Le jardin d’Eden

Après le très beau poème de la Création, nous continuons l’étude de la Bible avec l’histoire du Jardin d’Éden. Une histoire très ancienne, bien plus ancienne même que le poème de la Création, que l’on se racontait le soir, dans les campements. Ce n’est que bien plus tard qu’elle fut mise par écrit. Son enseignement est colossal et c’est cela que nous allons découvrir dans ce nouvel article consacré à la compréhension de la Bible.

 

 

Étude du deuxième chapitre de la Genèse.

Cette histoire du Jardin d’Éden pourrait presque commencer comme un conte de fées : il était une fois, dans un magnifique jardin que Dieu avait créé, et où poussaient deux arbres magnifiques, et tant d’autres arbres tout aussi magnifiques, que naquit le premier homme, façonné des mains de Dieu. Dieu a créé et insufflé le souffle de la vie à Adam, le père de l’humanité, le premier homme, et l’a placé dans ce jardin luxuriant que l’on appelle le Jardin d’Éden.

Déjà, nous avons conscience que Dieu, parmi toutes les créatures mises dans le Jardin d’Éden, tous les animaux, accorde une attention particulière à l’homme.

Mais cet homme seul s’ennuie. Alors Dieu décide de lui façonner une compagne de même nature. On comprend que l’homme à l’image de Dieu n’est pas un être solitaire, c’est un couple.

Lisons ce merveilleux passage biblique et décryptons-le.

¹Ainsi furent achevés le ciel et la terre, avec toute leur armée.

²Dieu conclut au septième jour l’ouvrage qu’il avait fait et, au septième jour, il chôma, après tout l’ouvrage qu’il avait fait.

³Dieu bénit le septième jour et le sanctifia, car il avait chômé après tout son ouvrage de création.

⁴Telle fut l’histoire du ciel et de la terre, quand ils furent créés. Au temps où Yahvé Dieu fit la terre et le ciel, ⁵il n’y avait encore aucun arbuste des champs sur la terre et aucune herbe des champs n’avait encore poussé, car Yahvé Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre et il n’y avait pas d’homme pour cultiver le sol.

⁶Toutefois, un flot montait de terre et arrosait toute la surface du sol.

⁷Alors Yahvé Dieu modela l’homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l’homme devint un être vivant.

⁸Yahvé Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient, et il y mit l’homme qu’il avait modelé.

⁹Yahvé Dieu fit pousser du sol toute espèce d’arbres séduisants à voir et bons à manger, et l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

¹ºUn fleuve sortait d’Éden pour arroser le jardin et de là il se divisait pour former quatre bras.

¹¹Le premier s’appelle le Pishôn : il contourne tout le pays de Havila, où il y a l’or ; ¹²l’or de ce pays est pur et là se trouvent le bdellium et la pierre de cornaline.

¹³Le deuxième fleuve s’appelle le Gihôn : il contourne tout le pays de Kush.

¹⁴Le troisième fleuve s’appelle le Tigre : il coule à l’orient d’Assur. Le quatrième fleuve est l’Euphrate.

¹⁵Yahvé Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Éden pour le cultiver et le garder.

¹⁶Et Yahvé Dieu fit à l’homme ce commandement : « Tu peux manger de tous les arbres du jardin.

¹⁷Mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal tu ne mangeras pas, car, le jour où tu en mangeras, tu deviendras passible de mort. »

¹⁸Yahvé Dieu dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Il faut que je lui fasse une aide qui lui soit assortie. »

¹⁹Yahvé Dieu modela encore du sol toutes les bêtes sauvages et tous les oiseaux du ciel, et il les amena à l’homme pour voir comment celui-ci les appellerait : chacun devait porter le nom que l’homme lui aurait donné.

²ºL’homme donna des noms à tous les bestiaux, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes sauvages, mais, pour un homme, il ne trouva pas l’aide qui lui fût assortie.

²¹Alors Yahvé Dieu fit tomber une torpeur sur l’homme, qui s’endormit. Il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place.

²²Puis, de la côte qu’il avait tirée de l’homme, Yahvé Dieu façonna une femme et l’amena à l’homme.

²³Alors celui-ci s’écria : « Pour le coup, c’est l’os de mes os et la chair de ma chair ! Celle-ci sera appelée « femme », car elle fut tirée de l’homme, celle-ci ! »

²⁴C’est pourquoi l’homme quitte son père et sa mère et s’attache à sa femme, et ils deviennent une seule chair.

²⁵Or tous deux étaient nus, l’homme et sa femme, et ils n’avaient pas honte l’un devant l’autre.

Genèse chapitre 2, Bible de Jérusalem

  • Verset 1 : « Ainsi furent achevés le ciel et la terre, avec toute leur armée. »

On comprend que Dieu a achevé son travail d’arrangement commencé au chapitre 1 de la Genèse, le Poème de la Création. Dieu a achevé la construction du monde, ainsi que de l’armée des cieux, c’est-à-dire les astres. Le terme « armée » fait référence à quelque chose de parfait, de rangée, d’un ordre parfait. Tout est donc en place.

