La laïcité, la grande arnaque maçonnique

La loi du 9 décembre 1905 codifie les principes de la laïcité en France et sépare le pouvoir politique des organisations religieuses. La loi 1905 doit garantir la liberté de conscience, principe déjà posé dans l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Et là, on s’aperçoit que cette loi découle donc de la Révolution française, évènement fomenté dans les loges. Cette loi a donc été proposée par les francs-maçons et apparaît bien plus dangereuse qu’on veut nous le faire croire, bien plus insidieuse et conduit à la destruction de la chrétienté. Explications.

 

La Révolution française

la Déclaration des droits de l’homme

 

Dans l’article « Le mythe de la révolution », je vous parlais déjà de cette grande arnaque fomentée dans les loges maçonniques afin de pousser le peuple à la révolte pour détruire la royauté. Mais cela n’est que le début des ennuis, le début de la déconstruction de tous les principes fondamentaux qui faisaient la France, le début de la destruction de la France.

C’est lors de la Révolution française que le principe de la laïcité à la française a pris corps pour la première fois : avec l’abolition de l’Ancien Régime en août 1789, la fin des privilèges ecclésiastiques a été mise en place ainsi que l’affirmation de principes universels, dont la liberté de conscience et l’égalité des droits exprimés par la Déclaration des droits de l’homme.

Ces textes de la Déclaration des droits de l’homme ont une valeur constitutionnelle et sont intégrés au préambule de la Constitution du 4 octobre 1958. Ainsi, suivant l’article 10 de la déclaration « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ». Elle est là la grande arnaque, car l’on sait très bien que concrètement, la liberté de penser et de s’exprimer n’existe pratiquement plus.

La loi de la laïcité du 9 décembre 1905 confirme dans son article 1er la liberté de conscience, déjà présente dans l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Donc, elle est la continuité de ce qui a été mis en place par les loges lors de la Révolution française. Lorsque l’on comprendra que la République laïque française est une grande arnaque, alors on aura déjà fait un énorme pas en avant pour remettre en état notre pauvre France.

 

 

La laïcité, une valeur chrétienne

Sur le papier, cette loi est un principe constitutionnel qui sépare le pouvoir politique des organisations religieuses et qui garantit, dans une neutralité absolue, la liberté de culte (tant que les manifestations religieuses respectent l’ordre public). Cette loi proclame la liberté de conscience et ne place aucune croyance au-dessus des autres. C’est ce que l’on appelle l’égalité républicaine : « la République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte ».

C’est clair que sur le papier cela paraît beau, mais concrètement, cela cache une vérité monstrueuse, satanique. Cette loi maçonnique est profondément antichrétienne.

Pour le comprendre, il faut entrer dans les détails.

Tout d’abord, sachez, chers lecteurs, que le mot laïcité est un mot chrétien d’origine grecque. « Le laos » signifie, en grec, « le peuple fidèle » et se traduit par le mot « le laïc ». Donc, le laïc est un fidèle chrétien que l’on distingue du « clerc », c’est-à-dire de celui qui participe au sacerdoce. Par extension, est appelé « laïque » tout ce qui fait la trame de la vie du fidèle : sa vie familiale, professionnelle…

Donc, le pouvoir laïque est originairement l’État chrétien. Il faut vraiment comprendre cette notion, car c’est de cette notion que va découler l’arnaque mise en place par la franc-maçonnerie.

Mais, pénétrant leur astuce, il leur dit :

« Montrez-moi un denier. De qui porte-t-il l’effigie et l’inscription ? » Ils dirent : « De César. »

Alors il leur dit : « Eh bien ! rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »

Luc 20:23-24 Bible de Jérusalem

Jésus, dans cette phrase célèbre « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » distingue, sans les séparer, l’aspect religieux de la vie de son aspect politique, économique, militaire. Jésus a prononcé cette phrase alors que, dans son temps, la religion englobait tous les aspects de la vie. Par cette phrase, Jésus demande à ses disciples de faire la part des choses, de distinguer le pouvoir politique de la religion. Ainsi, ce pouvoir « laïc » est donc originairement l’État chrétien. Le laïc est donc un disciple du Christ qui se distingue du pouvoir ecclésiastique et du pouvoir politique. Le laïc est un croyant qui vit sa vie chrétienne en incorporant les lois issues de la politique.

