Publié le

Les boîtes à Dibbouk

Les boîtes à Dibbouk seraient des coffres où seraient enfermés des démons. Celui qui ouvre une boîte à Dibbouk serait possédé. Le film « Possédée » de Ole Bornedal nous raconte l’histoire d’une enfant possédée par un démon après avoir ouvert une boîte à Dibbouk. Mais la boîte à Dibbouk existe-t-elle réellement ? Est-elle une légende ou une véritable croyance ? Nous allons tenter, dans cet article, de répondre à ces questions.




 

La boîte à Dibbouk

 

Représentation d’un dibbouk par Ephraim Moshe Lilien (1874-1923) dans le Livre de Job.

 

Le mot dibbouk, qui peut aussi s’écrire dybbouk, vient de l’hébreu et signifie attachement. Dans la mythologie juive et kabbalistique, le dibbouk est un esprit ou un démon qui habite le corps d’un individu auquel il s’est attaché. En d’autres termes, le dibbouk est un démon qui posséderait ses victimes. Il peut donc être exorcisé.

Une boîte à Dibbouk est une boîte où serait enfermé un démon. Quiconque ouvrirait cette boîte se verrait possédé par le démon, ou le dibbouk, vivant à l’intérieur de la boîte. 

Un dibbouk peut être :

  • Un esprit malin, le plus souvent l’âme d’une personne possédée qui pénètre dans le corps d’une personne en vue de se venger de cette personne. C’est donc un esprit vengeur. Je ne crois pas trop en cette théorie, car pour moi, les personnes décédées n’ont pas ce pouvoir, sauf si Dieu le permet ou qu’elles ont fait un pacte avec Satan pour obtenir ce pouvoir.
  • Un démon qui prend possession de quelqu’un l’entraînant vers la désolation et la mort.

Ces démons issus de la tradition juive peuvent être emprisonnés dans une armoire, un placard ou une boîte. Mais celui qui ouvrira cette armoire, ce placard ou cette boîte aura de graves ennuis de santé ou sera victime de malchance jusqu’à ce qu’il cède l’armoire, le meuble ou la boîte à quelqu’un d’autre. Cela est la légende de la boîte à Dibbouk.

Il existe de nombreuses histoires mettant en scène des boîtes à Dibbouk qui auraient porté malheur à leurs propriétaires. Ces faits divers ont d’ailleurs inspiré de nombreux scénaristes et réalisateurs. À l’image de Ole Bornedal et son film « Possédée » qui met en scène une boîte à Dibbouk et une petite fille possédée par le démon qui se trouve à l’intérieur de cette boîte. On nous dit que ce film est inspiré d’une histoire vraie. En fait, le film s’inspire de la légende de la boîte à Dibbouk issue de la mythologie hébraïque.

Le dibbouk est une entité démoniaque assez coriace qui se lie fermement au corps d’une personne et qui ne veut pas quitter cette personne. Heureusement, le dibbouk peut être exorcisé. Les Juifs ne croient pas au phénomène de possession démoniaque. Pour eux, le dibbouk serait l’âme d’une personne décédée qui chercherait à se venger ou prendrait possession d’un corps pour terminer un acte qu’elle avait commencé sans avoir eu le temps de le finir.

 

 

 

Une boîte à Dibbouk qui se vend sur eBay

 

Boîte à Dibbouk qui s’est vendue à 280 dollars sur ebay.

 

L’une des histoires les plus connues concernant la boîte à Dibbouk est certainement celle de la boîte qui s’est vendue sur eBay en 2009. En effet, une personne de Saint Louis, Missouri, a mis en ligne une boîte en bois très étrange. L’annonce mettait en garde les futurs acquéreurs sur la dangerosité du coffret. On pouvait y lire : « Attention, cette boîte contient un dibbouk, un esprit puissant ». Les enchères grimpèrent très vite et finalement, la boîte trouva acquéreur pour la modique somme de 280 dollars. L’heureux propriétaire, répondant au pseudonyme de Agetron, est ravi de son investissement. Il n’est pas effrayé. Il ne croit pas aux esprits et encore moins aux démons.

L’enquête a dévoilé que le fameux Agetron collectionnait des objets anciens venant principalement du Missouri. On peut donc se poser la question s’il n’a pas acheté cette boîte à Dibbouk pour agrandir simplement sa collection.

On sait aussi que cette boîte appartenait à une ancienne rescapée de la Shoah. Elle serait passée de propriétaires à propriétaires. On sait de source sûre qu’elle aurait été revendue en 2001 pour réapparaître en 2009 sur eBay.

Pourquoi ces ventes à répétition ? On pourrait croire que les propriétaires s’en sont séparés rapidement après de grosses frayeurs. Et effectivement, car voici l’histoire de la boîte à dibbouk qui s’est vendue sur eBay.

 

 

 

La véritable histoire de la boîte à Dibbouk

 

On nous a dit que le scénario du film « Possédée » s’inspire d’une histoire vraie. Et il existe bien une histoire effrayante et vraie qui met en scène une boîte à Dibbouk. Dans le film, c’est une petite fille de 10 ans qui se procure la boîte dans un vide-grenier et, après l’avoir ouverte, se retrouve possédée par un démon. Juste pour l’anecdote, il est arrivé des choses étranges pendant le tournage du film, comme les accessoires du film exposés dans un entrepôt de Vancouver qui prennent feu mystérieusement. Aujourd’hui encore, personne ne peut dire comment s’est déclaré l’incendie. Tous les accessoires ont été réduits en cendre, même la fameuse boîte à Dibbouk que l’on voit dans le film.

Et le film s’inspire de l’histoire de la boîte à Dibbouk qui a été vendue sur eBay.

Kevin Minner, antiquaire, possède une modeste boutique dans la ville de Portland, en Origan. Pour trouver des objets rares et vieux, il parcourt les vide-greniers de particuliers. Au mois de septembre 2001, il déniche une vieille boîte à Dibbouk appartenant à une vieille femme décédée à 103 ans, et en fait l’acquisition pour la somme de 27 dollars. Cette boîte ressemble à une petite armoire, avec ses deux portes fermées par un loquet et un cadenas.

Pourtant, la petite fille de la grand-mère à qui appartenait la boîte le met en garde en lui disant qu’elle contient un Dibbouk. Kevin Minner est juif, il sait ce que signifie un dibbouk, mais il n’y croit pas. Pour lui, les dibbouk sont des légendes, des histoires racontées pour faire peur aux enfants. La jeune fille insiste sur le fait que sa grand-mère cachait avec beaucoup de précautions cette boîte, car elle était persuadée qu’il y avait un dibbouk à l’intérieur. Ces paroles firent sourire notre antiquaire.

La vieille dame en question était une Polonaise juive envoyée dans un camp de concentration durant la Seconde Guerre mondiale. De tous les membres de sa famille envoyés au camp, elle fut la seule survivante avec sa cousine. Toutes deux avaient réussi à fuir du camp et s’étaient cachée en Espagne jusqu’à la fin de la guerre pour enfin immigrer aux États-Unis. L’objet en question l’avait suivi de Pologne jusqu’en Espagne et enfin aux États-Unis. La grand-mère avait émis le souhait d’être enterrée avec la boîte, mais ce souhait, contraire aux traditions juives, ne put se réaliser. Bouleversé par l’histoire de cette grand-mère, Kevin voulut rendre la boîte, mais la petite fille de la vieille dame refusa catégoriquement de la prendre. Elle demanda simplement que la boîte ne soit jamais ouverte.

Kevin emporta donc le coffre dans sa boutique et le posa sur une table au sous-sol de sa boutique, dans la salle qui lui servait de stockage. Le coffre était verrouillé par un loquet fermé par un petit cadenas. Curieux, Kevin fit sauter le cadenas et l’une des portes s’ouvrit. À l’intérieur de la boîte, il y avait un mécanisme qui permettait d’ouvrir l’autre porte ainsi qu’un petit tiroir. Le mécanisme était très bien fait et Kevin se dit que ce détail rehaussait la valeur de cette acquisition. Et l’intérieur du coffre n’était pas vide. En effet, Kevin y découvrit un penny de 1928, un autre de 1925, une petite coupe à vin dont la forme rappelait celle d’un calice et un chandelier aux pieds en forme de poulpe. Sur le fond de la boîte, il y avait une stèle en granit sur lequel était gravé le mot Shalom et derrière cette stèle se trouvaient deux mèches de cheveux, l’une blonde, l’autre brune. Ces détails ne troublèrent pas Kevin.

Kevin employait une vendeuse, Jane Howerton. Ce jour-là, il laissa la jeune femme seule à la boutique et sortit faire des courses. La boîte à dibbouk se trouvait toujours ouverte à la cave. Après son départ, et comme il n’y avait pas de clients dans la boutique, Jane descendit à la cave pour faire du rangement. Au sous-sol, elle sentit comme une présence qui l’observait. Pourtant, elle avait l’habitude de travailler dans ce sous-sol et jamais elle n’avait ressenti une telle impression. La jeune femme décida de retourner à la boutique. Elle éteignit la lumière et commença à grimper les escaliers lorsqu’elle entendit un bruit suspect. Elle redescendit les escaliers. Elle pensait que quelqu’un se cachait au sous-sol. Soudain, les néons s’allumèrent d’eux-mêmes et une chaise bascula en avant seule.

Effrayée, Jane grimpa à la boutique et téléphona à Kevin. Et alors qu’elle attendait qu’il lui réponde, quelqu’un en bas était en train de casser tous les objets entreposés à la cave. Au téléphone, Kevin lui ordonna d’appeler la police, mais au même moment où il prononçait ces mots, son téléphone portable s’éteignit. Kevin laissa son caddie plein de courses au milieu du magasin et se précipita à la boutique.

Lorsqu’il arriva, Jane n’y était plus. Kevin alla au sous-sol et fut accueilli par une odeur épouvantable. Des morceaux de verre jonchaient le sol. Il comprit que les néons au plafond avaient explosé. Muni d’une lampe torche, il examina la cave. Soudain, le rayon de lumière éclaira un visage. Kevin sursauta. C’était Jane, qui se tenait debout dans le noir, pleurant. Kevin la réconforta et reprit ses recherches. Il voulait trouver celui qui avait cassé ses objets.

La cave ne comportait qu’une seule porte, donc le malfaiteur devait encore s’y trouver. Or, Kevin ne trouva personne et suspecta sa vendeuse d’avoir pété un plomb et tout cassé. Il la renvoya.

Le lendemain, Ida, la mère de Kévin, fêtait son anniversaire. C’était le 28 octobre 2001. Comme cadeau, Kevin lui offrit la boîte à dibbouk. Il trouvait le cadeau original et pensait que cela ferait plaisir à sa mère. Il l’emballa et l’offrit donc à sa mère qui ouvrit le paquet. La vieille dame était habituée à recevoir des cadeaux excentriques de la part de son fils.

Lorsqu’elle découvrit la boîte, elle ressentit un sentiment étrange de malaise, comme si la boîte la scrutait, l’observait. Ida caressa le bois, fit glisser ses doigts sur les symboles hébreux au dos de l’objet, appuya sur les portes, sur le petit tiroir. Et soudain, elle s’effondra. Ce qu’elle avait senti sortant de cette boîte était le mal à l’état pur. Ida sentit qu’elle allait mourir. Kevin ne put rien faire pour sauver sa mère. Il voyait sa mère qui pleurait et qui était incapable de bouger, qui fixait la boîte. Il voyait le masque de frayeur qui s’était dessiné sur son visage. Il voyait qu’elle essayait de communiquer avec lui pour le mettre en garde contre cette boîte, sans parvenir à faire sortir le moindre son de sa bouche.