  • Verset 2 : « Dieu conclut au septième jour l’ouvrage qu’il avait fait et, au septième jour, il chôma, après tout l’ouvrage qu’il avait fait »

Au sixième jour, l’œuvre était complète et Dieu se reposa au septième jour.

Remarquons le mot « chômer », traduction du mot hébreu « schabath », d’où découle le mot sabbat. C’est de ce passage que découle l’idée d’un repos à prendre le septième jour, après six jours de labeur. 

  • Verset 3 : « Dieu bénit le septième jour et le sanctifia, car il avait chômé après tout son ouvrage de création. »

Dieu bénit et sanctifie le septième jour, ce qui signifie que Dieu le rend prospère et fort. C’est donc la joie céleste qui doit remplir ce jour de repos.  

Sanctifier signifie que Dieu met à part le septième jour pour une destination sainte, ce qui s’applique naturellement à tous les repos humains (sabbats) qui se suivront de semaine en semaine et d’année en d’année.

Ce sont donc tous les septièmes jours qui sont bénis et consacrés à Dieu. Ce jour du sabbat, l’homme doit contempler l’œuvre divine, et doit participer à la joie de Dieu. Il peut se réjouir en contemplant sa propre œuvre de la semaine, profiter de ce jour pour être heureux en famille.

Moïse, dans le quatrième commandement, rappellera ce jour de repos sanctifié et son ordonnance (Observer le sabbat).

Tous les fidèles sont invités à ne pas oublier ce jour consacré. Mais pour l’observer, encore faut-il qu’il soit précédé du travail de la semaine.

C’est pourquoi le travail le dimanche (sauf pour certaines professions, médecins, infirmiers, sauveteurs, agriculteurs, car les bêtes doivent être nourries tous les jours…) est une offense à Dieu. Aujourd’hui, la quasi-totalité des grandes surfaces est ouverte le dimanche, au moins le matin. Ce qui force le personnel à travailler le dimanche et ce qui pousse les gens à consommer au lieu de se tourner vers Dieu et consacrer ce jour de repos à la famille. Dans ce monde moderne, tout est fait pour nous éloigner de Dieu. A-t-on vraiment besoin de faire ses courses le dimanche lorsque toutes les enseignes sont ouvertes tous les autres jours de la semaine ? Posez-vous la question…

  • Verset 4 : Telle fut l’histoire du ciel et de la terre, quand ils furent créés. Au temps où Yahvé Dieu fit la terre et le ciel,

Phrase d’introduction qui va permettre la transition. Dieu a créé le ciel, la terre, a béni le ciel et la terre, s’est reposé au 7e jour et a consacré ce jour de repos. Après cela, il y aura la création de l’homme.

Les versets 5 à 7 : la Création de l’homme

 

  • Verset 5 : il n’y avait encore aucun arbuste des champs sur la terre et aucune herbe des champs n’avait encore poussé, car Yahvé Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre et il n’y avait pas d’homme pour cultiver le sol.

Avant la venue de l’homme sur terre, il n’y avait pas d’arbuste, pas de champs, pas d’herbe, car Dieu n’avait pas encore fait pleuvoir et n’avait pas encore créé l’homme pour cultiver le sol.

Comprenez que toute culture a besoin d’eau et de la main de l’homme pour grandir. Cela rejoint le premier chapitre de la Genèse, le poème de la Création, où j’expliquais que Dieu a laissé la Création aux mains de l’homme et que c’est à lui d’en prendre soin, de la protéger, de la chérir et de la faire grandir.

Remarquez qu’en utilisant les termes « herbe des champs » et « arbuste des champs », la Bible nous montre qu’elle parle des légumes et des céréales, de toutes les plantes que l’homme peut cultiver et qui poussent à l’aide de la main de l’homme, ainsi que les arbres. Cela exclut donc toutes les plantes sauvages qui se développent sans l’aide de l’homme, mais qui peuvent ravager et étouffer un champ de culture.

Les herbes de culture ne peuvent se développer s’il manque d’eau (manque de pluie) et en l’absence du travail de l’homme. Dieu va remédier à ces deux causes en faisant pleuvoir et en créant l’homme pour cultiver la terre. Donc, pour se nourrir, l’homme doit travailler, doit gagner son pain quotidien par le travail. C’est l’idée sous-jacente qui jaillit de ce verset et que certains oublient trop vite. Il n’est pas normal, lorsqu’on est valide et en capacité de travailler, de rester chez soi et de toucher de l’argent à ne rien faire. Tout être humain doit participer au travail, doit accomplir sa tâche quotidienne.

Pluie et travail humain, voici les deux choses nécessaires pour cultiver la nourriture de l’homme. On ne comprend pas bien la liaison entre la pluie et la main de l’homme lors d’une première lecture. Mais si l’on y réfléchit, on peut établir cette liaison par le fait que dans les régions très chaudes, où il pleut rarement, l’intervention de l’homme qui construira des canaux d’irrigation sera nécessaire pour cultiver la terre. Sans eau, point de culture. Tout serait aride et sec. L’eau est donc source de vie. 

