Le Starve the beast, la stratégie démoniaque

Connaissez-vous la stratégie du « starve the beast », littéralement « affamer la bête » ? Cette stratégie n’est pas anodine et est appliquée dans les plus hautes sphères des États. Son but est diabolique et encore une fois, c’est le peuple qui en subit les conséquences. Il est temps de dévoiler ce qu’est le « starve the beast » et comment cette théorie influence notre quotidien pour notre plus grand malheur.

 

La stratégie du Starve the beast

Littéralement, l’expression « starve the beast » signifie « affamer la bête ». Cette stratégie a été pensée et mise en place dès les années 1820 sous l’impulsion du parti conservateur aux États-Unis.

Le principe de cette théorie est purement démoniaque et si simple qu’elle peut nous sembler légitime (d’où sa diablerie !) : elle nous fait croire à une baisse d’impôt pour enterrer notre modèle de services publics et de sécurité sociale. Ainsi, la baisse d’impôt permettra mécaniquement la privatisation du service public, petit à petit, par petites touches, le tout en nous faisant croire que cela est fait pour combler la dette et pour notre bien.

Progressivement, on fait écrouler le service public (hôpital, école, système de santé…) pour créer le doute sur sa capacité à aider le peuple et sur sa capacité à assurer sa survie. On nous fait croire, par exemple, que le système de santé actuel (pourtant déjà très malmené par des politiques successives) coûte très cher au contribuable, d’où son incapacité à tenir un budget, d’où des coupes dans son budget. Et voilà comment nos hôpitaux manquent de matériels, de soignants…

Cette stratégie « Starve the beast » est en place actuellement au sein même du gouvernement français : en effet, le vote du budget du gouvernement pour l’année 2019 (consultable sur le site du gouvernent https://www.performance-publique.budget.gouv.fr/actualites/2019/direction-budget-a-publie-edition-2019-budget-etat-vote-en-quelques-chiffres) montre le poids des solidarités et des services publics dans le budget et sa remise en cause. La part des services publics est en constante diminution d’année en année. En fait, il s’agit « d’affamer la bête », de lui consacrer de moins en moins d’argent pour son fonctionnement, de « faire mourir de faim » le secteur public en lui coupant les vivres et en le dégradant. Une fois « la bête à terre », il suffira alors de lui administrer un remède à base de privatisations et marchandisations des solidarités sociales pour le guérir.

En gros, les politiques s’évertuent à détruire le service public en diminuant chaque année un peu plus son budget pour nous faire croire que le système est défaillant afin de le remplacer par des établissements privés.

 

 

Une manipulation d’État

La dette publique, l’une des plus grandes arnaques de ce siècle.

 

Chers amis, il est temps de se réveiller, il est temps de comprendre que nous sommes manipulés par un système qui ne veut pas notre bien.

Depuis une trentaine d’années, on nous fait croire que le poids de la dette est énorme et qu’elle rend impossible toute dépense, et que l’on doit absolument réduire le budget.

Tout d’abord, sachez que la dette est la plus grosse arnaque planétaire de tous les temps, elle ne sert qu’à planifier l’austérité des peuples. Ainsi, elle a permis la mise en place, par exemple, de lois privatives et restrictives chez les Grecs sans que ces derniers ne puissent pas se révolter. On a demandé aux Grecs de se priver. On a fait croire que la Grèce était trop endettée et que pour diminuer cette dette, les Grecs devaient consentir à des efforts. Encore une fois, c’est toujours le peuple qui trinque.

Au moment où j’écris cet article, la dette publique française est estimée à 2 683 580 663 430 milliers de milliards d’euros et elle ne cesse d’augmenter de minute en minute. L’intérêt de l’emprunt est lui estimé à 69 773 097 000 dizaines de milliards d’euros et ce chiffre grossit, lui aussi, de minute en minute. Les chiffres sont vertigineux et donnent le tournis. Pourtant, tout ceci est virtuel. Cette dette n’existe que virtuellement.

À longueur de temps, nous entendons nos politiciens nous dire qu’il faut réduire cette dette. Ces gens répètent cette phrase inlassablement pour créer la peur et nous empêcher de réfléchir.