Comprenez bien, chers lecteurs, que le laïc se comporte, dans sa vie de tous les jours, comme un chrétien, c’est-à-dire en respectant les lois divines, mais doit aussi respecter les lois politiques et s’y conforter. L’un n’empêche pas l’autre.

C’est donc Jésus qui a montré comment doit se comporter un laïc. C’est donc la Bible qui a inventé la laïcité parce qu’elle a distingué les deux pouvoirs « politique et religieux » en les faisant reposer sur deux têtes différentes et non une seule.

 

 

La laïcité, une valeur bafouée

 

Aujourd’hui, cette définition de la laïcité est bafouée par les francs-maçons qui s’en servent justement pour assouvir leurs désirs anticléricaux et pour ajuster la loi selon leurs valeurs lucifériennes. Beaucoup de ces francs-maçons qui occupent des postes clés au sein du gouvernement adoptent, d’ailleurs, une politique et un comportement qui vont à l’encontre de la loi fondamentale de la République. Mais tout ceci était prévisible, car prévu par les loges maçonniques lors de la Révolution.

Vous voulez un exemple ? Je vous invite à vous plonger dans les archives des funérailles de François Mitterrand, funérailles qui ont eu lieu le 11 janvier 1996 à la cathédrale de Notre-Dame à Paris. Pour ceux qui le souhaitent, voici le lien de la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=6XMNDk34g6U

Cet évènement a fait couler beaucoup d’encres. Certains s’empresseront de crier au scandale, surtout des francs-maçons qui veulent imposer leur anticléricalité aux Français  : comment un président de la République française peut-il être enterré religieusement, surtout à Notre-Dame, le symbole suprême des racines chrétiennes françaises ? Avec cet évènement très religieux, c’est un principe de la République qui a été bafoué, celui de la séparation de l’Église et de l’État. Le journal « le Monde » fait paraître un article le 13 janvier 1996 dans lequel on peut lire que cet hommage national à Notre Dame de Paris et des obsèques religieuses privées qui ont eu lieu à Jarnac le même jour ont choqué les militants de la gauche laïque. Ha la gauche laïque, celle qui se dit tellement tolérante, mais qui ne supporte aucune critique, aucun dialogue, aucune tolérance !

Donc, chers lecteurs, voyez comment les francs-maçons profondément antichrétiens ont commencé à leur travail de destruction de l’Église chrétienne en se servant du principe de la laïcité. Ce rituel français qui a accompagné tous les rois de France, qui au moment de la mort se plaçaient sous le regard du Christ, ce rituel, les francs-maçons veulent le gommer sous couvert de la laïcité. Et par extension, ces antichrists veulent aussi gommer toutes les valeurs chrétiennes qui ont construit la France, et donc toute l’histoire de la France. On comprend mieux pourquoi aujourd’hui, cette histoire de France n’est pratiquement plus enseignée dans les écoles ou déformée pour ne pas « heurter la sensibilité de la gauche laïcarde ».

Cette substance historique et humaine des valeurs chrétiennes françaises est devenue une donnée manquante à nos enfants. Les laïcards l’ont petit à petit gommée en prenant le prétexte de la laïcité pour détruire la France et ses valeurs chrétiennes. Leur vision idéologique de la nation est antichrétienne, antichrist. Et chaque fois qu’on leur rappelle ces valeurs fondamentales qui ont construit la France (mais aussi de nombreux autres pays), ces personnes se braquent et sortent leur arme fatale : l’insulte. Ceux qui veulent rétablir la vérité deviennent alors les « méchants fachos à abattre ».