Kevin appela les urgences et sa mère fut transportée à l’hôpital. Là, les médecins diagnostiquèrent un accident vasculaire cérébral, ce qui expliquait qu’elle ne pouvait plus parler ni bouger. Kevin ne fit pas le rapprochement entre son cadeau et l’état de sa mère. Plus tard, Ida lui fit comprendre, en écrivant dans un carnet, qu’elle avait détesté ce cadeau. Alors, Kevin donna le petit coffret à sa sœur qui le garda une semaine chez elle avant de rendre expliquant que les portes s’ouvraient sans cesse.

Kevin examina la boîte. Le mécanisme d’ouverture des portes fonctionnait bien. Il offrit la boîte à son frère et à sa femme qui la gardèrent trois jours avant de la rendre prétextant qu’elle sentait fort l’urine de chat. Kevin en fit alors cadeau à sa petite amie qui lui demanda de la vendre deux jours plus tard.

Alors, l’antiquaire se résolut à la vendre et mit la boîte à dibbouk dans une vitrine de son magasin. Le même jour, un couple de personnes âgées l’achetèrent. Kevin était soulagé de s’en débarrasser. Mais, trois jours plus tard, alors qu’il ouvrait le magasin, il découvrit la boîte posée devant la porte de la boutique avec un petit mot : « Cette boîte est porteuse d’une étrange obscurité ».

Kevin décida de rapporter la boîte chez lui et de la ranger dans la remise. Il voulait s’en débarrasser. Notre antiquaire commença alors à faire des cauchemars la nuit. Il comprit que la petite boîte était maudite. Kevin appela tous ceux qui avaient possédé la boîte. Ils étaient unanimes : eux aussi avaient faits d’horribles cauchemars.

Une semaine plus tard, une ombre se matérialisa dans sa chambre. Une nuit, l’alarme du détecteur de fumée le réveilla brusquement. Et lorsqu’il inspecta la maison, il constata que rien ne brûlait. Par contre, une horrible puanteur avait envahi toutes les pièces de la maison. Il devait se débarrasser de la boîte. Il la prit et l’enterra dans le jardin. Puis, il fit des recherches sur internet. Il voulait détruire cette boîte, mais ne savait pas comment s’y prendre. Il s’endormit devant son ordinaire et plongea dans un cauchemar. Il se réveilla trempé de sueurs et vit une ombre se glisser derrière lui dans le couloir. Il eut très peur et décida de vendre le coffret sur eBay en prenant bien soin de dire que c’était une boîte à Dibbouk hantée. Il espérait ainsi attirer des personnes s’intéressant à l’occulte et sachant quoi faire de cette boîte.

Finalement, ce fut un certain Sam qui remporta les enchères sur eBay et Kevin fut soulagé de s’en débarrasser. Lorsque ce dernier vit l’annonce sur eBay, il était étudiant. Son colocataire, Brian Grubbs, avait repéré cette annonce et lui avait expliqué que son propriétaire actuel souffrait d’horribles cauchemars depuis qu’il avait la boîte. Brian pensa que cette annonce était une grosse farce et l’oublia.

Trois semaines plus tard, Brian rentrait chez lui lorsqu’il fut assailli par une horrible odeur d’urine de chat en ouvrant la porte du salon. Et dans le salon, plusieurs objets avaient été cassés. Brian pensa qu’un chat s’était introduit chez lui. Il alla chercher un balai dans la cuisine lorsqu’il découvrit que la boîte à dibbouk de l’annonce s’y trouvait, sur la table. Il ne comprit pas pourquoi Sam l’avait achetée.

Lorsque ce dernier rentra, Brian lui demanda pourquoi il avait acheté cette boîte hantée. Sam le rassura en lui disant qu’il allait dormir avec la boîte et qu’il n’y avait rien à craindre. En effet, Sam dormit bien avec la boîte pendant plus d’une semaine sans que rien se passe. Alors, les deux étudiants, convaincus que la boîte était inoffensive, la posèrent au centre de la table basse du salon lorsqu’ils recevaient des amis à la maison et racontaient que cette boîte était maudite. L’objet les rendit populaires. Parfois, ils s’amusaient à l’ouvrir, ce qui rendait certains de leurs amis mal à l’aise. Puis, les choses étranges commencèrent à se produire. Les lumières dans la maison vacillaient souvent et tous les objets électriques tombaient en panne.

Un matin, Sam se réveilla et se mit à avoir un comportement bizarre. Ses yeux étaient injectés de sang et il s’enfermait dans le mutisme. Il ne riait plus, ne voulait plus sortir. Puis, l’appartement fut envahi d’une nuée de cafards qui s’infiltraient partout, dans les chambres, le salon, la cuisine, la salle de bains… Ils rampaient partout, sur le lavabo, les miroirs, la cuvette des toilettes…

Sam s’isolait de plus en plus. Il devint morose, broyait du noir. Brian remarqua qu’il perdait ses cheveux.

Depuis qu’il avait acheté la boîte hantée, Sam écrivait tous les jours ses observations sur son blog. Jason Haxton, un conservateur du musée médical de l’université, s’intéressait beaucoup à ce blog et surtout, il était fasciné par l’objet.

Enfin, après que Kevin l’a convaincu de le faire, Sam remit la boîte en vente sur eBay en signalant qu’elle était hantée et que lui-même était victime d’une série d’évènements paranormaux. Il ajouta que depuis qu’il était en possession de cette boîte, rien n’allait plus dans sa vie et qu’il perdait ses cheveux alors qu’il n’était âgé que de 20 ans. Il raconta les mauvaises odeurs, les cafards, les appareils électroniques en panne…

En quelques jours, les enchères montèrent jusqu’à 50 dollars. Ce fut Jason Haxton qui les gagna et qui acheta la boîte à dibbouk le 9 février 2003 pour la somme de 280 dollars. Lorsqu’il reçut le paquet, il était excité, mais savait qu’il fallait se montrer prudent. Il examina la boîte sous une lampe à ultraviolets. La lumière montrait de petites tâches de cire, comme si une bougie avait coulé sur les portes. Jason pensa que la boîte avait peut-être servi à des rituels. Il inspecta l’intérieur, mis des gants et ouvrit les portes. Rien ne se passa et Jason ne découvrit rien de particulier.

Quelques jours plus tard, tous les ordinateurs du musée tombèrent en panne. Puis les ampoules explosèrent l’une après l’autre. Et la situation empira. Les employés tombèrent malades et furent victimes de malaises. Tous disaient que cela venait de la boîte. Jason l’emporta donc chez lui et la première nuit, il fit d’horribles cauchemars.

Le lendemain matin, en se regardant dans le miroir, il s’aperçut que ses yeux étaient injectés de sang.

Quelques jours plus tard, son fils l’appela et lui montra une ombre noire qui flottait dans sa chambre. Jason prit son fils dans ses bras et resta un moment silencieux à observer cette apparition qui ressemblait à des flammes noires.

Jason s’inquiétait. Il cherchait des causes scientifiques à ce qu’il venait de vivre sans en trouver.

Les mois suivants, la boîte à dibbouk devint célèbre et un journal local juif lui consacra un article entier en exposant tous les maux qu’elle avait créés à ses propriétaires. Des scénaristes, des écrivains, des documentaires demandèrent à Jason de voir la fameuse boîte maudite. Des rabbins, des juifs orthodoxes, des intellectuels hébreux le contactèrent afin de percer le mystère de la boîte. Jason, harcelé, changea de numéro de téléphone, d’adresse mail et ouvrit un site internet pour parler de la boîte afin de satisfaire la curiosité de tous.

Jason reçut beaucoup d’emails via son site internet provenant de personnes se plaignant de maux de tête et d’autres souffrances après avoir vu des images de la boîte. Une personne lui offrit de l’argent afin de récupérer toutes les photographies publiées, car il pensait que toutes les personnes qui visitaient son site et qui les voyaient pouvaient être hantées par l’entité qui se trouvait dans la boîte.

Jason contacta des historiens afin de connaître l’histoire de cette boîte à Dibbouk et la mythologie qui s’en rapportait. D’après eux, les objets contenus dans la boîte, les mèches de cheveux et les pennies étaient des fétiches appartenant à une famille juive. Mais ils ne purent expliquer pourquoi cette boîte particulièrement était habitée.

Tout ce dont Jason était sûr c’était que depuis qu’il possédait la boîte, il était affecté par des problèmes de santé qui le fatiguait. Il en vint à croire qu’il y avait quelque chose de mauvais à l’intérieur de la boîte, quelque chose qu’il avait fait sortir en l’ouvrant.

Alors, Jason porta la boîte dans sa maison de campagne et l’enferma à la cave, voulant ainsi l’isoler et s’en éloigner. Puis, il rentra chez lui et prit un bain afin de se laver de toutes attaches avec le coffre. Mais, il s’endormit dans son bain et faillit se noyer. Lorsqu’il se réveilla, il vomit une espèce de mucus vert. Soudain sa femme entra dans la salle de bains, en panique. Elle lui montra son poignet : il était couvert de pustules sanglantes. Jason comprit que les ennuis n’étaient pas finis. Il devait neutraliser la boîte, l’entité qui se trouvait à l’intérieur.

Il téléphona à Kevin Mannis, le premier propriétaire connu de la boîte. Ce dernier raccrocha lorsqu’il comprit que Jason lui demandait de reprendre la boîte. Jason retéléphona et lui expliqua qu’il fallait trouver un moyen d’éradiquer la chose qui était à l’intérieur de la boîte, mais que pour cela, il fallait trouver le premier propriétaire.

Kevin se rendit donc à l’adresse de la maison où il avait acheté la boîte. La jeune femme qui l’avait mis en garde lui ouvrit la porte et Jason lui demanda des renseignements concernant la boîte maudite. Cette dernière ne voulut rien entendre et le renvoya. En regagnant sa voiture, il fut apostrophé par une vieille dame qui lui dit qu’elle savait pourquoi il était là. Elle lui expliqua qu’elle était cousine avec la dame à qui avait appartenu la boîte et qu’avant la Seconde Guerre mondiale, les deux femmes habitaient la Pologne. Dans ce temps, le spiritisme était à la mode. Tout le monde organisait des séances et espérait entrer en contact avec des entités.

Elle et sa cousine utilisaient, comme planche Ouija, une nappe sur laquelle elles avaient brodé les lettres de l’alphabet et utilisaient un pendentif qui leur servait de pendule. Et lorsqu’elles posaient des questions, le pendentif oscillait sur la nappe et se posait sur les lettres. Mais au cours d’une séance, elles étaient entrées en contact avec un esprit d’un genre différent, un esprit qui leur demandait leur aide afin de le faire sortir de l’enfer. Alors, les deux femmes surent qu’elles parlaient avec un dibbouk. Elles firent un rituel pour le neutraliser et l’enfermèrent dans une boîte. Et Kevin, en ouvrant la boîte, avait libéré l’entité.

Kevin raconta cette histoire à Jason qui contacta alors des rabbins. Et après de longues prières, les rabbins parvinrent à sceller une nouvelle fois la boîte. Jason l’emporta et la cacha dans un endroit secret. Puis il écrivit un livre « The Dibbouk Box » pour parler de son expérience.

 

 

Si l’on se réfère à cette histoire, on peut se dire que les boîtes à dibbouk existent et qu’elles sont très dangereuses. Il ne s’agit pas d’une légende que les vieilles dames raconteraient au coin du feu pour faire peur aux enfants. Comme il est mentionné dans l’histoire, le spiritisme était à la mode. Combien d’entités maléfiques ont été ainsi libérées puis emprisonnées par des rituels ? On ne le sait pas. Mais si vous trouvez une boîte à Dibbouk, évitez de l’ouvrir.

