Le chiffre de la Bête dans le code-barres EAN 13

Cet article a été écrit par une connaissance qui a donné son accord pour la publication.

 

Sur une étiquette code-barres EAN 13 (il y a plusieurs  types de code-barres), nous voyons trois groupes de barres qui dépassent l’ensemble des autres (voir ci-dessous). Aux extrémités, ce sont les délimiteurs, composés d’une barre noire, d’une blanche et d’une noire, toutes simples. Le groupe  du milieu est le séparateur, composé de la même séquence. Entre les délimiteurs, deux groupes de six chiffres, qui sont l’équivalence des barres. Si le lecteur de codes (le scanner) n’arrive pas à lire l’étiquette, la caissière les tape pour renseigner l’ordinateur ; c’est lui qui donne le prix de l’article.

Le produit peut être présenté au lecteur du code-barres par la gauche ou la droite. Les délimiteurs permettent à l’appareil de savoir quel est le calibre des barres qu’il va lire. Le séparateur  lui permet de passer des codes  origine et producteur du produit dans la partie gauche, au code du produit dans la partie droite.


L’inventeur du code-barres EAN  13, George J. Laurer, a doté chacun des chiffres de 0 à 9 d’un jeu de trois combinaisons différentes, disons A-B-C, chacune de celles-ci étant composée de sept barres : blanches, représentées par le 0 et noires représentées par le 1. Soit c’est une succession de barres simples, par exemple une barre noire suivie d’une blanche, puis d’une noire, soit un groupement par deux, trois ou quatre barres au plus, ce qui leur donne des largeurs différentes. Aucune combinaison n’est composée de sept barres de même couleur, ni de sept barres simples, mais toutes de quatre groupements de couleurs de barres (deux groupes de 0 et deux groupes de 1).

Les combinaisons A et B sont à gauche du séparateur. La combinaison C est  à droite.  La B, (en la lisant de la droite vers la gauche) et la C sont inverses de la A.

                A                  B                 C

 – 0 :   0001101 — 0100111 — 1110010

–  1 :   0011001 — 0110011 — 1100110

–  2 :   0010011 — 0011011 — 1101100

–  3 :   0111101 — 0100001 — 1000010

–  4 :   0100011 — 0011101 — 1011100

–  5 :   0110001 — 0111001 — 1001110

–  6 :   0101111 — 0000101 — 1010000

–  7 :   0111011 — 0010001 — 1000100

–  8 :   0110111 — 0001001 — 1001000

–  9 :   0001011 — 0010111 — 1110100

Le tableau des combinaisons ci-joint nous permet de constater que les chiffres 6 et 9 sont tous les deux dotés des séquences 101 et 010, couleurs inverses l’une de l’autre. Et cela sur leurs trois options A-B-C.

Les délimiteurs et le séparateur  ne peuvent  avoir que la séquence 101, et ont besoin eux-mêmes d’être délimités. Ce qui fait que la séquence du milieu est flanquée de deux barres blanches simples (01010), celle du début est suivie d’une blanche simple (1010),  et celle de la fin en est précédée (0101). Les délimiteurs et le séparateur ont quatre  séquences 010.

C’est pour cette raison que les combinaisons A et B commencent toutes par 0 et finissent par 1 et que  les combinaisons C commencent toutes par 1 et finissent par 0. Les deux 0, qui encadrent le séparateur, ne font pas partie du tableau des combinaisons.

On peut conclure  que  le choix de la  séquence 101 avec sa couleur inverse 010  pour le 6 et le 9  n’est pas dû au hasard, d’autant  plus qu’ils  sont les seuls chiffres à les avoir sur leurs trois options à la fois. Ce qui fait jouer un rôle important aux délimiteurs et au séparateur dans la symbolisation du chiffre de la bête.

Ce chiffre  n’apparaît pas encore à ce stade-là, même si de leur côté les treize chiffres viennent conforter la symbolisation. Il apparaît dans la répartition des séquences 101 et 010  sur tous les chiffres et pour leurs trois options.

Remarquons en outre que les chiffres 6 et 9 sont les seuls à avoir le même signe interchangeable, quand on les inverse.

Il est bon de noter enfin que l’inventeur a choisi deux séquences à trois éléments pour faire pendant au chiffre de la bête,  lui aussi avec ses trois éléments.

Les chiffres 1 et 5 n’ont aucune des séquences ci-dessus.

Les chiffres 2 et 4 ont deux options pour la séquence 101 (B-C),  une option  pour la 010 (A).

Les chiffres  restants 0-3-7- 8 ont une  option pour la 101 (A), deux options pour la 010 (B-C).

On constate que les groupes 2-4 et 0-3-7-8 s’échangent leur nombre d’options en passant de la séquence 101 à la 010.

On a alors quatre groupes de chiffres : 6-9 — 1-5 — 2-4 — 0-3-7-8.

6 + 9 = 15. Ce chiffre donne 1+5 = 6.

Les deux groupes suivants donnent chacun 6 et le total du dernier groupe donne 18, soit le total des trois groupes précédents.

Ce qui fait trois 6 pour donner le 6, 6, 6, qui lui-même donne le 18. Le chiffre de la bête.

 

Autre chose, Laurer a associé les chiffres 6 et 9, pour leur signe identique inversé l’un par rapport à l’autre, mais aussi parce que le 9 est l’une des bases du 666 (74×9), et que le chiffre 18 donne 1+8 = 9, et encore parce que le total des chiffres de 0 à 9 donne 45, soit 4+ 5 = 9.

Et comme cette étiquette comporte 13 chiffres, le doute ne peut être permis : tous les  éléments du code-barres EAN 13, sans exception,  contribuent à la symbolisation du chiffre de la bête.  Laurer a volontairement placé son invention sous le signe dont il est question dans l’Apocalypse de Jean, au chapitre 13, verset 18, à savoir le chiffre  de la bête : « … et son chiffre est six cent soixante-six ».

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES :

En 1970, l’Américain George J. Laurer (1925-) met au point le code UPC, en partant de l’idée de deux Américains, Norman J. Woodland et Bernard Silver, qui en 1952, « cherchaient une méthode pour automatiser l’enregistrement des produits des fabricants ». Son invention est exploitée à partir de 1973. Fin 1976, il améliore son code en lui rajoutant un treizième caractère, créant ainsi  l’EAN 13, devenu le standard mondial (source : Wikipedia).

Son nom et ses deux prénoms ont chacun six lettres…

Sur la toile, les explications, qui prétendent démontrer la présence du chiffre de la bête, sont justes, mais très fragmentaires. Elles ne font pas mention du chiffre 9, et se contentent de signaler la présence de la séquence 101 seulement dans le chiffre 6 et dans les trois barres de garde, ce qui suffirait à prouver la présence du chiffre de la bête. Elles ne font pas mention de la séquence inverse 010.

Il est exclus de penser que l’inventeur ait pu arriver à un tel résultat sous l’inspiration satanique. Et si les récriminations qu’il eut à subir étaient réellement  fondées, elles n’étaient pas démontrées comme telles. Il a dû finir par fermer son site, pour couper court aux insultes dont il faisait l’objet.

Pour aller plus loin

 

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1 commentaire sur “Le chiffre de la Bête dans le code-barres EAN 13

  1. […] Je vous laisse lire l’article, le chiffre de la bête dans le code-barres EAN. […]

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