« Il faut réduire les dépenses publiques ! »

« Il y a trop de fonctionnaires ! »

« Le système social n’est pas rentable »…

Et donc il faut :

« Plus de compétitivité ! »

Et là, on nous annonce qu’il faut économiser 100 milliards d’euros sur 5 ans, et donc réduire le budget alloué aux dépenses publiques. 100 milliards d’euros, cela paraît énorme, mais remettons les choses en perspective : cette économie s’étale sur 5 ans, donc, chaque année, il faut réaliser 20 milliards d’euros d’économie. Comparez cette somme avec celle de la dette publique (2200 milliards) et comprenez que l’économie demandée représente une broutille par rapport à la dette. Elle ne peut même pas payer les intérêts ! Tout est pensé et calculé pour nous imposer l’austérité et pour que l’on ne puisse s’y opposer.

Donc, à chaque élection, chaque candidat va nous annoncer, dans son programme, réaliser une économie de 20 milliards par an, sans que le montant de la dette se réduise pour autant, car cette économie ne permet même pas de régler les intérêts ! Et la dette virtuelle ne cesse d’augmenter, d’année en année, pendant que le service public se dégrade, d’année en année. Cela fait plus de 30 que ça dure ! Et c’est ainsi que l’on a planifié l’austérité, sur une dette virtuelle et sur son non-comblement, car de toute évidence, cette dette on ne pourra jamais la rembourser et a été mise en place pour ne jamais être remboursée afin de forcer le peuple à consentir à l’austérité. Son acquittement n’est pas le but : cette dette ne doit pas tomber à 0, il faut l’alimenter sans cesse. Il faut continuer à la creuser. C’est ainsi que le peuple consentira à des efforts de plus en plus grands, que la pression fiscale s’accentuera toujours un peu plus, que des Français n’arrivent plus à remplir leur frigidaire… tout cela pour colmater une dette irremboursable, pour remplir les poches des dirigeants des grandes banques mondiales et de leurs larbins au sein du gouvernement.

Posez-vous les bonnes questions : comment se fait-il que la plupart des pays du monde soient endettés ? Comment se fait-il que les hommes politiques ne cessent de nous culpabiliser sur cette question ? Comment se fait-il que les impôts augmentent sans cesse et que les services publics se dégradent de jour en jour (les hôpitaux manquent de tout, les écoles sont délabrées…) ? Comment se fait-il que les agriculteurs en France ne vivent pas correctement de leur labeur et qu’ils soient de moins en moins nombreux alors que les terres cultivables représentent la moitié du territoire français et un sixième des terres cultivables d’Europe ? Les denrées françaises sont devenues des produits d’exceptions réservées à une élite qui peuvent se les payer. Le peuple, lui, n’a qu’à manger des aliments bas de gamme remplis de pesticides et de produits chimiques ! Comment se fait-il que le peu d’agriculteurs honnêtes qui restent en France soient pris à la gorge, et que certains se suicident face à au système qui les enterre tellement ils n’en peuvent plus !

Les ménages français sont de plus en plus endettés, certains ne survivent que par crédit et sur leur découvert bancaire. Les dossiers de surendettements explosent, et cela n’a rien à voir avec une mauvaise gestion de leur petit budget, mais bien à un coût de la vie qui augmente sans cesse. Soyons réalistes : on ne peut vivre avec un SMIC, payer son loyer et ses assurances, posséder une voiture (et donc un crédit voiture) pour se rendre à son travail, se vêtir… Une fois toutes les charges enlevées, il ne reste plus grand-chose pour manger. Alors on se précipite dans les magasins pour acheter des aliments à bas prix, bourrés de pesticides, d’additifs, de perturbateurs endocriniens… on se rue donc dans les grandes surfaces pour remplir son caddie de produits qui nous tuent. Et le pire, c’est que l’on ne peut faire autrement ! Vous trouvez cela juste ? Vous pensez toujours que le système dans lequel on vit est juste ?

La dette, et je le répète, est une manipulation pour mettre en place l’austérité des peuples. Cette dette sert à faire de nous des esclaves consentants du système que nous alimentons par la sueur de notre front. Je ne vais pas m’étayer sur le sujet, peut-être en ferais-je un article détaillé si j’arrive à réunir assez de sources.

Revenons au sujet de cet article qui est le « starve the beast », qui repose justement sur la dette.