  • Verset 6 : Toutefois, un flot montait de terre et arrosait toute la surface du sol.

De l’eau monta de la surface de la Terre. Ce n’est donc pas de la pluie qui tombe du ciel, mais ce verset parle bien des nappes phréatiques qui suffisent dans un premier à donner l’eau nécessaire à la plante pour son développement. On sait, aujourd’hui, ce que sont ces nappes phréatiques, on connaît leur utilité et leur fonctionnement. Cette eau qui était sous la terre et qui remonta à la surface remplaça donc pour un temps la pluie et fut suffisante à donner au sol une certaine fertilité. Cette eau jaillissait de la terre et formait des fleuves.

D’après ce passage, nous pouvons supposer que la pluie n’était pas présente lors de la venue des premiers hommes sur terre, et qu’elle est venue bien plus tard. Si l’on se penche sur l’histoire de la planète, cela n’est pas aussi farfelu que cela, puisque la terre fut plongée un temps dans l’obscurité après la météorite qui fut la cause de la disparition des dinosaures. Tout fut chamboulé. Mais nous savons que l’eau était présente sur terre, dans son sous-sol, donc, comme la Terre s’est redessinée au fur et à mesure, cette eau prisonnière du sous-sol a pu remonter à la surface sous la forme d’un fleuve et irriguer les sols. L’homme, par la suite, a donc profité de cette aubaine pour cultiver sa terre. Mais, rien ne nous permet d’affirmer que les premières pluies sont tombées lors du déluge (épisode de l’Arche de Noé).

Ce que nous pouvons supposer grâce à ce récit, c’est que les nappes phréatiques existaient, ainsi que les fleuves qui permettaient à l’eau de circuler dans tout le Jardin d’Éden, lieu de naissance du premier homme.

  • Verset 7 : Alors Yahvé Dieu modela l’homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l’homme devint un être vivant.

Ce passage relate la création de l’homme. Ce récit fait ressortir les traits constitutifs de son être, qui sont au nombre de deux : le corps qui est fait de la poussière du sol, et l’âme qui est faite du souffle de Dieu.

Donc, le corps appartient à la terre, tandis que l’âme appartient à Dieu. Le corps retournera à la terre après sa mort, tandis que l’âme reviendra vers Dieu pour vivre l’éternité.

C’est le souffle de Dieu qui donna la vie à l’homme. Dieu insuffla la vie dans l’homme. Modelé par la terre du sol, l’homme était inerte, mort. Dieu insuffla dans ses narines le souffle de la vie.

Remarquons que, lors de l’étude du poème de la Création, Dieu a dit « que les eaux, l’air, la terre produisent ». Dieu n’a donc pas agi directement, mais Il a agi grâce à sa pensée, son esprit. Il n’en est pas de même pour l’homme, car Dieu le façonne directement de ses mains, il le forme lui-même en prenant de la poussière du sol, et lui souffle dans les narines.

Remarquons l’utilisation de l’image « être vivant ». Ce même terme est aussi appliqué aux animaux (voir Genèse 1:20). Les animaux sont aussi animés d’un souffle de vie, mais celui de l’homme émane de Dieu lui-même. Tout est fait pour que l’homme puisse abriter l’Esprit Saint en lui. L’âme humaine possède en elle un organe pour remonter à Dieu. L’âme humaine est dans le corps humain. Le corps humain est donc un temple qui doit garder cette âme divine, et la faire grandir. C’est pour cela que tout ce qui salit et pervertit le corps noircit l’âme. C’est pour cela que l’on doit regarder notre corps comme un temple et ne pas le dégrader. C’est aussi pour cela que le démon tente par le corps, par les choses terrestres, car il ne peut atteindre directement l’âme. Il pousse à la perversion, à la pornographie, à la drogue, à la consommation d’alcool… à tout ce qui dégrade le corps. Le fait de donner trop d’importance au corps, de vivre dans le paraître sans se préoccuper de l’âme est aussi une source de péché.

  • Verset 8 : Yahvé Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient, et il y mit l’homme qu’il avait modelé.

Pour subvenir aux besoins du premier homme créé, qui paraît bien faible et seul, Dieu planta un jardin. Ce verbe planter doit être compris comme former, modeler, créer.

Ce jardin est parfois rapproché du mot grec, paradeisos, qui a formé le mot paradis. Il est donc le Paradis. Il y a aussi l’idée d’une clôture qui entoure ce jardin, qui le délimite. Surtout si l’on considère la proposition « en » qui introduit l’Éden. On pourrait penser que Dieu avait délimité, sur la terre, un jardin, un lieu appelé Éden où il plaça le premier homme.

