Mütter Museum, le musée des horreurs

Dans ce musée américain, rien de surnaturel va-t-on me dire. Sauf que si l’on y regarde de plus près, les bizarreries que l’on y croise restent de grands mystères pour la science. Squelettes, crânes, objets chirurgicaux, siamois dans des bocaux, difformités humaines… cohabitent. Le musée fait froid dans le dos et c’est pourquoi j’ai eu envie de vous en parler sur ce blog. Car il y règne une atmosphère oppressante, comme si la porte d’entrée de l’enfer se trouvait toute proche. Un musée hanté par les atrocités de la nature.

 

 

Le Mütter Muséum

La façade du musée

 

Le Mütter Museum est un musée de la médecine situé dans le quartier de Center City à Philadelphie États-Unis. Ce musée fait partie du College of Physicians of Philadelphie.

De l’extérieur, la bâtisse semble normale. Mais à l’intérieur, on y croise l’horreur à chaque regard. Crânes fendus ou troués avec description précise de la cause de la mort, squelettes difformes, squelettes de nains ou de géants, squelettes attaqués par la maladie ou rongés par des bactéries voraces, des empreintes de visages en cire défigurés, des photos d’hommes, de femmes, d’enfants difformes, des siamois dans des bocaux, des tumeurs, des fœtus, des bébés difformes… et surtout, cerise sur le gâteau, la plus grosse déjection jamais découverte ! Le tout dans un espace feutré et oppressant. On se croirait en enfer. Le Mütter Museum est bien le musée de l’horreur dans toute sa splendeur !

 

La plus grosse déjection jamais trouvée.

 

À ce moment, une question me vient à l’esprit : comment la nature, si belle, si douce, peut-elle engendrer de telles atrocités si ce n’est aider par des forces démoniaques ?

Cette collection d’atrocités médicales fut constituée par le docteur Thomas Dent Mütter en 1858. Le but était de faire des recherches médicales sur les maladies et autres difformités de l’homme. 


Ce musée est un véritable lieu des mystères de la science. Que l’on s’entende, ce musée n’est pas un musée de la torture ou de l’horreur, mais bien un musée médical. Même si la vue de squelettes attaqués par la maladie de Pott ou de fœtus et bébés dans du formol ou encore de corps disloqués peut effrayer, il faut se dire que tout cela a servi et sert encore la science.

Avec tous ces morts concentrés au même endroit, il n’est pas surprenant de sentir des entités lorsque l’on visite le musée.

 

 

 

Des bizarreries médicales

 

Chaque crâne raconte son histoire.

 

Dans une pièce, on peut voir une centaine de crânes humains. Chaque crâne présente une blessure, ronde, longiligne, ovale… Sous chaque crâne, il y a une courte description qui détaille comment le propriétaire a trouvé la mort. Cela fait froid dans le dos. On peut voir précisément les dégâts que fait une balle qui entre dans un crâne, ou un coup avec un couteau.

Plus loin, on croise le cadavre sous-verre d’une femme morte de la Fièvre Jaune en 1792. En réalité, personne ne sait de quoi cette pauvre femme est morte et en guise de sépulture, son cadavre à moitié pourri est montré là. Berk. Il n’y a qu’un pas pour que cette femme ne se venge pas de ce qu’on lui fait subir !

Ensuite, il y a tous ces portraits de gens très difformes, un visage coupé en deux, des cadavres de nouveau-nés, un colon de plus de deux mètres de long, des fœtus difformes… Les atrocités se suivent sans se ressembler.

 

Un squelette siamois

 

Bref, le Mütter Museum a tout pour nous retourner l’estomac. Et à côté de toutes ces difformités physiques, de toutes ces maladies, notre pauvre scoliose n’est rien finalement. Au moins, cela a le mérite de nous aider à relativiser.

 

Difformité humaine : un cas de hôlicorne

 

Ha oui j’oubliais ! Dans ce musée cauchemardesque, on trouve des tranches du cerveau d’Albert Einstein sur des plaquettes à microscope. Comme si l’on peut trouver une explication de son QI si extraordinaire en disséquant son cerveau.

 

 

Si vous aimez ce genre de choses bizarres et dégoûtantes et si vous ne pouvez vous rendre aux États-Unis, sachez qu’il existe à peu près le même musée en France, le musée Fragonard de Maisons-Alfort. Personnellement, ce genre d’endroit ne m’attire pas beaucoup, car à chaque cadavre, à chaque difformité de la nature, j’y vois l’œuvre de démons. Oui, je sais, je suis un peu extrême.

Marie d’Ange

 

Pour aller plus loin

 

 

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