Cet évènement de 1996 a ravivé les débats sur la laïcité. Et cette année 1996 a décidément été une mauvaise année pour les laïcards. Entre les obsèques de Mitterrand à Notre-Dame, la visite d’État de Jacques Chirac au Vatican et la célébration avec faste du quinzième centenaire du baptême de Clovis, beaucoup se sont indignés. C’était trop pour eux ! Ces derniers veulent que la France oublie son passé chrétien, ses fondations, son histoire, pour ne devenir qu’une terre sans racine. Aujourd’hui, c’est d’ailleurs ce qu’il est en train de se passer. Il est temps de se réveiller pour donner toute sa noblesse à la France et à ses valeurs chrétiennes, afin de vivre en paix, sous la protection du Seigneur. Ces laïcards veulent faire disparaître Clovis des manuels scolaires, ainsi que son baptême, car cela va à l’encontre des principes laïques de la République. Or, cet évènement est un évènement religieux qui appartient au patrimoine fondateur de la France. Le gommer c’est gommer la France. Et si l’on doit gommer tout ce qui est religieux de notre histoire, il nous faudrait aussi gommer l’histoire des rois de France et bien d’autres choses encore. Ce qui me paraît absurde.

Après avoir fomenté la Révolution française au sein des loges, l’avoir imposée aux Français, puis avoir imposé la laïcité à la France et avoir fait la chasse aux catholiques, la franc-maçonnerie se retrouve seule à bord d’un navire républicain et est incapable de résoudre les problèmes qui se présentent à elle. Tout n’est que conflit et désunion. À force d’avoir cherché à abrutir les Français, cette gauche laïcarde est incapable de proposer de réelles solutions aux problèmes, car justement, elle n’est plus en incapacité de le faire, trop haineuse des autres, incapable de débattre, trop étriquée intellectuellement, trop manipulée par des années de mensonges et de nivellement par le bas.

Ces problèmes immédiats sont :

L’inculture d’une jeunesse en perdition, qui faute de repères et de connaissance, ne sait plus qui elle est.

 

 

Une jeunesse en perdition

À force de vouloir gommer les racines chrétiennes de la France en se servant de la laïcité, la franc-maçonnerie a créé une jeunesse sans repères, sans racines, incapable de se défendre, incapable de réfléchir. Ces jeunes ne savent plus d’où ils viennent, n’ont plus d’identité, car ils sont fondus dans le mondialisme. Cette jeunesse patauge dans le chômage, le désespoir, la drogue, le suicide.

Et cette jeunesse Française ne sait même plus ce qu’elle a de Français. C’est terrible. Ce constat ne date pas d’aujourd’hui, mais on peut dire que les choses se sont précipitées après mai 68, lorsque l’éducation nationale a décidé de ne plus enseigner, mais de devenir une garderie, lorsque l’on a décidé que les jeunes sont des êtres fragiles à qui il faut tout apporter sur un plateau, qu’il fallait cesser avec les notes…

D’une certaine façon, cette jeunesse est confrontée aux mêmes problèmes d’intégration à la communauté nationale que les immigrés. Trop longtemps, on leur a dit qu’il fallait « casser du curé », que l’Église est mauvaise, que les valeurs chrétiennes n’existent pas, que ces valeurs chrétiennes n’ont apportées que du mauvais… et donc que toute l’histoire de France qui se réfère aux racines chrétiennes doit s’oublier. Du coup, comment créer des individus équilibrés lorsqu’on les fait vivre dans la perpétuelle honte de l’histoire de leur pays ? On ne peut rien bâtir lorsque les fondations s’écroulent. On ne peut construire des Français en oubliant la France.

Par « neutralité », par « laïcité », le contenu de l’enseignement de l’Éducation nationale a vidé l’histoire de France de ses composantes chrétiennes, soit 90 % de son patrimoine. Chut ! Il ne faut plus parler à nos enfants des rois chrétiens qui ont construit la France ! Quelle aberration ! On leur fait même croire que ce passé chrétien est honteux !

Le vrai problème est d’intégrer des gens à un pays dont ils ignorent 90 % de la personnalité des ancêtres et dont les actuels représentants refusent de raconter leur histoire. C’est une chose impossible à faire. Du coup, cette République laïcarde a créé des individus paumés, sans racine, qui détestent la France, qui ne se sentent pas français et pire, qui pensent qu’être français c’est honteux, tellement qu’il faut constamment faire son mea culpa pour avoir eu la malchance d’être né en France.

Aujourd’hui, aucun cours de culture des religions n’est délivré à l’école, ce qui rend incompréhensible, pour les élèves, les œuvres artistiques, l’art en général. Dante, Racine, Claudel, Rabelais… des artistes imprégnés de christianité, seraient devenus largement incompréhensibles aux jeunes. Et c’est cette réalité qui a précipité la perte de l’identité sociale. La jeunesse en est la première victime.

