Délivre-nous du mal, les explications

Délivre-nous du mal est un film américain sorti en septembre 2014 en France, que j’ai eu l’occasion de voir et de revoir afin de mieux le comprendre et de l’analyser. Je vous donne mon interprétation de ce film qui, à mon sens, a toute sa place sur ce blog et cela pour plusieurs raisons que je vais développer.

 

 

Généralités

Sortie : le 2 juillet 2014 aux États-Unis, le 3 septembre 2014 en France.

Réalisateur : Scott Derrickson

Genre : thriller, épouvante-horreur

Nationalité : américaine

Musique : Christopher Young

Film interdit en salle aux moins de 12 ans.

 

Casting

Éric Bana dans le rôle du sergent Ralph Sarchie

Edgar Ramirez dans le rôle du Père Mendoza

Olivia Munn dans le rôle de Jen Sarchie

Chris Roy dans le rôle de Jimmy Tratner

J’en reste là pour les personnages. Pour ceux qui souhaitent obtenir un casting complet, il y a le site allociné. Pour ma part, cela n’a pas beaucoup d’importance. J’aimerais simplement dire que les acteurs sont bons, surtout Edgar Ramirez qui nous donne une interprétation de son personnage sublime et les acteurs qui jouent les rôles des possédés. Ces rôles ne sont pas faciles à jouer et demandent des heures de maquillage, alors bravo pour le réalisme.

 

Synopsis

 

En Irak, trois militaires sont confrontés à un terrible évènement. De retour aux États-Unis, ils vont petit à petit plonger dans le surnaturel.

Au même moment, deux policiers, Ralph Sarchie et Butler sont mêlés à une enquête criminelle inhabituelle. Après 16 ans passés au service de la police judiciaire de New York, le sergent Ralph Sarchie connaît la noirceur de l’être humain, sa capacité à faire le mal. Pourtant, il va être confronté à quelque chose qui va au-dessus de tout ce que l’on peut comprendre. Il va être confronté au Mal Absolu. Il va rencontrer un prêtre qui va l’aider à faire face à des cas de possession démoniaque.

Le scénario est inspiré de faits réels, glauques, terrifiants, qui nous mènent au plus profond du paranormal, au plus profond du Mal. De ses expériences sur le terrain, le policier écrira un roman avec Lisa Collier Cool intitulé « Beware the Night ».

Délivre-nous du Mal s’inspire de ce roman. Attention, j’ai bien dit s’inspire, car l’histoire racontée dans le film reste une fiction. Le réalisateur, Scott Derrickson, a fait parler son imagination, a transformé la réalité, pour nous offrir des scènes spectaculaires et irrationnelles.

On connaît Scott Derrickon pour avoir réalisé « L’exorcisme d’Émily Rose » et « Sinister ». C’est un bon réalisateur, même s’il n’est pas aussi talentueux que James Wan. Dans ce film, Scott Derrickon prend beaucoup de libertés et nous livre un film inspiré de faits réels, mais totalement fictif. Je le répète, l’histoire du film n’est pas dans le roman du sergent Ralph Sarchie.

 

Ma critique

 

En partant de ce que je viens de vous dire, on peut comprendre que le réalisateur a mené son affaire comme il le voulait. Il nous entraîne dans un univers glauque, lugubre et mêle des scènes qui sont censées nous faire peur, mais qui deviennent vite absurdes.

Le spectateur reste sur sa faim et peut être déçu par la fin du film (on peut le comprendre, car la fin est un peu rapide et bâclée), mais surtout, il peut se sentir trahi, car Scott Derrickson fait l’apologie du Mal Absolu et de la religion catholique. La scène d’exorcisme finale est risible et c’est du déjà-vu.

Dans l’ensemble, j’ai trouvé le film bon, sauf la scène finale avec cet exorcisme qui se voulait être impressionnant. Le sergent est confronté au Mal Absolu, à un démon qui frappe sans que l’on puisse comprendre pourquoi. Il y a le mal qui est en l’homme et le mal irrationnel, incompréhensible. (juste un petit aparté : je pense qu’en matière de mal, l’homme n’a rien à envier au Diable.)

Dans la scène d’exorcisme de la fin du film, on a tous les ingrédients d’un exorcisme catholique, avec ses différentes phases, sauf que c’est trop gros et que cela en devient risible. Le pire c’est que lorsque le démon révèle son nom : Gaziel. Là non, c’est insupportable. Je me suis sentie trahie.


Je savais que l’histoire était fictive, mais le réalisateur et le scénariste auraient dû demander l’aide d’un démonologue pour écrire le scénario. Ok, ils ont choisi un démon biblique, mais ce choix n’est pas judicieux.

Pourquoi ? Parce que Gaziel n’est pas un démon puissant et qu’il n’a aucun intérêt à ouvrir une porte entre le monde des humains et celui des enfers. Il n’a pas cette puissance que l’on veut bien nous faire croire dans le film. Pour un film qui se veut réaliste, il fallait prendre un autre démon.

 

Qui est le démon Gaziel

Et c’est là que le film prend toute sa place sur ce blog.

D’après Collin de Plancy, Gaziel est, je cite : « un démon chargé de la garde des trésors souterrains qu’il transporte d’un lieu à l’autre pour les soustraire aux hommes. C’est lui qui ébranle les fondements des maisons et fait souffler des vents accompagnés de flammes. Quelquefois, il forme des danses qui disparaissent tout à coup. Il inspire la terreur par un grand bruit de cloches et de clochettes. Il ranime les cadavres, mais pour un moment. »

D’après cette définition moyenâgeuse, je ne comprends pas ce que Gaziel vient faire dans ce film. Gaziel est démon chargé de garder les trésors en enfer. Il n’a pas la puissance du démon que nous livre le film.

De plus, Gaziel n’a pas d’intérêt à ouvrir une porte entre le monde des humains et le monde des enfers. Ce n’est pas son rôle. J’aurais préféré que les scénaristes choisissent un autre démon que Gaziel pour que le film soit plus crédible, comme Flauros, Focalor, Sabnac…

Pour un film qui crie haut et fort qu’il s’inspire de faits réels, prendre ce démon est une faute et enlève de la crédibilité au scénario.

Cela est mon avis. Mis à part cela, le film reste bon. L’univers est glauque, l’histoire nous emmène en plein cœur du paranormal. Mais, la scène finale d’exorcisme est trop énorme pour paraître vraie.  

 

« Délivre-nous du Mal » est un film qui se regarde si l’on n’est pas trop perfectionniste. J’ai vu mieux dans le genre. À force de vouloir trop en faire, à force de mettre des scènes d’exorcisme qui se veulent terrifiantes, à force de vouloir nous faire croire qu’un possédé est capable de tout, même de se bouffer la jambe, on tombe dans l’absurde. Et puis, lorsque l’on traite du sujet, la moindre des choses est de prendre quelques renseignements et de ne pas faire n’importe quoi.

 

Marie d’Ange

Pour voir le film

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