 

Marie d’Ange

 

Pour aller plus loin


 




 

Publié le

La secte satanique de l’abbé Boullan

Voilà une étrange histoire qui ébranla le XXe siècle, une étrange histoire de satanisme mis au grand jour par le talentueux écrivain Huysmans dans son roman « Là-Bas ». De quoi s’agit-il ? D’un prêtre, un abbé qui vouait un culte à Satan, de satanisme. Et pourtant, au XXe siècle, on pensait que la sorcellerie, le sabbat, la possession démoniaque, l’envoûtement, les démons… étaient des choses du passé, des choses passées. Erreur, très grosse erreur, car le satanisme était plutôt en vogue à cette époque, surtout avec l’abbé Boullan.




 

Biographie de l’abbé Boullan

 

Portrait de l’abbé Boullan

 

Il y aurait beaucoup à dire sur ce personnage singulier. Je vais tenter d’être la plus brève possible.

Joseph-Antoine Boullan, connu sous le nom de l’Abbé Boullan, est un prêtre français du XIXe siècle, né à Saint-Porquier le 18 février 1824 et mort à Lyon le 4 janvier 1893. Pourquoi parler de lui ? Parce qu’il fut condamné pour satanisme, ce qui n’est pas banal pour un prêtre. De plus, son histoire est plutôt bizarre.

Joseph-Antoine Boullan fit de brillantes études au séminaire de Montauban et fut ordonné prêtre le 23 septembre 1848 puis vicaire de la paroisse Saint-Jean toujours à Montauban pendant deux ans.

Puis, il se rendit à Rome où il obtint son doctorat en théologie. En Italie, il fit partie des missionnaires du Précieux Sang et prêcha plusieurs missions avant de revenir dans son pays natal où il est nommé supérieur de la maison que la congrégation possédait aux Trois-Épis, près de Turckheim, en Alsace.

L’Abbé Boullan s’intéressait beaucoup aux choses de l’occulte et publia un premier ouvrage, en 1853, une traduction de la « Vie Divine de la Sainte-Vierge », extrait du livre de la « Cité Mystique » écrit par Marie d’Agreda.

En 1854, il quitta l’Alsace et vint à Paris où il officia en tant que prêtre. Il collabora à plusieurs revues pieuses, notamment Le Rosier de Marie, et assuma la direction spirituelle d’une nommée Adèle Chevalier, une sœur, qui en 1855 avait été guérie miraculeusement de sa cécité lors d’un pèlerinage à Notre-Dame-de-la-Salette.

Juste que là, me diriez-vous, chers lecteurs, un parcours normal pour un prêtre-théologien. Sauf que…

L’Abbé Boullan fonda une revue, les « Annales de la Sainteté » qui devint le 1er janvier 1870, les « Annales de la Sainteté au XIXe siècle ». Dans cette revue, Boullan exposait son point de vue sur la religion. Pour lui, il fallait s’offrir à Dieu en souffrant physiquement et moralement et en faisant des prières spéciales. En d’autres termes, il fallait continuellement se flageller et souffrir pour être digne de Dieu.

En 1859, l’Abbé Boullan établit, avec Adèle Chevalier, une congrégation religieuse, « L’œuvre de la Réparation ». Cette congrégation reçut une autorisation provisoire de la part de l’évêque de Versailles. Cette nouvelle communauté était située avenue de Bellevue à Sèvres, et ne servait qu’à dissimuler une liaison entre l’abbé et Adèle Chevalier. Au sein même de l’établissement, ils s’y déroulaient des pratiques scandaleuses. Tout cela fut mis au grand jour plus tard.

 

 

 

Des pratiques sataniques

 

Le célèbre roman « Là-bas’ de Huysmans.

 

Donc, nous sommes au sein de la congrégation « L’œuvre de la Réparation ». L’Abbé Boullan et Adèle Chevalier entretiennent une liaison, mais d’autres pratiques encore plus malsaines se déroulent au sein de l’établissement.

Par exemple, on sait que lorsqu’une religieuse tombait malade, Boullan la soignait à l’aide d’hosties consacrées ou à l’aide d’urine et de matières fécales appliquées sous forme d’emplâtres.

Le 8 décembre 1860, à la fin de la messe, Boullan fit disparaître son enfant, l’enfant qui venait de naître, l’enfant qu’il avait conçu lors de ses amours interdits avec Adèle Chevalier.

Bien sûr, ce crime ne fut jamais découvert, mais l’évêché reçut plusieurs plaintes sur les méthodes que Boullan utilisait pour se procurer de l’argent et sur ses méthodes thérapeutiques.

À ce moment, les pratiques sataniques perpétrées par l’abbé Boullan n’étaient pas encore mises au grand jour. Cela sera fait par l’auteur J.K Huysmans dans son ouvrage « Là-bas ».

 

 

 

Les sectes sataniques mises au grand jour

 

Le prophète Vintras.

 

Courant XIXe, le satanisme était à la mode, mais très caché. Le grand public n’en savait rien et était loin de se douter de ce qu’il se tramait derrière leur dos.

Pourtant, la presse parlait de cas d’envoûtements, de messes noires célébrées, de maniaques du sacrilège, d’hommes se donnant à Satan par des rites bestiaux… De nombreux documents attestent ces faits et encore de nos jours, il y a des choses comme cela qui se passent dans le monde entier.

Mais, à l’époque de l’abbé Boullan, tout cela fit scandale, notamment avec la sortie du livre de Huysmans « Là-bas » qui raconta les effroyables rites sataniques du passé et du présent.

Ce livre fut publié en 1890 et mit au grand jour l’horreur de la banalité qui se perpétrait partout, les sacrilèges faits en l’honneur de Satan, les obscénités des messes noires.

Huysmans présente de nombreux documents, des grimoires, des pièces authentiques des procès de sorcellerie, des documents précis… Il se documenta sur la magie moderne chez des occultes et des spirites. Au départ sceptique, il assista aux séances de spirites, mais son scepticisme s’évanouit très vite : il ne pouvait continuer à nier à l’existence en des forces obscures devant des faits incontestables de matérialisations, de lévitation d’objets…

Huysmans connaissait un certain M. François, qui travaillait au Ministère de la Guerre et qui était un médium. Les deux hommes ont fait des évocations dans l’appartement de l’auteur de la rue de Sèvres et ont assisté à des faits troublants, comme la matérialisation du Général Boulanger mort en 1891.

De toutes ces expériences, Huysmans fut persuadé que quelque chose, une intelligence étrangère, existait.

Enfin, un astrologue parisien, Eugène Ledos et l’abbé Boullan achevèrent de le documenter sur le Satanisme moderne.

Nous avons retrouvé une correspondance entre Huysmans et Boullan dans laquelle l’auteur lui demandait son concours pour achever son ouvrage. Boullan répondit qu’il l’aiderait. Cette correspondance volumineuse date du 6 février 1890 au 4 janvier 1893, date de la mort de l’abbé Boullan.

Mais revenons à l’ouvrage « Là-bas », qui est en fait une défense en règle du surnaturel basé sur des faits, les uns purement historiques se rapportant à la sorcellerie du moyen âge et les autres des faits se rapportant au satanisme moderne.

Pour Huysmans, les spirites, les occultistes, les rose-croix, à force d’invoquer des larves, car ne peuvent attirer les anges, finissent par amener des esprits maléfiques dans notre monde et donc, sans même sans rendre compte, tombent dans le satanisme.

L’auteur raconte que des messes noires sont célébrées partout en France. Il prend l’exemple de ce chanoine, appelé Docre, officiant dans les environs du Gand, qui s’était fait tatouer, sous la plante des pieds, l’image de la croix, pour toujours marcher sur le Sauveur et qui entretenait des souris blanches nourries avec des hosties consacrées et du poisson. L’incubat et le succubat étaient fréquents dans les cloîtres. D’ailleurs, l’armée de Satan se recrutait surtout dans le sacerdoce.

Alors oui, la vérité fait mal, car Huysmans affirme que de nombreux satanistes appartiennent à l’Église.

Oui, des messes noires se faisaient dans des temples, des locaux hermétiquement fermés, et les fidèles étaient liés au secret absolu de ces pratiques.

Et dans son ouvrage, on trouve l’abbé Boullan, que l’auteur met en opposition au chanoine Docre. L’abbé Boullan y est présenté comme un docteur, un savant, un homme très intelligent, qui a dirigé la seule revue mystique de Paris, un théologien reconnu, un maître de la jurisprudence divine. Mais, ses exorcismes, son combat contre le mal, ses luttes contre les incubes qu’il allait combattre dans les couvents le perdirent.

 

 

 

Qui était l’abbé Boullan

 

Portrait de l’abbé Boullan

 

L’abbé Boullan se disait missionné par le Ciel pour briser les manigances infectieuses du satanisme et pour prêcher la venue du Christ glorieux et du divin Paracelse.

En fait, il n’était pas cela, car lors de son procès, on apprend qu’il exerçait d’étranges doctrines et qu’en plus, il les enseignait.

Prêtre du diocèse de Versailles, docteur en théologie, ancien supérieur d’une communauté de Strasbourg, auteur de plusieurs ouvrages canoniques, fondateur du Rosier de Marie, l’abbé Boullan était un cerveau inquiet et assoiffé d’absolus.

Il mena plusieurs missions à Rome, dont la première fut de déclarer la sœur Adèle Chevalier miraculée de la Sainte-Vierge qui lui avait fait recouvrer la vue. C’était en 1856.

À la même époque, Boullan s’occupa de mademoiselle Marie Roche, une jeune femme confiée par l’évêque de Rodez et qui prétendait avoir une mission divine à accomplir et recevoir des prophéties. D’ailleurs, elle avait annoncé que des évènements graves allaient frapper toute l’Europe. Elle révéla aussi que le pape allait succomber d’une mort violente. C’est l’abbé Boullan qui fut chargé de présenter Marie Roche à Rome, au Sacré Collège, afin de la faire voir par le pape.

Deux ans plus tard, il retrouva Adèle Chevalier, sa protégée, la miraculée, et reprit la direction de ses affaires. Il prétendit avoir reçu de la Vierge l’ordre de fonder une œuvre religieuse qui s’appellerait l’Œuvre de la réparation des âmes et c’est Adèle qui devait se charger de son organisation.

Cette nouvelle œuvre fut installée à Bellevue, en Seine-et-Oise. Et bientôt, on y signala des pratiques bizarres, des procédés étranges, des maladies diaboliques dont seraient atteintes les religieuses. Une sœur, étant possédée, l’abbé l’aurait exorcisée en lui crachant dans la bouche. À une autre, il lui aurait fait boire son urine mélangée à celle de la sœur Chevalier et à une troisième, il lui aurait ordonné de se faire des cataplasmes de matière fécale.

En plus de cela, Boullan et Adèle Chevalier faisaient payer des services à des ecclésiastiques qui voulaient s’attirer les faveurs de la Sainte-Vierge. Ils recevaient aussi des dames du monde, qui moyennant finance, les consultaient pour des cas de conscience incroyables. Bref, les deux individus s’enrichissaient.

Une plainte fut déposée contre l’abbé Boullan et sœur Chevalier et ils furent accusés d’escroquerie et d’outrage public à la pudeur. Le Tribunal correctionnel de Versailles rendit une ordonnance de non-lieu sur l’outrage public, mais les condamna à trois ans de prison pour escroquerie.

