Thérèse de Lisieux

Sainte Thérèse de Lisieux est une jeune femme morte à l’âge de 24 ans de tuberculose qui nous a laissé de puissants témoignages de ses expériences mystiques. Canonisée en 1925, elle est proclamée sainte patronne secondaire de la France. Sa courte vie est marquée par son courage, sa persévérance et sa grande croyance en Dieu qu’elle nous délivre à travers ses écrits.




 

Courte biographie de Thérèse de Lisieux

 

Thérèse de Lisieux à l’âge de 13 ans.

 

Sainte Thérèse de Lisieux ou sainte Thérèse de l’Enfant Jésus est née le 2 janvier 1873 à Alençon et morte le 30 septembre 1897 à Lisieux.

C’était l’enfant de Louis Martin (1823-1894), horloger et de Zélie-Marie Guérin (1831-1877), dentellière. Tous deux font partie de la bourgeoisie aisée d’Alençon et sont très croyants. Son père voulait devenir chanoine dans la congrégation des chanoines réguliers du Grand-Saint-Bernard, mais le fait qu’il ne parlait pas latin l’en avait empêché. Quant à sa mère, elle rêvait d’entrer au couvent, mais sa famille l’en avait dissuadée. Aussi, elle s’était promis de donner tous ses enfants à l’Église. C’est ainsi qu’elle poussa Thérèse à rejoindre l’ordre des Carmélites.

Louis et Zélie-Marie s’étaient consacrés à Dieu durant toute leur vie. Ensemble, ils eurent neuf enfants, mais seulement cinq (que des filles !) étaient parvenues à l’âge adulte. Thérèse est la plus jeune de la fratrie. Ses quatre sœurs deviennent toutes religieuses, comme elle.

Thérèse n’a que quatre ans lorsqu’elle perd sa mère emportée par un cancer du sein. La famille s’installe alors à Lisieux pour se rapprocher d’Isidore Guérin, le frère de Zélie, pharmacien à Lisieux.

Thérèse fera son éducation chez les sœurs bénédictines de Lisieux. Vers l’âge de 10 ans, elle tombe gravement malade et passe très près de la mort. Selon elle, c’est l’apparition de la Vierge-Marie qui la sauva. C’est sa première expérience mystique.

Dès l’âge de 15 ans, elle devient carmélite. Six ans plus tard, elle est atteinte de tuberculose. Durant cette époque, elle souffre aussi de déréliction (épreuve de la vie mystique dans laquelle le fidèle a le sentiment d’avoir perdu la grâce, d’être dédaigné pour l’éternité). Elle se jette alors à corps perdu dans l’amour pour le Christ.

Elle meurt de tuberculose à l’âge de 24 ans le 30 septembre 1897, laissant une autobiographie « L’Histoire d’une âme » dans laquelle elle explique ce qu’est la « petite voie », ce chemin pour aller vers Dieu, ce chemin fait d’humilité et d’absolue confiance dans Sa Miséricorde, ce chemin que tout monde peut parcourir. Il suffit d’y croire.

Thérèse Lisieux meurt en parfaite inconnue. Ses obsèques sont célébrées en présence d’une petite trentaine de personnes. Et pourtant, très vite, sa tombe devient un lieu de pèlerinage. Pourquoi ?

 

 

 

Les expériences mystiques de Sainte-Thérèse de Lisieux

 

Plaque commémorative dans la basilique de Lisieux.

 

Nous savons que Thérèse a perdu sa mère à l’âge de 4 ans. Elle a été ébranlée par cette douloureuse perte et a choisi sa sœur aînée, Pauline, pour sa « seconde maman ». Or, en 1882, Pauline l’abandonne pour entrer au Carmel de Lisieux. Thérèse est ébranlée psychologiquement et tombe gravement malade. Toute sa famille prie pour sa guérison.

Le 13 mai 1883, la Vierge-Marie lui apparaît et la guérit. C’est un miracle. Dès lors, Thérèse souhaite entrer, comme sa sœur Pauline et sa sœur Marie, au Carmel et son père accepte qu’elle les rejoigne dès l’âge de 15 ans.

Avant cela, il faut obtenir la permission du Pape Léon XIII. C’est ainsi qu’en 1887, avec son père, elle part en pèlerinage en Italie afin de voir le pape. C’est durant ce pèlerinage que Thérèse approfondit sa foi. Elle réalise qu’elle a été mise sur terre pour réaliser la volonté de Dieu. Sa vocation se fortifie et elle voit le mal autour d’elle et la vanité du monde.

Léon XIII accède à sa demande et le 9 avril 1888, Thérèse entre au Carmel. L’année suivante, elle porte l’habit de carmélite et prend le nom de sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face. En 1894, à la demande de Mère Agnès, qui n’est autre que sa sœur Pauline, sa deuxième maman, elle commence la rédaction de ses souvenirs d’enfance. Cet ouvrage, « Histoire d’une âme » s’achèvera en 1897 et sera publié en 1898. C’est dans cet ouvrage que l’on découvre la foi profonde qui anime la jeune femme, sa confiance totale en Dieu et son message qu’elle désire transmettre, celui de la « voie d’enfance spirituelle », cette voie qui représente le chemin spirituel à adopter afin d’accepter sa condition d’humain et de s’offrir à Dieu malgré les épreuves.

Tout au long de sa vie, Thérèse vit une relation de plus en plus intime avec Dieu. C’est d’ailleurs cet abandon, cette foi, ce désir de transmettre sa foi qui lui vaudront d’être béatifiée puis canonisée.