Depuis plus de trente ans, on entend parler de cette dette et on nous dit que les questions financières et sociales se résument à la gestion de cette dette : il faut réaliser des économies ! Mais, malgré ces économies (qui sont factices), l’État emprunte toujours plus à des établissements bancaires et financiers privés, sans pouvoir redresser la barre. C’est du moins ce que l’on nous dit, car malgré la dette colossale, le service public se détériore de jour en jour. Où va tout ce pognon de dingue ? Posez-vous la question chers lecteurs, à qui profite ce système.

Donc, on nous dit que les marchés financiers qui prêtent aux États font pression et que continuer à dépenser plus pour notre système social et de solidarité semble impensable, tant la pression fiscale serait importante. Donc, d’un côté on nous dit qu’il faut réaliser des économies sinon on payerait trop d’impôt (sic !) et d’un autre côté, on donne toujours et toujours plus à ceux qui ne travaillent pas et qui refusent de travailler, à ceux qui vivent des minimas sociaux sans chercher à s’en sortir, sans vouloir s’en sortir. Je ne parle pas des SDF, mais bien des familles qui vivent de la CAF et autres prestations sociales, alors que d’autres familles, qui subsistent avec un SMIC sont à l’agonie et n’ont le droit à rien ! Ce système est pervers, et ne sert pas ceux à qui il doit profiter ! On dépense une fortune pour l’AME, mais beaucoup de travailleurs se privent de soins dentaires… Beaucoup, faute de pouvoir régler la note, renoncent à voir leur médecin traitant lorsqu’ils tombent malades. Elle est belle la solidarité ! Et là, je ne parle pas des fraudeurs, et de ceux qui s’exilent ailleurs pour ne pas payer leurs impôts, ceux à qui on fait des cadeaux fiscaux.

Excusez-moi, encore une fois, je me suis égarée, revenons à notre sujet. Donc, on nous dit que pour sauver notre modèle social, on doit engager des réformes « courageuses ». C’est clair, qu’il en faut du courage pour berner le peuple ! On nous fait croire qu’il faut couper drastiquement dans les dépenses sociales destinées aux ménages. C’est là où intervient le « starve the beast », stratégie qui permettra, à terme, de tout privatiser. Cela sera la fin de la solidarité et le début « de marche ou crève ». Tu auras un job sous-payé que tu seras contraint de garder sinon tu n’auras plus rien. Ton job ne te donnera plus les moyens de te nourrir correctement, mais tu t’y accrocheras pour ne pas disparaître. C’est ce qui se passe en ce moment même pour beaucoup de gens.

 

 

Comment fonctionne le « starve the beast »

Dans un premier temps, il s’agit de baisser les recettes de l’État et des organismes sociaux afin d’assoiffer la bête publique qui voit ainsi ses déficits augmentés tout en distribuant toujours plus et encore plus, à des personnes qui n’en ont pas forcément besoin. C’est ainsi que fonctionne la France depuis 1990 : à force d’exonérations des cotisations sociales pour un faible effet économique, on diminue les recettes destinées aux retraites, à la santé, au chômage. Pour les services publics, on réduit les budgets afin d’imposer des choix drastiques comme la diminution des implantations locales des hôpitaux et maternités, des services de proximité (CAF, CPAM…). Et c’est aussi ainsi que l’on affaiblit les services publics de la SNCF en fermant les petites gares par faute de moyen d’entretenir les lignes.

À force de rogner les budgets de partout, dans tous les services publics, ça craque ! C’est ainsi que des personnes meurent dans les couloirs des urgences faute de lits et de personnels, que la justice n’arrive plus à traiter les dossiers, que l’on ne trouve plus de savon dans les toilettes des établissements scolaires (problème qui a fait surface lors de la crise du Covid19, mais cela fait des années que les lycées et collèges tombent en ruine, qu’il n’y a plus de savon dans les toilettes, qu’il n’y a pas de papier w.c.… le problème n’est pas nouveau). Et là, on ne parle pas des facultés. Je ne sais pas, chers lecteurs, si vous avez déjà visité une chambre universitaire ? Certaines résidences étudiantes gérées par le CROUS font vraiment peine à voir, tout est vétuste, les murs s’écroulent, les sanitaires sont en fin de vie. C’est une catastrophe. Voilà où vivent nos jeunes boursiers.

