La naissance du Christ

Pour les chrétiens, la naissance de Jésus-Christ, à Bethléem, dans une étable, est fêtée le 25 décembre, c’est-à-dire à Noël. C’est la fête la plus importante du christianisme, avec Pâque, c’est-à-dire la mort du Christ et sa résurrection. Seuls les évangiles de Matthieu et Luc proposent un récit de la naissance de Jésus, récits que je vous propose de commenter.

 

La naissance du Christ dans les évangiles

L’adoration des bergers

 

Dans le Nouveau Testament, seuls les évangiles de Matthieu et Luc proposent un récit de la naissance de Jésus. Les deux récits présentent des différences importantes qui tiennent aux intentions théologiques de chacun des évangélistes. Luc met en avant les bergers, des gens humbles qui reçoivent les premiers l’annonce de la Bonne Nouvelle. Matthieu nous donne un récit très bref de la naissance du Christ d’une longueur de 48 versets seulement (je ne tiens pas compte de la généalogie), récit que l’on peut diviser en trois parties : la vision de Joseph, la visite des mages et les pérégrinations de la « Sainte » Famille. Je vous propose de découvrir ces deux récits.

 

Évangile de Luc

Saint Luc

 

1 Or, il advint, en ces jours-là, que parut un édit de César Auguste, ordonnant le recensement de tout le monde habité.

2 Ce recensement, le premier, eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie.

3 Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville.

4 Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, en Judée, à la ville de David, qui s’appelle Bethléem, — parce qu’il était de la maison et de la lignée de David —

5 afin de se faire recenser avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte.

6 Or il advint, comme ils étaient là, que les jours furent accomplis où elle devait enfanter.

7 Elle enfanta son fils premier-né, l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu’ils manquaient de place dans la salle.

8 Il y avait dans la même région des bergers qui vivaient aux champs et gardaient leurs troupeaux durant les veilles de la nuit.

9 L’Ange du Seigneur se tint près d’eux et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa clarté ; et ils furent saisis d’une grande crainte.

10 Mais l’ange leur dit : « Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple :

11 aujourd’hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur, dans la ville de David.

12 Et ceci vous servira de signe : vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche. »

13 Et soudain se joignit à l’ange une troupe nombreuse de l’armée céleste, qui louait Dieu, en disant :

14 « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix aux hommes objets de sa complaisance ! »

15 Et il advint, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, que les bergers se dirent entre eux : « Allons jusqu’à Bethléem et voyons ce qui est arrivé et que le Seigneur nous a fait connaître. »

16 Ils vinrent donc en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche.

17 Ayant vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit de cet enfant ;

18 et tous ceux qui les entendirent furent étonnés de ce que leur disaient les bergers.

19 Quant à Marie, elle conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur.

20 Puis les bergers s’en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, suivant ce qui leur avait été annoncé.

Luc 2:1-20 Bible de Jérusalem

 

D’après ce récit, nous savons que Jésus est né à Bethléem, lors de la période du décret de César Auguste ordonnant le recensement de la population de l’Empire romain. Historiquement, nous savons quand a lieu ce recensement et nous pouvons donc donner une date approximative de la naissance de Jésus, et cette date n’est pas le 25 décembre. Nous y reviendrons plus tard.

Pour se faire recenser, Joseph amène Marie de Nazareth, où il réside, à Bethléem. Marie est enceinte, elle porte Jésus en son sein. Pendant que le couple est à Bethléem, Marie met au monde Jésus dans une étable.

Aussitôt, un ange apparaît à des bergers qui gardaient leurs troupeaux durant la nuit, et leur annonce cette naissance. Le Sauveur du monde est né. Dieu annonce cette Bonne Nouvelle à des gens humbles, car seuls les gens humbles pourront entrer au Royaume de Dieu. Les bergers se rendent au lieu indiqué et constatent la naissance de Jésus et là, ils se mettent à raconter autour d’eux ce qui leur a été révélé.

