Le langage du Diable II

Continuons de parcourir le langage du diable, d’autres définitions propres au Diable.

Pour ce billet, j’ai choisi quelques définitions qui me parlent dans le livre d’Ambrose Bierce « Le Dictionnaire du Diable », car j’aime vous titiller chers lecteurs, avec des mots.

 

 

Philosophie : Itinéraire comportant de nombreuses routes qui mènent de nulle part à rien.

Je n’ai jamais rien compris à la philosophie. Pour moi, la philosophie est l’art de discuter, de poser des questions à l’infini, sans jamais aboutir.

Idiot : Membre d’une nombreuse et puissante tribu dont l’influence sur les affaires humaines a toujours été prépondérante. L’activité de l’idiot ne se limite pas à un domaine donné de la pensée ou de l’action, mais en « imprègne et réglemente l’ensemble ». L’idiot a toujours le dernier mot ; sa décision est sans appel. Il détermine les courants en matière d’opinion et de goût, fixe des restrictions au discours et circonscrit la conduite avec une limite à ne pas franchir.

Les idiots sont partout et se développent plus que le sage.  


Immigrant : Individu borné qui pense qu’un pays est mieux qu’un autre.

Il n’y a pas de pays mieux qu’un autre. Il y a simplement une différence culturelle et idéologique. Mais, mélanger les cultures et les idéologies peut donner de bonnes choses, comme donner de mauvaises choses…

Distance : La seule chose que les riches veulent bien laisser les pauvres considérer comme leur, pourvu qu’ils la gardent.

Et que les pauvres se tiennent bien loin des riches. Il ne faut surtout pas qu’ils leur fassent de l’ombre.

Diagnostic : Pronostic d’une maladie établi par un médecin en fonction du pouls et du porte-monnaie du patient.

Aujourd’hui, la médecine est à deux vitesses, une pour les riches et une pour les pauvres. En d’autres termes, si tu n’as pas les moyens de te soigner, hé bien souffre et meurt en silence, loin du riche s’il te plaît ! Il ne faut surtout pas le perturber avec tes maux !

Cerveau : Appareil avec lequel nous pensons que nous pensons. Ce qui distingue l’homme qui se contente d’être quelque chose de celui qui souhaite faire quelque chose. Un homme fortuné, ou qui a été propulsé à un poste important, a souvent un cerveau si plein que son entourage ne peut garder son chapeau sur la tête. Dans notre civilisation et sous notre forme républicaine de gouvernement, le cerveau est à ce point honoré qu’on le récompense en le dispensant de servir dans l’administration.


Le cerveau est certainement l’organe le plus compliqué et le plus mystérieux des organes que comptent un animal ou un homme. À la différence des animaux, l’homme est doué de raison. Ce qui ne veut pas dire qu’il est raisonnable. Aujourd’hui, il faut être intelligent, fourbe et sans pitié pour s’imposer dans notre monde de dingues.

Main : Instrument singulier porté à l’extrémité du bras humain et en général fourré dans la poche de quelqu’un.

Eh oui !

Frontière : En géographie politique, ligne imaginaire entre deux nations qui sépare les droits imaginaires de l’une des droits imaginaires de l’autre.

Les frontières ont été inventées par l’homme pour mettre en place la notion d’étranger. Avec les frontières, on dit adieu à notre liberté de nous déplacer.

Voilà, on va s’arrêter là.

 

Marie d’Ange

 

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