La maison hantée de Hempempont

 

La maison hantée de Hempempont est certainement la maison la plus connue de France. Cette maison d’architecture hitchcockienne a tout pour alimenter les rumeurs. Son histoire parle d’un enfant disparu dans des conditions étranges, d’un fantôme, d’un suicide. Devenue église évangélique, un incendie va la ravager faisant penser à une malédiction. Aujourd’hui démolie, elle continue d’alimenter les chroniques. Voici l’histoire de la maison d’Hempempont.

 

La maison d’Hempempont

La maison de Hempempont avant l’incendie du 30 novembre 2015, image de GougleStreetView

 

La maison d’Hempempont est située à Villeneuve-d’Ascq, dans le département du Nord. Elle reste la plus connue des maisons hantées dans le milieu des chasseurs de fantômes. On parle de maison maudite, de maison hantée par un fantôme, de malédiction. Ici, toute l’histoire serait partie d’une famille qui aurait perdu un jeune enfant dans des conditions étranges à l’intérieur de la maison.

La maison a eu plusieurs propriétaires, qui, d’après la légende, n’y resteront pas longtemps à cause des phénomènes de hantise qui s’y produisent. On parle d’un fantôme, de bruits suspects… Et lorsque ce sont les évangélistes qui s’y établissent pour y installer leur église, là encore, ils n’y resteront pas longtemps à cause d’un incendie criminel qui va ravager la maison.

Et lorsqu’en juin 2015, la maison est détruite par des pelleteuses, on vient presque à regretter que ces engins de chantier ne subissent pas de pannes mécaniques pour alimenter les rumeurs. Mais non, rien de tel sur le chantier de démolition et aujourd’hui, cette maison qui a tant défrayé la chronique n’existe plus.

 

 

L’histoire de la maison d’Hempempont

La maison avant l’incendie

 

Nous sommes en 1939. La maison d’Hempempont abrite une petite famille discrète, lorsque cette même famille déclare la mort de leur enfant de 5 ans, à l’intérieur de la maison, disparu dans des conditions inexpliquées. Les causes de la mort sont encore aujourd’hui inexpliquées. Mais, nous sommes à l’époque de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux massacres ont eu lieu dans ce village de Villeneuve-d’Ascq par la Waffen SS.

Rappelons-nous la fusillade de 86 civils près de la gare d’Ascq, évènement qui a déclenché une vague d’hostilité des Nordistes contre les Allemands. Cet évènement n’a aucune relation avec l’affaire qui nous intéresse aujourd’hui, mais il montre que les nazis ne laissaient guère de preuves sur leurs agissements meurtriers, et que la mort de ce jeune enfant a pu être causée par ces bouchers sanguinaires.

Après la mort de cet enfant, plusieurs faits étranges se produisent dans la maison, comme des bruits de pas, accompagnés par des cris ou des pleurs d’enfants. Ces sons sont entendus par plusieurs témoins.

Dans la maison, plusieurs locataires se sont succédé et la plupart ont subi des phénomènes étranges les obligeant à déménager. On parle même de trois locataires, trois hommes, qui se seraient pendus dans la chambre de l’enfant disparu. Et il n’en faut pas moins pour qu’une légende naisse.

Le propriétaire de la maison a entrepris des travaux de rénovation. Plusieurs entreprises de bâtiment ont été appelées sur les lieux pour procéder à ces rénovations. Et l’on dit que certains ouvriers ont trouvé leurs travaux de maçonnerie endommagée durant la nuit. Là encore, il n’y a aucune explication à ce phénomène, sauf peut-être celle du plaisantin qui entrait sur le chantier la nuit et qui détruisait le travail des ouvriers afin de prolonger la légende de la maison hantée.

