La psychiatrie et les maux démoniaques

D’après la médecine et la psychiatrie, la possession démoniaque n’existe pas, elle n’est qu’un trouble mental parmi d’autres qu’il faut traiter à l’aide de médicaments. Et devant un patient qui ne peut être soulagé par aucun traitement, la médecine persiste dans son erreur. Au-delà de la science, il existe l’inexplicable.

 

 

La possession démoniaque

Cette croyance en un esprit prenant possession d’un corps est partagée par la plupart des cultures, avec plus ou moins de différences. Certains peuples croyaient que  l’âme d’un défunt pouvait entrer dans le corps d’une victime, devenue alors un réceptacle. D’autres pensaient qu’une divinité pouvait posséder le corps d’un homme afin de délivrer un message. D’autres encore pensaient, et pensent encore aujourd’hui, que l’esprit d’un sorcier peut posséder une personne et la forcer à agir contre son grès.

Les chrétiens croient en la possession démoniaque. On retrouve des récits dans le Nouveau Testament : Jésus-Christ chassait les démons et guérissait les malades. La Bible fait la différence entre ce qui appartient au domaine médical et ce qui appartient au domaine surnaturel.

Le démon possède deux pouvoirs, le pouvoir ordinaire et le pouvoir extraordinaire.

Le pouvoir ordinaire est la tentation. Le démon use et abuse de ce pouvoir. Tout le monde est tenté par lui. Et cette tentation constante qu’il fait subir à l’humanité pousse l’homme à s’éloigner de Dieu, à pécher, à embrasser des idées démoniaques. Si le monde va aussi mal aujourd’hui, c’est bien à cause de l’influence démoniaque de Satan qui s’est immiscé partout, dans tous les domaines, sociaux, économiques, politiques… et qui a répandu ses idées néfastes grâce à ses adorateurs et adeptes (francs-maçons, satanistes…).

Personne n’est épargné par la tentation. Le Diable connaît nos peurs, nos envies, nos désirs… et il se sert de cela pour nous appâter.

Aujourd’hui, la possession démoniaque, qui est le pouvoir extraordinaire du démon, est rare, justement parce que le démon n’a plus besoin de se montrer avec fracas pour anéantir sa victime. Il se fait plus subtil, il agit dans l’ombre, il nous pousse à adorer l’argent, lui-même, le sexe, il inverse toutes les valeurs humaines, le bon devient le mauvais, le riche est adulé. Nous vivons dans une société dans laquelle ce sont des chanteurs, acteurs et personnes de la téléréalité qui sont adulés, au point de les monter au rang des divinités.

Pour en revenir à la possession démoniaque, elle reste rare. Les troubles démoniaques, par contre, sont beaucoup plus courants, comme l’infestation, l’obsession, la vexation démoniaque. Les personnes agressées par le démon sont nombreuses, et certaines n’ont pas conscience d’être des victimes de Satan. Elles pensent être poursuivies par la malchance, certaines sombrent dans l’alcool, la drogue, la dépression, certaines se sentent oppressées, n’arrivent pas à avancer, d’autres s’isolent et n’arrivent jamais à trouver la paix… Le nombre de personnes qui souffrent d’attaques démoniaques est impressionnant, mais comme l’on vit dans un monde où tout ceci est nié, on ne peut le combattre.  


Les définitions de l’OMS et du DSM

Voici ce que nous dit l’OMS à propos de la possession démoniaque dans la « Classification internationale des maladies » :

« États de transe et de possession. Troubles caractérisés par une perte transitoire de la conscience de sa propre identité, associés à une conservation parfaite de la conscience du milieu environnant. Sont à inclure ici uniquement les états de transe involontaires ou non désirés, survenant en dehors de situations admises dans le contexte religieux ou culturel du sujet. À l’exclusion de ; états associés à :

  • Intoxication aiguë par une substance psychoactive ;
  • Schizophrénie.
  • Syndrome post-commotionnel.
  • Trouble organique de la personnalité.
  • Troubles psychotiques aigus et transitoires. »

Remarquons que d’après cette définition, l’OMS assimile la possession démoniaque à un trouble mental et/ou physique. L’OMS n’admet pas la , ce qui est bien regrettable. Et c’est pour cela que de nombreux possédés sont soignés dans les asiles psychiatriques sans jamais trouver de soulagement, de nombreux possédés prennent un traitement sans trouver de soulagement à leurs maux, de nombreux possédés sont étiquetés schizophrènes, alors qu’ils auraient besoin d’une aide spirituelle.

Faire la différence entre un trouble surnaturel et un trouble naturel est difficile. Il faut un certain discernement pour y arriver. C’est pourquoi le prêtre-exorciste réalisera toujours une enquête et demandera un bilan médical afin d’éliminer les éventuels troubles naturels. À la différence de nombreux psychiatres qui ne rechercheront pas une aide spirituelle et qui refusent de croire en la possession démoniaque.