L’abbé Boullan purgea sa peine et, revenu à la liberté, il continua ses pratiques d’exorcisme. Il fut demandé à l’archevêché de Paris, par le cardinal Guibert, qui lui demanda de s’expliquer sur le cas d’une épileptique qui se disait guérie grâce à une relique de la robe sans couture du Christ conservée à Argenteuil. Boullan se défendit en donnant des explications sur les cures qu’il pratiquait et sur sa doctrine. Le cardinal lui interdit toutes pratiques. L’abbé Boullan se rendit aussitôt au Vatican pour protester cet ordre, mais il en fut chassé. Le Vatican ne voulait plus de cet abbé qui se disait avoir reçu du Ciel la mission de combattre les démons par la profanation de l’hostie et par l’ordure.

Alors bien sûr, notre cher abbé quitta l’Église et vint à Lyon auprès d’Eugène Vintras, le célèbre prophète mystique. Vintras avait une vie très sainte. Fils d’ouvrier et ouvrier lui-même, il vivait sans fortune, sans éducation, dépourvu de tout ce qui aurait pu l’écarter de sa mission, c’est-à-dire de sauver l’humanité du diable. Vintras se disait être cultivé par l’Esprit révélateur. Ce prophète avait une fascination extraordinaire pour ceux qui le connaissaient. Il réalisait des miracles et s’appuyait sur ces miracles pour porter sa doctrine. Par exemple, il pouvait léviter ou, lorsqu’il consacrait des hosties, celles-ci sortaient du calice et restaient suspendues en l’air. Il avait aussi des stigmates de la Passion.

Boullan se rallia à la doctrine d’Eugène Vintras et à la mort de ce dernier, en 1875, il devint son successeur. Mais, il ne fut pas reconnu par la majorité des Vintrasistes.

Comme Vintras, Boullan avait le don de la fascination et pouvait accomplir des miracles. Il guérissait, au moyen de pierres précieuses, des enfants noués, ainsi que des femmes qui avaient contracté une maladie de la matrice réputée incurable, par imposition d’hosties consacrées. Boullan se voulait un combattant du bien contre le mal.

Boullan vivait retiré de Lyon, rue de la Martifière, chez un architecte, monsieur Misme, qui voulait trouver l’élixir de Paracelse. Deux voyantes l’accompagnaient, madame Laure et madame Thibaut. L’abbé était décrit comme un petit vieillard allègre, qui distillait des paroles sibyllines au grand pouvoir attractif. Madame Thibaut était une paysanne qui ne mangeait que du pain trempé dans du lait et qui avait fait de nombreux pèlerinages dans le monde entier. Elle voyait les démons.

La manière dont il s’y prenait pour combattre les envoûtements et les maléfices a été révélée par Huysmans.

C’est courant l’été 1891, à Lyon, que Huysmans vint voir l’abbé Boullan. Il visita son sanctuaire. Boullan le reçut vêtu d’une grande robe rouge Vintrasienne que serrait à la taille une cordelière bleue, la tête et les pieds nus. Huysmans assista à plusieurs cérémonies et fut tragiquement troublé. Boullan devait sans cesse lutter contre ses détracteurs qui lui envoyaient des envoûtements. Parmi ses ennemis, il y avait le marquis de Guaita, Oswald Wirth et le Sar Péladan.  

Dans ce billet, je ne vais pas m’attarder sur ces détracteurs. Sachez simplement, chers lecteurs, qu’ils étaient de grands sorciers dotés d’énormes pouvoirs. Eux aussi voulaient la ruine des Adeptes de la Magie Noire. Mais voulaient surtout révéler à la théologie chrétienne la magnificence ésotérique dont elle est grosse à son insu.

Stanislas de Guaita était le chef de la Rose-Croix et Sar Péladan son fondateur, une œuvre secrète qui s’occupait de magie. Stanislas de Guaita a passé la fin de sa vie enfermé chez lui avec de vieux grimoires, des manuscrits de la Kabbale et de magie, dormant le jour, travaillant la nuit, s’aidant de morphine, de caféine et de haschich pour écrire des Essais de Sciences Maudites. Il avait aussi invoqué des démons et ceux-ci vivaient chez lui. Guaita n’y survécut pas et se retira, à la fin de sa vie et très malade, dans son château d’Alteville, en Lorraine où il mourut peu de temps après.

L’abbé Boullan devait fatalement rencontrer Guaita et ses amis. Cela se fit par l’intermédiaire du marquis d’Alveydre. Au début, ces personnages étaient amis, puis se brouillèrent pour une raison inconnue. Toujours est-il que Boullan les accusait de vouloir le tuer par des moyens occultes. À plusieurs reprises, il fut attaqué et vécut des évènements très étranges et meurtriers.

Huysmans raconta qu’après la publication de « Là-bas », lui-même avait été victime d’attaques occultes. Plusieurs fois, il aurait été en danger de mort, et aurait été sauvé par Boullan. Un jour, l’auteur reçut une lettre de l’abbé lui disant de ne pas se rendre à son bureau. Il suivit ce conseil et heureusement, car le même jour, une lourde glace surmontant le bureau qu’il occupait au Ministère, s’abattit sans que l’on sût pourquoi et fracassa tout.

Huysmans accusa Guaita et Péladan. Et chaque soir, avant de s’endormir, il recevait des coups sur le crâne avec des poings fantomatiques qu’il comparait à de l’électricité statique.

L’abbé Boullan le délivra du maléfice en pratiquant un sacrifice de gloire. Mais après la mort de l’abbé, les attaques se multiplièrent sur Huysmans et cela jusqu’à sa mort en 1893, le 4 janvier plus précisément. Une mort d’ailleurs très bizarre. On dit qu’il avait été frappé par une armée de foudres occultes, des forces redoutables qui le terrassèrent.

 

 

 

Boullan satanique ou saint ?

 

Prière Eliaque par l’abbé Boullan

 

L’abbé voulait se donner une réputation de saint, mais nous avons vu qu’il se livrait, lui aussi et à sa manière, à des pratiques sataniques. Huysmans, qui le croyait saint, put s’en convaincre lorsqu’il découvrit, à la mort de Boullan, des documents laissés par ce dernier.

Ces documents donnaient de nombreux détails sur des rites secrets sataniques auxquels Boullan s’adonnait. Ce dernier avait toujours dit que c’était les occultistes de la Rose-Croix qui s’adonnait à de tels rites, mais tout cela était faux.

Boullan pratiquait des sortilèges à l’aide de souris blanches nourries avec des hosties consacrées, dont le sang devait servir à un sortilège d’envoûtement de haine. Il se livrait aussi à des rites secrets d’incubat et de succubat qu’il qualifiait d’union de vie et s’adonnait aux pratiques de la sorcellerie. N’avait-il pas aussi tué son propre enfant ?

Il y avait dans toutes ces pratiques du mysticisme délirant, de l’érotomanie, de la scatologie, du sadisme… bref du satanisme.

Et d’ailleurs, toute sa vie, Huysmans fut hanté par le satanisme. Une des preuves irréfutables de l’existence du satanisme était pour Huysmans, le vol d’hosties consacrées dans les églises de campagne. Les évêques prenaient beaucoup de précautions, mais les vols étaient nombreux partout en Europe.

Partout, les satanistes commettaient leur sacrilège et se servaient des hosties pour leurs rituels obscènes. Et Boullan était un prêtre sataniste qui se plaisait à multiplier dans les cloîtres de femmes les phénomènes d’incubat. Plusieurs sœurs avaient fait appel à lui, car elles se disaient visitées par des démons. Il allait alors se charger de ces affaires en demandant le plus grand secret aux sœurs. Là, arrivé auprès des malades, il se servait de fumigations spéciales et de pratiques sacrilèges, qui au lieu de guérir les nonnes, perfectionnaient leur mal. Il leur enseignait les méthodes d’autohypnose et d’autosuggestion leur permettant ainsi de rêver avoir des rapports avec des saints et avec Jésus. Il leur indiquait des poses spéciales, des procédés occultes. Dans leurs exaltations mystiques, ces religieuses croyaient avoir affaire à des saints. Et c’était des démons.

D’ailleurs, ce n’était pas les occultes de la Rose-Croix qui avaient envoûté Huysmans, mais bien l’abbé Boullan. Tout cela fut découvert après la mort de ce dernier. Les détails de cette confession furent si horribles, que Huysmans ne voulut pas qu’elle fût un jour publiée et brûla cette correspondance quelques jours avant sa mort.

 

 

 

Voilà, chers lecteurs, ce que l’on pouvait dire sur l’abbé Boullan. Le sujet est intéressant, et je le développerai dans d’autres billets. Sachez, cependant, que le satanisme existe, qu’il est partout, que certaines communautés n’hésitent pas à tuer et à faire le mal. Ce n’est pas parce que l’on vit à une époque dite moderne que tout cela n’existe plus. Bien au contraire. Il faut combattre tout cela, il ne faut pas céder à la facilité de l’argent, du pouvoir, à l’obscurantisme… laissons cela aux personnes mauvaises.

 

 

Marie d’Ange

 

 

Pour aller plus loin




 

Publié le

Le culte Vaudou

Le vaudou est une religion d’origine africaine qui a longtemps été réprimée et diabolisée à cause de ses clichés et de ses fantasmes véhiculés par des mythologies. Ainsi, lorsqu’on dit s’inspirer du vaudou, on retrouve souvent le satanisme, le cannibalisme, la sorcellerie, l’envoûtement, la destruction… Et l’objet représentant le mieux la perception vaudou est la poupée vaudou, l’instrument magique de la torture par excellence. Cependant, je n’ai pas voulu m’arrêter à ces clichés. Par cet article, j’ai voulu en savoir plus sur cette religion afin de mieux la comprendre, non pas pour l’utiliser, mais pour la combattre lorsque cela s’avère utile.




 

Quelques généralités

 

Le musée Vaudou à la Nouvelle-Orléans

 

Dans cet article, je ne vous dirai pas comment pratiquer le Vaudou. Simplement, je ferai le tour de cette religion entourée d’un halo surnaturel et néfaste.

Le Vaudou est souvent utilisé pour jeter des sorts, des malédictions, pour envoûter et c’est ainsi qu’on le connaît le mieux.

Succinctement, le Vaudou est une sorte de magie où les rituels sont variés. Les marabouts, les sorciers… s’en servent pour guérir, pour invoquer des divinités, pour faire revenir l’être aimé, pour envoûter une personne à qui l’on veut du mal…

Les rituels sont nombreux et utilisent des incantations, des objets, comme la poupée, des produits divers, dont certaines drogues dangereuses, comme l’iboga et l’iboga noir.

Par exemple, dans la légende des zombis haïtiens (lire l’article), on voit bien que Clairvius Narcisse a été drogué par un sorcier vaudou. Cette drogue qu’on lui donnait a annihilé toutes ses fonctions de réflexion et l’a réduit en esclavage.

Donc, le vaudou est souvent basé sur l’injection de drogue pour entrer dans une sorte de transe ou pour forcer l’autre à faire ce que l’on a envie qu’il fasse.

Le vaudou est aussi basé sur la suggestion et l’autosuggestion. En effet, plus on y croit, plus on y est sensible et plus on peut se croire maudit ou envoûter. Et dans ce domaine, les sorciers sont très forts. La force de persuasion. C’est là où cela devient dangereux, en plus de l’ingestion de drogue qui est bien sûr néfaste pour la santé.

Dans l’article « Rose Hall Greathouse, une demeure hantée par une sorcière », je décris le personnage de Rose Palmer, une femme qui pratiquait le Vaudou. La légende raconte qu’elle avait invoqué le Baron Samedi, un démon, et qu’elle en avait perdu la vie. Les histoires comme celles-ci sont nombreuses et souvent horribles. Il ne faut pas pratiquer le Vaudou et de toute façon, la magie, la sorcellerie, les invocations à des démons… que l’on y croie ou pas, n’ont jamais rien apporté de bon.