« À l’Orient » : l’orient est l’est. C’est là où le soleil se lève, où le matin commence. Le soleil se lève à l’est et se couche à l’ouest. Le fait de situer l’Éden à l’Orient, donc dans une contrée bien lointaine, montre que les Hébreux, contrairement aux autres peuples anciens, plaçaient l’origine de la race humaine dans une contrée autre que celle où ils habitaient. Les Hébreux avaient déjà conscience, à l’époque où le texte avait été écrit, que la terre était vaste, et que le premier homme, qui avait donné naissance à toute l’humanité, venait d’un pays très lointain. C’est une idée nouvelle, révolutionnaire pour l’époque, et elle ne peut être inspirée que du Seigneur.  

Puis, au milieu de ce jardin, Dieu y mit l’homme. On voit déjà que Dieu se comporte comme un père pour sa créature. Il la sait faible, et donc, la comble d’attention et la privilégie par rapport au reste de sa Création. Il lui donne une attention particulière.

  • Verset 9 : Yahvé Dieu fit pousser du sol toute espèce d’arbres séduisants à voir et bons à manger, et l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
L’arbre de vie

Encore une fois, Dieu pourvoit aux besoins de l’homme, comme un père pourvoit aux besoins de son enfant. Il lui donne des arbres séduisants à voir, et bons à manger, afin que l’homme ne puisse confondre sa nourriture avec de la mauvaise plante.

Dans ce verset, nous avons la première mention à « l’arbre de vie ». Cet arbre de vie n’est pas qu’un simple symbole, il est bien plus que cela. C’est pour cela que Dieu le place au milieu du jardin afin de lui donner toute son importance.

La croyance à l’arbre de vie se retrouve chez de nombreux peuples de l’Orient. Par exemple, les hindous le plaçaient au sommet d’une montagne et pensaient qu’il produisait le soma, un fruit dont se nourrissaient les dieux et qui donnait la vie aux hommes. L’arbre de vie est donc vu, dans cette tradition, comme un intermédiaire entre le ciel et la terre. On rencontre cette image dans les mythologies assyrienne et babylonienne où l’arbre de vie ressemble à un pin ou un cyprès gardé par des génies protecteurs ou parfois des prêtres. On retrouve aussi le symbole de l’arbre de vie sur les tombeaux des Chaldéens.

Puis la Bible mentionne l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Celui-ci est différent de l’arbre de vie, et son voisin. Le premier arbre donne donc la vie, alors que le second donne la connaissance, et c’est de la connaissance que résultera la mort. Dieu demande à l’homme de contempler l’arbre de vie, donc d’aimer la vie. Il demande aussi à l’homme de regarder l’arbre de la connaissance, de connaître le bien par expérience et le mal par la vue du danger auquel il peut échapper. Dieu demande à l’homme de mesurer la profondeur de l’abîme où il pourrait tomber. Mais, par sa désobéissance, l’homme apprend à connaître le mal par expérience et le bien comme le bonheur perdu qu’il regarde du fond de l’abîme où il se trouve, d’où il peut mesurer la pente à gravir pour atteindre le bien.  

Aucun peuple ancien ne mentionne l’arbre de la connaissance dans ses traditions. Sauf peut être dans une figure babylonienne où l’on voit un homme et une femme assis de chaque côté d’un arbre, tendant la main vers ses fruits et un serpent qui se tient debout sur sa queue derrière la femme. Mais cette image est peut-être celle de l’arbre de vie, et le serpent serait l’emblème d’une divinité.

  • Verset 10 : Un fleuve sortait d’Éden pour arroser le jardin et de là il se divisait pour former quatre bras.

Souvenons-nous qu’il ne pleut pas en Éden, et comme l’irrigation du jardin est indispensable, elle est dispensée par un fleuve qui arrosait le jardin, et qui sortait d’Éden. Au niveau du jardin, le fleuve se divisait en quatre bras et sort de l’Éden. Chaque bras allait arroser des contrées qui seront désignées par la suite.

 

  • Verset 11 : Le premier s’appelle le Pishôn : il contourne tout le pays de Havila, où il y a l’or ;

Le premier bras porte le nom de Pishôn. On ne retrouve ce nom nulle part ailleurs dans la Bible ni chez les peuples anciens. Pishôn est un mot hébreu qui se traduit par l’expression « celui qui coule largement ».

Ce fleuve nommé Pishôn contourne un pays nommé l’Havila qui se traduit par l’expression « pays des sables ou des dunes ». Havila est aussi le nom d’un des fils de Joktan, un descendant de Sem (Genèse 10:29). Nous savons que les Joktanides étaient l’une des trois grandes souches arabes (Kéturiens, Ismaélies et Joktanides). C’est donc en Arabie que l’on doit chercher le pays habité par les Havila. D’ailleurs, en Genèse 25:18 et en 1 Samuel 15:17, on comprend que Havila désigne une contrée de l’Arabie voisine du golfe persique et de la Mésopotamie.

En Genèse 10:7, il est fait mention d’un territoire appelé Havila habité par les Cuschites, les descendants de Cham. Comme les tribus cuschites mentionnées se trouvent sur la côte arabique du golfe Persique, on peut penser que les deux Havila ne sont qu’un seul et même pays.

