

Mais, à l’époque de l’abbé Boullan, tout cela fit scandale, notamment avec la sortie du livre de Huysmans « Là-bas » qui raconta les effroyables rites sataniques du passé et du présent.

Ce livre fut publié en 1890 et mit au grand jour l’horreur de la banalité qui se perpétrait partout, les sacrilèges faits en l’honneur de Satan, les obscénités des messes noires.

Huysmans présente de nombreux documents, des grimoires, des pièces authentiques des procès de sorcellerie, des documents précis… Il se documenta sur la magie moderne chez des occultes et des spirites. Au départ sceptique, il assista aux séances de spirites, mais son scepticisme s’évanouit très vite : il ne pouvait continuer à nier à l’existence en des forces obscures devant des faits incontestables de matérialisations, de lévitation d’objets…

Huysmans connaissait un certain M. François, qui travaillait au Ministère de la Guerre et qui était un médium. Les deux hommes ont fait des évocations dans l’appartement de l’auteur de la rue de Sèvres et ont assisté à des faits troublants, comme la matérialisation du Général Boulanger mort en 1891.

De toutes ces expériences, Huysmans fut persuadé que quelque chose, une intelligence étrangère, existait.

Enfin, un astrologue parisien, Eugène Ledos et l’abbé Boullan achevèrent de le documenter sur le Satanisme moderne.

Nous avons retrouvé une correspondance entre Huysmans et Boullan dans laquelle l’auteur lui demandait son concours pour achever son ouvrage. Boullan répondit qu’il l’aiderait. Cette correspondance volumineuse date du 6 février 1890 au 4 janvier 1893, date de la mort de l’abbé Boullan.


Mais revenons à l’ouvrage « Là-bas », qui est en fait une défense en règle du surnaturel basé sur des faits, les uns purement historiques se rapportant à la sorcellerie du moyen âge et les autres des faits se rapportant au satanisme moderne.

Pour Huysmans, les spirites, les occultistes, les rose-croix, à force d’invoquer des larves, car ne peuvent attirer les anges, finissent par amener des esprits maléfiques dans notre monde et donc, sans même sans rendre compte, tombent dans le satanisme.

L’auteur raconte que des messes noires sont célébrées partout en France. Il prend l’exemple de ce chanoine, appelé Docre, officiant dans les environs du Gand, qui s’était fait tatouer, sous la plante des pieds, l’image de la croix, pour toujours marcher sur le Sauveur et qui entretenait des souris blanches nourries avec des hosties consacrées et du poisson. L’incubat et le succubat étaient fréquents dans les cloîtres. D’ailleurs, l’armée de Satan se recrutait surtout dans le sacerdoce.

Alors oui, la vérité fait mal, car Huysmans affirme que de nombreux satanistes appartiennent à l’Église.

Oui, des messes noires se faisaient dans des temples, des locaux hermétiquement fermés, et les fidèles étaient liés au secret absolu de ces pratiques.

Et dans son ouvrage, on trouve l’abbé Boullan, que l’auteur met en opposition au chanoine Docre. L’abbé Boullan y est présenté comme un docteur, un savant, un homme très intelligent, qui a dirigé la seule revue mystique de Paris, un théologien reconnu, un maître de la jurisprudence divine. Mais, ses exorcismes, son combat contre le mal, ses luttes contre les incubes qu’il allait combattre dans les couvents le perdirent.

 

 

 

Qui était l’abbé Boullan

 

Portrait de l’abbé Boullan

 

L’abbé Boullan se disait missionné par le Ciel pour briser les manigances infectieuses du satanisme et pour prêcher la venue du Christ glorieux et du divin Paracelse.

En fait, il n’était pas cela, car lors de son procès, on apprend qu’il exerçait d’étranges doctrines et qu’en plus, il les enseignait.