En septembre 2006, la maison hantée d’Hempempont devient une Église Évangéliste. Et aucun phénomène paranormal ne fut mentionné. La bâtisse retrouva son calme. Jusqu’à la fin de l’année 2014, où un incendie la ravagea, un acte criminel commis par deux frères âgés de 18 et 26 ans. Ils seront condamnés par la justice à 18 mois de prison le 8 janvier 2015. Et leur mère à 3 mois de prison pour recels d’objets volés ; car oui, l’incendie a été perpétré dans le but de cacher un cambriolage et d’effacer toutes les traces.

 

 

Après l’incendie

Article de presse

 

Le pasteur Emmanuel Kamondji, chef de l’église Évangéliste de Hempempont, a veillé personnellement à la destruction du bâtiment. Et d’après les rumeurs, le démolisseur lui-même a pris ses précautions. D’habitude, plusieurs ouvriers sont au pied de la pelle hydraulique pour trier les matériaux. Mais là, l’ordre est donné de mettre d’abord la maison à terre avant de trier, histoire d’éviter d’éventuelles tuiles volantes… Comme quoi la rumeur est tenace.

Et les travaux démarrent. On s’attendrait presque à des pannes mécaniques des engins, à des accidents… mais la maison se laisse démolir sans broncher. C’en est presque décevant. Et lorsque la maison s’écroule, le pasteur est nostalgique, lui qui avait tant fait pour sa rénovation.

Depuis l’incendie, les fidèles ont trouvé refuge dans une maison d’un particulier. Emmanuel Kamondji pense parfois à faire reconstruire son église à Hempempont, mais l’indemnisation de l’assurance ne lui permet pas de réaliser un tel projet. Alors oui, parfois il pense que le site est peut-être maudit.


Que penser de cette histoire ?

La maison après l’incendie

 

Le point de départ est la mort d’un enfant, puis on se met à parler de phénomènes paranormaux. Mais aucun témoignage n’a été vérifié. On a beaucoup de « on m’a dit » ou « on dit », mais rien de véritablement concret. C’est d’ailleurs comme cela que naissent souvent les légendes. On dit aussi qu’il y a eu trois suicides dans la maison. Là encore, il n’y a rien qui puisse vérifier ces drames. Puis, une église Évangéliste prend place à l’intérieur de la demeure, et là, on ne déplore plus aucun évènement surnaturel. Peut-être que le diable a fui devant les prières ? Cette question est bien sûr ironique. Et puis, il y a la démolition. Tout le monde s’attendait à une révolte de la maison, à des phénomènes bizarres arrivant pour entraver cette démolition. Mais rien.

Voici mon avis : je pense que cette maison n’abritait aucun fantôme, aucun démon. C’était une vieille maison, et comme toutes les vieilles maisons, les murs vibraient de son histoire. Si un phénomène dramatique, comme la mort d’un enfant, se passe à l’intérieur des murs d’une maison, l’énergie négative dégagée par cette disparition augmentée de l’énergie négative dégagée par la tristesse, l’impuissance, la révolte et la peine des parents, vont s’imprégner dans les murs. C’est comme un négatif d’une photographie à un instant T. Mais rien de paranormal. Et celui qui est sensible à ces énergies ressentira un malaise à l’intérieur de la maison, un sentiment d’oppression.

J’ai l’habitude de dire que les lieux hantés sont très rares, car la plupart du temps, ce sont les habitants d’une maison qui créent des phénomènes paranormaux. Il y a des cas de réelles maisons hantées, comme la ferme d’Harrisville. Mais ces cas restent rares. Dans la ferme d’Harrisville, il y a une histoire de pacte démoniaque, de sorcellerie. Une mort violente et subite peut entraîner quelques phénomènes paranormaux. Cependant, cela reste rare. Par contre, des phénomènes surnaturels peuvent survenir dans un lieu qui a abrité des messes noires ou dans une maison qui a servi à des rituels de magie.

Sources : 20minutes.fr, lavoixdunord.fr

 

Marie d’Ange

Pour aller plus loin

 

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