Dans ce pays appelé Havila, il y aurait de l’or. Et c’est effectivement au golfe Persique que les israélites tiraient leur or. Le roi Salomon tirait l’or du pays d’Ophir, qui se trouve aussi au golfe Persique.

On peut composer ce verset avec Genèse 10:29, 1 Rois 9:28, 1 Rois 10:11, 1 Rois 22:59… afin de se rendre compte que dans la Bible tout est cohérent, tout se suit, tout se complète.

  • Verset 12 : l’or de ce pays est pur et là se trouvent le bdellium et la pierre de cornaline.

L’or d’Ophir était réputé être le plus pur de toute la région. Havila est donc bien située dans la région d’Ophir.

Qu’est-ce que le bdellium ? On pense que c’est une gomme résineuse, odoriférante et très précieuse, appelée bdolkos en grec, et qui se trouvait en Arabie, en Inde, en Médie et en Babylonie. Certains pensent qu’il s’agit de perles pêchées dans le golfe Persique.

La pierre de cornaline est une pierre précieuse, le béryl et donc de couleur verte selon les uns, ou la pierre d’onyx selon d’autres. C’était sur deux pierres de cornaline qu’étaient écrits les noms des douze tribus d’Israël et qui étaient posées sur les épaules du grand sacrificateur.

  • Verset 13 : Le deuxième fleuve s’appelle le Gihôn : il contourne tout le pays de Kush.

Le second fleuve porte le nom de Gihôn, mot hébreu se traduisant par le verbe jaillir. En arabe, ce mot est traduit par le terme Dschaihoun que les Perses attribuent à plusieurs fleuves, dont le Gange et l’Oxux ou encore le Nil.

Ce second fleuve contourne le pays de Kush. Nous savons que le peuple des kuschites (ou cuschites) habitait les contrées du nord du golfe Persique. Les fils de Kush sont mentionnés en Genèse 10:7, et Nemrod, le fondateur de l’Empire de Babylone était fils de Kush.

  • Verset 14 : Le troisième fleuve s’appelle le Tigre : il coule à l’orient d’Assur. Le quatrième fleuve est l’Euphrate.

Le troisième fleuve est le Tigre, parfois traduit par le nom Hiddékel ou Diglat ou Hidiglat (traduction assyrienne). Ce troisième fleuve est appelé Tigre pour son grand débit. Il est mentionné en Daniel 10:4. Il prend sa source dans les montagnes d’Arménie, et traverse du nord au sud la Mésopotamie septentrionale. On le cite avec le quatrième fleuve, l’Euphrate, car les deux fleuves vont se confondre dans le golfe Persique, à leur embouchure, pour se jeter à la mer. Leur cour commune est appelée Schat-el-Arab.

L’Euphrate est le plus grand fleuve de l’Asie occidentale. Il arrose toute la Mésopotamie et se jette, réuni au Tigre, dans le golfe Persique.

Petite remarque : le Tigre coulerait à l’orient d’Assur. Il semble que cette affirmation soit fausse, puisque l’Assyrie s’étendait sur les deux rives du Tigre et pas seulement à l’Orient. Or, il est probable que primitivement le pays qui portait ce nom ne s’étendait pas au-delà du Tigre, car la ville d’Assur, qui était l’ancienne capitale de l’Assyrie, était située sur la rive occidentale du fleuve.

  • Verset 15 : Yahvé Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Éden pour le cultiver et le garder.

Ce verset est à rapprocher au verset 8, car il développe les derniers mots. Dieu prit l’homme et le plaça dans le jardin d’Éden. C’est le début de l’histoire de l’humanité. Mais Dieu place l’homme dans le jardin pour qu’il le cultive. Il appelle l’homme à travailler et le travail sera la source de son développement. L’homme doit donc travailler pour vivre. C’est une condition biblique. Adam, puisque c’est lui le premier homme, est donc un jardinier placé au milieu de ses plantations. Dieu confie à Adam le jardin, et lui demande de le faire fructifier. Adam a la responsabilité du jardin. L’homme a la responsabilité de la Création (la nature).   

Adam doit cultiver le jardin, mais aussi le garder, c’est-à-dire y prendre soin. Mais aussi de le garder contre un ennemi qui ne va pas tarder à faire son apparition.

Cette tâche confiée à Adam est celle confiée à l’humanité entière : celle de faire de la terre entière un Éden. Voilà à quoi nous devons travailler, à construire cet Éden sur terre afin que toute la terre soit le théâtre du règne de Dieu. Nous avons complètement échoué dans cette mission ! Mais nous devons persister. La tâche est ardue et il nous faudra du courage, de la persévérance et de la bienveillance pour y parvenir. Cela passera par un éveil des consciences et une union. C’est ensemble que nous arrivons à faire régner la paix sur terre.

 

  • Verset 16 : Et Yahvé Dieu fit à l’homme ce commandement : « Tu peux manger de tous les arbres du jardin.

Dieu donne un ordre à l’homme, un ordre qui sera déroulé au verset suivant. Avec ce commandement, Il prévient l’homme de la séduction qu’il va bientôt subir et à laquelle il devra s’opposer.