Comprenez bien, chers lecteurs, que les gouvernements successifs ont tout fait pour que les services publics tombent en ruine et que Macron continue cette destruction. Et dans ces conditions, comment défendre un service qui fonctionne mal ? La bête suffoque, la bête peine à rester en surface, il faut lui donner du mou, il faut privatiser. Et voilà, la boucle est bouclée. Et en privatisant, c’est tout le secteur des assurances qui se lèchent les babines. Tout est toujours une histoire de gros sous. Et lorsque l’homme comprendra que l’argent, ça ne se mange pas, ni qu’il nous suit dans le cercueil, alors on pourra avancer. Lorsque l’on comprendra qu’il faut faire passer l’humain avant l’argent, alors on aura gagné une bataille.

 

 

Le « starve the beast » made in France

Cette stratégie diabolique nous vient des États-Unis. Elle a traversé les continents pour arriver en Europe. La France, bien sûr, l’utilise depuis maintenant de nombreuses années. Vous voulez un exemple ?

Souvenez-vous du projet d’Emmanuel Macron qui est de garantir l’accès à l’assurance chômage en cas de démission. Ce projet est un parfait exemple de la tactique « starve the beast » parce qu’il est impossible à financer avec le montant des recettes actuelles.

En France, et cela fait maintenant plus de 30 ans que ça dure, les attaques en règle sur les recettes de l’État et de la Sécurité sociale sont devenues monnaie courante. Les médias n’arrêtent pas nous parler du « trou » de la sécurité sociale. En fait, on crée des mesures pour qu’elles soient déficitaires et qu’elles creusent toujours un peu plus la dette. Tout cela est pensé en amont. On veut nous faire croire que l’on cherche à résoudre le problème, alors qu’en fait, tous les politiciens depuis plus de 30 ans ne font qu’aggraver le problème.

Prenons un autre exemple : depuis 1993, la politique de lutte contre le chômage s’est attelée à réduire le coût du travail sans vouloir toucher au salaire net des salariés. On a donc allégé les cotisations patronales et salariales (qui restent énormes et non compétitives, puisque le marché du travail en France est l’un des plus chers au monde à cause de ses taxes et autres impôts). La loi de Finances 2019 a continué le processus en allégeant encore ces cotisations. Ainsi, et avec la mise en place du CICE (Crédit impôt compétitivité), l’allègement des cotisations patronales a fait perdre 57,6 milliards d’euros à la Sécurité sociale. Sur 20 ans, ce sont 400 milliards d’euros de recettes de la Sécurité sociale qui se sont envolés, sans réel résultat, puisque le chômage n’a pas baissé (au contraire !). Le chômage reste important et avec lui, le montant des prestations afférentes. Parfois, on nous montre des courbes, on nous donne des chiffres, en nous disant que le chômage a reculé, que la politique mise en place fonctionne. Tout ceci n’est que du vent, il y a de plus en plus de chômeurs et de plus en plus de personnes qui sont obligées de s’inscrire au RSA et qui ne rentrent plus dans les cotas des chômeurs. Tout ceci n’est qu’une histoire de cases, les chômeurs deviennent alors des personnes inactives et ne rentrent plus dans les chiffres donnés par le Ministère du Travail. Ce n’est que de la poudre aux yeux. On veut nous faire croire que le chômage a baissé, mais tout ceci est artificiel, mensonger. Si l’on voulait vraiment lutter contre le chômage, on arrêterait le « travail détaché », on embaucherait Français, et non des personnes qui viennent d’ailleurs, payées moins cher, pour faire le travail. Mais tout cela, on ne vous le dit pas.

Ici, le but est clair, il saute aux yeux et pourtant, personne ne le voit : il s’agit de toujours réduire les recettes tout en conservant un niveau de dépenses important afin de creuser l’endettement et de nous faire croire que les choses sont faites pour notre bien. Foutaises et balivernes ! Mensonges et manipulations ! Ne soyez plus dupes ! Réveillez-vous !

Prenons un autre exemple flagrant : le gouvernement ambitionne de « figer » à 16 % la part des retraites dans le PIB alors que la population vieillit et qu’il y a de moins en moins de cotisants. Sans hausse des cotisations par des embauches, le déficit des caisses de retraite va exploser, et donc, à terme, les retraites seront vouées à disparaître. Quiconque souhaitera partir à la retraire devra, d’ici une vingtaine d’années, cotiser à une assurance privée, et donc se payer sa retraite, tout en continuant à verser des cotisations à l’État, pour espérer ne pas mourir de faim à 70 ans. Beaucoup d’ailleurs, devront continuer à travailler au-delà de 70 ans. Voilà l’avenir qui se profile à notre horizon. Est-ce ce monde que nous voulons léguer à nos enfants ? Ou un monde plus juste, un monde où le travail est revalorisé, un monde plus juste et équitable ?