L’autre difficulté et problématique est l’intégration de la communauté musulmane à cette nation française qui ne connaît plus ses racines, qui ne propose, justement, aucune identité nationale, aucune personnalité sociale.

Et c’est ainsi que toute cette jeunesse se voit en perdition, vivant dans un pays qu’elle ne peut connaître, dans un pays qu’elle déteste parce qu’on lui a intimé l’idée qu’il faut la détester. Cela crée une grande souffrance et cette souffrance va engendrer « la loi de la jungle » que nous vivons actuellement. Aujourd’hui, c’est le règne du plus fort qui prévaut, le règne de l’argent avant l’autre. Dans une société privée de toute référence morale, à qui la loi laïque, faute d’avoir un contenu substantiel, est incapable d’imposer ses règles, il est normal de basculer dans la violence.

Après mai 68 et le fameux adage « il est interdit d’interdit », on a créé une génération qui pense que tout lui est permis. Petit à petit, les mots « respect », « politesse », « humble », « charitable », « gentillesse »… ont revêtu un aspect péjoratif. Être poli, c’est être faible. C’est l’inversion des valeurs, le bien devient le mauvais et le mal devient le bien. Tout cela, parce que les valeurs morales ne sont plus enseignées.

« Tel est le paradoxe de notre société laïque, invention sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Fondée sur le principe absolu d’une pleine liberté publiquement reconnue à tous et à chacun, elle a perdu la ressource d’en appeler à des impératifs moraux qui contreviendraient au jeu de ces libertés, tandis qu’elle garde la charge de leur régularisation sous peine de se désintégrer » (Émile Poula, La Croix, 23 mars 1996).

   

 

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Aujourd’hui, les rues de notre belle France n’ont jamais été aussi meurtrières ! On voit les résultats de cette politique laïcarde : effondrement du civisme, silence des mœurs, éclatement de la famille… Seuls priment l’argent et le sexe.

Et c’est pour cela que la France est incapable d’intégrer le flot des nouveaux venus (migrants) et des anciens déjà établis sur le territoire depuis des années. C’est pour cela que des communautés se créent et c’est pour cela que le « vivre-ensemble » n’existe pas. Comment faire cohabiter des Français qui ne sentent pas français et qui sont incapables de transmettre les valeurs françaises à de nouveaux arrivants ? Pire, comment ces Français qui se dénigrent sans cesse peuvent-ils donner envie à ces nouveaux venus de s’intégrer ?

Cela donne une anarchie sociale. Chacun fait ce qu’il lui plaît dans son coin au détriment de l’autre. Et la République laïque n’a plus qu’à constater les dégâts de cette faille de la société France. Cette République laïque qui a perdu des territoires entiers, qui est incapable de gérer les institutions, qui est incapable de donner un cadre de vie général aux Français. Une République laïque où tout est permis. Une République laïque franc-maçonne qui a préféré détruire la France plutôt que de reconnaître ses racines chrétiennes.

En France, on ne parle que de la laïcité. À chaque rentrée scolaire, les professeurs expliquent « la charte de la laïcité » aux élèves. La laïcité est vue comme un bien précieux qu’il faut conserver à tout prix. Mais, chacun met ce qu’il veut sous ce terme de laïcité, ce qu’il veut et comme cela l’arrange. Le mot devient alors ambigu, chacun fait à sa sauce.

 

 

D’un point de vue chrétien

Le Nouveau Testament nous apprend que l’homme a été créé à l’image de Dieu et que Dieu est amour. Ainsi, l’Église a engendré deux pouvoirs distincts, mais non séparés, qui a révolutionné l’histoire de l’humanité :

– Le pouvoir spirituel qui est du domaine des clercs,

– Le pouvoir temporel, qui est du domaine des laïcs, terme et notion que le monde ignorait avant le christianisme et dont il recommence aujourd’hui à méconnaître la réelle signification.