 

 

 

L’origine du Vaudou

 

Un sorcier africain

 

Le Vaudou est une religion typiquement africaine. Plus précisément, le Vaudou est originaire de l’ancien royaume de Dahomey et est toujours largement répandu au Bénin et au Togo, comme dans le célèbre marché des féticheurs à Lomé. Cette religion est l’affirmation claire et sans équivoque d’une source de puissance surnaturelle que les hommes veulent concilier ou s’approprier les vertus à travers des rites et des incantations. C’est toute une philosophie fondée sur la danse rituelle, l’invocation des rituels par un marabout sorcier très respecté dans les villages. Le sorcier est craint, car l’on croit qu’il peut ouvrir un passage entre l’univers des vivants et l’univers des morts, du surnaturel.

Le vaudou dans sa forme actuelle est le résultat d’un mélange subtil du catholicisme et de la religion vaudou originelle.

À l’origine, le vaudou servait à guérir les villageois par des incantations et des potions qui étaient faites à base de plantes. Et l’on sait, aujourd’hui, que certaines plantes renferment des substances médicinales qui peuvent effectivement guérir. Malheureusement, le vaudou a été détourné pour devenir ce qu’il est aujourd’hui, c’est-à-dire des rituels de magie funestes.

Avec la déportation des esclaves dans le XVe siècle, le vaudou s’est répandu à Cuba, au Brésil et même aux États-Unis. Aujourd’hui, l’on trouve des pratiquants du vaudou à travers le monde entier, surtout dans les îles. Les rites se sont diversifiés au rythme des croyances locales. Par exemple, dans certains pays du nord de l’Afrique, le vaudou s’est mélangé à l’islam. Ainsi, à travers des chants et des danses, les marabouts se soumettent à l’invocation du prophète de l’islam.

Le Vaudou, appelé aussi vaudou en Haïti, s’appelle voodoo à La Nouvelle-Orléans, ou Santéria, Lukumi, Regla de Ocha à Cuba, ou encore Condomblé ou Umbanda au Brésil. Le Vaudou est aussi très présent aux États-Unis, surtout en Louisiane. Il s’est aussi répandu en Afrique du Nord, où on le retrouve sous différentes formes, dont la plus connue est le Gnawa au Maroc et en Algérie.

Le culte vaudou compte environ 50 millions d’adeptes. De nombreuses communautés existent dans le monde entier. Elles sont majoritairement sur le continent américain et aux Antilles. Il en existe en Europe. Elles sont plus discrètes, mais restent néanmoins actives. En Europe, par exemple, il y a les communautés du Hounfor Bonzafè, du Lakou sans Lune ou encore du Hounfor Konblanmen.

Donc, il ne faudrait pas parler d’un seul et unique vaudou, mais de plusieurs, car chaque marabout possède ses propres rituels.

Dans sa forme primaire et actuelle, le vaudou est diabolisé par la religion catholique. Et cela pour une raison toute simple : les rites vaudou font appel aux forces surnaturelles et aux esprits et le sorcier demande à être possédé par eux. Or cela va contre les préceptes du catholicisme. De même, dans le catholicisme il n’existe aucun rite pour communiquer avec l’esprit des morts ou les forces obscures. Cela est interdit. Or, le marabout le fait.

Cette diabolisation du vaudou se ressent au cinéma où il est jumelé au satanisme, au cannibalisme, aux malédictions, à la possession diabolique.

 

 

 

La poupée vaudou

 

Une poupée Vaudou

 

Le vaudou est très connu à cause de la poupée vaudou. Cette poupée est censée être une poupée incarnant la personne que l’on veut envoûter.

Ainsi, la poupée est fabriquée avec la morphologie et la physionomie de la personne à qui l’on souhaite jeter une malédiction ou toutes autres choses d’ailleurs. Souvent, elle sert à faire le mal. Ces poupées sont créées dans le but d’avoir le pouvoir sur une personne bien déterminée, le tout à distance.

Ok, les poupées vaudou ne servent pas toujours à faire de la sorcellerie maléfique, elles peuvent aussi être utilisées pour une bonne cause telle que la guérison d’une personne. La poupée est donc un support « magique ».

Les histoires concernant des envoûtements ou des malédictions lancées grâce aux poupées vaudou sont nombreuses. C’est pour cela que je n’épiloguerai pas sur ce sujet. J’en ferai un article prochainement.

On peut juste se poser la question si cela fonctionne, car avec une poupée vaudou on peut jeter des sorts concernant de nombreux domaines, l’amour, l’argent, le bonheur, le malheur… Beaucoup disent qu’il ne faut pas sous-estimer les puissances surnaturelles. J’ai vu des cas où cela a fonctionné, dans le mal comme dans le bien. Autosuggestion ? Hypnose ? Je ne sais pas, en tout cas, il faut s’en méfier.

 

 

 

Les divinités vaudou

 

La déesse de l’amour Erzulie

 

Il est difficile d’établir une liste des divinités invoquées lors d’un rituel vaudou, car elles sont multiples et comme le culte vaudou n’est pas unique, il existe des divinités pour chaque culte, comme des temples où on les prie. De plus, le système reste ouvert, et des personnages historiques peuvent intégrer la liste des divinités sacrées du Vaudou. Ce fut le cas pour Dessalines.

À l’origine, le vaudou est né de la rencontre des cultes traditionnels des dieux yoruba et des divinités Fon et Ewe, lors de la création puis l’expansion du royaume Fon d’Abomey aux XVIIe et XVIIIe siècles. Le Vaudou, prononcé vodoun, est l’adaptation par le Fon d’un mot Yoruba signifiant « dieu ». Le vaudou désigne donc l’ensemble des dieux ou des forces invisibles dont les hommes essaient de concilier la puissance ou la bienveillance. Il est l’affirmation d’un monde surnaturel et l’ensemble des procédures permettant d’y accéder. D’ailleurs, à chaque ouverture d’un rite, le prêtre vodoun invoque l’esprit de Papa Legba pour ouvrir les portes des deux mondes.

En fait, le vaudou est une culture, un héritage, une philosophie, un art, des danses, un langage, un art de la médecine, un style de musique, une justice, un pouvoir, une tradition orale, des rites, le tout ensemble et mélangé. Le Vaudou se caractérise par des rites dits d’incorporation, qui est la possession volontaire et provisoire par des esprits, des sacrifices d’animaux, la croyance aux morts vivants et la possibilité de les créer artificiellement, la pratique de la sorcellerie.

Le panthéon vaudou est avant tout constitué des forces de la nature et aussi à d’autres entités surnaturelles, telles que les ancêtres divinisés et les montres.

Quelques exemples :

  • Mawu : dieu suprême qui règne sur les autres dieux. Ce dernier, n’ayant pas de forme, n’est jamais représenté et n’est jamais associé à des objets. Ce dieu est incréé et créateur de toutes les autres divinités vaudou. Il n’intervient pas dans la vie des hommes. Mawu ne fait pas partie à proprement parler du panthéon vaudou. C’est plutôt un concept. On ne fait que le remercier, le glorifier, car on le dit bienveillant envers toutes les créatures. Les chrétiens Ewés et Fons utilisent le même mot Mawu pour désigner le Dieu chrétien.
  • Les Lwas : ce sont des esprits, des divinités inférieures pouvant entrer en communication et collaborer avec les humains. Les Lwas se matérialisent le plus souvent dans des objets inanimés de la nature.
  • Erzulie ou Erzulie Freda : est l’une des plus importantes Lwas. Elle est la déesse de l’amour.
  • Gu ou l’Ogoun des Yorubas : dieu de la guerre et des forgerons.
  • Sakpata : dieu de la variole, de la maladie, de la guérison et de la Terre.
  • Damballa : esprit de la connaissance.
  • Hevioso : dieu de l’orage et de la foudre.
  • Legba : est un intermédiaire et un messager des dieux. Il est assimilé, dans le vaudou syncrétiste haïtien, à Saint-Pierre, qui détient les clefs du Paradis et de l’Enfer. Il préside le lavage des mains d’eau et de rhum.
  • Mami Wata : aussi appelé Yemendja au Brésil. Déesse des eaux, crainte des pêcheurs. Elle symbolise aussi bien la mer nourricière que l’océan destructeur. Est souvent représentée sous les traits d’une sirène ou d’une belle jeune femme brandissant des serpents.
  • Dan : le serpent, plus particulièrement le python, un animal sacré. Dan a assisté à la création et soutient l’univers.

On voit bien que certaines divinités ont beaucoup de ressemblance avec les divinités grecques, romaines ou encore avec les démons chrétiens.

 

 

 

Culte et pratiques vaudou en Afrique

 

Temple Vaudou à Abomey

Dans le vaudou africain, les concepts paradis et enfer n’existent pas. Lêgba ou Eshu pour les anglophones est le dieu le plus important, car c’est le dieu des croisements et de la réflexion.

Le vaudou vient, certes d’Afrique, mais on le pratique partout où des esclaves africains ont été déportés. En dehors du continent africain, le vaudou connaît de nombreuses variantes.

La brutalité subie par les esclaves pour créer un climat constant d’état de choc et de terreur chez les captifs est sans doute à l’origine de l’utilisation de terre et de vengeance du vaudou que l’on retrouve chez les pratiquants descendants d’esclaves, qui utilisèrent cette religion en réponse à des actes d’une cruauté difficilement concevable commis par leurs maîtres européens.

Cette stratégie de terreur par le vaudou utilisée contre les oppresseurs a été transmise de génération en génération, notamment chez les colons blancs, terreur que l’on retrouve dans les scénarios de films des studios hollywoodiens. Ce qui a contribué à diffuser l’image négative du vaudou. Parmi ces films, on citera, White Zombie de Victor Halperin, sorti en 1932 et le premier film consacré aux zombies, L’Emprise des ténèbres de Wes Craven, sorti en 1987… Mais pas que, puisque l’on retrouve cette image dans la littérature, dans la musique et même dans des jeux de société.

 

 

 

J’espère vous avoir donné un rapide tour de ce qu’est le vaudou. Certains s’attendaient peut-être à ce que je leur livre des rituels, mais cela est contraire à ma philosophie. Je ne pratique pas le Vaudou ni aucune autre forme de sorcellerie et de magie. J’y suis opposé et cet article est simplement pour faire comprendre ce qu’est le vaudou. Prenez cela comme de la culture générale. Et, pour aller plus loin, je vous invite à visiter les musées du Vaudou à Essen et à Strasbourg. Quant à la question, comment trouver un marabout sorcier, je n’ai qu’une chose à dire : faites attention, car, dans ce milieu, il y règne de nombreuses escroqueries. Vous n’y perdrez peut-être pas votre âme, mais de l’argent certainement.

 

 

Marie d’Ange

 

 

Pour aller plus loin


 




 

Publié le

Joliet, la poupée possédée

Les petites filles adorent jouer à la poupée. Mais lorsque celles-ci sont hantées ou maudites, cela n’est plus un jeu, mais devient un supplice. La preuve avec cette terrifiante histoire d’une poupée possédée par l’esprit tourmenté d’une femme répondant au nom d’Anna. Vous voulez en savoir plus ? Suivez le guide.




 

Anna

Anna était une jeune femme qui a été tuée par un criminel sanguinaire. Non seulement elle s’est vue mourir, mais elle vu sa fille mourir d’une façon atroce. Fait divers terrible qui s’est transformé en hantise.

Anna n’a jamais rejoint le monde des morts et crie vengeance.

La jeune femme s’est réfugiée dans une poupée, Joliet, poupée qui était dans la maison au moment de sa mort.

Cette poupée, la famille d’Anna se la transmet de génération en génération depuis plus de 100 ans. Mais après le décès d’Anna, rien n’est plus pareil.

