La Foi témoignée aux libres penseurs

 

Voici un article invité, un témoignage puissant et rempli de bon sens sur la foi que je tenais à vous faire partager.

L’auteur de cet article est Bertrand qui tient le site « Prières sans frontières » que je vous recommande.

« Prières sans frontières est un groupe naissant de prière d’intercession.

Le principe est simple, vous déposez une intention à notre adresse mail de contact, et un ou plusieurs médiateurs s’engageront à prier un chapelet pour chaque intention confiée (un mail de confirmation vous sera envoyé lorsque celle-ci aura été priée). Il est bien sûr possible de renouveler vos intentions si le besoin s’en fait sentir.

« Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe » Matthieu 7:7-8″

Voici le témoignage de Bertrand :

 

« Je suis toujours épaté des vives réactions que je rencontre lorsque j’évoque simplement l’aspect prioritaire du Christ sur tout autre aspect vain et charnel de mon existence…

« Comment peut-on donner sa vie et son amour à un être que l’on ne peut ni voir ni toucher ni sentir ? Comment peut-on croire en un Dieu d’Amour au regard des atrocités terrestres dont nous pouvons être témoins quotidiennement ? Comment peut-on cautionner de près ou de loin une institution hiérarchique corrompue par le pouvoir et l’argent ? Comment croire un “livre” qui a été écrit par une main d’homme, qui a été modifié au cours de l’histoire et qui semble présenter de nombreuses contradictions ? »… …

Autant de questions et oppositions fréquentes que toute personne convertie et désireuse de partager la joie de son amour pour Christ peut rencontrer.

Je vais tenter de donner quelques éléments de réponses selon ma sensibilité, mes mots, et la jeunesse de ma foi. Cela n’engage que mon témoignage. Nul besoin d’être érudit ou théologien pour un tel partage !

En conséquence, je vois la foi comme une graine plantée en chaque Homme, que l’on est libre de faire germer ou non. Cette image m’évoque notamment la célèbre « parabole du semeur » du Christ. Chaque chrétien possède en lui la propre histoire de sa conversion. Chacun peut être touché à un moment ou à un autre de son existence, à sa manière et selon l’écho de son âme. Peut-être y a-t-il chez certains des dispositions spirituelles sous-jacentes ; comme un ardent désir de connaître la vérité, ou une simple curiosité et une recherche existentielles… Quoi qu’il en soit, nous pouvons dire que nous ne « choisissons » pas la foi, en ce sens où elle est imprimée en chacun de nous (comme la mémoire du Divin logée au fond de notre âme), et que nous ne choisissons ni le lieu, ni la manière, ni le temps de la conversion où cette graine éclot au grand jour. Néanmoins, nous sommes libres de cultiver le terreau fertile nécessaire à la germination de cette graine.

Croire en Christ n’est pas spécialement le fruit d’un long conditionnement parental et/ou ecclésial perpétré pendant l’enfance par tradition… Ce peut être, comme pour la plupart aujourd’hui, le fruit d’une rencontre, d’une expérience spirituelle ou recherche du même ordre.

De tout temps, l’Homme a cru. En grandissant, vous avez cru vos parents, vos enseignants, vos amis… Et le résultat (d’un point de vue plus psychique) est que chacun a son propre système de croyances (conscientes et inconscientes) issues de tous ces apprentissages… Chacun a sa « carte du monde », reflet de ses croyances personnelles. Finalement, la croyance est partie intégrante de notre être et de son rapport au monde. La Foi, quant à elle, en est une tout autre forme, car elle vient toucher une dimension bien en deçà de notre construction psychique, qu’est celle de l’âme. Elle fait donc écho, non pas à l’intelligence ou à la perception, mais au cœur ! L’intellect et ses limites n’interviennent pas ici. C’est la dimension du cœur qui est littéralement touchée à l’instant de la conversion ! Bien sûr, l’intelligence pourra intervenir ultérieurement pour une compréhension plus élargie des écritures et de la sagesse qu’elle contient par ses révélations et accomplissements historiques comme théologiques. 

Mais par quoi le cœur ne peut-il qu’être touché, si ce n’est l’amour ? Tel est son unique langage, de la naissance à la mort. Un nourrisson sans amour, autant de lait maternel puisse-il avoir, ne survivra pas. En tant que chrétiens, nous ne croyons pas ce que nous voyons ou ne voyons pas… Nous ne dépendons pas des prodiges ou de l’invisibilité de Dieu. Nous croyons ce que nous entendons, et ce que nous entendons (la parole du Christ) touche notre cœur de manière irréversible et exponentielle ! C’est concret et bien réel.

N’êtes-vous jamais « tombé amoureux » d’une parole que quelqu’un vous a dite dans votre vie ? Le principe est identique, mais la profondeur différente. Je citerai deux passages bibliques en lien avec mes propos :

Lettre de Saint Paul aux Hébreux (4,12-13) : « Elle est vivante, la parole de Dieu, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ; elle pénètre au plus profond de l’âme, jusqu’aux jointures et jusqu’aux moelles ; elle juge des intentions et des pensées du cœur. Pas une créature n’échappe à ses yeux, tout est nu devant elle, dominé par son regard ; nous aurons à lui rendre des comptes ».

Lettre de Saint Paul aux Romains (10,8-13)

« Frères, que dit l’Écriture ? Tout près de toi est la Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur (Deutéronome 30,14). Cette Parole, c’est le message de la foi que nous proclamons. En effet, si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé.

Car c’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste, c’est avec la bouche que l’on affirme sa foi pour parvenir au salut ».

 « C’est l’Esprit qui vivifie ; la chair ne sert à rien. Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie. Mais il en est parmi vous quelques-uns qui ne croient point. Car Jésus savait dès le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient point, et qui était celui qui le livrerait » (Jean 6:63-64).