Le verset 7 indique une chose que les catholiques veulent réfuter à tout prix : Luc emploie le terme « fils premier-né ». Ce terme implique que Marie a eu d’autres enfants après Jésus, ce qui serait logique. Marie, et cela je l’ai déjà dit, est la mère du Christ choisie par Dieu parce qu’elle était sans péché. Marie est donc vierge de péchés.

Luc nous expose un récit très simple de la naissance du Christ et met en avant que cette annonce, d’une importance capitale pour l’humanité, a d’abord été faite à des personnes humbles et pauvres. Ce qui signifie que Dieu ne s’intéresse pas à l’argent, Dieu voit d’abord le cœur. Pour Dieu, une personne riche n’est pas plus importante qu’une personne pauvre, bien au contraire. Pour Dieu, il vaut mieux être pauvre et riche dans son cœur que le contraire.

 

Évangile de Matthieu

saint Matthieu

17 Le total des générations est donc : d’Abraham à David, quatorze générations ; de David à la déportation de Babylone, quatorze générations ; de la déportation de Babylone au Christ, quatorze générations.

18 Or telle fut la genèse de Jésus Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph : or, avant qu’ils eussent mené vie commune, elle se trouva enceinte par le fait de l’Esprit Saint.

19 Joseph, son mari, qui était un homme juste et ne voulait pas la dénoncer publiquement, résolut de la répudier sans bruit.

20 Alors qu’il avait formé ce dessein, voici que l’Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme : car ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit Saint ;

21 elle enfantera un fils, et tu l’appelleras du nom de Jésus : car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

22 Or tout ceci advint pour que s’accomplît cet oracle prophétique du Seigneur :

23 Voici que la vierge concevra et enfantera un fils, et on l’appellera du nom d’Emmanuel, ce qui se traduit : « Dieu avec nous. »

24 Une fois réveillé, Joseph fit comme l’Ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui sa femme ;

25 et il ne la connut pas jusqu’au jour où elle enfanta un fils, et il l’appela du nom de Jésus.

Matthieu 1:17-25 Bible de Jérusalem

1 Jésus étant né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem

2 en disant : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu, en effet, son astre à son lever et sommes venus lui rendre hommage. »

3 L’ayant appris, le roi Hérode s’émut, et tout Jérusalem avec lui.

4 Il assembla tous les grands prêtres avec les scribes du peuple, et il s’enquérait auprès d’eux du lieu où devait naître le Christ.

5 « À Bethléem de Judée, lui dirent-ils ; ainsi, en effet, est-il écrit par le prophète :

6 Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es nullement le moindre des clans de Juda ; car de toi sortira un chef qui sera pasteur de mon peuple Israël. »

7 Alors Hérode manda secrètement les mages, se fit préciser par eux le temps de l’apparition de l’astre,

8 et les envoya à Bethléem en disant : « Allez vous renseigner exactement sur l’enfant ; et quand vous l’aurez trouvé, avisez-moi, afin que j’aille, moi aussi, lui rendre hommage. »

9 Sur ces paroles du roi, ils se mirent en route ; et voici que l’astre, qu’ils avaient vu à son lever, les précédait jusqu’à ce qu’il vînt s’arrêter au-dessus de l’endroit où était l’enfant.

10 À la vue de l’astre ils se réjouirent d’une très grande joie.

11 Entrant alors dans le logis, ils virent l’enfant avec Marie sa mère, et, se prosternant, ils lui rendirent hommage ; puis, ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présents de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

12 Après quoi, avertis en songe de ne point retourner chez Hérode, ils prirent une autre route pour rentrer dans leur pays.

13 Après leur départ, voici que l’Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte ; et restes-y jusqu’à ce que je te dise. Car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. »

14 Il se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Égypte ;

15 et il resta là jusqu’à la mort d’Hérode ; pour que s’accomplît cet oracle prophétique du Seigneur : D’Égypte j’ai appelé mon fils.

16 Alors Hérode, voyant qu’il avait été joué par les mages, fut pris d’une violente fureur et envoya mettre à mort, dans Bethléem et tout son territoire, tous les enfants de moins de deux ans, d’après le temps qu’il s’était fait préciser par les mages.