Prêtre du diocèse de Versailles, docteur en théologie, ancien supérieur d’une communauté de Strasbourg, auteur de plusieurs ouvrages canoniques, fondateur du Rosier de Marie, l’abbé Boullan était un cerveau inquiet et assoiffé d’absolus.

Il mena plusieurs missions à Rome, dont la première fut de déclarer la sœur Adèle Chevalier miraculée de la Sainte-Vierge qui lui avait fait recouvrer la vue. C’était en 1856.

À la même époque, Boullan s’occupa de mademoiselle Marie Roche, une jeune femme confiée par l’évêque de Rodez et qui prétendait avoir une mission divine à accomplir et recevoir des prophéties. D’ailleurs, elle avait annoncé que des évènements graves allaient frapper toute l’Europe. Elle révéla aussi que le pape allait succomber d’une mort violente. C’est l’abbé Boullan qui fut chargé de présenter Marie Roche à Rome, au Sacré Collège, afin de la faire voir par le pape.

Deux ans plus tard, il retrouva Adèle Chevalier, sa protégée, la miraculée, et reprit la direction de ses affaires. Il prétendit avoir reçu de la Vierge l’ordre de fonder une œuvre religieuse qui s’appellerait l’Œuvre de la réparation des âmes et c’est Adèle qui devait se charger de son organisation.

Cette nouvelle œuvre fut installée à Bellevue, en Seine-et-Oise. Et bientôt, on y signala des pratiques bizarres, des procédés étranges, des maladies diaboliques dont seraient atteintes les religieuses. Une sœur, étant possédée, l’abbé l’aurait exorcisée en lui crachant dans la bouche. À une autre, il lui aurait fait boire son urine mélangée à celle de la sœur Chevalier et à une troisième, il lui aurait ordonné de se faire des cataplasmes de matière fécale.

En plus de cela, Boullan et Adèle Chevalier faisaient payer des services à des ecclésiastiques qui voulaient s’attirer les faveurs de la Sainte-Vierge. Ils recevaient aussi des dames du monde, qui moyennant finance, les consultaient pour des cas de conscience incroyables. Bref, les deux individus s’enrichissaient.

Une plainte fut déposée contre l’abbé Boullan et sœur Chevalier et ils furent accusés d’escroquerie et d’outrage public à la pudeur. Le Tribunal correctionnel de Versailles rendit une ordonnance de non-lieu sur l’outrage public, mais les condamna à trois ans de prison pour escroquerie.

L’abbé Boullan purgea sa peine et, revenu à la liberté, il continua ses pratiques d’exorcisme. Il fut demandé à l’archevêché de Paris, par le cardinal Guibert, qui lui demanda de s’expliquer sur le cas d’une épileptique qui se disait guérie grâce à une relique de la robe sans couture du Christ conservée à Argenteuil. Boullan se défendit en donnant des explications sur les cures qu’il pratiquait et sur sa doctrine. Le cardinal lui interdit toutes pratiques. L’abbé Boullan se rendit aussitôt au Vatican pour protester cet ordre, mais il en fut chassé. Le Vatican ne voulait plus de cet abbé qui se disait avoir reçu du Ciel la mission de combattre les démons par la profanation de l’hostie et par l’ordure.

Alors bien sûr, notre cher abbé quitta l’Église et vint à Lyon auprès d’Eugène Vintras, le célèbre prophète mystique. Vintras avait une vie très sainte. Fils d’ouvrier et ouvrier lui-même, il vivait sans fortune, sans éducation, dépourvu de tout ce qui aurait pu l’écarter de sa mission, c’est-à-dire de sauver l’humanité du diable. Vintras se disait être cultivé par l’Esprit révélateur. Ce prophète avait une fascination extraordinaire pour ceux qui le connaissaient. Il réalisait des miracles et s’appuyait sur ces miracles pour porter sa doctrine. Par exemple, il pouvait léviter ou, lorsqu’il consacrait des hosties, celles-ci sortaient du calice et restaient suspendues en l’air. Il avait aussi des stigmates de la Passion.