Aujourd’hui, ce terme de laïcité, qui signifie ce qui ne relève pas directement de l’autorité spirituelle, est employé avec une tout autre signification. La laïcité s’est pervertie en devenant laïcisme qui est lui-même devenu, depuis le milieu du XIXe siècle, le terme générique d’un combat visant à éliminer toute influence chrétienne de la sphère publique. Ce glissement, voulu par les francs-maçons, s’est opéré par petites touches successives. Aujourd’hui, ce combat laïciste entend substituer la séparation pure et simple de l’Église et de l’État.

Cette révolte laïciste a commencé à la Révolution française « en tranchant la tête du roi, les francs-maçons ont voulu trancher le lien entre la France et Dieu ». C’est à ce moment que s’est opérée une désacralisation de l’ordre social et une autonomie de l’État par rapport à l’Église. Cette rupture aura son cadre juridique en 1905 avec la loi de séparation de l’Église et de l’État, cette même loi qui fera de la France une République laïque et que les laïcards se serviront pour récuser toute référence chrétienne de la France. C’est bien là que se situe la tare essentielle de la démocratie à la française qui ne reconnaît d’autre justification de son système que le système lui-même. Depuis la Révolution de 1789, au nom d’une soi-disant « neutralité laïque », les gouvernements successifs n’ont pas cessé de vouloir évacuer le religieux de la sphère publique, de nier les racines chrétiennes de la France et d’empêcher la transmission de l’héritage religieux en étouffant l’enseignement confessionnel… pour arriver aux résultats que nous connaissons aujourd’hui : un peuple français qui ne connaît pas ses racines, un peuple français qui ne se reconnaît pas comme tel.

Retenez, chers lecteurs, que les mythes fondateurs de la République sont maçonniques et donc par essence, fondamentalement antireligieux en général et antichrétiens en particulier. On a voulu séparer la politique de la religion. Or, si l’on affirme que Dieu n’existe pas, qu’on veut Le cantonner à la sphère de la vie privée, alors cela est une mutilation de la nature humaine. Par nature, l’homme va toujours rechercher son Créateur. Ne le trouvant pas, il va le rechercher dans toutes les pratiques magiques ou New Age qu’il va croiser sur son chemin.

Les révolutionnaires de 1789 savaient cette nature, c’est pour cela qu’ils ont tenté de proposer des religions « de substitution » au christianisme qu’ils voulaient absolument chasser de la vie publique. C’est ainsi que le New Age est devenu la nouvelle religion, avec le culte à l’argent, au pouvoir, à l’immortalité… Et c’est ainsi que l’on a glissé vers une société aseptisée où règne l’indifférence mutuelle, où seuls comptent sa réussite personnelle et l’argent. Et si l’homme se détourne de Dieu, par nature, il va se tourner vers une idole pour tenter de remplacer Dieu. Cette idole peut être l’argent, la course à la promotion, la vaine gloire, le pouvoir… Mais comme il n’atteindra jamais Dieu, il continuera à chercher et sera malheureux parce qu’incomplet.

De plus, la religion a un caractère social, elle permet de réunir des personnes autour d’un évènement, d’une commémoration, d’une cause… La foi permet aussi de mieux se comporter avec les autres, de faire preuve de solidarité avec son prochain, de travailler pour améliorer les conditions humaines, de respecter la nature et les animaux, et non de travailler pour son propre compte et pour l’enrichissement personnel.

Le pire dans tout cela, c’est que l’on va trouver des défenseurs de cette pensée laïcarde au sein même des croyants. Certains chrétiens se font eux-mêmes des alliés, des complices conscients ou inconscients de ce système profondément antichrétien ! Quelle aberration ! Et voilà le chrétien qui réserve sa foi aux quelques moments de sa vie privée que lui concède notre mode de vie stressé, tandis qu’il s’affiche publiquement neutre, libre de toute allégeance confessionnelle. Certains vont même pousser le bouchon, sous prétexte de tolérance de croire à une « morale universelle » valable pour toutes les cultures, à montrer une morale universelle affranchit de toute référence religieuse. Or, le croyant qui aura renié Dieu devant les hommes ne sera pas reconnu par le Christ : « celui qui m’aura renié devant les hommes, à mon tour je le renierai devant mon Père qui est dans les Cieux » (Luc, 12, 8-9).