17 Alors s’accomplit l’oracle du prophète Jérémie :

18 Une voix dans Rama s’est fait entendre, pleur et longue plainte : c’est Rachel pleurant ses enfants ; et ne veut pas qu’on la console, car ils ne sont plus.

19 Quand Hérode eut cessé de vivre, voici que l’Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph, en Égypte,

20 et lui dit : « Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et mets-toi en route pour la terre d’Israël ; car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant. »

21 Il se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère, et rentra dans la terre d’Israël.

22 Mais, apprenant qu’Archélaüs régnait sur la Judée à la place d’Hérode son père, il craignit de s’y rendre ; averti en songe, il se retira dans la région de Galilée

23 et vint s’établir dans une ville appelée Nazareth ; pour que s’accomplît l’oracle des prophètes : Il sera appelé Naz

Matthieu 2:1-23 Bible de Jérusalem

Ce récit raconté par Matthieu sur la naissance de Jésus peut se diviser en trois scènes distinctes qui s’enchaînent.

  • La vision de Joseph

Joseph se préparait à répudier Marie à cause de sa grossesse. Un ange lui apparut alors en songe. Cet ange lui apprend que l’enfant qu’attend Marie vient de l’Esprit Saint et que donc, il ne doit pas répudier Marie, mais prendre soin d’elle et de l’enfant à naître. Puis, l’ange dit que cet enfant devra porter le nom de Jésus. Ce nom est assez banal et répandu à l’époque.

Le projet initial de Joseph, avant que l’ange lui parle en songe, est de « rompre secrètement » avec Marie pour ne pas la diffamer. Or, à cette époque, Joseph devait accomplir cet acte en public. Comment comptait-il s’y prendre pour ne pas entacher la réputation de Marie ? Cela, le texte ne nous l’explique pas.

Notons aussi l’équivalence établie par Matthieu entre le nom de Jésus, qui veut dire « Dieu sauve » et Emmanuel qui signifie « Dieu avec nous ». Cela nous est présenté comme une évidence : lorsque Dieu s’approche de nous, lorsqu’Il est avec nous, ce n’est pas pour juger ou condamner, mais pour sauver.

 

  • La visite de mages

La deuxième partie du texte raconte la visite, après la naissance de Jésus, des mages venus d’Orient jusqu’à Bethléem guidés par une étoile. Avant d’arriver à Bethléem, ces mages s’arrêtent à Jérusalem où ils voient Hérode. Mais, après un avertissement reçu en songe, les mages rentrent chez eux, après avoir vu Jésus, par un autre chemin pour ne pas croiser Hérode, qui veut tuer l’enfant.

Dans ce texte, Matthieu ne nous dit pas le nombre de ces mages. Nous avons supposé qu’ils étaient trois à cause des cadeaux mentionnés : l’or, l’encens et la myrrhe. Matthieu ne donne aucune indication de leurs noms. Les noms de Melchior, Gaspard et Balthazar n’apparaissent que dans un évangile apocryphe daté du VIe siècle intitulé « Le livre arménien de l’enfance du Christ ».

À cette époque, les mages étaient des prêtres de cultes astrologiques. Ils étaient à la fois magiciens et sages. Ils n’étaient pas des rois. Cette royauté leur a été attribuée la première fois par l’évêque saint Césaire d’Arles (470-543) à partir du psaume 72 qui déclare que lorsque Dieu vient, les rois se prosternent devant Lui. En même temps, cela a aussi été fait pour ne pas attirer l’attention sur la profession d’astrologues, pour ne pas valoriser cette profession condamnée par la Bible.

L’étoile qui guide les mages est évidemment liée à l’activité astrologique des mages. On peut supposer qu’il s’agisse d’une comète ou d’une étoile filante. C’est un signe de Dieu, qui va guider les mages jusqu’à Jésus, mais avant de les guider à Bethléem, les fait s’arrêter à Jérusalem. Pourquoi ?