Boullan se rallia à la doctrine d’Eugène Vintras et à la mort de ce dernier, en 1875, il devint son successeur. Mais, il ne fut pas reconnu par la majorité des Vintrasistes.

Comme Vintras, Boullan avait le don de la fascination et pouvait accomplir des miracles. Il guérissait, au moyen de pierres précieuses, des enfants noués, ainsi que des femmes qui avaient contracté une maladie de la matrice réputée incurable, par imposition d’hosties consacrées. Boullan se voulait un combattant du bien contre le mal.

Boullan vivait retiré de Lyon, rue de la Martifière, chez un architecte, monsieur Misme, qui voulait trouver l’élixir de Paracelse. Deux voyantes l’accompagnaient, madame Laure et madame Thibaut. L’abbé était décrit comme un petit vieillard allègre, qui distillait des paroles sibyllines au grand pouvoir attractif. Madame Thibaut était une paysanne qui ne mangeait que du pain trempé dans du lait et qui avait fait de nombreux pèlerinages dans le monde entier. Elle voyait les démons.

La manière dont il s’y prenait pour combattre les envoûtements et les maléfices a été révélée par Huysmans.

C’est courant l’été 1891, à Lyon, que Huysmans vint voir l’abbé Boullan. Il visita son sanctuaire. Boullan le reçut vêtu d’une grande robe rouge Vintrasienne que serrait à la taille une cordelière bleue, la tête et les pieds nus. Huysmans assista à plusieurs cérémonies et fut tragiquement troublé. Boullan devait sans cesse lutter contre ses détracteurs qui lui envoyaient des envoûtements. Parmi ses ennemis, il y avait le marquis de Guaita, Oswald Wirth et le Sar Péladan.  

Dans ce billet, je ne vais pas m’attarder sur ces détracteurs. Sachez simplement, chers lecteurs, qu’ils étaient de grands sorciers dotés d’énormes pouvoirs. Eux aussi voulaient la ruine des Adeptes de la Magie Noire. Mais voulaient surtout révéler à la théologie chrétienne la magnificence ésotérique dont elle est grosse à son insu.

Stanislas de Guaita était le chef de la Rose-Croix et Sar Péladan son fondateur, une œuvre secrète qui s’occupait de magie. Stanislas de Guaita a passé la fin de sa vie enfermé chez lui avec de vieux grimoires, des manuscrits de la Kabbale et de magie, dormant le jour, travaillant la nuit, s’aidant de morphine, de caféine et de haschich pour écrire des Essais de Sciences Maudites. Il avait aussi invoqué des démons et ceux-ci vivaient chez lui. Guaita n’y survécut pas et se retira, à la fin de sa vie et très malade, dans son château d’Alteville, en Lorraine où il mourut peu de temps après.

L’abbé Boullan devait fatalement rencontrer Guaita et ses amis. Cela se fit par l’intermédiaire du marquis d’Alveydre. Au début, ces personnages étaient amis, puis se brouillèrent pour une raison inconnue. Toujours est-il que Boullan les accusait de vouloir le tuer par des moyens occultes. À plusieurs reprises, il fut attaqué et vécut des évènements très étranges et meurtriers.

Huysmans raconta qu’après la publication de « Là-bas », lui-même avait été victime d’attaques occultes. Plusieurs fois, il aurait été en danger de mort, et aurait été sauvé par Boullan. Un jour, l’auteur reçut une lettre de l’abbé lui disant de ne pas se rendre à son bureau. Il suivit ce conseil et heureusement, car le même jour, une lourde glace surmontant le bureau qu’il occupait au Ministère, s’abattit sans que l’on sût pourquoi et fracassa tout.

Huysmans accusa Guaita et Péladan. Et chaque soir, avant de s’endormir, il recevait des coups sur le crâne avec des poings fantomatiques qu’il comparait à de l’électricité statique.