Les différents budgets votés par le gouvernement d’Édouard Philippe montrent parfaitement la stratégie « starve de beast ». D’un côté, le gouvernement a engagé une diminution des recettes de l’État par la réduction du rendement de l’ISF et des prélèvements sur le capital, tout cela pour soi-disant encourager le ruissellement de ce cadeau aux riches dans l’économie. On veut nous faire croire que les riches vont alors, en remerciement de cette aubaine fiscale qui lui est faite, réinvestir en France. Avez-vous remarqué des changements ? Joseph Stiglitz, Prix Nobel de l’économie en 2001, avait dit à propos de cette politique fiscale qui se faisait déjà aux États-Unis : « Qu’avons-nous dit au pays à nos jeunes quand nous avons réduit l’impôt sur les plus-values et augmenté les prélèvements sur ceux qui gagnent leur vie en travaillant ? Qu’il vaut mieux vivre en spéculant. »

Traduisez, chers lecteurs, et c’est bien là l’objectif de Macron, de faire croire aux jeunes qu’ils pourront tous devenir milliardaires.

Rappelez-vous : lors d’une allocution pour répondre à la grogne sociale des Gilets jaunes, Emmanuel Macron avait annoncé une revalorisation de la prime d’activité (et non du SMIC horaire, ce qui aurait été une réponse plus intelligente et de bon sens) et de nouvelles exonérations de cotisations et impôts sur les heures supplémentaires. Ces mesures promises par le Président se chiffrent à plus de 10 milliards d’euros qu’il va falloir combler par des hausses d’impôts. Et donc, au final, ce qui est donné d’un côté est repris de l’autre côté. Encore un foutage de gueule. Et ces mesures seront un énième prétexte pour amorcer des coupes budgétaires, car elles seront les coupables idéales pour justifier l’augmentation de la dette.

Pourquoi le gouvernement n’augmente-t-il pas le SMIC horaire et donc les salaires ? Cela entraînera forcément une augmentation de la consommation, qui entraînera une augmentation des recettes grâce à la TVA et une augmentation de la demande, donc des embauches ? C’est simple, clair et la mesure s’autofinancerait et serait même bénéficiaire, puisqu’il y aurait moins de chômeurs et donc une baisse des cotisations chômage et une hausse des cotisations patronales et salariales. Et pourtant, aucun politique ne nous a parlé de cette solution si simple à mettre en place, une solution que j’appellerai « effet domino ».

Au contraire, par leurs mesures qui sont bancales et qui creusent la dette, ce qui est leur but, ils vont nous dire que le budget ne respecte pas les engagements vis-à-vis de Bruxelles qui va contraindre la France à rééquilibrer son budget en faisant encore des coupes dans les dépenses publiques jusqu’à arriver à nous faire accepter la mise en place de l’austérité. C’est ce qui s’est passé en Grèce. C’est ce qui est en train d’arriver en France.

En dix ans, les effectifs des services des finances publiques (DGFIP) ont été diminués de près de 20 000 agents. Et cela n’est pas terminé, puisque le gouvernement travaille à un projet « ambitieux » ou plutôt démoniaque : l’externalisation généralisée des administrations publiques via le CAP 22, programme qui vise à repenser le modèle de l’action publique. Comprenez que de nombreuses missions pourront être ainsi confiées à des agences privées : recouvrement de l’impôt, contrôles fiscaux… Et donc, un autre problème s’ajoutera à la diminution des fonctionnaires : comment garantir la probité du service public puisque ce sera le privé qui imposera ses lois ? Comment seront formées les personnes qui devront répondre à des problématiques techniques en matière de fiscalité ? Il y aura de nombreux dysfonctionnements, mais on nous dit que c’est pour notre bien, c’est pour réduire la « dette » !

Sur l’ensemble de son quinquennat, Macron veut supprimer 50 000 fonctionnaires. Et cela va se faire, car « la bête sera affamée » et donc, on devra la privatiser. C’est le but à atteindre. Et encore une fois, c’est le peuple qui trinquera.