En ce temps-là, les mages étaient chez les Perses et les Mèdes une caste sacerdotale très considérée. Ils formaient le conseil secret des rois, administraient les affaires religieuses et se vouaient à l’étude de la nature et spécialement de l’astronomie. Les mages de ce récit appartiennent à cette caste sacerdotale.

Les mages, après avoir vu Jésus, retournent chez eux, par une autre direction indiquée toujours par l’étoile. Cette direction divine permet d’empêcher l’exécution immédiate des desseins meurtriers d’Hérode, ce tyran qui avait peur pour son trône.

 

  • Pérégrinations de la « Sainte » Famille

La troisième partie du récit de la naissance de Jésus présente la fuite en Égypte, le massacre des enfants, raconté d’ailleurs très sobrement, sans détail. La seule indication que nous avons est que ce massacre concerne les enfants de moins de deux ans, ce qui laisse à penser que ces évènements se sont étalés sur plusieurs mois. Encore une fois, c’est un ange qui apparaît en songe à Joseph et qui lui dit de s’établir en Égypte, car Hérode cherche à tuer Jésus. En faisant tuer tous les enfants de moins de deux ans à Bethléem, Hérode accomplit l’oracle du prophète Jérémie : « Une voix dans Rama s’est fait entendre, pleur et longue plainte : c’est Rachel pleurant ses enfants ; et ne veut pas qu’on la console, car ils ne sont plus » Matthieu 2:18

Cela nous montre que Jésus n’est pas venu sur Terre pour détruire l’Ancien Testament, mais bien pour l’accomplir.

À la mort d’Hérode, sous la directive de l’ange, Joseph et Marie retournent en Israël et s’installent à Nazareth. Nous ne savons pas si Joseph et Marie avaient déjà vécu à Nazareth. Nous savons qu’ils s’y sont installés par peur d’Hérode et d’Archélaüs, accomplissant ainsi l’oracle des prophètes.

 

Quelques remarques sur l’Évangile de Matthieu

Le Nouveau Testament

 

Dans son récit, Matthieu met en lumière Joseph qui devient le personnage le plus important de son histoire alors que Marie reste en retrait, au second plan. En effet, Matthieu ne nous dit presque rien sur Marie qui est effacée, muette, passive. C’est Joseph qui agit et qui décide. C’est Joseph qui reçoit les directives de l’ange du Seigneur en songe.

Dans l’évangile de Luc, c’est Marie qui reçoit l’Annonciation. Dans l’évangile de Matthieu, c’est Joseph qui la reçoit. C’est aussi à lui de donner un nom à cet enfant que porte Marie. Dans ce récit, on ne connaît rien de Marie, on ne connaît ni ses pensées, ni ses joies, ni ses inquiétudes. C’est à peine si elle compte. Luc la met davantage en avant, mais Matthieu la place au rang quasiment d’objet, ne lui donne aucune dévotion. Était-ce parce que Matthieu n’avait aucune considération pour les femmes, qui sont vues comme des objets à cette époque ? Ou une réaction contre une vénération jugée abusive de Marie ? Nous l’ignorons.

Dans son récit, Matthieu nous abonde d’évènements surnaturels. Il décrit un monde enchanté, un monde où les interventions divines se multiplient. Matthieu mentionne quatre songes en quelques lignes. Dans trois de ces songes, les anges interviennent directement pour guider le rêveur. Une étoile qui se déplace pour montrer le chemin. Des mages apparaissent dans l’étable. Matthieu veut nous montrer que la naissance de Jésus est un acte divin, que Jésus est le Messie tant attendu et annoncé par l’Ancien Testament.

D’ailleurs, Matthieu souligne que Jésus accomplit les prophéties, que son histoire correspond à ce qu’annoncent les textes de l’Ancien Testament. La fuite en Égypte vient d’un verset du prophète Osée, le massacre des enfants vient d’un passage du prophète Jérémie. La conception virginale accomplie la prophétie d’Esaïe : « voici la vierge sera enceinte ».