Tout cela ne serait pas très grave si cette loi républicaine n’allait pas, dans certains cas, à l’encontre avec la loi de Dieu.

 

 

L’État ne peut être neutre

Penser que l’État est neutre est une chimère. De nombreux hommes politiques sont francs-maçons, donc lucifériens, et donc, ne peuvent être neutres. Ils sont antichrétiens.

Tout programme établi, toute action entreprise, toute décision prise le sont toujours en fonction d’une doctrine, d’une philosophie, d’une conception de la vie sociale. Donc, rien n’est neutre. L’action neutre n’existe pas. Une décision de l’État est toujours fonction d’une certaine conception philosophique des rapports entre le citoyen et l’État. Par définition, le mot gouvernement est synonyme de diriger, de conduire, c’est-à-dire d’imprimer une direction vers quelque chose… Et même si l’on choisit d’aller vers l’abîme et la destruction de la société dont l’État a la charge, c’est encore une décision qui relève d’une certaine conception philosophique ou politique. Comprenez bien que si l’État ne gouverne pas en fonction des principes chrétiens, c’est parce qu’il gouverne au service de quelque chose d’autre qui peut être le libéralisme, le socialisme, le communisme…

Comprenez bien que, par voie de conséquence, ceux qui prétendent débarrasser l’État de toute référence chrétienne ne le font pas pour le débarrasser de toute référence tout court, car cela est impossible, mais pour le soumettre à un autre type de référence. Donc, ceux qui s’acharnent à militer pour une soi-disant neutralité de l’État, c’est qu’ils ont une « idée derrière la tête ». C’est le cas de la franc-maçonnerie qui se tente d’imposer la totale neutralité de l’État à seule fin de lui substituer son autorité luciférienne à celle que l’Église exerçait autrefois.

Jean Verdun, ancien Grand Maître de la Grande Loge de France, reconnaît comme une évidence que « chaque société a le besoin spirituel de nourrir en son sein une hiérarchie parallèle à la hiérarchie officielle, et susceptible de la mettre en cause. Longtemps, dans un pays comme la France, l’Église catholique a opposé (le mot opposé est ici impropre, il serait plus juste de dire qu’il y avait alliance entre ces deux pouvoirs distincts et autonomes [la « saine collaboration » dont parlait Jean-Paul II qu’étaient le trône et l’autel) sa propre hiérarchie à celle du royaume. Rois, princes, ducs et seigneurs trouvaient en face d’eux cardinaux, évêques et directeurs de conscience. La Franc-Maçonnerie a joué (et joue toujours), d’un certain point de vue, un rôle comparable sous la République, mais d’une manière moins apparente, même si elle s’est avérée à de nombreuses reprises tout aussi efficiente » (Jean Verdun, « La réalité maçonnique », Ed. Flammarion, 1992, p. 149).

Entre les mains de la franc-maçonnerie, cette neutralité est en fait une arme de guerre contre Dieu, donc une arme de guerre sataniste, une arme de guerre antichrist.

« Donner à l’enfant des connaissances sans lui enseigner la foi, c’est la lui ôter. L’école sans Dieu est l’école contre Dieu. Nous n’y pouvons rien ; c’est la force des choses », annonçait déjà en 1909 le pourtant très socialiste Marcel Sembat (Revue de l’enseignement primaire, 21 novembre 1909).

« Pour qui veut aller au fond des choses — et ce devrait être le cas de tout libre-penseur — se dire areligieux, c’est déjà être antireligieux. Ne pas reconnaître Dieu, c’est forcément combattre ceux qui prétendent le représenter et veulent être obéis en son nom », écrit Henry Bérenger dans « Action » du 12 novembre 1906 (Cité dans la « Revue d’Organisation et de Défense religieuse », tome 1, 1906, p. 621).

René Viviani, qui fut ministre de l’Instruction publique de 1913 à 1914, est encore plus explicite : « La neutralité fut toujours un mensonge. Nous n’avons jamais eu d’autre dessein que de faire une université antireligieuse (…) de façon active, militante, belliqueuse ».

L’histoire de la IIIe République s’explique en bonne partie par la volonté de fonder une nouvelle pratique politique qui rendrait Dieu inutile à la marche de la société. Avec la IVe République fondée en 1946, la France devient constitutionnellement une République laïque. La constitution de 1958 instituant la Ve République la définira de la même façon.