L’homme peut manger librement de tous les fruits du jardin d’Éden. En Genèse 1:29, nous avons vu que Dieu avait assigné à l’homme comme nourriture les légumes, les céréales et les fruits de tous les arbres. Dieu réitère ici son autorisation, mais se prépare à émettre une restriction.

Nous savons que les premiers hommes ne mangeaient pas de viande. Ils mangeaient essentiellement des fruits et vivaient de la cueillette.

  • Verset 17 : Mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal tu ne mangeras pas, car, le jour où tu en mangeras, tu deviendras passible de mort. »

Voilà que l’interdiction est posée. Dieu défend à l’homme de manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, sous peine de mort.

Pourquoi l’homme peut-il manger tous les fruits du jardin d’Éden sauf celui de l’arbre de la connaissance du bien et du mal ? Pourquoi cet arbre de la connaissance du bien et du mal fait-il mourir ? Est-ce que Dieu veut maintenir l’homme dans l’ignorance ?

Dieu ne veut pas maintenir l’homme dans l’ignorance, car en lui laissant ce choix d’obéir ou de désobéir à son ordre, Il fait de lui un être responsable. Il l’invite à choisir : est-ce que l’homme veut vivre en Alliance avec Lui, ou construire sa vie seul, au risque de se perdre ? Ces deux choix sont présentés d’une manière imagée, par deux arbres, l’arbre de la vie, que l’homme doit contempler, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal que l’homme ne doit pas toucher.

Manger du fruit de l’arbre de la vie, c’est choisir de vivre avec Dieu, c’est recevoir le don de sa vie. Au contraire, manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal c’est décider de choisir seul ce qui est bien ou mal. N’est-ce pas là ce que font les kabbalistes ? N’est-ce pas ce que font nos sociétés, qui choisissent ce qui est bien ou mal, sans se soucier des lois divines ? Ainsi, choisir l’arbre de la connaissance du bien et du mal, c’est volontairement se couper de Dieu, qui est la source de la vie, c’est choisir la mort, car cette connaissance va détruire l’homme lui-même en le rendant inhumain.

Cette défense « tu n’en mangeras pas » est le premier acte de l’éducation morale de l’humanité. Si l’homme obéit à son instinct comme les animaux, alors il devient esclave comme eux de son instinct et de ses penchants. Il serait régi par ses appétits sexuels et son besoin de manger. Or, l’homme doit surmonter son instinct pour laisser place à l’intelligence. Cela doit le rendre libre, c’est cela la véritable liberté voulue par Dieu.

L’homme n’a pas été créé immortel, puisqu’il est vient de la terre. Mais il aurait pu être préservé de la mort en jouissant des fruits de l’arbre de vie. Ainsi, il aurait obtenu un corps glorifié. Mais, au lieu de cela, il a désobéi et a fait entrer le péché, ce péché qui va le séparer de Dieu et de ses moyens de grâce. Et en agissant ainsi, il est soumis aux lois de la nature, et son corps sera dissolu comme tout être vivant.

Ce procédé de dissolution a commencé le jour même où le péché a séparé l’homme de son Créateur.

Versets 18 à 25 : la création de la femme

  • Verset 18 : Yahvé Dieu dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Il faut que je lui fasse une aide qui lui soit assortie. »

La création de la femme est annoncée en Genèse 1:27. Dans ce récit, nous sont racontés les détails de la création de la femme.

L’homme est créé et établi dans le jardin d’Éden. Mais l’homme est seul, et Dieu pense qu’il n’est pas bon qu’il soit seul. Dieu a donc attendu un certain temps, avant de décider de donner une compagne à Adam. Il a vu qu’Adam souffrait de la solitude. Cela nous montre que l’homme n’est pas fait pour vivre seul, que la solitude n’est pas « bonne » pour lui.

On peut voir une image dans ce verset, celle de l’enfant qui devient adulte. D’abord enfant, Adam ne souffre pas de la solitude. Mais devenu un jeune adulte, il commence à en souffrir et Dieu le remarque. Ce qui signifie que l’homme doit d’abord devenir adulte pour prendre une compagne. Et vice versa. C’est une condition divine.

Dieu décide alors de donner une aide à Adam. Remarquez que la femme est une aide pour l’homme, une aide précieuse. C’est de ce verset que l’apôtre Paul tirera l’expression : « la femme est la gloire de l’homme ». En effet, la gloire d’un être est d’être aimé ; il n’y a pas pour l’homme de gloire comparable à celle d’avoir reçu pour compagne et aide dévouée un être aussi parfait que la femme.

Remarquons l’expression « qui lui soit assortie », parfois traduite par « qui lui soit sa pareille ». Dieu va créer une compagne qui est égale à l’homme, qui est pareille à l’homme. Homme et femme devront alors travailler ensemble, main dans la main.

  • Verset 19 : Yahvé Dieu modela encore du sol toutes les bêtes sauvages et tous les oiseaux du ciel, et il les amena à l’homme pour voir comment celui-ci les appellerait : chacun devait porter le nom que l’homme lui aurait donné.