Des voix se font entendre. Des bruits de pas résonnent pendant des heures la nuit près de la zone où Joliet est exposée.

Car la poupée continue d’appartenir à la famille d’Anna.

 

 

 

La poupée Joliet

À l’origine, la poupée n’était pas hantée, n’était pas possédée. C’était une poupée banale, mais tout de même étrange. En effet, depuis que Joliet est entrée dans la famille d’Anna, toutes les femmes appartenant à sa famille ont mis deux enfants au monde, une fille et un garçon. Coïncidence ?

Et cette coïncidence ne s’arrête pas là, puisque tous les fils meurent prématurément, alors qu’ils n’ont que 3 jours. Et tous ces morts interviennent dans d’étranges circonstances.

Il est dit que cette poupée avait été offerte comme jouet par une amie jalouse à l’arrière-grand-mère d’Anna alors qu’elle était enceinte de son deuxième enfant, un garçon qui mourut à l’âge de 3 jours. Et ainsi de suite, de génération en génération. Cela a été la même chose pour la mère d’Anna, pour Anna…

Chaque femme de la famille a aimé la poupée Joliet, l’a soignée en souvenir des enfants disparus.

Mais tout a changé depuis la mort d’Anna, la poupée est d’une manière transformée.

 

 

 

Des phénomènes surnaturels

C’est en 1945, après la mort d’Anna, que la poupée a fait sa première démonstration de ses capacités surnaturelles. Avant, elle n’était qu’une poupée inerte, maudite, mais inerte.

Depuis, Joliet se met à rire et chaque fois que quelqu’un fait une erreur, la poupée change d’expression et un rire se fait entendre.

Les animaux de compagnie ne l’apprécient pas. Les chiens aboient en sa présence tandis que les chats hérissent leurs poils. Ils la fuient et prennent soin de ne pas s’aventurer à côté d’elle.

Et depuis, les garçons ne meurent plus prématurément, comme si la malédiction avait disparu, comme si Anna dans la poupée les protège.

On peut se demander, chers lecteurs, pourquoi les femmes, avant la mort d’Anna, ne s’étaient pas débarrassées de la poupée, pourquoi elles n’y avaient pas songé. Tout simplement parce qu’elles n’avaient pas pu s’y résoudre. En effet, elles croyaient que les esprits des enfants morts seraient condamnés à habiter Joliet jusqu’au Jour du Jugement Dernier. Alors, pour leur éviter cette peine horrible, elles avaient préféré la garder.

Depuis la mort d’Anna, la poupée est bien habitée par un esprit, qui n’est pas malveillant, mais qui se manifeste par des rires. Certaines nuits, Joliet se met à pleurer et des pleurs de plusieurs enfants se font entendre.

Même morte, Anna continue à veiller sur les enfants morts prématurément.

 

 

 

Joliet est l’histoire d’une poupée maudite par un quelconque rituel de magie noire qui devient une poupée possédée par une jeune femme morte prématurément d’une mort violente. Cet évènement semble avoir neutralisé la malédiction qui pesait sur cette famille. Mais, il semble que les nouveau-nés soient prisonniers eux aussi de la poupée. Aujourd’hui, la poupée appartient toujours à la famille d’Anna qui n’ose s’en débarrasser et qui est en attente d’une personne qui saura libérer les âmes d’Anna et des enfants. Affaire à suivre…

 

Marie d’Ange

Pour aller plus loin


 




Publié le

Clairvius Narcisse, le zombi Haïtien

Le cas Clairvius Narcisse a fait couler beaucoup d’encre. Sa notoriété provient du récit selon lequel il aurait été transformé en zombi. Cet homme déclaré mort, enterré, aurait été vu vivant 18 ans plus tard et reconnu par sa sœur. Avouez que ce n’est pas banal cette histoire. Comment cela est-il possible ?




 

La zombification de Clairvius Narcisse

 

Clairvius Narcisse à côté de sa propre tombe.

 

Avant de commencer cette histoire, juste quelques précisions. Un zombi, à Haïti, désigne une personne ayant perdu toute forme de conscience et d’humanité et qui adopte un comportement violent envers les autres. Le mal dont il souffre est terriblement contagieux.

Le mythe du zombi trouve ses origines dans la culture haïtienne. Là-bas, il sert aussi à qualifier les personnes victimes d’un sortilège vaudou consistant à ramener les morts à la vie ou détruire la conscience d’un individu afin de le rendre corvéable.

En créole, le mot « zonbi » signifie esprit ou revenant. Il désigne également certaines divinités de tribus africaines.

De nos jours, ce terme a été folklorisé en Europe et en Amérique pour devenir les zombis que l’on croise dans la série Walking Dead, c’est-à-dire des créatures qui ne sont plus humaines et qui se nourrissent de viandes humaines, des créatures qui sont en décomposition et qui ne ressentent aucune émotion et douleur.

Bref, le cas qui nous intéresse, celui de Clairvius Narcisse, est éloigné de cette vision américanisée.

Clairvius Narcisse aurait été déclaré mort le 2 mai 1962. Il aurait contracté une maladie et serait mort à l’hôpital Deschapelles à Haïti. Il aurait été enterré le lendemain dans le cimetière situé près du village d’Esther. Or, en 1980, soit 18 ans après son enterrement, Clairvius aurait accosté sa sœur et se serait présenté. Il lui aurait, alors, raconté avoir été victime d’une zombification sur la commande de leur propre frère à la suite d’un différend concernant l’héritage.

Clairvius aurait attendu sa sœur, Angelina Narcisse, assis calmement dans un marché public au nord-ouest de Port-au-Prince. Il l’observait pendant un moment avant de se décider à l’interpeller.

Angelina Narcisse n’entend pas le vieil homme s’approcher d’elle et lorsqu’elle finit par se retourner, elle tombe nez à nez avec son frère qu’elle savait mort. Le nez, la bouche, le nez… tout lui rappelle son frère. Mais il ne peut s’agir que d’un imposteur. Ce n’est pas possible autrement. Or le vieil homme se présente. Et Angelina comprend que Clairvius est un zombi, un mort-vivant.

Pour expliquer son étrange disparition, Clairvius Narcisse aurait raconté avoir été frotté avec une « poudre de zombi » et qu’après, il aurait assisté impuissant à son propre enterrement, sans pouvoir ni bouger, ni parler. Il entendait tout ce qui se passait autour de lui.

Après avoir été mis sous terre, quelqu’un l’a déterré puis forcé à travailler en tant qu’esclave dans une plantation. Sur cette plantation, il y avait d’autres zombis, qui, tout comme lui, étaient réduits à l’esclavage.  

Il ajoute que, pour garder cet état de zombi des esclaves, les exploitants de la plantation les droguaient.

Clairvius Narcisse se serait réveillé deux ans plus tard grâce à un surveillant négligent qui aurait omis de lui donner sa dose de drogue quotidienne.

À son réveil de cet état de mort-vivant, il aurait erré dans le pays, craignant de croiser son propre frère, car c’est lui qui l’avait donné aux exploitants de la plantation. Ce n’est qu’à la mort de ce dernier, que le pauvre homme s’est décidé à retrouver sa sœur afin de lui révéler toute la vérité sur son sort.

 

 

 

Un bouleversement de l’ethnopharmacologie

 

Rituel vaudou

 

Un vrai zombi aurait-il été retrouvé ?

Je rappelle que pour nous, occidentaux, le vaudou évoque d’étranges rituels occultes qui permettent de ressusciter des morts, de jeter des sorts, de faire revenir l’être aimé, d’apporter l’argent…

En 1980, lorsque survient l’affaire Clairvius Narcisse, les zombis sont toujours considérés comme une fable. Et lorsqu’Angelina conduit son frère au centre psychiatrique de Port-au-Prince, pour des examens, le directeur de l’établissement est loin de s’imaginer que ce soi-disant zombi va bouleverser le monde de l’ethnopharmacologie.

Pourtant, le docteur Douyon, diplômé de l’Université de Montréal, a vu plusieurs cas similaires de ces prétendus zombis, des cas de pauvres gens vivant dans une sorte d’état végétatif et ramené à la vie par des sorciers vaudous.

Le psychiatre est persuadé que ces morts-vivants n’en sont pas vraiment et qu’ils sont simplement des gens rendus catatoniques par une drogue inconnue. Selon lui, ces cas ne relèvent pas de la magie, mais bien de la médecine.

 

 

 

D’autres cas de morts-vivants en Haïti

 

Femme zombi photographiée en 1937, à Haïti, toujours vivante en 1937 bien qu’on la supposait morte depuis 1907.

 

Les Haïtiens racontent de nombreuses histoires à propos des zombis.

Par exemple, un prêtre catholique avait confié à l’anthropologue Francis Huxley qu’il avait vu un zombi en train de ronger la corde qui lui liait les mains. Un sorcier lui fit boire de l’eau salée (censée réveiller les morts) et que ce zombi aurait pu dire son nom. Sa tante vint alors le reconnaître en affirmant qu’il était mort depuis 4 ans.

En 1918, la raffinerie de Port-au-Prince avait un besoin urgent de personnel. Un jour, un contremaître noir se présenta avec 9 hommes au regard vitreux, qui traînaient les pieds et semblaient hébétés. Le contremaître les fit embaucher en expliquant qu’ils étaient des paysans illettrés.

Ces hommes furent mis au travail dans les champs de cannes à sucre et chaque semaine, le contremaître passait récupérer les salaires.

 

 

 

Les zombis dans le Vaudou

 

Des zombis esclaves

 

Le zombi fait partie de la culture vaudoue. Le zombi est craint des populations, mais en même temps il fait pitié. Dans certaines coutumes, il arrive que l’on coupe la tête des défunts pour qu’ils ne puissent pas revenir d’entre les morts.

Dans le Vaudou, il y a trois sortes de zombis :

  • Le zombi astral : il s’agirait d’une transmutation de l’âme. Ce zombi rejoint un peu la possession.
  • Le zombi cadavre : c’est un mort-vivant que l’on peut faire travailler, donc que l’on peut mettre en esclavage.
  • Le zombi savane : c’est un ancien zombi de chair qui est revenu à l’état de vivant.

Donc, Clairvius Narcisse, d’après les croyances vaudoues, est un zombi savane.

Les zombis savanes sont drogués durant tout le temps de leur esclavage.

Par contre, il reste une question essentielle : quelle drogue peut créer un tel état végétatif ?

 

 

 

Les hypothèses de Wade Davis

 

Le poisson globe

 

Wade Davis est un anthropologue canadien. Il s’est intéressé au cas de Clairvius et a pu en tirer plusieurs conclusions que l’on peut lire dans le livre « Le Serpent et l’Arc-en-ciel ». Beaucoup ont critiqué son travail jugé trop superstitieux.

Davis suppose que la mort de Narcisse n’a été qu’une apparence résultant d’une drogue fournie par le bokor (un sorcier) qui le persécutait. En fait, cette drogue serait de la tétrodotoxine qui est un paralysant puissant. La tétrodotoxine plonge le corps dans un état de paralysie.

On trouve cette substance dans le crapaud des cannes et dans le poisson-globe. Donc, en Haïti, il est facile de s’en procurer.

Donc ok pour l’état de paralysie qui intervient lors de l’enterrement, mais que dire sur la privation de la mémoire et de la volonté ainsi que l’obéissance aveugle aux ordres du sorcier des morts-vivants ?