Cette guerre sourde contre l’Église et contre Dieu en général n’est jamais apaisée, n’est jamais finie, est toujours en perpétuelle campagne, de peur de voir réapparaître des lois chrétiennes. Il est vrai que de la fin du Ve siècle à la fin du XIXe siècle, le peuple de France ne s’est donné qu’un État chrétien pour le gouverner. Ses lois, ses coutumes, ses administrations étaient chrétiennes et son monarque fut pendant quinze siècles « le lieutenant de Jésus-Christ ». On ne peut gommer tout cela de la mémoire collective. C’est notre patrimoine, notre histoire.

Mais l’on s’acharne à vouloir nous faire oublier notre histoire. Et cet acharnement est dirigé essentiellement vers l’Église. C’est ainsi que l’on a fait disparaître tous les crucifix des murs des bâtiments publics, que l’on ne veut plus de crèches dans les bâtiments publics, que l’on oblige tout homme et femme politiques à ne pas afficher leurs croyances en portant un crucifix autour du cou…

En France, c’est l’État qui s’est libéré de Dieu. Dans la plupart des autres démocraties libérales, la liberté religieuse veut dire que chacun est libre de prier Dieu à sa façon et qu’il n’y a pas de religion officielle ou privilégiée.

Cette haine Dieu se retrouve clairement exprimée dans la fameuse formule de Jean Jaurès :

« Ce qu’il faut sauvegarder avant tout, ce qui est le bien inestimable conquis par l’homme à travers tous les préjugés, toutes les souffrances et tous les combats, c’est cette idée qu’il n’y a pas de vérité sacrée, c’est-à-dire interdite à la pleine investigation de l’homme, c’est que ce qu’il y a de plus grand dans le monde, c’est la liberté souveraine de l’esprit… c’est que toute la vérité qui ne vient pas de nous est un mensonge, c’est que, jusque dans les adhésions que nous donnons, notre sens critique doit rester toujours en éveil et qu’une révolte secrète doit se mêler à toutes nos affirmations et à toutes nos pensées, c’est que, si l’idéal même de Dieu se faisait visible, si Dieu lui-même se dressait devant les multitudes sous une forme palpable, le premier devoir de l’homme serait de refuser l’obéissance et le considérer comme l’égal avec qui l’on discute, non comme le maître que l’on subit. Voilà ce qu’est le sens et la grandeur et la beauté de l’enseignement laïque dans son principe » (Jean Jaurès, discours à la Chambre des Députés, le 18 février 1895).

C’est le « non serviam » de Satan. À méditer pour comprendre pourquoi nous vivons dans un monde dominé par Satan.

 

Marie d’Ange

 

Pour aller plus loin

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6 commentaires sur “La laïcité, la grande arnaque maçonnique

  1. Bonjour,

    Après avoir lu vos 2 articles sur la Révolution française et celui – ci, je troue que vous mettez pas mal en avant le fait que la Révolution Française est une abomination mais le problème c’est que la monarchie des rois n’était pas bon pour le peuple comme nous l’apprend l’histoire le peuple était malheureux.

    A partir de la 1303, On peut voir qu’il existe une rupture entre l’Eglise et le roi de France qui est accentué par la guerre de Trente Ans ou le pape refuse de financer la guerre donc le Roi fait alliance avec des protestants qui est un sacrilège pour le temps et surtout un a front direct au Pape.

    Les personnes issu du clergé avant 1789 de part leur privilèges était devenue cupide donc bcp de haut représentant de la religion, ainsi que de prêtres volé le peuple et ne l’aide pas.

    Vous utilisez Clovis mais le problème c’est que beaucoup de chercheur ne pensent pas qu’il a existé et que si il a existé la date de son baptême est fausse. Et l’image du premier Roi très chrétien est un mythe pour donner du crédit à la lignée des Rois.