Avant de créer la femme, Dieu modèle les animaux à partir de la terre, comme Il l’a fait avec l’homme, mais il n’insuffle pas aux animaux son souffle divin. Peut-on penser que Dieu n’avait pas encore l’idée de créer la femme à ce stade-là ? Non ! C’est bien plus subtil que cela…

Dieu donc crée les animaux sauvages et tous les oiseaux du ciel. Il n’est pas fait mention des animaux marins. Il demande à Adam de leur donner un nom. Pourquoi Dieu agit-Il de cette manière ? Parce qu’en faisant passer devant Adam les animaux, Il veut éveiller en lui le sentiment de son isolement, afin que l’aide qui lui sera accordée soit l’objet de son désir.

En voyant défiler devant lui tous ces animaux aux formes diverses, Dieu pousse Adam à se rendre compte qu’aucun ne lui ressemble, qu’Adam est le seul comme lui au milieu de ce monde animal.

  • Verset 20 : L’homme donna des noms à tous les bestiaux, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes sauvages, mais, pour un homme, il ne trouva pas l’aide qui lui fût assortie.

Adam donne donc, comme il lui est demandé, des noms à tous les bestiaux, aux oiseaux du ciel et aux bêtes sauvages. Ainsi sont nommés d’abord le bétail, puis les oiseaux puis enfin les bêtes sauvages.  

Mais au milieu de tous ces animaux, Adam ne trouve personne comme lui. Il ouvre donc les yeux sur sa solitude. Alors Dieu peut la combler.

Ce verset montre que Dieu comble les lacunes et les besoins si et seulement si l’homme s’en rend compte. Donc, une personne éloignée de Dieu ressent une immense solitude au fond de lui, se tournera vers un autre dieu, cherchera Dieu à travers d’autres spiritualités, mais sera incapable de formuler son manque de Dieu. Dieu ne pourra pas alors le combler.

  • Verset 21 : Alors Yahvé Dieu fit tomber une torpeur sur l’homme, qui s’endormit. Il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place.

Dieu plongea l’homme dans un profond sommeil. Comprenez qu’il l’anesthésie. Cet état n’est pas naturel, la torpeur n’est pas un état naturel. Ce sommeil est donc quelque chose d’exceptionnel.

Dieu prend une des côtes d’Adam, littéralement un de ses côtés, pour façonner la femme. La femme est donc un produit d’un acte spécial de Dieu, mais comme ce n’est pas une nouvelle catégorie d’êtres qui apparaît, elle n’est pas tirée du sol, comme l’homme et les animaux, mais de l’organisme humain déjà constitué. Elle est donc la moitié de l’homme. Homme et femme sont donc dépendants et complémentaires.

  • Verset 22 : Puis, de la côte qu’il avait tirée de l’homme, Yahvé Dieu façonna une femme et l’amena à l’homme.

La femme est aussi façonnée par les mains de Dieu. Puis, après l’avoir créé, Dieu amène cette nouvelle créature à l’homme. C’est le mariage divin entre l’homme et la femme qui est ainsi institué.

  • Verset 23 : Alors celui-ci s’écria : « Pour le coup, c’est l’os de mes os et la chair de ma chair ! Celle-ci sera appelée « femme », car elle fut tirée de l’homme, celle-ci ! »

Tout de suite, l’homme reconnaît que la femme est faite comme lui, que c’est elle qui doit combler sa solitude. La femme est donc égale à l’homme. La formule « celle-ci » montre son opposition aux animaux, elle est supérieure aux animaux, comme l’est l’homme.

L’expression « os de mes os et chair de ma chair » montre qu’Adam est à la fois surpris et à la fois comblé. Il reconnaît que la femme est faite comme lui, avec sa chair, avec ses os, égale à lui-même. Pour accroître l’impression d’émotivité dans laquelle se trouve Adam, l’auteur utilise la triple répétition du mot celle-ci.

Le mot hébreu de femme est ischa, alors que isch désigne l’homme. Pour rendre cette assonance, il aurait fallu appeler la femme hommesse, mais ce n’est pas le cas.

Autant la femme créée est indépendante de l’homme, puisqu’elle est en dehors de l’homme et une créature unique, autant elle ne fait plus qu’un avec l’homme, puisqu’elle est identique à l’homme, fait de la même matière que l’homme.

  • Verset 24 : C’est pourquoi l’homme quitte son père et sa mère et s’attache à sa femme, et ils deviennent une seule chair.

Ce verset demande réflexion. En effet, Adam n’avait pas de père humain, Dieu était son Père. Adam n’avait pas non plus de mère. Cette expérience de père et mère est donc quelque chose qu’Adam ne connaissait pas. Pourquoi Dieu s’est-il donc adressé à lui de cette manière ?

Ce verset n’est donc pas quelque chose que Dieu dit à Adam, mais une réflexion personnelle de l’auteur. C’est la conclusion que l’auteur donne à son récit. C’est parce que l’homme et la femme ont été créés de cette manière qu’ils doivent devenir une seule chair dans le mariage.