L’abbé Boullan le délivra du maléfice en pratiquant un sacrifice de gloire. Mais après la mort de l’abbé, les attaques se multiplièrent sur Huysmans et cela jusqu’à sa mort en 1893, le 4 janvier plus précisément. Une mort d’ailleurs très bizarre. On dit qu’il avait été frappé par une armée de foudres occultes, des forces redoutables qui le terrassèrent.

 

 

 

Boullan satanique ou saint ?

 

Prière Eliaque par l’abbé Boullan

 

L’abbé voulait se donner une réputation de saint, mais nous avons vu qu’il se livrait, lui aussi et à sa manière, à des pratiques sataniques. Huysmans, qui le croyait saint, put s’en convaincre lorsqu’il découvrit, à la mort de Boullan, des documents laissés par ce dernier.

Ces documents donnaient de nombreux détails sur des rites secrets sataniques auxquels Boullan s’adonnait. Ce dernier avait toujours dit que c’était les occultistes de la Rose-Croix qui s’adonnait à de tels rites, mais tout cela était faux.

Boullan pratiquait des sortilèges à l’aide de souris blanches nourries avec des hosties consacrées, dont le sang devait servir à un sortilège d’envoûtement de haine. Il se livrait aussi à des rites secrets d’incubat et de succubat qu’il qualifiait d’union de vie et s’adonnait aux pratiques de la sorcellerie. N’avait-il pas aussi tué son propre enfant ?

Il y avait dans toutes ces pratiques du mysticisme délirant, de l’érotomanie, de la scatologie, du sadisme… bref du satanisme.

Et d’ailleurs, toute sa vie, Huysmans fut hanté par le satanisme. Une des preuves irréfutables de l’existence du satanisme était pour Huysmans, le vol d’hosties consacrées dans les églises de campagne. Les évêques prenaient beaucoup de précautions, mais les vols étaient nombreux partout en Europe.

Partout, les satanistes commettaient leur sacrilège et se servaient des hosties pour leurs rituels obscènes. Et Boullan était un prêtre sataniste qui se plaisait à multiplier dans les cloîtres de femmes les phénomènes d’incubat. Plusieurs sœurs avaient fait appel à lui, car elles se disaient visitées par des démons. Il allait alors se charger de ces affaires en demandant le plus grand secret aux sœurs. Là, arrivé auprès des malades, il se servait de fumigations spéciales et de pratiques sacrilèges, qui au lieu de guérir les nonnes, perfectionnaient leur mal. Il leur enseignait les méthodes d’autohypnose et d’autosuggestion leur permettant ainsi de rêver avoir des rapports avec des saints et avec Jésus. Il leur indiquait des poses spéciales, des procédés occultes. Dans leurs exaltations mystiques, ces religieuses croyaient avoir affaire à des saints. Et c’était des démons.

D’ailleurs, ce n’était pas les occultes de la Rose-Croix qui avaient envoûté Huysmans, mais bien l’abbé Boullan. Tout cela fut découvert après la mort de ce dernier. Les détails de cette confession furent si horribles, que Huysmans ne voulut pas qu’elle fût un jour publiée et brûla cette correspondance quelques jours avant sa mort.

 

 

 

Voilà, chers lecteurs, ce que l’on pouvait dire sur l’abbé Boullan. Le sujet est intéressant, et je le développerai dans d’autres billets. Sachez, cependant, que le satanisme existe, qu’il est partout, que certaines communautés n’hésitent pas à tuer et à faire le mal. Ce n’est pas parce que l’on vit à une époque dite moderne que tout cela n’existe plus. Bien au contraire. Il faut combattre tout cela, il ne faut pas céder à la facilité de l’argent, du pouvoir, à l’obscurantisme… laissons cela aux personnes mauvaises.

 

 

Marie d’Ange

 

 

Pour aller plus loin

 

 

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