    Cordialement

    1. Bonjour,
      C’est la première fois que j’entends dire que Clovis n’a pas existé ! Du coup, est-ce que la lignée des Mérovingiens a existé ou est-ce encore une fable ? Je pense qu’à un moment, il faut arrêter de refaire l’histoire comme cela l’arrange. Clovis est considéré comme l’un des personnages les plus importants de l’histoire de France par historiographie. Les historiens ont des preuves de son existence. Concernant son baptême, peut-être que la date n’est pas la bonne, mais cela n’enlève rien à son acte. Franchement, laissez notre histoire de France tranquille, les rois, reines, les papes et tous les personnages qui ont traversé cette histoire n’ont pas tous été des « anges », mais ils font partie de notre histoire.
      Je ne suis pas pro roi, je dis simplement que la République est maçonnique et parce qu’elle est maçonnique, elle est antichrétienne. C’est une évidence. Pourquoi vouloir nier à tout prix les racines chrétiennes de la France ? Et de l’Europe ? Je ne dis pas non plus que tous les papes ont été bons et ont fait du bien à l’Église, bien au contraire. Beaucoup de ces papes n’ont cherché que la richesse et la gloire. Je relate simplement des faits historiques, sans chercher à les nier ou à les déformer, comme souvent cela est fait. L’histoire de France est riche, pleine d’évènements plutôt cocasses, parfois tristes, souvent intéressante. Elle nous apprend beaucoup de choses sur cette France qui se meurt aujourd’hui.
      Marie d’Ange
      Marie d’Ange

      1. Bonjour,
        Non la lignée des Mérovingiens a bien existé mais le problème avec Clovis est le manque de cohérence et possibilité historique font que certains historien pense tout bonnement que c’est un mythe,
        L’histoire de France est expliqué en cours de manière très bien, les histoires les plus importantes nous sont étudiées,
        Si dans toute votre argumentation vous défendez la royauté parce que vous proposez rien de concret pour palier à la République que vous qualifié de Maçonnique,
        Personnellement je trouve que la république n’a rien d’antichrétien, elle reste plu juste qu’avant 1789,

        1. Monsieur,
          Non l’Histoire de France n’est plus expliquée et enseignée correctement en cours, elle a été modifiée pour collée aux idées gauchistes. Cela est un premier point.
          Ensuite, j’aime cette histoire de France, mais cela ne veut pas dire que je veux un retour de la royauté. Du moins, pas au sens où on l’entend. Je ne crois qu’en un seul roi, c’est Jésus-Christ. Et oui, c’est le Christ que nous devons remettre au centre de nos vies, les valeurs chrétiennes des premiers chrétiens, ces valeurs qui nous permettraient de vivre ensemble dans un monde plus juste, avec une vraie fraternité, une vraie solidarité, et surtout, qui nous permettrait de fuir cette société de surconsommation qui a fait de l’argent sa divinité. Croyant ou non croyant, il faut que l’être passe avant le bien, et cela est une valeur chrétienne. Aujourd’hui, toutes les valeurs morales sont inversées, la victime devient le bourreau, le bourreau la victime. Et cela n’est pas juste !
          Alors oui, la République maçonnique est antichrétienne, puisqu’elle inverse les valeurs, elle les détricote, elle veut effacer notre histoire et nos valeurs chrétiennes, au profit de leur dieu Lucifer. Je propose des choses concrètes pour lutter contre cette République, il n’y a qu’à lire mes articles qui en parle. Cette République maçonnique plaide pour l’égalité, moi je dis qu’il faut de l’équité. La République est une République de l’entre soir, de magouilles, elle se moque du peuple. Je plaide pour une République plus démocratique où les élus seraient véritablement au service du peuple, une République plus franche. Cela fait plus de quarante ans que la plupart de ceux qui sont au gouvernement nous mentent, trichent, manipulent pour garder leur place, pour garder leur salaire.
          Il y a des personnes qui ont écrit des livres sur ce sujet, je pense notamment à Serge Abad-Gallardo, Christian Doumergue, Philippe de Villier, Henry Makow… Il suffit de les lire pour comprendre que l’on nous manipule, que l’on nous ment.
          Passez une bonne journée
          Marie d’Ange

  2. J’observe et je me balade sur votre site, intéressant point de vue.

  3. […] un précédent article intitulé « La laïcité, la grande arnaque maçonnique », je vous expliquais comment les francs-maçons ont manipulé les Français afin de détruire […]

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