Pour répondre à cette question, Davis a avancé trois hypothèses :

  • La tétrodoxine pourrait conserver son effet paralysant sur certains circuits du cerveau même après la reprise de l’activité motrice, de façon à inhiber certaines facultés de l’individu.
  • La deuxième hypothèse repose sur le fait que le sorcier continuerait à fournir régulièrement des drogues et des hallucinogènes à sa victime.
  • La troisième hypothèse est de nature psychologique. Pour la comprendre, il faut tenir compte de la considération dont jouit le vaudou dans la vie superstitieuse de la population de Haïti. Donc, des éléments culturels joints à une forte autosuggestion auraient pu faire croire à Narcisse qu’il était vraiment un mort-vivant, l’empêchant ainsi une réaction quelconque contre le sortilège dont il se croyait frappé.

D’après Davis, le sorcier ou un assistant donne de la tétrodoxine à un homme ce qui le plonge dans un état paralytique, puis il n’y a plus qu’à attendre le départ de la famille après l’enterrement pour exhumer le corps.

Davis a également remarqué que ceux qui deviennent des zombis sont des gens à qui l’on reproche certaines choses : une ambition excessive, une querelle d’héritage, un enlèvement d’une femme, une diffamation…

Ces gens sont, alors, jugés par des sociétés secrètes haïtiennes que l’on appelle les Bizango.

Le poison est versé dans la chaussure de la victime ou sur son dos afin qu’il en imprègne la peau et toujours à son insu.

Wade Davis a même trouvé les principaux ingrédients de ce poison. Il s’agit d’ossements humains réduits en poudre, de deux lézards tués récemment, de carcasses séchées, d’un gros crapaud très venimeux, d’une carcasse d’un ver polychète, de plantes, dont une sorte de la famille albizia qui contient de la saponine pouvant perturber la respiration, de deux poissons de mer, dont le fameux poisson-globe qui contient de la tétrodotoxine.

Pour accroître leur emprise sur les victimes, les sorciers n’hésitent pas à utiliser des subterfuges. Un jour Davis assista à une scène surréaliste pendant laquelle, devant toute une assemblée, un sorcier redonnait vie à un homme fraîchement déterré. Toute l’assistante était terrifiée. Or, Davis nota qu’un petit tuyau sortait de la tombe du soi-disant mort, tuyau grâce auquel le mort complice du sorcier a pu respirer avant d’être inhumé.

Le livre de Davis a été porté à l’écran par Wes Craven sous le même nom, c’est-à-dire Le Serpent et l’Arc-en-ciel.

 

 

Dans le vaudou, l’amour et la vengeance jouent un grand rôle. Si vous allez à Haïti, en Jamaïque, en Afrique, à l’île de la Réunion… ou si vous croisez un sorcier vaudou, éviter de l’offenser si vous ne voulez pas vous retrouver réduit à l’état d’esclave. Ou pire, si vous ne voulez pas qu’un sort vous soit jeté, le mauvais œil comme on appelle cela. Certes, le vaudou a des pratiques occultes qui font peur, mais dans ce cas, sous couvert de la sorcellerie, le vaudou ne sert qu’à pouvoir utiliser de la main-d’œuvre gratuite. Attention, chers lecteurs, je ne dis pas que le Vaudou n’est pas dangereux, bien au contraire. Il faut s’en méfier et s’en détourner. Cela, je l’expliquerais dans un prochain billet.

 

 

Marie d’Ange

 

 

Pour aller plus loin




 

Publié le

Les dangers de la sorcellerie et de la magie noire

Voici plusieurs histoires vraies qui montrent qu’il n’est pas bon de jouer avec la sorcellerie et la magie noire. À trop invoquer les démons, on finit par perdre la raison et sombrer dans la désolation.




 

Une journaliste infestée par les démons

Le métier de journaliste est un métier formidable et intéressant, pour peu que l’on ne soit pas un journaliste véreux. Sauf, que parfois, ce métier peut s’avérer dangereux. Dans cette histoire, une jeune journaliste, que nous nommerons Éléonore pour les besoins de l’histoire, se retrouve piégée par une entité maléfique alors qu’elle effectue un reportage sur la sorcellerie. Cette histoire est réelle et peut arriver à chacun d’entre nous.

Éléonore est une jeune journaliste de métier. Talentueuse, à 22 ans à peine, elle reçoit l’ordre de son rédacteur en chef d’effectuer une enquête sur la sorcellerie contemporaine. Cette enquête va la mener jusqu’en enfer.

Sceptique et ne croyant pas aux forces obscures, Éléonore va être la victime d’évènements inexpliqués. Tout en long de son enquête, elle va interviewer des sorciers et va pratiquer des rituels de sorcellerie. Mais, comme la jeune femme ne croit pas en tout cela, elle va se moquer des pratiques, des rites et surtout des sorciers qui n’apprécieront pas du tout ce comportement.

La veille du bouclage de l’article, alors qu’Éléonore le terminait chez elle, elle a senti des ondes étranges autour d’elle, comme une présence qui lisait par-dessus son épaule. Et lorsqu’elle a voulu porter un jugement négatif ou humoristique sur un sorcier interviewé, elle a sentit un grand froid et ses doigts se sont paralysés. Il lui a été impossible de les bouger pendant plusieurs secondes qui lui ont paru des heures.

D’un coup, tous les objets qui se trouvaient autour d’elle se sont mis à bouger. Terrifiée, la jeune femme préfère sortir de chez elle, pour se calmer en marchant. Lorsqu’elle revient à son appartement, elle se remet à écrire son article. Mais, dès qu’elle écrit un mot, le téléphone se met à sonner. Elle décroche. Personne ne lui répond. Au même moment, un chapelet accroché au mur venant de son arrière-grand-mère et béni par le pape Jean-Paul II, se décroche du mur et s’écrase sur le sol. La croix se brise.

Éléonore est terrorisée. En professionnelle, elle décide de finir l’article le plus rapidement possible et le porte au journal. Dès lors, les phénomènes cessent et Éléonore n’a jamais plus été embêtée. Par contre, elle n’a pas pu écrire tout ce qu’elle voulait dans son article, surtout à propos d’un certain mage.

Ce que l’on peut dire sur cette histoire, c’est qu’à travers la magie, en demandant de l’aide à des entités malveillantes, certains sorciers ou mages peuvent influencer une personne à distance. Éléonore a vécu un phénomène d’envoûtement, qui aurait pu tourner mal si elle avait insisté. Elle aurait pu être possédée par un démon.

Depuis, Éléonore a pris une bonne résolution : ne plus jamais écrire d’articles sur la sorcellerie, ne plus jamais côtoyer des sorciers ou des mages et ne plus jouer avec les entités.

C’est une sage décision. Faire de la sorcellerie, faire du spiritisme, se moquer des esprits peut nous attirer les foudres d’un esprit malveillant.

 

 

Une publicitaire possédée à cause de séances de magie noire

Une publicitaire que nous nommerons Olga pour les besoins de l’histoire et qui est même chef de publicité dans un groupe de presse économique a 35 ans. Elle est équilibrée, dynamique, compétente. Elle est le parfait exemple de la femme moderne. Elle est plus habituée à se battre pour décrocher un budget publicitaire qu’à lutter contre les démons. Et pourtant…

Avant de devenir une publicitaire renommée, Olga, alors plus jeune de 10 ans, s’est amourachée d’un garçon adepte de magie noire. Elle emménage avec lui et par amour s’adonne à des rituels sataniques. Une à deux fois par semaine, le couple organise des messes noires avec tout le tralala qui va avec : litanies à Satan, crucifix retourné, versets de la Bible lus à l’envers, bougies noires, cagoules et robes noires sous lesquelles les protagonistes étaient nus et s’adonnaient à des attouchements qui finissaient en orgie à la fin de la messe.

Bref, tout y était. Bien qu’Olga trouvait ces messes ridicules et humiliantes, elle les pratiquait pour faire plaisir à son amoureux. Comme quoi une femme amoureuse peut perdre toute son intelligence. Et Olga aurait pu continuer à pratiquer des messes noires longtemps si elle n’avait pas été attaquée par des démons.

En effet, très vite, elle a senti une présence dans son appartement, comme si quelqu’un l’épiait. Les portes s’ouvraient et se refermaient seules en claquant. La vaisselle se brisait seule. Les tableaux se détachaient des murs sans raison. Olga a bien essayé d’en parler avec son petit-ami, mais ce dernier n’a rien voulu savoir.

Terrifiée, Olga se décide à aller voir un prêtre-exorciste. Elle consulte des voyantes et des désenvoûteurs. Tous lui disent la même chose : elle est infestée par un démon et ceci n’est que la première phase, la dernière étant la possession démoniaque. Olga quitte alors son appartement et son petit-ami, mais les phénomènes étranges et occultes continuent.

Olga a mis 7 ans à se sortir de cet enfer. Elle était constamment attaquée par une entité malveillante, où qu’elle aille et quoi qu’elle fasse. Grâce au prêtre et aux prières, elle a pu éloigner le démon qui l’attaquait. Elle jure que plus jamais elle ne touchera à la magie noire.

Quant au petit-ami, elle l’a retrouvé un jour, au détour d’une rue, drogué, les yeux vagues, hurlant des paroles absurdes et sans aucun sens. Elle l’a fait embarquer par les policiers et il a été placé dans un asile psychiatrique tant son comportement était agressif, bestial et bizarre. Aujourd’hui, il est toujours enfermé et incontrôlable.

 

 

L’homme qui ne savait plus prier

 

Voici encore une bien étrange histoire. Nous sommes dans les années 80, dans la paroisse de Saint-Louis-d’Antin, dans le 9e arrondissement de Paris, paroisse située entre le grand magasin du Printemps et la gare Saint-Lazare, dans l’un des quartiers les plus commerçants et les plus fréquentés de la capitale.

À cette époque, certains fidèles ont pris l’initiative de créer des services d’écoute pour les désemparés, des « bureaux d’exorcisme » qui accueillaient beaucoup de personnes ayant des questions sur le sujet.

Il y avait un service d’écoute à l’église Saint-Louis-d’Antin. Peut-être que cela existe encore aujourd’hui, mais je n’en suis pas sûre. Bref, l’église offrait une oasis de spiritualité au milieu de la société  de surconsommation des alentours.

À cette époque, le doyen des prêtres de la paroisse avait témoigné de la nécessité d’un tel lieu. Il avait vu passer bons nombre de possédés qui ont pu être sauvés. Le doyen n’est pas un exorciste. La plupart du temps, il réussissait à calmer ces malheureux par l’écoute et la prière. Et quand le cas était trop grave, il les orientait vers l’exorciste de Paris.

Cette même époque, il y avait un vieil homme qui venait à l’église tous les jours pour parler. Il disait qu’un démon avait pris possession de son corps et lui interdisait d’assister aux messes. Ce vieil homme faisait peine à voir.

Ce vieil homme, que nous nommerons Francis, était un bon chrétien, qui assistait à la messe tous les dimanches. Depuis la mort de sa femme, des choses ont commencé à se produire, des évènements troublants. Dès qu’il essaye d’assister à une messe, un démon se réveille en lui et lui ordonne de sortir de l’église. Il entend sa voix rauque à l’intérieur de sa tête, méchante, forte. Et si Francis n’obéit pas au démon, ce dernier se venge en le torturant, en lui brûlant le ventre de l’intérieur. C’est une sensation horrible qui le rend fou.

Le démon interdit même à Francis de prier. Il le fait bégayer et même prononcer des insanités et des blasphèmes. Francis ne peut même pas prier pour l’âme de son épouse.

Alors que Francis racontait son histoire au démonologue venu l’écouter, il ne s’aperçut pas qu’une messe venait tout juste de commencer. Mais, son front se couvrait de sueur et ses mains se mirent à trembler. Ses yeux ne regardaient plus en face et papillonnaient de gaude à droite, à toute vitesse. Le démonologue l’entraîna hors de l’église et Francis se calma.