 

 

Les conséquences du « starve the beast »

On va donc nous dire que tout ce que fait le gouvernement, c’est pour notre bien. Qu’il est indispensable de réduire la dette et donc de réaliser des économies et donc de réduire le coût du service public. Tout cela est calculé, voulu. Le but, c’est la privatisation de tout le secteur public. Ainsi, celui qui aura les moyens de se payer une mutuelle pourra se faire soigner dans un hôpital… pour les autres, tant pis pour eux ! C’est un peu ce qui se passe aussi.

L’école, jusqu’alors gratuite, deviendra payante. L’école publique sera vouée à disparaître, remplacée par des écoles privées payées par de grands industriels. Si déjà vous vous plaignez de l’instruction donnée à vos enfants, ce sera pire d’ici 20 ans.

Le gouvernement nous bourre le crâne que toutes ces réductions budgétaires sont réalisées pour notre bien, et nous, nous suivons comme des moutons, nous acquiesçons, sans véritablement comprendre ce qui se trame. On va applaudir des mesures qui vont nous faire croire qu’elles nous donnent du pouvoir d’achat, comme les annonces de Macron aux Gilets jaunes. D’un côté on va nous donner, de l’autre on nous reprend, tout cela pour nous endormir, car même si les salaires augmentent, ce que l’on va devoir payer en cotisations (retraite, chômage, maladie…) va augmenter et parallèlement, le coût des assurances et autres prestations privées vont nous donner le coup de grâce. Au final, on sera les perdants consentants du système.

Ceux qui en auront les moyens pourront cotiser à des caisses de retraite privées. Pour les autres, ben commencez à prier pour que l’on vous donne la charité.

Comprenez bien tout l’enjeu de la stratégie « starve the beast » : après avoir rendu la privatisation nécessaire pour combler la dette, on va faire en sorte de diminuer notre « pouvoir d’achat » par des services privés qui deviendront de plus en plus onéreux (ben oui, il faut enrichir les actionnaires !). Et l’on travaillera, pour ceux qui ont un emploi, seulement pour engraisser les actionnaires. Mais on s’accrochera à ce travail, c’est la seule chose qui comptera, on s’y agrippera de toutes ses forces, quitte à faire des heures non rémunérées (c’est déjà le cas chez les routiers où le contrat-forfait le permet), à se tuer à la tâche. Un peu comme les mineurs décrits par Zola. On redeviendra ces mineurs de fond qui travaillaient pour crever la bouche ouverte ! Voilà le plan de ce Nouvel Ordre Mondial que l’on veut nous imposer. Voilà ce qui nous attend si nous ne réagissons pas.

 

 

Comment faire pour y échapper ?

Informer et s’unir. Ce sont les deux mots à retenir et à mettre en place.

Informer que l’on cherche à nous tuer, que l’on cherche à faire de nous des esclaves. Informer que ce gouvernement de franc-maçon voue un culte à Satan et que tous travaillent à la mise en place du Nouvel Ordre Mondial, un ordre mondial satanique. On doit éveiller les consciences. Il faut dégager toute cette secte satanique du gouvernement et reprendre le pouvoir par l’instauration d’une démocratie directe.

S’unir, cela sera notre force pour lutter contre ce Nouvel Ordre Mondial. Ensemble, nous pouvons faire changer les choses. On cherche à nous désunir, on cherche à nous monter les uns contre les autres (les vegans contre les mangeurs de viande, les homosexuels contre les hétérosexuels, les jeunes contre les vieux, les noirs contre les blancs, les athées contre les croyants…) Stop ! Nous devons nous unir.

J’avais donné, dans un article, quelques pistes pour faire bouger les choses. Consultez-le pour y puiser quelques idées. Chaque geste compte.

Quant aux croyants, il est temps aussi de s’unir et d’entrer dans le combat spirituel. Car c’est ce qui s’annonce, et nous devons répondre présents. Repoussons ces satanistes, dénonçons-les, et construisons un monde meilleur, plus juste, plus équitable, plus proche de la nature. Unissons-nous dans le Christ. La foi sera notre armure, le Christ sera notre bouclier. Il est temps de revêtir notre armure céleste.

 

 

Marie d’Ange

 

Pour aller plus loin

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