Comprenez ici qu’avant de croire ou de nous soumettre de près ou de loin aux rites d’une institution humaine et religieuse millénaire (dont les intentions actuelles sont parfois douteuses, mais dont le but est de préserver la tradition spirituelle), nous croyons avant tout une parole de sagesse révélée d’elle-même comme Vérité et ayant parfaitement accompli tout ce qui a été prophétisé dans l’histoire (selon la tradition orale puis écrite) par les patriarches et prophètes en tous genres. Si la parole que nous entendons et en laquelle nous croyons ne contenait de sagesse divine (bien au-delà de l’intellection humaine), et qu’elle n’aurait aucunement mis à exécution ce qui a été dit et écrit par le passé, il n’y aurait nulle sorte de transformation dans le cœur d’un homme converti. Comme l’écriture le dit si bien, la parole est Esprit et Vie, ce qui veut dire qu’elle prend vie en nous et nous transforme à mesure que nous nous en nourrissons. Voilà une des raisons pour laquelle la foi grandit proportionnellement aux pratiques pieuses. Voilà encore un écho à la parabole du semeur, si la graine (la parole) tombe dans la bonne terre (le cœur de l’homme), et qu’il la cultive, elle produira du fruit. « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. » Jean 8 : 31-32.

Finalement, la meilleure façon de connaître et/ou rencontrer Dieu, c’est d’avoir accès à sa parole, qui nous révèle sa pensée. On peut dire et avec un peu d’observation, qu’il en va de même dans les rapports humains. L’amitié et l’amour ne se développent et se cultivent (à notre échelle) qu’à mesure des paroles que nous échangeons, qui créent la connaissance de l’autre, sa compréhension, et ensuite le sentiment… Il s’agit ainsi d’une relation réelle que nous entretenons dans la foi par la parole. Nous nous adressons à elle par la prière et elle s’adresse à nous par l’écriture, ou par ce que nous susurre au cœur le silence de l’attention à la présence divine. Méditation, contemplation de la sagesse de l’écriture…

En ce sens, la bible, fondement de la foi chrétienne, ne peut être considérée comme un livre, selon la vision que nous en avons. Elle est une parole vivante incorruptible (jamais détruite depuis son écriture), un témoignage adressé à l’Homme par la volonté du Très-Haut. Beaucoup me disent, « ce sont des hommes qui l’ont écrite ». Alors, oui, ce sont des mains d’hommes qui ont retranscrit cette parole vivante de sagesse sur du papier. Mais ces mains d’hommes étaient précisément inspirées par l’Esprit (Saint). Si Dieu est Tout-Puissant, créateur de toute chose, de l’atome à la galaxie et l’univers, en passant par les lois physiques et la complexité de la vie et de la conscience, comment n’aurait-il pas pu ordonner à un homme d’écrire sa parole, en tant qu’Esprit omniscient et omnipotent ? Si Dieu, créateur de la vie, a le pouvoir de ressusciter les morts, combien n’a-t-il pas plus le pouvoir d’inspirer un homme ? En tant que croyant, la question de l’inspiration divine ne se pose même pas à l’intellect si limité et désorganisé par nos affections et perceptions dysharmonieuses.

Le Christ, en sa personne, sa parole et son œuvre de rédemption donnée aux hommes par sa passion, sa crucifixion et sa résurrection, a non seulement crédibilisé toute la parole antérieure des écritures, mais est venu l’accomplir à la perfection, de sorte que toute l’histoire prend son sens et son entière dimension spirituelle et rédemptrice. Saviez-vous par exemple que parmi les 7 paroles prononcées par le Christ agonisant sur la croix, il en est une qui a été prononcée à la lettre pour accomplir l’écriture et les prophéties de l’Ancien Testament ? L’avant-dernière de ses paroles fut « Tout est accompli » Jean 19:30. Imaginez seulement l’association parfaite d’évènements ayant conduit Jésus (depuis l’écriture de la genèse et de la révélation de Dieu à l’Homme) à cet instant précis où il poussa ce cri de victoire sur le péché avant de remettre son Esprit au Père…

Une véritable « histoire d’amour » où le créateur se donne lui-même en « holocauste » pour révéler à sa créature l’ultime signification de la vie : l’AMOUR !

L’amour est le vecteur même de la création et l’antidote définitif. Toute pluralité implique une relation ! Et la particularité de cette relation, indépendamment du fait qu’elle unit l’un à l’autre, est qu’elle conserve toute sa liberté d’être et de devenir selon l’Esprit ultime qui la gouverne.

Le libre arbitre de l’Homme (en partie responsable du manque d’amour que nous ressentons et des souffrances que nous nous infligeons stupidement) est une preuve de plus de l’Amour que notre créateur nous témoigne.

Dieu nous laisse libres de choisir…

Voilà ce que pourrait nous souffler le Créateur :

« Je vous aime comme un Père, je vous laisse libre de vivre et de choisir de m’aimer ou non, et vous avez un temps imparti dans la matière pour reconnaître mon existence avec l’esprit dont je vous ai doté et que j’anime… Et pour cela, je vous offre un indice :

Votre prochain !

Alors oui, je vous dis : aimez-vous les uns les autres ! »

C’est « peut-être » (pour conserver une certaine humilité), l’unique façon de rendre témoignage à la Vie (Lumière des Hommes), c’est-à-dire de reconnaître « l’Esprit », créateur de toute chose, et de « matérialiser » avec son prochain cette vérité que nous recherchons tous, traduite en amour.

La liberté, finalement, c’est la faculté d’AIMER !

Et avoir la Foi, c’est croire en cet AMOUR ! Pour l’éternité !

Merci, Jésus CHRIST ! »

Bertrand Bouf. 29/12/19

Prières sans Frontières

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