Encore une fois, Matthieu souligne tous ces faits pour nous montrer que Jésus est bien le Messie tant attendu par les textes de l’Ancien Testament. Matthieu souligne l’importance et la signification religieuse de cette naissance.

Dans son texte, Matthieu fait apparaître Jésus comme un nouveau Moïse. Or, dans le judaïsme du premier siècle, Moïse revêt une importance centrale, bien supérieure à celle de David ou à celle d’Élie. Jésus est un descendant de David. En Deutéronome, nous pouvons lire, à la fin : « il ne s’est plus levé en Israël de prophètes comme Moïse, il est incomparable ». Mais s’il ne s’en est plus levé, c’est qu’il s’en lèvera un dans l’avenir. D’où cette idée d’un « nouveau Moïse ». Il faut comprendre qu’il n’y a pas égalité entre Moïse et Jésus. Moïse était venu sauver les Juifs, Jésus est venu sauver tout le monde. En ce sens, Jésus est supérieur à Moïse. Moïse gouverna le peuple juif et leur enseigna la doctrine du Dieu unique. Les autres prophètes, après Moïse, annonçaient déjà la venue de Jésus, le Sauveur du Monde. Jésus-Christ annonça à toutes les nations le message de Dieu. Il a été l’initiateur et le législateur d’une vie nouvelle. Moïse libéra le peuple juif de l’esclavage, Jésus a rendu la liberté à l’humanité tout entière.

Le texte de Matthieu nous montre l’importance du tournant que représente Jésus dans l’histoire religieuse de l’humanité, une importance supérieure au tournant opéré par Moïse ou par Bouddha ou par le Coran et par d’autres religions. Ce tournant est toujours d’actualité, nous en ressentons encore ses bénéfices. Notre spiritualité, notre foi, toute notre vie dépendent de ce tournant, dépendent de Jésus. Tout ce qu’il se passe dans le monde est en rapport avec Jésus-Christ. Prenez par exemple le Nouvel Ordre Mondial qui s’évertue à détruire le christianisme. Pourquoi ? Parce que ce Nouvel Ordre Mondial ne pourra pas se mettre en place tant qu’il y aura encore des personnes qui croiront au Christ et qui se battent pour la justice. Le Nouvel Ordre Mondial est profondément antichristique et veut imposer un monde de souffrance. Le christianisme annonce un message de paix et d’humanité incompatible avec le Nouvel Ordre Mondial. Si l’on enseignait davantage les paroles du Christ, ensemble, on pourrait faire reculer le Nouveau Monde, et avec lui les satanistes, les pédosatanistes, les francs-maçons, le New Age… On pourrait construire un monde meilleur, où chacun travaillerait et mangerait à sa faim, un monde sans destruction de l’environnement, un monde en accord avec la nature.

Matthieu nous montre aussi que Jésus n’est pas venu abolir l’Ancien Testament, mais qu’il est venu le continuer. Si Moïse symbolise la loi, Jésus ne la supprime pas, il la prend en compte. Le christianisme est une relation vivante avec Dieu et donc Jésus-Christ. C’est ce mystique qui libère l’homme et qui le fait vivre en harmonie avec la nature. Une religion sans mystique est une religion hypocrite qui emprisonne l’homme dans un moralisme culpabilisateur. C’est pour cela que nous devons revenir au christianisme de ses débuts, du temps des premiers chrétiens, afin de suivre réellement Jésus-Christ.

 

Le 25 décembre

La Nativité de Jésus

 

La Bible ne donne pas la date de naissance de Jésus-Christ. Personne ne sait exactement quand Jésus est né. Par contre, la Bible mentionne deux détails relatifs à l’époque de sa naissance, détails qui nous font dire que Jésus n’est pas né le 25 décembre.