Cette réflexion de l’auteur est pleine de sagesse. Elle est inspirée. En effet, pour fonder une nouvelle famille, l’homme et la femme doivent se détacher de leurs parents afin de fonder un nouveau foyer et être ainsi un nouveau tronc. Leurs enfants, devenus adultes, se détacheront de ce tronc, pour fonder à leur tour, de nouvelles familles et ainsi de suite. Cela ne veut pas dire que l’on doit oublier ses parents, ne plus les connaître, bien au contraire, puisque les parents sont souvent une référence pour construire sa propre famille.

L’expression « s’attachera à sa femme » montre le principe de la monogamie. L’homme ne peut avoir qu’une seule femme, et la femme qu’un seul homme. C’est là la fondation de la famille sous sa forme normale.

  • Verset 25 : Or tous deux étaient nus, l’homme et sa femme, et ils n’avaient pas honte l’un devant l’autre.

Au début, les premiers hommes ne connaissaient pas la pudeur. Cela n’est venu que plus tard comme effet du péché. La pudeur est une conséquence du péché. Adam et Ève étaient comme des enfants.

Conclusion

Le chapitre deux de la Genèse renferme la conception biblique de l’origine de l’homme : l’homme est fait de terre comme les animaux, mais il a une âme. L’apparition de l’homme sur terre est quelque chose de nouveau, vu comme un commencement. L’homme ne peut être que le produit d’un acte créateur tant il est différent des animaux.

En effet, l’homme est conscient de lui-même, et dispose de lui-même, tandis que l’animal n’agit que comme un représentant de l’espèce à laquelle il appartient.

En effet, l’homme a l’intuition du bien et du mal, et, par cette conscience, il est responsable de ses actes. Tandis que l’animal ne connaît que la sensation agréable ou pénible, et agit donc sans conscience. Un animal ne peut donc être responsable de ses actes.

En effet, l’homme parle. L’animal émet des sons, communique avec des sons et des attitudes. Mais l’animal ne peut émettre des idées, puisque les idées sont exprimées par le langage. C’est pour cela qu’un langage riche permet la réflexion, et qu’un langage pauvre limite la réflexion. Il faut donc éveiller son esprit pour pouvoir réfléchir, apprendre, lire, afin de permettre l’expression d’idées.

L’homme progresse, alors que l’animal demeure stationnaire.

Et pour tout cela, l’homme est responsable des animaux, et se doit donc de les protéger. La torture infligée aux animaux rabaisse celui qui le fait à l’état d’animal !

Retenons qu’il a fallu un acte créateur pour poser le commencement de la vie au sein de la matière. De la même manière, il a fallu un acte créateur pour poser l’esprit au sein de la matière animée.

Dans ce chapitre, Dieu a créé un seul couple, une seule famille humaine d’où l’humanité tout entière doit découler. Cela est encore une image, que l’on doit examiner. Saint Paul avait déclaré aux Athéniens que Dieu a fait naître d’un seul sang tout le genre humain (Actes 17:26). Donc il n’y a qu’une seule race dans le genre humain, c’est la race humaine.

En effet, les scientifiques, sans le vouloir je pense, ont attesté les Écritures, car ils ont confirmé que les différences constatées entre les hommes ne sont pas celles d’espèces, mais celles de simples variétés. Tandis que les espèces animales différentes en s’unissant ne donnent naissance qu’à des produits stériles ou dont la fécondité ne dépasse pas deux ou trois générations, les humains, eux, peuvent se croiser, et donnent naissance à des enfants d’une fécondité permanente. Tous les hommes fonctionnent sous le même modèle physiologique, tous les hommes ont le même squelette, ont les mêmes organes… Et le temps de grossesse est le même chez toutes les femmes, qu’elles soient issues d’une tribu d’Afrique, ou qu’elles viennent de Suède !

Et c’est donc de cette évidence qu’est proclamée cette loi universelle : aimer son prochain comme soi-même.

Quant à l’emplacement de ce jardin d’Éden, de nombreuses discussions eurent lieu pour trouver son point géographique précis, et de nombreuses hypothèses furent émises, sans jamais rien démontrer. Affaire à suivre…

 

J’aimerais finir cet article sur le Jardin d’Éden par une magnifique prière que vous pouvez réciter chez vous. Retenez ces trois mots : Courage, Persévérance et Bienveillance. Que Dieu soit avec vous.

« Dès les premières pages de la Bible, tu nous dis qui tu es, Seigneur.

Quand tu fais l’homme à ta ressemblance, tu n’en fais pas un solitaire, mais un être qui trouve sa joie dans le dialogue avec son semblable, un couple qui vit la communion.

Tu es donc dialogue et communion, Seigneur.

Déjà nous pressentons ce que Jésus dévoilera pleinement : l’amour du Père, du Fils et du Saint Esprit. »

Prière tirée du livre « Ta parole est un trésor ».

 

Marie d’Ange

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