En avril 1896, Thérèse a une crise d’hémoptysie et elle meurt de la tuberculose le 30 septembre 1897 en nous laissant son témoignage dans son manuscrit dans lequel elle exprime la façon dont elle comprend la vie chrétienne et la relation de Dieu. Ce livre rencontrera un important succès en France et dans le monde entier.

Dans « Histoire d’une âme », Thérèse a laissé parler son cœur et nous raconte l’ardeur de sa foi. On est surpris de constater que, malgré son jeune âge, elle avait une étonnante connaissance des Écritures et de la théologie. Ce livre, paru un an après sa mort, a été traduit en plus de 60 langues. Et c’est grâce à lui que le monde entier a pu découvrir le mystère de la vie intérieure de Thérèse avec Dieu. La jeune fille nous dit comment réaliser et atteindre la sainteté dans la vie quotidienne, non pas par des actes extraordinaires, mais par la monotonie des petits sacrifices offerts à Dieu par amour.

Dès la parution du manuscrit, son tombeau attira les fidèles et très vite des évènements miraculeux ne tardèrent pas à être attribués à son intercession. C’est ainsi qu’il fut ouvert une enquête en vue de sa béatification et de sa canonisation.

 

 

 

Béatification et canonisation

 

Dans le Carmel de Lisieux, châsse où repose le gisant de marbre teinté de sainte Thérèse de Lisieux.

 

L’introduction de la cause de béatification de Thérèse de Lisieux surprend tout le monde. Pourtant, elle sera béatifiée le 10 juin 1914 et canonisée le 17 mai 1925 par Pie XI qui l’appelait d’ailleurs l’étoile de son pontificat. Dès lors, sa tombe accueille tellement de pèlerins, que l’on édifia l’immense basilique Sainte-Thérèse de Lisieux en 1929.

Puis, Thérèse est proclamée sainte patronne secondaire de la France en 1944 par Pie XII et, le 19 octobre 1997, docteur de l’Église par Jean-Paul II. Le pape explique ce choix dans un discours que je vous livre :

« Dans les écrits de Thérèse de Lisieux, sans doute ne trouvons-nous pas, comme chez d’autres docteurs, une présentation scientifiquement organisée des choses de Dieu, mais nous pouvons y découvrir un témoignage éclairé de la foi qui, en accueillant d’un amour confiant la condescendance miséricordieuse de Dieu et le salut dans le Christ, révèle le mystère et la sainteté de l’Église. »

Par là, on sait que Thérèse de Lisieux avait une foi inébranlable en Dieu et que même dans la maladie, elle a continué à le prier et à lui vouer un amour sans concessions.

En 1923, Daniel Brottier, qui vient d’être nommé Directeur de l’œuvre des Orphelins Apprentis d’Auteuil, décide la construction d’une chapelle dédiée à la « Bienheureuse Thérèse de l’Enfant Jésus », car il est convaincu que cette dernière l’a protégé pendant la Grande Guerre et qu’elle a gardé les enfants d’Auteuil. Cette conviction sera renforcée lorsque Daniel Brottier apprendra que Thérèse priait pour les enfants d’Auteuil avant sa mort. Elle deviendra donc la « petite maman des enfants d’Auteuil ».

La chapelle sera érigée en un temps record et la première messe sera donnée dès 1935. Cette chapelle est le premier sanctuaire en France dédié à sainte Thérèse. Aujourd’hui, elle abrite des reliques de la religieuse et est ouverte au public toute l’année.

Dans le même temps, le collège Saint-François-de-Sales d’Alençon entreprend la construction d’une chapelle en l’honneur de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Aujourd’hui, cette chapelle se trouve toujours au sein de l’ensemble scolaire Saint-François-de-Sales à Alençon.

Antoine Herzog, fondateur des usines Herzog, entreprend la construction d’une chapelle privée qui fut dédiée, en 1925, à sainte Thérèse de Lisieux. Cette chapelle, située à Logelbach dans le Haut-Rhin, abrite une relique de la sainte et est une réplique de la Sainte-Chapelle de Paris. Aujourd’hui, la chapelle est ouverte au public.

D’autres chapelles et églises furent érigées partout en France, notamment à Toulon, à Metz.

 

 

 

Prière à sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

 

Vitrail représentant la sainte, Porto Aegre, Brésil.

 

Cette prière à sainte Thérèse de l’Enfant Jésus est très puissante pour les demandes temporelles et spirituelles. Ceux à qui nous l’avons recommandée ont également été stupéfaits par son efficacité. Je vous encourage à la réciter tous les jours.

« Ô glorieuse Ste. Thérèse,

élevée par Dieu Tout-Puissant pour aider et conseiller l’humanité,

j’implore votre miraculeuse intercession.

Vous êtes à tel point si puissante pour obtenir auprès de Dieu les faveurs et les grâces,

que la sainte Mère l’Église vous a nommé “la plus grande Sainte des temps modernes.”

Avec ferveur, je vous supplie de répondre à ma demande.

(… spécifier votre demande…)

En plus de réaliser vos promesses de vous trouver en Paradis pour faire du bien sur terre,

et de faire tomber depuis le Ciel une pluie de roses.

Dès lors, chère petite fleur, je ferai en sorte que votre appel soit partout connu,

et je ne cesserai pas de conduire les gens vers Jésus à travers vous.

Ainsi soit-il. »

 

 

Sainte Thérèse de Lisieux était une jeune fille inconnue jusqu’à la publication de son livre après sa mort. Dès lors, on la reconnaît comme sainte et on l’invoque pour nous protéger et pour des demandes diverses. N’hésitez pas à prier, car sainte Thérèse de Lisieux est très à l’écoute et vous aidera certainement à trouver le chemin de la foi, de l’humanité, de l’amour, de la bonté…

 

 

Marie d’Ange

 

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