Le texte de Luc mentionne un recensement opéré par un édit de César Auguste. Cet édit précisait que tout le monde devait se faire recenser « dans sa propre ville », ce qui pouvait représenter un trajet, pour certains, d’une semaine, voire plus. Le but de ce recensement était probablement de lever des impôts et de recruter des hommes pour l’armée. Cette mesure était donc très impopulaire. Et César Auguste était bien trop intelligent pour ajouter, à cette tâche déjà impopulaire, une directive forçant beaucoup à voyager en plein hiver. Donc, probablement que ce recensement eut lieu au printemps ou au début de l’automne.

Un autre détail, toujours dans le texte de Luc : nous savons que les bergers surveillaient leurs troupeaux la nuit et que les brebis vivaient en plein air. En ce temps là, en Palestine, les troupeaux étaient dehors de fin mars à la mi-novembre et passaient l’hiver dans des bergeries. Donc, là, on peut clairement dire que Jésus n’a pas pu naître un 25 décembre.

On peut déterminer quand Jésus est né en partant de la date de sa mort. Nous savons qu’il a été crucifié à la Pâque en l’an 33 (le 14 Nisan). Nous connaissons la date de célébration de cette fête Juive, qui avait lieu au printemps. Or, Jésus avait à peu près 30 ans lorsqu’il a commencé son ministère qui a duré trois ans et demi. Il est donc né au début de l’automne de l’an 2 avant notre ère.

La date du 25 décembre a été choisie pour célébrer la naissance de Jésus, donc Noël pour christianiser des fêtes païennes. À Rome, du 17 au 24 décembre, se tenaient les Saturnales, fête en l’homme de Saturne, divinité des semailles et de la fertilité. En Orient se tenait le culte de Mithra, divinité de la lumière, où l’on sacrifiait, le 25 décembre, un jeune taureau pour célébrer la naissance du dieu solaire. On retrouve des traces de fêtes similaires un peu partout dans le monde qui coïncident avec le solstice d’hiver. On chercha donc à christianiser ces fêtes païennes pour attirer plus facilement les foules afin de les convertir au christianisme.

Le jour du solstice d’hiver a toujours été un jour très important pour tous les peuples, c’est le moment où les jours commencent à rallonger, où le soleil renaît. Les hommes ont toujours voulu célébrer ce temps afin de mieux espérer le retour du printemps, de la lumière et de la vie.

Enfin, sachez qu’à aucun moment, la Bible ne demande aux chrétiens de célébrer la naissance du Christ. Noël reste une fête de tradition chrétienne, mais pas une fête biblique.

Pour nous chrétiens, qui fêtons la naissance du Christ le 25 décembre, cela n’a pas trop d’importance. Il est bon de se rappeler la naissance du Sauveur du monde. Noël est une fête qui rassemble et doit le rester. Certains fêteront la naissance du Christ, d’autres le Père Noël. L’important est de ne pas perdre l’esprit de Noël qui anime cette fête particulière. Malheureusement, cet esprit se perd. Aujourd’hui, Noël est devenu une fête commerciale et une fête qui génère des conflits. On a voulu gommer le côté chrétien de cette fête, et la plupart des personnes vénèrent les cadeaux plutôt que le fait d’être en famille et de partager un repas. Noël est devenu une fête où la surconsommation bat son plein et a donc perdu son essence. Noël devrait être une fête où l’on célébrerait l’entraide, l’humilité, l’amour des autres, une fête qui réunit, qui rassemble. Mais encore une fois, le Nouvel Ordre Mondial est passé par là pour détruire quelque chose de beau.

 

Marie d’Ange

 

Pour aller plus loin

Une formation complète pour ceux qui veulent contourner le système mis en place par les grandes maisons d’édition.

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2 commentaires sur “La naissance du Christ

  1. En parlant de Jésus je vous recommanderais de regarder cette bande-annonce inquiétante d’une série netflix sur l’antéchrist en cliquant sur le lien ci-joint : https://youtu.be/hnGtgjb-hdk

    1. Bonjour,
      Merci pour ce partage. Je viens de visionner la bande-annonce et lire certains commentaires. C’est en effet très inquiétant et cela confirme beaucoup de choses.
      Marie d’Ange

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