Voici comment le DSM (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders 4th Edition, 1994), traite la possession démoniaque :

« Les critères à réunir sont :

(1) État de transe, c’est-à-dire altération marquée et temporaire de l’état de conscience, ou perte du sentiment d’identité, associée à au moins l’un des symptômes suivants :

  • Rétrécissement du champ de perception de l’environnement immédiat, ou focalisation anormale sur certains aspects de cet environnement ;
  • Comportements ou mouvements stéréotypés, vécus comme sous l’emprise d’un autre.

(2) État de possession, c’est-à-dire altération unique ou répétée de l’état de conscience caractérisée par le remplacement du sentiment d’identité habituel par celui d’une nouvelle identité. Celle-ci peut être attribuée à un esprit, à une puissance, à une divinité ou à une autre personne, et se manifeste par au moins l’un des symptômes suivants :

(a) comportements ou mouvements stéréotypés, propres à la culture, vécus comme fait de l’agent de la possession ;

(b) amnésie totale ou partielle de l’évènement.

  1. L’état de transe ou de possession n’est pas reconnu comme s’intégrant normalement dans une pratique collective culturelle ou religieuse.
  2. Cet état est à l’origine d’une souffrance cliniquement significative ou d’une altération du fonctionnement social, professionnel ou d’autres domaines importants.
  3. Cet état ne survient pas exclusivement au cours de l’évolution d’un trouble psychotique (incluant les troubles de l’humeur avec caractéristiques psychotiques et les troubles psychotiques brefs) ni d’un trouble dissociatif de l’identité. Il n’est pas dû non plus aux effets directs d’une substance ou d’une affection médicale générale. »

 

Donc, d’après le DSM, la possession existe. Elle est acceptée dans sa forme la plus large. Cette définition suppose de réaliser une enquête. Si l’on s’en tient à cette définition, le médecin ou le psychiatre, devant des troubles suspects, doit procéder par élimination avant de procéder à un diagnostic. Le médecin doit s’assurer que son patient ne prend aucune substance hallucinogène ou psychotrope susceptible d’entraîner des troubles, ne souffre d’aucune maladie physique (tumeur du cerveau par exemple)…

C’est un premier pas vers l’acception d’une forme de possession, donc un premier pas vers le curieux et l’inexplicable. Mais, cette définition n’implique pas la croyance en une entité mauvaise apte à s’emparer de l’esprit d’un être humain.

La plupart des médecins refusent de croire en l’existence d’êtres surnaturels et intelligents capables d’influencer et d’attaquer les malades. Et de nombreux exorcistes déplorent cet état de fait, car, le patient, ne trouvant aucun recours en la médecine, va se tourner vers les sciences occultes, vers un sorcier, pour soulager ses maux. Et en dernier recours, va voir un exorciste, qui aura beaucoup de mal à chasser l’entité, déjà bien ancrée par des années de traitements qui n’ont servi à rien.

Devant des maux qui ne peuvent être soulagés par aucun traitement, par aucun médicament, le médecin devrait parler d’une aide spirituelle à son patient. Et même, médecins et exorcistes devraient travailler main dans la main. Ce n’est pas le cas. Les médecins se refusent à envoyer leurs patients vers un prêtre. Pire, parfois, certains les envoient vers un radiesthésiste, un rebouteur… Ce qui ne fait qu’empirer le mal. Je ne comprends pas ce comportement ! La prière n’a jamais fait de mal. Et même celui qui souffre d’un mal physique peut ressentir un soulagement, un apaisement de ses maux dans la prière. La prière peut aussi aider à la guérison, elle peut être un soutien dans le combat du patient contre sa maladie, une bouée de sauvetage. Donc, pourquoi autant de réticences ?

Ajoutons aussi que certains prêtres ne croient plus au démon, et envoient les personnes souffrant de troubles démoniaques chez un sorcier, un rebouteur… Tout ceci ne fait qu’aggraver les maux de la personne, qui ne trouvera jamais aucun soulagement et aucune aide.

Aujourd’hui, dans ce monde si cartésien où nous vivons, où la science veut tout expliquer, où l’athéisme est prôné en masse, nous ne croyons plus en rien, sauf au pouvoir de l’argent. Nous avons une vision bien triste de la vie, vision propagée par les élites maçonniques qui nous manipulent sans cesse pour que nous rejetions Dieu et pour que nous adorons l’argent et que nous consommions toujours plus. Ce qui laisse une porte grande ouverte au démon qui peut nous attaquer à loisir, puisque nous ne possédons plus les armes spirituelles pour nous défendre contre lui.

Comment lutter contre cet état de fait ? En revenant à la spiritualité, en revenant vers le Christ. Lui seul peut nous aider et nous donner le discernement nécessaire et les armes pour lutter contre les tentations du démon ainsi que son pouvoir extraordinaire. Tout autour de nous nous force à plonger dans les ténèbres, nous force à nous détourner du Christ, nous force à placer l’avoir avant l’être. Résistons, ouvrons les yeux, et retournons vers la lumière.

Marie d’Ange

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