Mais, alors que la messe se déroulait à l’intérieur de l’église et que Francis parlait avec le démonologue à l’extérieur, il fut victime d’une crise. Il se frappa violemment, avant de s’écrouler par terre, écumant une bave blanchâtre et complètement tétanisé. Le démonologue alla chercher de l’aide et trois jeunes prêtres vinrent en renfort. L’un d’eux déclara que ce n’était pas la première qu’il voyait Francis en proie à une crise de tétanie.

Dès que la messe fut terminée, Francis revint à lui. Il semblait avoir tout oublié de sa crise d’épilepsie.

Cet homme fut montré à des psychiatres qui ne purent le soigner. Il ne lui restait plus que la prière. Mais, malheureusement, il ne savait plus prier. Plus tard, il se confia à un prêtre et lui dit qu’il avait rejeté Dieu à la mort de sa femme et qu’il avait invoqué le Diable lors d’un rituel de sorcellerie. Cela avait suffi pour que le Diable s’empare de son âme.  

 

Toutes ces histoires sont vraies et documentées. On peut penser à des crises d’épilepsie, à des dédoublements de la personnalité, à de la folie… mais la médecine n’a jamais pu soigner ces pauvres personnes. Ce que je me dis, c’est que la folie humaine existe certes, mais certaines fois, dans certains cas, il ne s’agit pas de folie humaine, d’hallucination, de maladie, mais bien de quelque chose de surnaturel.

 

Marie d’Ange

Dans le recueil de nouvelles « Les 7 + 1 Péchés Infernaux », je montre comment un quidam banal peut basculer à tout moment dans la folie à cause d’un démon, et se transformer en un meurtrier sanguinaire.




 

Publié le

La planche Oui-Ja, un objet démoniaque




Pourquoi vous parler de la planche Oui-ja ? Parce que c’est un outil très dangereux dont se servent les spirites pour appeler ceux qui ne sont plus de ce monde, en vente libre et malheureusement utilisée par des curieux et par beaucoup de jeunes qui s’exposent allègrement aux entités démoniaques. Une planche Oui-Ja, c’est le meilleur moyen pour se faire persécuter et posséder par un démon. Explications

 

Qu’est-ce qu’une planche Oui-Ja ?

Une planche Oui-Ja est une planchette en bois, de forme ovoïde ou triangulaire, sur laquelle sont dessinés des lettres et des chiffres. Au bout de la planchette, il y a une goutte qui va se déplacer sur les lettres pour former des mots et des messages.

La planche Oui-ja est souvent assimilée à tort à un jeu divinatoire. Or, elle n’est pas un jeu. Elle sert à communiquer avec les esprits, le monde des morts, de l’au-delà. Elle sert à appeler des esprits et à leur poser des questions. Ces derniers répondront en faisant bouger la goutte qui se placera sur les lettres.

L’origine de la planche Oui-ja remonte au 19e siècle et est arrivée avec l’essor du monde de l’ésotérisme. À cette époque, pratiquer le spiritisme et communiquer avec les esprits étaient une mode. Alors, au lieu de ramener sa table tournante, le médium trimbalait sa planche Oui-ja bien plus légère à transporter pour ce genre de séance de spiritisme. La première planchette en bois était constituée d’une plaque en bois avec un crayon accroché. C’est le médium qui écrivait, guidé par les esprits, les mots qui étaient bien souvent indéchiffrables. La plupart des séances n’étaient que spectacle et pure supercherie !

En 1891, Elie Blond et Charles Kennard ont l’idée d’inventer la planche Oui-ja telle qu’on la connaît aujourd’hui. Ils ont gravé des lettres et des chiffres sur la planchette ainsi que les mots « Oui », « Non » et « Au revoir ». C’est cette planche que les médiums utilisent pour entrer en communication avec l’au-delà.

Lorsque je vois comme il est simple de se procurer une planche Oui-ja, que l’on peut faire même une séance de spiritisme confortablement installé dans son fauteuil, en utilisant internet, que cette planche est vue comme un jeu par beaucoup, qu’elle est en vente libre distribuée dans le monde entier, ça me met hors de moi. Je le redis, la planche Oui-ja n’est pas un JEU !!!!! Beaucoup s’y sont perdus. Et pourtant, c’est à la mode ! Tout le monde veut faire sa petite partie de spiritisme, avec les copains, tout en buvant une bière ! Cela reflète bien le monde d’aujourd’hui où toutes les pratiques ésotériques sont banalisées, voire louées.

 

Les dangers d’une planche Oui-ja

La planche Oui-ja s’utilise lors d’une séance de spiritisme. Elle peut se faire seule, mais il est préférable d’être accompagné d’un médium qui sache manier la chose, qui connaît les dangers et surtout qui sait réagir si un esprit malveillant se manifeste. Et même avec un médium, on n’est pas sauvé !

Lors d’une séance de spiritisme, on appelle les défunts. Souvent, ce sont des entités malveillantes répondent se faisant passer pour des défunts, des êtres chers disparus. Et c’est comme cela qu’on tombe dans le piège. Ces entités malveillantes, ces démons, peuvent prendre le pouvoir, nous poursuivre, nous posséder et nous pousser à la mort. Et le pire, elles peuvent le faire avec votre consentement !

Les participants pour ce genre de séance doivent être en bonne santé physique et mentale afin d’éviter tout acte de possession. Il est aussi conseillé d’utiliser la prière pour faire fuir les démons.

Si un esprit répond, il faut absolument rester courtois, poli et ne poser que des questions simples. Il ne faut surtout pas poser des questions sur sa mort ! Après chaque séance de spiritisme, il est indispensable de remercier l’esprit qui a bien voulu répondre et de lui dire au revoir.

Dans la religion catholique, la pratique du Oui-ja est strictement interdite, car associée au paganisme. D’ailleurs, l’Église interdit toutes les pratiques occultes et elle n’a pas tort. Car ces pratiques entraînent forcément la venue de démons trompeurs, qui tentent d’éloigner les gens du Dieu, qui vont les pervertir et les emmener jusqu’à la désolation voire la mort.

Il n’est pas rare, après une séance de Oui-ja, si l’on n’est pas assez fort mentalement, de sombrer dans la folie et la schizophrénie. Ou il n’est pas rare qu’après une telle séance un esprit démoniaque s’attache à la personne la plus faible du groupe pour la tourmenter.

Les médiums (les vrais, pas les charlatans !) insistent sur le fait que l’on n’est jamais sûr de l’identité de l’entité qui va répondre à l’appel de la planche Oui-ja. Sachez, que cela soit dit une fois pour toutes, les défunts n’utilisent pas ce genre de séance pour entrer en contact avec notre monde. Et j’ajoute que les défunts communiquent très rarement avec notre monde. Lors d’une séance, même si l’entité qui répond donne son nom, des détails sur sa vie vécue, ce n’est pas sûr du tout que c’est une personne disparue. Certaines entités démoniaques se font même passer pour un être cher disparu pour arriver à leurs fins, c’est-à-dire pour rejoindre notre monde. Elles vont répondre exactement comme la personne disparue va même donner des détails sur sa vie, mais ce n’est pas elle.

La planche Oui-ja est un portail entre les deux mondes, une porte d’entrée facile pour les démons qui n’ont pour but que de nous tourmenter. Alors, chez amis, ne leur donnons pas cette chance !

 

Comment savoir si c’est une entité malveillante ?

Si la goutte de votre planche Oui-ja se met à pointer les quatre coins de la table lors d’une séance de spiritisme, si elle se met à dessiner un 8 au centre de la table, si elle cherche à sortir de la table, alors ce n’est pas bon signe. Il s’agit d’une entité malveillante qui cherche à rejoindre notre monde et qui va s’accrocher à vous.

Pareil, si l’esprit se met à réaliser un compte à rebours avec les lettres ou les chiffres, ce n’est pas bon non plus. Il vaut mieux arrêter la séance tout de suite en espérant que cela ne soit pas trop tard.

Je me répète, si la goutte bouge, vous avez 99 % de chance de vous trouver devant une entité démoniaque. Les défunts, contrairement à ce que voudraient nous faire croire les occultistes, n’utilisent pas de genre de méthode pour entrer en contact avec nous. Et d’ailleurs, les défunts ne communiquent pas avec nous à moins d’avoir un message à nous faire parvenir.

Juste une petite parenthèse : sachez que les fantômes, cela n’existe pas. Les morts ne hantent pas les maisons, les châteaux… Si vous voyez un fantôme, c’est soit un damné, soit une âme tenue prisonnière par un démon. Et donc que le démon n’est pas loin… Ce genre de cas s’est vu souvent, notamment dans les affaires traitées par les Warren.

 

Quelques précautions 

Si malgré tout, vous décidez d’utiliser une planche Oui-ja, voici quelques précautions à prendre avant, pendant et après une séance de spiritisme.

  • Ne pratiquez jamais une séance seul. Soyez au minimum deux et de préférence avec un médium.
  • Ne jamais demander quand vous allez mourir ! Cela pourrait vous conduire à la paranoïa, surtout si l’entité cherche à vous nuire.
  • Ne jamais poser de questions sur Dieu, vous risqueriez de mettre en colère le démon.
  • Ne laissez jamais, j’ai bien dit, jamais, l’entité compter à rebours au risque qu’elle se libère de la planche.
  • Faites très attention à ne pas faire tomber l’ampoule de la surface, car l’entité pourrait en profiter pour se libérer.
  • Les démons utilisent toujours la flatterie ou le mensonge pour vous séduire et gagner votre confiance.
  • Si la planchette dessine un 8 ou se déplace aux quatre coins de la table, vous avez affaire à une entité maléfique. Bonne chance pour lui échapper !
  • Si vous pratiquez votre séance en compagnie d’une personne malade, dépressive ou malveillante, vous serez plus susceptible d’appeler une entité démoniaque.
  • Concluez toujours votre séance en disant au revoir, sans quoi l’entité pourrait rester.
  • N’insultez jamais, ne posez jamais une question ridicule, ne riez pas à une réponse, ne provoquez pas l’entité au risque de provoquer sa colère.
  • Ne répondez jamais à une question posée à la place de l’entité.
  • Toujours remercier avant de prendre congé avec l’entité.
  • Ne pratiquez pas trop de séances de spiritisme d’affilées au risque de vous affaiblir mentalement.

Comme je l’ai dit plus haut, les séances de spiritisme peuvent engendrer de la dépendance, de la dépression, de la schizophrénie, une possession démoniaque et la mort.

 

D’un point de vue scientifique

Les scientifiques nous ont prouvé que le fait que la planchette bouge n’est pas le fait d’un esprit. C’est notre propre force, puisque nos doigts touchent la planche, qui la fait bouger sans que l’on s’en aperçoive. Il n’y a rien de surnaturel dans tout cela.

Malgré ça, elle reste dangereuse, car celui qui pratique une séance de spiritisme, qui croit au paranormal, peut se croire possédé ou persécuter. Encore une fois, faites attention ! Cela peut engendrer de la peur, peut engendrer l’idée tenace d’une persécution, des hallucinations…

La planche Oui-ja n’est pas un jouet et pourtant elle est présentée comme telle par certains sites et vendeurs peu scrupuleux. La planche Oui-ja peut appeler un démon. Le cas le plus célèbre reste ce jeune homme, Roland Doe, qui a inspiré le film l’Exorciste. C’est après une séance de spiritisme qu’il a été persécuté par une entité démoniaque. Et des histoires comme celles-ci sont légion. C’était mon coup de gueule de l’année, ma façon à moi de vous dissuader d’utiliser ce genre d’objet et de vous dissuader d’essayer d’entrer en contact avec les morts. Les démons n’attendent que ça !

Marie d’Ange

Pour aller plus loin